Coucou tout le monde !
En me relisant, j'ai remarqué un truc… Je fais passer Timmy au travers d'une voiture, d'une bicyclette et dans Cupamor et Desidone, vous aurez sans doute remarqué que Jack passe à travers la fenêtre de Stacy un bon nombre de fois… Mais au final, en regardant à nouveau le film, j'ai vu que jamais Jack ne passait au travers de la fenêtre. Il prend même appui sur des véhicules. Mais dans le générique, les p'tites quenottes, elles, passent au travers de la fenêtre. Du coup, je suis un peu perdue XD Est-ce que je dois laisser tel quel Jack et Timmy passer au travers des objets, ou bien est-ce que je dois réécrire Jack ? Même ! Est-ce que vous pensez que les quenottes peuvent passer au travers des murs comme les yétis, les lutins, etc et pas les légendes à proprement parler ?
Ça me turlupine depuis un p'tit bout de temps…
Merci à toutes pour vos reviews !
Eya Silvers : c'est ironique le coup de l'imagination ? XD parce que comme tu l'as dis, je n'ai rien inventé XD Mais on va dire que si Jack et Timmy se ressemble certes, il y également des différences…
Caroline : Je ne dévoilerai rien :)
Amazone98 : XD Tu m'as tuée ! Quand j'ai lu ta review, j'ai au moins gagner dix ans de vie, si ce n'est plus ! XD Mais ça m'avait jamais effleuré l'esprit, en plus, mais maintenant que tu le dis, mais… mais oui ! XD
Blue Hair : XD Toi aussi, dans le genre review, t'es pas mal XD Et oui, on ne peut pas se passer de Cyprien ! Surtout pour cette réplique ! Mais y en a tellement « Do you want a coke ? Euh… no, I want a coca-cola…*pensée* eh oui ! Tu m'auras pas ! » XD
Tsuki2608 : boarf ! Ce n'était pas l'intrigue du siècle non plus ! Je le reconnais volontiers :) Mais merci de suivre quand même !
Disclaimer : l'univers des Légendes ©William Joyce, Les Cinq Légendes ©Dreamworks, Timothée (alias Timmy) ©moi-même
Bonne lecture !
Chapitre 3 : Savoir est une chose, comprendre en est une autre
Les mois passent ainsi et je m'habitue à n'être vu que de certains enfants. J'ai rapidement compris que je suis bel et bien ce qu'on pourrait nommer un ami imaginaire. La preuve avec certains enfants qui me voyaient pendant une période, puis, aussitôt qu'ils s'étaient trouvé un ami, se réconciliaient avec leur famille ou autres, je redevenais invisible. Mon existence est futile, superficielle… Je n'ai jamais compris les raisons qui m'ont poussé à devenir l'ami de tous les enfants en quête de sociabilité. Je me présente à eux comme Timmy mais, à vrai dire, je n'en sais rien. Je ne sais toujours pas qui je suis. Pourtant, même si j'en viens parfois à me poser la question, ça ne me préoccupe pas trop. Je navigue à travers le monde, la plupart du temps à pieds mais, grâce à mon sac à dos, qui se révèle être un puits sans fond, une véritable caverne d'Ali baba, je me déplace aussi en roller ou en skate. J'ai aussi appris à appréhender la matière et, ainsi, je peux désormais utiliser les véhicules humains. Je repère les différents points rouges sur ma carte qui sont, tels que je l'ai conclu, la représentation d'enfant en quête d'un ami. Quand j'arrive devant l'un d'eux, je me présente et lui demande s'il veut jouer. En général, ils sont tout contents. Leur enthousiasme me fait sourire. Par la suite, ils m'indiquent le jeu auquel ils aimeraient jouer. On cherche dans mon gros sac à dos et j'en extirpe toujours le matériel désiré. Au début, j'étais toujours très surpris de découvrir tout ce que je pouvais sortir de ce sac, sachant que l'objet répondait parfaitement à la demande de l'enfant, même en terme de futilités comme la couleur ou la forme. Mais maintenant, j'y suis habitué. Moi-même, il m'arrive parfois de commander quelques objets pour m'occuper. C'est vraiment ce qu'on pourrait appeler un sac magique. Bon… il est vrai, je n'en sors jamais de nourriture, de boisson ou de sac de couchage. Je n'ai ni faim, ni soif, ni sommeil. Je ressens la chaleur et le froid mais à part ça… Il semble que je fonctionne totalement différemment des autres, ce qui m'a amené à penser que je n'étais peut-être pas tout à fait humain, malgré ma ressemblance physique avec eux.
Nous sommes à la mi-novembre et les premiers flocons de neige commencent à tomber dans le Nord-Est des Etats-Unis. Je joue avec de la dînette et des poupées. Oui. J'amuse aussi les fillettes. J'avoue avoir un peu plus de mal. Bizarrement, j'ai toujours des vertiges avant d'aller les voir. Je ressens une étrange sensation comme si on m'étreignait violemment le cœur alors que je n'ai pas du tout cette impression avec les garçons. Bref… je fais un effort pour jouer aux poupées, à la dînette, au papa et à la maman. Encore quand il fait beau, on joue dehors et les jeux se ressemblent alors, que ce soit pour une fille ou un garçon. Mais, là : en hiver ! Les enfants sont en général prier de rester sagement à l'intérieur, voire dans leur chambre. Enfin, bon, ce sont les hauts et les bas qui me permettent de rythmer ma vie et de sortir un peu de mon train-train quotidien. Alors que la petite me tend une tasse remplie de thé dans son imagination, son père passe la tête par l'entrebâillement de la porte.
- Maggie, c'est l'heure d'aller au bain.
- Mais je joue avec Timmy, réplique-t-elle en faisant la moue
- Et bien tu joueras avec lui plus tard. Allez, viens.
Il attrape la petite fille sous les bras et la prend dans ses bras. Il semble fatigué et peu enclin à subir les caprices de son enfant. Son nœud de cravate est à moitié défait. Il a des cernes sous les yeux.
- Je reviendrais. Promis, dis-je pour rassurer Maggie
Elle met son pouce dans la bouche, boudeuse. Son père l'emmène. Une fois seul, je remballe mes affaires dans le gros sac à dos aux couleurs criardes et prends la direction de la sortie. Je n'ai plus vraiment de remords à me déplacer dans les demeures des gens. Après tout, ils ne me voient pas. Je passe à travers la porte d'entrée comme si elle n'existait pas. Je constate que la nuit est tombée et que les températures doivent avoisiner le zéro, voire vont en-dessous. Je prends le temps de sortir une veste bien chaude du sac, puis je l'harnache autour de ma taille. Je m'engage dans les rues de cette petite bourgade du Maine. J'inspecte, insouciant, ma carte : deux points rouge dans le Vermont, trois à New-York, un au Texas. Et encore, je suis à l'échelle nationale… Je soupire. M'enfin… j'ai toute la nuit pour rejoindre ma prochaine destination.
Alors que je marche d'un pas tranquille, traînant les pieds dans la neige, un inconnu sorti de nulle part me fonce dessus et m'assomme presque. Je me retrouve étalé tout du long dans la poudreuse. Mais qu'est-ce qu'il se passe encore ? Je croyais que j'étais invisible. Je frotte mon crâne endolori tandis que j'entends rire derrière mon dos. Et c'est que ça se fout de moi en plus ! Je me retourne brusquement et découvre, accroché comme un cochon pendu à une branche, un jeune homme aux cheveux blancs, les yeux rieurs et le sourire en coin sarcastique. Je le dévisage. Il y a quelque chose d'étrange chez cet individu. Il me voit mais pourtant il a plutôt l'air d'un adolescent. Sans compter le fait qu'il se tient bizarrement, un bâton courbé veiné de glace entre les mains. J'hausse un sourcil interrogateur. Mais pourquoi il m'est rentré dedans ? Il est dingue en plus de ça ? Face à mon expression suspicieuse, il se met à rire de nouveau. Tss… il m'agace déjà.
- T'es qui ? lui demandé-je sèchement
Il ne daigne même pas répondre qu'il enchaîne avec un certain entrain :
- Je me disais bien que je t'avais reconnu. T'es bien Timothée, hein ? C'est Stacy qui va être contente ! Elle va enfin arrêter de me faire la tête… Content que tu sois en vie aussi, hein !
Mais… il débloque complètement ce pauvre gars ! De quoi est-ce qu'il me parle, là ? Je dois faire l'impression de quelqu'un complètement tétanisé car il agite soudain la main devant moi.
- Eh oh ! Timothée ?
- T'es qui ? répété-je enfin en sortant de mon mutisme
Il ouvre de grands yeux. Puis, il semble comprendre quelque chose.
- Ah ! Oui, c'est vrai. Tu croyais pas en moi. J'étais qu'une invention de ta sœur pour toi. Je suis Jack Frost !
Je le détaille de la tête au pied. Euh… c'est plus une case qu'il manque à ce pauvre garçon, c'est tout l'échiquier. Je fais quelque pas de côté pour le contourner et reprendre ma route. Pas gêner pour un sou, il me suit en… oui, en volant. Comment fait-il ça ? Cela voudrait donc dire qu'il n'est pas humain ? Comme moi ? Je m'arrête et pose un doigt songeur sur mon bouc. Peut-être qu'en fait, je ferais mieux d'être sympa avec lui. Il pourrait m'aider à comprendre. Il a l'air de savoir qui je suis. Sauf que j'ai pas de sœur. Je sais pas où il a été cherché ça. Enfin, quoi ! Je m'en souviendrais si j'avais eu une famille ! J'ai même pas souvenir d'avoir eu des parents, alors des frères et sœurs ! Malgré tout, il pourrait peut-être me dire où je peux trouver mes réponses. Pas que ça me dérange de m'occuper de ces enfants, loin de là, mais je me pose tout de même pas mal de questions depuis trois mois. Je me tourne vers le jeune homme aux cheveux blancs. Il est allongé dans les airs, comme si c'était normal.
- Alors tu t'appelles Jack Frost ?
- Oui. Jack, c'est moi, tu sais, le copain de ta sœur.
- Arrête avec ça. J'ai pas de sœur.
- Hein ?
La surprise le déstabilise tant qu'il tombe brusquement au sol. Il se relève et s'époussète rapidement. Je remarque qu'il est pied-nu dans la neige. Il a pas froid comme ça ? Il se penche vers moi, les sourcils froncés par la perplexité.
- Tu… tu ne te souviens pas ?
- De quoi ?
- Ben… y a trois mois et demi, tu…
Il semble capter quelque chose et fait un pas en arrière, les yeux ouverts par l'effet de la stupeur.
- C'est pour ça que je t'ai percuté…
- Pardon ?
- Est-ce que les gens te traversent ? me demande-t-il précipitamment, est-ce que tu es invisible ?
C'est qu'il me ferait presque peur avec ce ton et cette allure. Je recule légèrement le crâne. Oui, parce qu'en plus de ça, il est vachement près. Il est vraiment pas net, ce Jack.
- Euh… oui. Pour la plupart. Pourq…
Il ne me laisse même pas le temps de finir ma phrase qu'il fait un bond d'une dizaine de mètre en arrière, sans que je sache en passant comme il arrive à faire ça d'ailleurs. Il écarquille les yeux, au-delà de la stupéfaction, atterré, comme s'il venait d'apprendre la nouvelle de sa vie. Mais bordel ! J'aimerais bien savoir ce qu'il se passe moi aussi ! Je croise les bras, agacé.
- Raconte, qu'est-ce qu'il y a de si…
- Tu es une légende, me coupe-t-il dans un bredouillement
- Hein ?
J'attends une réponse de sa part qui ne vient pas. Je soupire et lève les yeux au ciel. Tentant de conserver mon calme, je lui demande :
- Est-ce que tu pourrais arrêter de me couper la chique et m'expliquer un peu ce qu'il se passe ?
- Tu ne sais pas ?
- Mais quoi à la fin ? Quoi ?! m'énervé-je
- Quel est ton souvenir le plus ancien ?
Je le juge du regard avant de réfléchir.
- Ben… c'était il y a trois mois. Je me suis réveillé dans une forêt du Vermont.
- Et… avant ?
- Avant ? Non… rien.
Jack Frost marque un temps d'arrêt. Il lève les yeux vers la Lune. Puis, il fait la moue.
- Le salaud, l'entends-je murmurer
Le prenant pour moi, je m'énerve mais aussitôt le jeune homme m'explique.
- Non, non, je ne parlais pas de toi. Je parlais de…
Il s'approche de moi et me confie comme on confierait un secret absolu :
- … L'Homme de la Lune.
- L'Homme de la…
Encore une fois, Jack me coupe. Il plaque sa main sur ma bouche et m'intime le silence d'un doigt sur la sienne. Non mais franchement… c'est quoi cette manie de m'empêcher de parler ? Je l'oblige à ôter sa paume de ma bouche dans un geste rageur.
- C'est qui ?
Jack Frost m'explique alors qui est cet Homme de la Lune. Je commence à comprendre pourquoi je me sentais aussi attiré par la Lune. Si je comprends bien, ce gus qui se cache sur la Lune règne sur les légendes comme un vrai tyran. Pas le droit d'avoir de relation longue durée avec les humains. Pas le droit d'agir comme on veut. Pas le droit d'émettre son opinion. En clair : c'est « tais-toi et bosse » si je comprends bien. C'est relou. Ça l'était d'autant plus quand j'ai appris juste après que je suis moi-même une légende. Pardon ? Je n'ai pourtant pas l'impression d'avoir quoique ce soit de mythique. Enfin, je sais pas : moi, on me dit « légende », je vois plus des dieux mythologiques ou des anges ou des trucs dans le genre. Or, jusqu'à preuve du contraire, je ressemble seulement à un homme bien ancré dans la vingtaine. J'ai donc droit de la part de l'esprit de l'hiver, comme je l'appris par la suite, à un cours express sur les légendes et leur monde. Les légendes désignent ce monde quasi invisible, à la frontière du réel, côtoyant les humains. Cependant, nous avons chacun une mission qui se regroupe sous le même objectif : aider les humains. Ah ! Ok ! D'où mes petits points rouges, les enfants solitaires et mon nouveau titre d'ami imaginaire. Ah bah, ça ! Ça, c'est une info intéressante. Là, je viens de comprendre un truc énorme. Il m'explique aussi qu'il y a différente genre de légende : les esprits, comme lui, affilés à un pouvoir sur la nature, les créatures, ayant une part de responsabilités dans le destin des humains, et les personnages, comme moi, possédant un contact direct ou quasi-direct avec les humains pour leur apporter diverses émotions ou sensations. J'avoue que la définition de personnage n'est pas très claire. Je crois surtout que Jack lui-même ne sait pas bien. En gros, tous ceux qui ne sont ni esprits ni créatures sont des personnages. C'est pas plus mal à comprendre comme ça. Quel monde quand même ! Moi qui me croyait totalement seul… je me retrouve soudainement hiérarchisé et apprend que tout ceci est une entreprise planétaire dont le seul but est de s'occuper des humains. Aie ! Je sens la migraine se pointer. Et encore, je ne suis pas au bout de mes surprises apparemment puisque Jack continue à déblatérer. Ce qui suit me laisse d'ailleurs pantois : toutes les légendes ont été ressuscitées par l'Homme de la Lune. Autrement dit, on est tous morts une fois en tant qu'humain avant de devenir une légende. Woh ! Minute ! J'étais humain, je suis mort et… quoi ?! Je suis mort ! Mais, dans la logique des choses, ça veut dire que je suis un mort-vivant ! De multiples questions vinrent embrouiller mon esprit. Quand est-ce que je suis mort ? Où ? Comment ? Qui étais-je avant ? Question d'autant plus tortueuse que je sais à peine qui je suis maintenant. Enfin, j'en sais toujours un peu plus qu'il y a un quart d'heure à peine. Et comment ça se fait que je me souvienne de rien, d'ailleurs ? Pourquoi suis-je devenu une légende ? Qui en a décidé ainsi ? Quoique… un simple regard vers la Lune et je me dis que, si j'ai bien tout suivi, ce devait être ce gigolo qui devait être derrière tout ça.
- Donc t'as aucun souvenir ?
Jack me sort brusquement de mes pensées. Mon regard revient sur lui et j'hausse un sourcil interrogateur. Puis, sa question arrive enfin à mon cerveau. Je secoue la tête de gauche à droite.
- Faut absolument que tu les récupères ! s'écrie-t-il en m'attrapant par le bras
Je sens mes pieds se décoller du sol. Mais comment fait-il ça ?
- Mais…mais comment je suis sensé les récupérer ? C'est si important ? Parce que bon…
Je jette un coup d'œil à ma carte. De nouveaux points rouges sont apparus.
- J'ai encore du boulot, quoi, expliqué-je
- Je t'expliquerai quand tu les auras retrouvés. Tu vas rien comprendre sinon, me déclara très sérieusement Jack, mais j'ai absolument besoin que tu retrouves tes souvenirs ! Et pas que moi d'ailleurs…
Par je ne sais quel tour de magie, nous nous envolons. Je contemple une dernière fois cette petite bourgade du Maine sous la première neige d'hiver. Je pense à Maggie. Elle doit dormir à cette heure. Puis, je me tourne vers Jack. Il semble prendre appuie sur des trampolines invisibles qui le propulsent dans les airs. La Lune est haute et imposante dans le ciel tandis que nous nous éloignons dans une direction qui m'est inconnue.
Jack Frost : le grand retour !
Alors, alors ?
Rendez-vous dans quatre petits jours !
