Comment avais-je pu être aussi stupide. Je ne savais absolument rien de cette femme juste son nom : Sookie Stackhouse. Mais je ne savais pas si elle était de Shreveport, ni ce qu'elle faisait dans la vie, ni même si elle avait une vrai relation avec ce Bill. Vue la réaction de ce dernier je ne pense pas. Je n'arrêtais pas de repenser à cette soirée où elle m'était venue en aide. Et de cette sensation que j'ai à plusieurs reprises ressentie à chaque fois qu'on se touchait.
Une semaine. Cela faisait une semaine qu'elle m'était apparue comme un ange envoyé du ciel. Je tournais en rond dans mon bureau cherchant un moyen de pouvoir la revoir. Mais ne sachant pas ou elle vivait je ne savais comment faire.
-Éric, me fis Pam me sortant de mes pensées, je peux surement t'aider à revoir cette jeune femme qui a réussi à faire apparaitre un semblant de sourire sur tes lèvres.
-Comment Pam ?
-Et bien en allant faire un petit tour dans la salle.
-Développe.
-Tu es long à la détente toi tu sais ? Ria Pam, elle est ici ce soir. Seule.
J'allais me précipité dans mon bar quand Pam me retiens par le bras.
-Fait semblant de vouloir t'assurer que tout ce passe bien. Ne te jette pas sur elle comme une bête assoiffée.
Elle n'a pas tort. Sookie pourrais croire que j'en ai juste après son corps alors que ce n'est pas le cas. Je vais donc dans la salle de bar et « examine » si tout se passe bien. Je ne pus empêcher mon regard de s'attarder sur elle. Je vis du coin de l'œil que Stan m'appelais. J'allais donc au comptoir afin de savoir ce qu'il voulait.
-Tout ce passe bien Stan ? Lui demandais-je.
-Oui super, me dit-il, mais j'aimerais m'entretenir avec toi se soir après le service.
-Un problème ?
-Non. Mais j'ai une faveur à te demander. Ce soir tu veux bien.
-Bien sûr. Viens dans mon bureau après le service.
Lui s'en sortait beaucoup mieux que moi derrière le comptoir. Je me dirige vers l'unique raison de ma présence en salle.
-Puis-je ? Lui demandais-je en montrant la chaise en face d'elle.
-Oh ! Bonsoir. Oui bien sûr allez-y.
-Comment allez-vous ? Lui demandais-je en m'asseyant.
-Bien. Et vous ?
-Comme vous pouvez le constater quand je ne suis pas derrière le bar tout vas bien.
Elle rit. Et encore une fois je ne m'en lassais pas de l'entendre rire.
-Je ne peux m'empêcher de m'interroger sur les raisons qui vous ont poussé à ouvrir un bar ?
-Mes parents tenaient un petit bar quand j'étais jeune et ne sachant pas faire grand-chose je me suis dit pourquoi ne pas en ouvrir un. Je suis dans mon bureau sauf un jour par semaine quand Stan est en repos donc ce n'est pas trop dramatique, plaisantais-je.
-Un soir par semaine s'est suffisant pour la mauvaise publicité.
-Vos conseils m'ont était d'une grande aide et je les appliquerais à chaque fois que je serais de l'autre côté du comptoir.
-Je suis heureuse de vous avoir aidé.
Une question me brûlait les lèvres mais je ne voulais pas paraitre impoli. J'optais donc pour la mener à y répondre sans que je ne pose la question.
-Attendez-vous quelqu'un ?
-Non.
-Votre ami ne doit pas vous rejoindre ?
-Mon ami ?
Bon ça va être dur finalement.
-Je ne me souviens plus de son nom, lui dis-je ce qui était faut bien entendus.
-Oh ! Vous voulez parler de Bill ?
-Oui.
-Mon ami, répéta-t-elle.
-Il ne l'es pas ?
Voilà. J'ai finalement posé la question mais dans un autre sens.
-Je vous trouve un peu curieux, me dit-elle sans méchanceté.
-Veillez m'excuser. C'est indiscret et impolis.
-Il ne l'est pas, me confiât-t-elle en souriant légèrement, mais oui s'est indiscret et impolis. Mais je ne vous en veux pas, ajouta-t-elle en souriant.
Mon dieu que son sourire et sublime. Le sais-t-elle au moins ? Un homme lui as-t-il déjà dit ? Sais-t-elle l'effet qu'elle produit en souriant simplement ? Encore une fois je la vis rougir et baisser la tête en voyant que je la regardais fixement.
-Vous me mettez mal alaise, me dit-elle.
-Pourquoi cela ?, m'étonnais-je.
-Vous me regardé d'une drôle de façon, et je dois avouer que je n'y suis pas habituée.
-J'en suis désolé. Mais votre sourire est tellement beau que je ne peux m'empêcher de l'admirer.
-Mon sourire, dit-elle encore plus rouge, je vais éviter de sourire alors.
-Ne me punissais pas de la sorte. Ce serait cruel.
-Je sais comment vous êtes. Ne vous donnez pas autant de mal. Je vous trouve charment et très sympathique mais je ne serais pas une conquête de plus dans votre carnet de chasse.
-Ma réputation me précède. Loin de là mon idée je vous assure. Je ne cacherais pas que j'ai une longue liste de femme s'étant retrouvé dans mon lit, mais je ne tiens pas à vous mettre dans mon lit.
-Je ne suis pas votre genre ?
-Ce n'est pas ce que j'ai voulus dire. Vous êtes une très belle femme.
-Mais visiblement pas assez pour que vous me vouliez dans votre lit.
-Vous n'êtes pas une femme que l'on doit salir de la sorte.
-Mais les autres oui. Avez-vous un minimum de respect pour les femmes avec qui vous couchez ?
-Je respect chaque êtres humains. Les femmes qui partage ma couche durant une nuit savent que je ne cherche rien de plus qu'une seule nuit et elles ne cherchent pas non plus à trouver l'amour avec un grand A avec moi.
Je ne comprends pas pourquoi je suis aussi franc avec cette femme que je ne vois que pour la deuxième fois. M'a-t-elle ensorcelé ?
-Je suis très étonné par votre honnêteté. J'apprécie. Mais je continue à dire que je ne serais pas une conquête de plus.
-Et je vous affirme que je ne cherche pas à vous mettre dans mon lit. Juste pour un soir, finis-je tout bas afin qu'elle ne l'entende pas.
Elle balaya la salle du regard avant de le porter sur moi.
-L'éromantisme. C'est assez surprenant comme nom. Et le choix du thème.
-C'est ma collaboratrice Pam qui a choisi. Je dois dire qu'elle a vue juste les caisses ce remplisse à merveille.
-Sauf un soir par semaine, ria-t-elle, comment l'avez-vous rencontré ? Pam je veux dire.
-Nous avons plus ou moins grandi ensemble. Elle vivait la maison voisine de celle de mes parents. Presque tous les jours elle nous rendait visite. Elle est la seule en qui j'ai confiance donc quand j'ai eu l'idée d'ouvrir un bar j'ai tout de suite pensée à elle comme collaborateur.
-Elle a autant de parts que vous ?
-Oui. 50/50. Je ne prends aucune décision sans son accord.
-Je peux me permettre d'être à mon tour indiscrète ?
-Je vous en prie.
-Quel âge avez-vous ?
-J'ai 30 ans. Et je ne trouve pas votre question indiscrète.
-Il me reste encore mon joker alors, sourira-t-elle, je suppose que vous mourez d'envie de me demander le miens, ajouta-t-elle.
-En effet mais je ne voudrais pas être une nouvelle fois indiscret.
-Et me donner par la même occasion un autre joker.
-Vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez cela ne me gêneras pas.
-Bien. J'en prends note. Mais pour répondre à la question que vous n'osez posé j'ai 25 ans.
-Merci.
-Je vous en prie. Je peux vraiment poser n'importe quelle question ?
-Oui.
-Pourquoi couchez vous avec autant de femmes ? Vous ne voulez pas trouver LA femme ?
Celle-là je ne m'y attendais pas. Que lui répondre ?
-J'ai posé visiblement LA question à ne pas poser, finit-elle par dire devant mon silence.
-Aucune femme n'as su…,
-Vous atteindre.
-On vas dire ça
-Avez-vous déjà aimé une femme ? Mais réellement aimé ?
Je ne pus répondre. Voilà LA question à ne pas poser. Sans le savoir Sookie avait fait ressurgir mes démons du passé. La raison pour laquelle ma vie était si noire depuis 10 ans.
Une seule femme avait réussi à atteindre pleinement mon cœur. Aude. Depuis nos 15 ans nous étions ensemble. A mes 18 ans je lui avais demandé sa main et à mon plus grand bonheur elle avait acceptée. Nous nagions dans le bonheur. Mais seulement le bonheur ne vient jamais seul. Il a fallu qu'un homme me l'arrache. Un accident terrible. Les médecins ont tout essayé pour la sauvé mais elle n'a pas survécu à ses blessures trop importantes. Depuis ce jours, ce malheureux jour, mon cœur à cesser de battre pour devenir de glace. Ma vie s'est assombrie.
-Je suis désolé, me fis Sookie me ramenant au présent, je n'aurais pas dû.
-Ce n'est rien, dis-je en me levant après m'être aperçus qu'une larme menacé de s'échapper, j'ai du travail je dois partir. Bonne soirée Sookie.
Puis sans me retourner je parti dans mon bureau.
