Mon réveil me sort de mes rêves en sursaut. Ca commence bien. Je déjeune, m'habille et finis de me préparer en moins d'une heure. Il est prévu que mon père m'emmène à l'aéroport et que j'y retrouve Peter.

Au moment de quitter la maison, j'enlace ma mère et l'embrasse de toutes mes forces. J'essaye de faire pareil avec mon frère mais il n'est pas pour le bisou baveux fraternel. Dommage.

Mon père ouvre le coffre de la voiture et y met mon sac tandis que je monte à l'avant en saluant une dernière fois ma mère et mon frère. Sur le trajet menant à l'aéroport, mon père me fait ses dernières recommandations :

- Fais bien attention à toi. Et n'oublie pas que même s'ils sont de ton propre sang, ce n'est pas ta famille pour autant. Enfin, je veux dire par là que …

- Je sais papa ! C'est vous ma seule et unique famille. Je n'aime que vous.

- D'accord, ma Claire Bear.

Une fois arrivée, mon père m'accompagne jusqu'à l'intérieur en portant mon sac. Dans le hall, je repère immédiatement Peter. Parmi toute cette foule, je n'ai vu que lui dès que je suis entrée. Il faut dire qu'il en jette. Seulement à mes yeux, je présume.

Nous nous approchons de lui et il nous salue d'un mouvement de tête. Mon père tend mon sac que Peter s'empresse de saisir. Avec des yeux de tueur, mon père déclare :

- Je vous confie ma fille, prenez-en soin ou vous le regretterez.

Peter approuve d'un signe de tête puis me regarde. Je lui souris pour le rassurer, sourire qu'il me renvoie. Mon père me prend dans ses bras, me caresse les cheveux, en me disant au revoir puis je le quitte pour me fondre dans la masse avec Peter.

Mon cœur se serre lorsque je me retourne et que je ne le vois plus. A mes côtés, Peter tente de me rassurer :

- Tu seras bientôt de retour. Ne t'inquiète pas.

Je me tourne alors vers Peter pour lui lancer :

- A force que tu me le répètes, je ne vais pas tarder à vraiment m'inquiéter.

- Et tu n'as pas fini de l'entendre. Nathan va sûrement en rajouter une couche dès qu'il te verra.

- Quand ? Je veux dire, on ira le voir aujourd'hui ? demandé-je, un peu pressée, au fond, de revoir mon père biologique.

- Oui.

J'esquisse un sourire et sens le regard de Peter posé sur moi. Finalement, je crois que mon appréhension s'est envolée. Avec lui, je suis bien.

Quelques minutes plus tard, nous sommes installés dans l'avion, près d'un hublot. Je contemple l'extérieur, perdue dans mes pensées. A ma gauche, Peter est calme, en fait, je ne sais pas trop ce qu'il fait.

La phrase habituelle « Attachez vos ceintures, nous allons bientôt décoller » nous parvient des haut-parleurs. Bonne fifille obéissante, je boucle ma ceinture et tourne la tête en direction de Peter. Son sourire, c'est le plus beau que je connaisse. Pas de pensées !

Ses yeux rieurs me laissent supposer qu'il a entendu, ce qui m'oblige à revenir très rapidement à ma contemplation de la piste de décollage.

Bientôt, l'avion prend de la vitesse et nous quittons terre. Je dois l'avouer, je ne suis pas rassurée en avion. Cela peut paraître idiot étant donné que je suis invulnérable mais quand même.

- Dans quelques heures, on n'en parle plus, précise Peter.

- Mouais. T'es obligé de lire dans mes pensées ? questionné-je, sur le ton de la plaisanterie.

- Là, je ne l'ai pas fait.

- Oh ! Dans ce cas, pardon.

Peter parcoure des yeux les autres passagers tandis que je cherche quelque chose d'intelligent à dire. Heureusement, une question me vient sans trop de difficultés :

- Où est-ce que je logerai à New York ?

En prenant bien soin de regarder ailleurs, Peter lâche hâtivement :

- Dans mon appartement.

- Ton appartement ! m'exclamé-je.

Mon Dieu !

Il a du sentir le poids de ma phrase car c'est avec un visage anxieux qu'il me questionne :

- Ca te dérange ?

- Heu … Tu seras là toi aussi ?

- Oui, c'est mon appartement, confirme-t-il sans savoir où je voulais en venir.

Evidemment, Claire, tu n'es qu'une idiote !

- Logique.

- Si ça te dérange on peut trouver autre chose, propose Peter. Tu ne peux pas aller chez Nathan parce que sa famille n'est pas au courant pour toi mais on peut aller à l'hôtel. Cependant, ce n'est pas ce qu'il a de mieux.

- De mieux pour quoi ?

- Pour te protéger. Le but c'est que je ne te quitte pas, je suis au moins aussi puissant que Sylar, alors s'il veut t'attaquer, il devra d'abord s'en prendre à moi.

- Ca fait de toi mon garde du corps, résumé-je en rigolant à moitié.

- Je préférais ange gardien, répond t-il un sourire coquin aux lèvres.

Soudain, des turbulences secouent l'appareil et je m'accroche aux deux accoudoirs, la crainte au ventre. Tout naturellement, Peter pose sa main droite sur la mienne, pour me rassurer. Je croise alors son regard et ne le quitte pas. Confiante, je retourne ma main sous la sienne et nos doigts s'entrelacent.

Une secousse plus forte m'oblige à fermer les yeux et je tente de me concentrer sur une seule et unique chose : sa main. Après quelques secondes, les turbulences se calment et j'ouvre les yeux. Je découvre que Peter ne m'a pas quitté des yeux et j'avoue que j'adorerais savoir ce qu'il pense à ce moment là.

- Je pense que j'aimerais vraiment mieux te connaître, révèle Peter.

Suite à ses mots, il exerce une légère pression sur ma main à l'aide de ses doigts. Mes joues doivent prendre une très esthétique couleur rosée vu la bouffée de chaleur que j'éprouve à cet instant. Je lui réponds malgré tout :

- Je pense pareil.

Il me livre un sourire et détourne son regard. Je m'enfonce dans mon siège puis contemple nos mains unies. Je devrais retirer la mienne, mais je n'en ai absolument pas envie. Et merde, après tout, c'est lui qui est venu le premier, à lui de prendre la décision.

Immédiatement, Peter retire sa main de la mienne et la pose sur son accoudoir. J'en suis presque déçue mais je réplique en me redressant sur le fauteuil :

- Si tu lis constamment mes pensées, ça ne va pas être vivable. Surtout si on doit passer tout notre temps ensemble.

Peter me fait de nouveau face pour réagir :

- Tu as sûrement raison. Mais envisage le fait que j'ai envie de connaître tes pensées.

- C'est à tes risques et périls car il y a certaines choses que tu n'aimerais peut être pas découvrir.

Claire, fais gaffe !

- Ce sont justement ces choses là que j'aimerais découvrir.

Liquéfaction, acte II. Son sourire en coin et semi clin d'œil sont simplement …

- Comme tu veux, laissé-je planer en affrontant ses yeux malicieux.

Le reste du vol se passe parfaitement bien. Je crois que c'est l'adjectif qui caractérise Peter. Parfait. J'ai discuté avec lui une bonne partie du temps et il est … adorable ? Oui. En plus d'être parfait, bien sûr. Est-ce que je l'idéalise un peu trop ? C'est certain.

Au cœur d'un des aéroports de New York, nous récupérons mon sac que Peter porte pour moi. Il n'avait pas de valise, vous vous en doutez, il est venu jusqu'à Odessa en volant. Dehors, nous montons dans un taxi libre qui nous mène à l'angle de Center et Canal, là où habite Peter.

A destination, nous pénétrons dans le bâtiment et après avoir gravi les étages, Peter sort une clé de la poche de sa veste et ouvre la porte du numéro 1407. Il me laisse rentrer la première et je découvre un appartement qui ressemble davantage à un studio.

L'entrée débouche directement sur une pièce où la cuisine est positionnée à droite, une table au centre, un lit double collé au mur de gauche et un canapé face à une télévision au pied du lit. Peter referme derrière moi et m'indique :

- La porte derrière toi, sur la gauche, c'est la salle de bain.

Je me retourne pour apercevoir une porte située à quelques mètres de la porte d'entrée, sur le même mur.

- Tu dormiras dans le lit et moi sur le canapé.

Gentleman.

- Normal, ajoute-t-il.

Hum. Peter pose mon sac sur le lit tandis que mon regard est attiré par des toiles vierges et des tubes de peinture, ce qui me presse à lui demander :

- Tu peins ?

- Seulement lorsqu'il le faut, répond t-il d'un ton mystérieux.

Je le regarde sans comprendre.

- Si on allait manger quelque chose ? propose t-il, comme pour changer de sujet.

- D'accord.

Il passe devant moi et m'ouvre la porte. Trop de politesse tue la politesse Peter.

- Jamais, murmure t-il.

En rigolant, nous descendons les escaliers et sortons dans la rue. Peter me conduit dans un snack à quelques pas de son immeuble et nous achète deux hot-dogs.

- Tu sais, je pourrais payer.

- Pas cette fois, déclare t-il en récupérant la monnaie que lui tend la serveuse.

Je fais une moue qui se veut contrariée mais au fond, je trouve ça gentil.

- Est-ce que tu travailles ? réalisé-je soudainement.

- J'avais un travail avant. J'étais aide-soignant, je m'occupais de personnes proches de la mort.

- Oh, ce n'est pas très gai, remarqué-je.

Tout en mangeant, je me laisse guider par Peter qui semble se diriger vers une direction précise.

- Mais j'aimais ça. Je trouve que c'est vraiment fort. Personne ne devrait affronter la mort seul.

- C'est un peu ce que tu fais en ce moment avec moi, noté-je, sur un ton léger.

Peter s'arrête pour me fixer droit dans les yeux et confesse :

- Non. Si dans les cas que j'ai connu, j'étais impuissant face au destin des gens, aujourd'hui, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour te sauver.

Je penche ma tête sur le côté et avoue :

- Je m'en doute, je ne pensais pas ce que je disais.

Ses yeux marron me dévisagent une dernière fois puis nous reprenons notre chemin. Bientôt, nous parvenons à l'entrée d'un parc entre deux rues et y pénétrons. En sens inverse, nous croisons deux amoureux, main dans la main.

Réfrénant mon malaise, je mords dans mon hot-dog et admire les fleurs sur ma gauche.

- Tu as laissé un petit ami derrière toi ?

La question de Peter me prend de court toutefois j'y réponds avec sincérité :

- Non. Je n'ai que Zach. Je dois être plutôt associable comme fille. En réalité, avant que je ne découvre mon pouvoir, j'étais entourée d'un tas de filles superficielles. D'ailleurs, je présume que je l'étais aussi.

Ne décelant aucune réaction de la part de mon interlocuteur, je lâche :

- Je me suis un peu éloignée du sujet là non ?

- C'est pas grave, continue, m'incite Peter en riant.

- Donc, le fait de découvrir que j'étais … bizarre a bouleversé ma vie. Ca m'a éloigné de Jackie et depuis elle s'est crue en compétition avec moi et n'a pas cessé d'humilier Zach.

- Vous étiez amies avant ? s'étonne Peter.

- Oui, les meilleures amies du monde. C'est elle qui m'a poussé à devenir une cheerleader. Mais toi alors ? changé-je brusquement de sujet.

Sur le coup, Peter ne comprend pas et lâche :

- Non, je n'ai jamais été cheerleader.

Je souris et précise :

- Je voulais dire, il n'y a pas de femme avec qui tu pourrais partager ton appartement plutôt qu'avec ta nièce en péril ?

Peter se met à rigoler doucement et dit :

- D'abord, ça ne me dérange pas de partager mon appartement avec toi, bien au contraire. Ensuite, il y a bien eu une femme avec qui j'aurais aimé le partager mais elle est morte.

- Oh, désolée.

- Elle s'appelait Simone, je m'occupais de son père lorsque je l'ai rencontré. C'est par son biais que j'ai rencontré Isaac, le peintre qui voit l'avenir, c'est grâce à lui que j'ai su où te trouver la première fois.

- C'est donc grâce à lui que je suis en vie, conclus-je.

- Oui. Au début, Simone était avec Isaac. Elle a fini par le quitter parce qu'il était accro à l'héroïne et n'a pas su arrêter. Du coup, ça nous a rapproché. Mais elle est décédée peu après à cause d'une balle perdue.

Je grimace en chiffonnant le papier de mon hot-dog que je viens de finir et le jette dans une poubelle.

- Je m'en suis remit, termine t-il.

Je n'aurais pas aimé vivre ce que t'as vécu, Peter.

- Je ne vais pas si mal que ça tu sais.

- Oui mais moi je me lamente sur ma pauvre petite vie d'adolescente qui a changé alors que toi tu as connu des situations bien plus graves. Sans parler des dangers.

Peter lance son papier dans une poubelle et déclare :

- Je préfère que ce soit moi qui les aie affronté que toi.

- Tu as raison. Sinon New York aurait été détruit et nous ne serons pas ici, à parler dans ce parc, me moqué-je de moi-même.

- Ce n'est de cette façon que je l'entendais.

- Mais, c'est vrai ! J'ai été incapable de te tirer dessus alors qu'il le fallait ! m'emporté-je. J'ai mis Nathan en danger inutilement.

- Ce n'est pas grave, il n'y a pas eu de conséquences désastreuses. Et puis de toute façon, tu es trop jeune pour avoir à subir ça, ajoute t-il.

Ouch.

- Tu me trouves trop jeune ? demandé-je dans un souffle.

- Pour vivre une telle situation, oui. Pour le reste, non.

Le reste ? J'attends une réponse, signe qu'il a entendu mes pensées mais elle ne vient pas. Ok Peter, reste mystérieux.

- Tu as quel âge ? questionné-je de but en blanc.

- 26 ans, m'apprend t-il.

10 ans d'écart. Ca le fait. Ne rien penser, ne rien penser. Je tente de m'embarquer sur une autre voie :

- Quel est le programme de cette après-midi ?

- On passera voir Nathan et Mohinder.

- Mohinder ? répété-je sans comprendre.

- Mohinder Suresh, le fils du généticien indien qui a découvert notre particularité.

Soudain, Zach m'amenant un livre sur un chercheur me revient en mémoire. Son fils ? Quoi qu'il en soit, nous sommes tous liés.

- Claire ? m'interpelle Peter en m'observant.

- Oui ?

- Je suis content que tu sois là.

Que répondre à ça à part un grand sourire ?

Quelques minutes plus tard, nous quittons le parc par une autre sortie et attrapons un taxi qui nous amène à Hyde Park. En descendant du véhicule, nous faisons face à la luxueuse demeure de Nathan.

N'étant jamais venue, je suis immédiatement impressionnée par cette imposante demeure d'un style très classique et colonial. Un homme, sûrement un domestique sort de l'enceinte du domaine et nous incite à le suivre.

Nous nous retrouvons sans plus tarder dans l'imposant bureau de Nathan et je ne peux m'empêcher de dire :

- C'est la deuxième fois que je viens ici et à chaque fois c'est en cachette.

Peter s'approche moi et me rassure :

- Je suis certain que Nathan avouera tout à sa famille bientôt. Maintenant qu'il est élu, je ne vois pas ce qui pourrait l'en empêcher.

Je détourne mon regard vers la cheminée, peu convaincue. Cependant, Peter me fixe toujours et lève sa main droite pour caresser une mèche de mes cheveux. La porte s'ouvre, interrompant ainsi son geste très étrange. Aussitôt, Peter s'avance pour saluer son frère.

- Peter, dit Nathan en l'enlaçant.

A chaque fois que je vois Nathan, je me demande si cet homme au physique aussi imposant que charismatique est sincère. En fait, je n'ai pas tellement confiance en lui. Je suppose que c'est une chose qui s'apprend et si Peter lui fait confiance, je ne vois pas pourquoi je n'en ferais pas de même.

Néanmoins, je ne bouge pas de ma position et attends que mon père biologique vienne vers moi pour me saluer. Chose qu'il fait, en me prenant même dans ses bras :

- Claire. Tu es toujours aussi belle.

Je le remercie d'un sourire mais je suis incapable de dire quelque chose.

- Comment vas-tu ?

A cela je peux répondre sans difficulté :

- Très bien.

- Peter prend soin de toi, j'espère.

- Au moins aussi bien que la dernière fois, avoué-je en sourire.

Je laisse glisser mon regard sur Peter qui a l'air un peu renfrogné. C'était méchant ce que j'ai dit ? Lentement, il hoche la tête de gauche à droite, ce qui me réconforte plus ou moins.

- Avec lui, tu n'as rien à craindre, poursuit Nathan.

- Donc je n'ai pas à m'inquiéter ?

J'arrive à arracher un sourire à Peter et ça me met le baume au cœur.

- Non, en effet, approuve Nathan.

- Sous peu, je révèlerai ton existence à ma famille mais en attendant le moment idéal, il va falloir que tu restes auprès de Peter.

C'est loin d'être un problème.

- Ce n'est pas un problème, dis-je réellement.

- Et dès que nous nous serons débarrassés de Sylar, tu pourras reprendre une vie normale.

Je ne sais pas trop ce que cette phrase signifie mais je laisse passer.

- Tu me tiens au courant, dit Nathan à Peter. Et si il y a quoique ce soit, tu sais que vous pouvez venir ici.

Celui-ci approuve d'un mouvement de tête et nous ne nous attardons pas plus longtemps. Nathan nous mène au garage, où plusieurs véhicules de collection y reposent, et donne les clés d'une voiture à Peter.

- Un cadeau, je pense que vous en aurez besoin.

- Merci Nathan.

Après avoir salué mon père biologique, je monte dans la voiture qui n'est pas somptueuse mais possède tout de même une certaine classe. Tandis que Peter prend le volant, je lui demande :

- Pourquoi tu n'as pas de voiture ?

- Je n'ai pas les moyens, admet-il.

- Oh.

J'attache ma ceinture et Peter démarre. En quelques secondes, nous nous éloignons de la demeure et j'en profite pour avouer à Peter :

- Je ne sais pas comment l'appeler. Je trouve que Nathan, ça fait un peu trop solennel mais d'un autre côté, « papa », ça ne sonne pas bien à mes oreilles.

Peter sourit discrètement en passant la troisième et me donne son avis :

- Nathan, c'est très bien. Et personnellement, je pense que « papa » le dérangerais.

- Ah bon ? Pourquoi ?

- Il est très attaché à ses enfants. Et entendre ce mot venant de la part de quelqu'un d'autre le perturberait. Surtout d'une fille aussi grande que toi.

- Grande ?

- Comparé à ses deux jeunes garçons.

- Vous êtes très proches tous les deux ? découvré-je.

Peter s'arrête à un feu rouge et me dit :

- Oui, même si de nous deux, tout le monde a toujours préféré Nathan à moi. Je ne me plains pas. C'est simplement qu'il occupe plus d'espace. Ca a toujours été ainsi.

Le feu passe au vert et Peter commence à accélérer en poursuivant :

- Le fait qu'il refuse d'avouer son pouvoir et le mien ainsi que toute cette histoire concernant New York l'a un peu éloigné de moi. Mais maintenant, nous sommes redevenus aussi complices qu' …

- ATTENTION !!!