Blabla : Ce chapitre est particulièrement court à cause d'une petite bourde de ma part. Enfin, les textes retrouveront de leur longueur à partir du chapitre suivant.
Blabla 2 : Encore merci pour les alertes et les favoris, ça fait toujours plaisirs :D
Le départ
Je fondis en larmes, sans même chercher ce qu'il avait voulu dire.
Il me sourit et essuya mes larmes.
- Aimer est un mot bien trop faible pour décrire ce que je ressens pour vous.
Je pleurai de plus belle et me jetai dans ses bras.
- Je ne veux pas que vous partieeeeeez ! Jaspeeeer, c'est trop dur ! Et en plus ça me rend idiote.
- Hm... Bon, allons manger, on en parlera plus tard.
Je ne touchai presque pas à mon assiette, je me contentai d'observer mon époux, activité bien plus intéressante que manger.
Lui, lisait un livre, d'Histoire sûrement. Comme toujours. Il leva les yeux vers moi et haussa un sourcil, ce qui dévoila sa cicatrice.
- Quoi?
- Vous êtes beau. Non, magnifique.
- Oui, je sais, et alors?
Je secouai la tête.
- Vous êtes fâché avec Madame Modestie?
- Depuis toujours. Mais mangez donc, c'est délicieux cette fois, mais bientôt froid.
- Mangez-le, vous, dans ce cas. Je n'ai pas faim.
Il pinça les lèvres, me regarda, hésita, puis pris la moitié de mon repas.
- Désolé, mais comme vous l'avez très justement dis tout à l'heure, c'est mon dernier vrai repas. Et puis, c'est uniquement parce que vous insistez !
Je lui fis un grand sourire.
Une fois que nous eûmes, enfin, qu'il ait, fini, je laissai tout en plan sur la table, ce qui étonna mon mari :
- Vous êtes plutôt maniaque d'habitude.
- Oui, mais regardez : il est 19h30. Demain vous partez à sept heures moins le quart. Il faut donc que vous vous couchiez au maximum dans une heure et demie ! Et encore. Il faut que vous vous laviez, que vous vérifiez une dernière fois vos affaires, je vous connais, et après, et seulement après, nous auront du temps à nous. Donc je débarrasserai demain !
- Et pourquoi pas pendant que je me lave?
- Parce que moi aussi j'ai besoin d'un bain ! Répondis-je comme si c'était évident.
- Allez, vite, qu'on en finisse.
- Hé !
Il m'entraina jusque dans la salle d'eau et ferma la porte d'un coup de pied.
La baignoire n'était pas très grande, mais on pouvait y entrer à deux. Enfin, un et demi dans notre cas, parce que j'étais petite.
Pendant que l'eau chauffait sur la grande pierre plate, nous eûmes le temps d'échanger de longs baisers langoureux et passionnés.
Et une fois dans l'eau chaude, je préférai me caler entre les jambes de mon mari et appuyer ma tête contre lui. Sauf que j'étais épuisée et que j'ai bien failli m'endormir, ce qui le fit rire.
Finalement, après qu'il ai vérifié qu'il avait tout pour la quatre cent millième fois, se rendre compte que le pantalon de son uniforme avait un trou, que je le recouse, nous pûmes nous mettre au lit.
Évidement, ma chemise de nuit ne resta pas longtemps sur moi et nous nous abandonnèrent rapidement l'un à l'autre.
Après de très nombreuses et longues minutes emplies de passion, je souris et appuyait ma tête contre le torse de mon Jasper, qui s'était déjà assoupi. Je ne tardai pas à le rejoindre.
Le lendemain, quand je me réveillai, il n'était plus à mes côtés. Je descendis pour le rejoindre mais il n'était nulle part. Je regardai l'heure. Neuf heures et demies. Oh non ! Mais pourquoi diable ne m'avait-il pas réveillée? Je remontai dans la chambre, la mort dans l'âme, ayant encore du mal à me rendre compte de la situation, et trouvai un bout de papier plié sur le lit.
A l'intention de la belle Madame Whitlock.
Intriguée, je l'ouvris et m'assis sur le lit pour la lire.
Pour ma 'petite fée'
Je souris
Je suis désolé, mais je n'ai pas pu me résoudre à vous réveiller alors que vous sembliez si heureuse dans vos rêves.
Je sais que vous allez m'en vouloir, pester contre moi, me traiter de tous les noms d'oiseaux de votre répertoire, mais je me dis que c'est mieux comme ça. Ca évitera à mon coeur de se briser devant vos crises de larmes et vos vaines tentatives de me retenir.
Maintenant que je suis loin de vous et que vous ne pourrez plus me supplier de rester, je peux vous avouer que si, je cours bien des risques cette fois. En réalité, je n'ai aucune idée de ce qui m'attend.
Je ne vais pas vous ennuyer avec les histoires de la guerre, mais une guerre civile s'est déclenchée entre deux camps ennemis, au sur du Texas, qui se disputent le territoire. Les hommes sont terrifiés à l'idée d'aller fourrer leur nez là dedans, parce qu'à ce qu'il parait, les batailles sont dévastatrices et très sanglantes. Leurs soldats sont bien entrainés et sans âme. Mais le souverain à décidé que l'armée devait mettre fin à ces conflits. Ce qu'ils ne disent pas aux troupes, c'est qu'ils ont peur que les camps ennemis s'allient contre nous, pour montrer qu'ils sont plus fort que leur roi.
C'est pour ça que mes supérieurs m'ont demandé de superviser environ 300 hommes, des nouvelles recrues pour la plupart, et que je serai avec eux, et non pas bien à l'abris tout derrière. Vous savez que je ne peux m'y résoudre.
C'est une véritable horreur, parce que la plupart ne survivront pas. Ils sont jeunes Alice, certains plus que vous, et ils vont êtres sacrifiés pour le bien des Texans. Certes, ils savaient en s'engageant que c'est ce qu'ils risquaient, mais là, ils courent droit à la mort, sans le savoir.
Ce ne sont que des gamins, souriants, fiers d'aller se battre, pleins d'espoirs, de rêve de gloire, de réussite.
Vous allez me reprocher de vous avoir caché ça, je le sais bien, mais croyez-moi, c'est mieux ainsi.
Je vous embrasse, je promet d'essayer de surivre, pour vous.
Jasper.
L'enfoiré !
Il était résigné à mourir ! Il était sûr de mourir, et je doute qu'il essayerait de survivre comme il me l'avait promis. Il ne se laisserait pas tuer dès le début, il se battrait jusqu'au bout, je le savais, mais il ne fuirait pas ni ne chercherait à sauver sa peau.
Je m'effondrai sur le lit et cherchai des noms d'oiseau. Il fallait peut-être que je me fasse à l'idée que je ne le reverrais jamais... Mais il n'avait que vingt-deux ans ! Il ne pouvait pas mourir maintenant ! Même s'il voulait mourir au combat, qu'il attende au moins ses trente voire quarante ans !
J'enfonçai ma tête dans les oreillers et m'assoupis pour me réveiller en sursaut dans les minutes qui suivirent. Et dire qu'au début je l'avais détesté.
J'avais voulu fuir le mariage. Mon mariage.
Et voilà, maintenant on peut remonter dans le temps, un peu moins d'un an auparavant, et nous commenceront donc avec le mariage d'Alice et Jasper.
Prochain chapitre : Le mariage, mon mariage
