Dimanche est enfin là ^^ Suite et fin. Bonne lecture
Melissa, le shérif et Scott arrivèrent enfin. Cora qui les attendait dans le hall d'entrée les guida jusqu'au service dans lequel Stiles était hospitalisé. Le shérif intercepta une infirmière pour prendre des nouvelles sur l'état de santé de son fils et la louve emmena Scott jusqu'à la chambre de son meilleur ami.
─ Derek est avec lui, dit-elle en chemin.
La louve le laissa et le jeune homme tendit l'oreille.
─ Stiles, il faut que tu te réveilles. Pour ton père, pour Scott, pour...moi. Je sais que tu crois que je te sous-estime, que tu ne comptes pas pour moi mais ce n'est pas vrai. Je me mens à moi-même. Tu es là personne la plus importante à mes yeux, je ne m'en remettrai pas si tu venais à ...à... Je sais que c'est lâche de te dire maintenant que je tiens à toi alors que tu ne m'entends pas. Mais quand il s'agit de sentiments j'ai appris à me protéger.
Derek se leva sans pour autant lâcher la main de l'humain.
─ Je ne serai pas là à ton réveil. Je serai loin. Ne m'en veux pas. Je fais ça pour toi.
C'était sûrement la dernière fois que le loup voyait Stiles. Il avait prit sa décision, il allait partir loin et effacer toute trace de son existence. Sans réfléchir, il se pencha vers le visage de l'adolescent et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Ce serait le seul et l'unique et jamais Stiles ne l'apprendrait.
Derek sortit de la chambre le cœur serré et manqua de percuter Scott. Il lui adressa à peine un regard et continua son chemin. Dans le couloir, il rencontra le shérif et Melissa qui l'arrêtèrent dans sa course.
─ Tu sors de la chambre de mon fils ?
─ Oui. Il est toujours inconscient.
─ Merci d'avoir veillé sur lui pendant mon absence, dit le shérif en lui tendant la main.
Derek la serra même s'il ne voyait pas les choses de cet œil. Puis il repartit à la recherche de sa sœur. Il était sur le parking quand il entendit :
─ Derek ! Attends !
C'était Scott qui tentait de le rattraper. Il ne ralentit pas.
─ Derek ! J'ai entendu ce que tu lui as dit, cria l'adolescent.
L'ancien alpha se figea sur place ce qui permit à Scott de le rejoindre.
─ On ne t'a jamais appris que c'était mal d'écouter aux portes ? grogna le loup.
─ Tu n'as pas le droit de partir comme ça, de fuir une nouvelle fois. Stiles a fait six cents kilomètres pour te parler, il a le droit à des explications.
─ Ne compte pas sur moi pour lui dire ce que tu as entendu.
─ Ne comptes pas sur moi pour être le gardien de ton secret. Stiles me connaît. Il saura que je lui cache quelque chose. Il a besoin de te parler, c'est pour ça qu'il est venu.
''On ne fait pas six heures de route simplement pour régler ses comptes.'' La phrase de sa mère lui revint en mémoire et la lumière se fit dans son esprit.
─ Oh c'est pas vrai, murmura-t-il.
─ Quoi ? s'impatienta Derek.
─ Il faut que tu restes, tu dois rester. Tu n'as pas le choix. Et je suis sûr que Cora sera de mon côté...
─ Du côté de qui ? fit la voix de la louve derrière Scott.
─ Ton frère doit rester jusqu'au réveil de Stiles. Ils doivent se parler et c'est non négociable !
─ Je suis de ton avis.
Derek fusilla du regard sa sœur.
─ Oh tu ne me fais pas peur. Ça fait bien longtemps que ce regard ne m'effraie plus. De toute façon, tu n'iras pas bien loin, je t'ai piqué tes clés.
Elle lui agita fièrement le trousseau sous le nez et Derek s'avoua vaincu.
… … …
Dans la chambre de Stiles, le shérif était assis et attendait patiemment que son fils se réveille. Il savait que ça pouvait prendre du temps. Les médecins lui avaient dit que Stiles souffrait d'un profond traumatisme crânien et que la phase de réveil pouvait varier. On parlait d'heures ou de jours. Melissa était elle aussi installée dans la chambre du jeune Stilinski.
─ Je suis sûre qu'il va se réveiller. C'est un battant, il s'en remettra.
─ Qu'est-ce qu'il lui a pris de se rendre à Phoenix tout seul ? Et pourquoi me mentir ? Depuis qu'il m'a dit la vérité sur les loups, on s'était promis de ne plus rien se cacher.
─ Tu aurais vraiment approuvé son voyage s'il t'avait dit qu'il allait retrouvé Derek Hale ? demanda la mère de Scott.
─ Et bien... D'accord, tu marques un point. Mais il sait qu'il peut me parler de tout, même des choses qui fâchent.
─ Sauf que tout adolescent a son jardin secret dans lequel aucun parent n'est admis.
Scott arriva dans la chambre peu après suivi de Derek. Ce dernier préféra rester dans le couloir. Il ne se sentait pas à l'aise et pensait qu'il n'avait aucune légitimité à être là. Il s'assit sur une des chaises du couloir.
─ Comment va-t-il ? demanda le jeune alpha.
─ Son état est stable, l'informa sa mère. Tu étais où ?
─ Je discutais avec Derek. Il se sent coupable de ce qui est arrivé à Stiles mais j'ai réussi à le convaincre de rester.
Le shérif se leva et sortit de la chambre pour rejoindre le loup solitaire.
─ Ce n'est pas de ta faute si mon fils est dans ce lit aujourd'hui.
Derek releva la tête. Il avait les traits tirés et le visage fermé. Il souffrait en silence.
─ S'il ne m'avait pas retrouvé, nous ne serions pas en train d'avoir cette discussion.
Le père de Stiles posa une main sur l'épaule du loup.
─ Ecoute-moi bien Derek car tu ne m'entendras pas le dire deux fois. Tu n'est pas le chauffard ivre qui est rentré dans mon fils. Ensuite Stiles a pris la décision de te retrouver pour une bonne raison : il avait quelque chose à te dire et même si j'ignore quoi, c'était suffisamment important pour qu'il fasse six cents kilomètres. Certes, si tu n'étais pas parti comme un voleur peut-être, je dis bien peut-être qu'on n'en serait pas là aujourd'hui. Mais je ne te blâme pas. Tu as sûrement de bonnes raisons et ça ne me regarde pas. En attendant, je te suis reconnaissant d'avoir veillé mon fils pendant que je n'étais pas là et si tu veux rentrer dans sa chambre je ne mettrai pas à la porte.
Sur ce petit discours, le shérif Stilinski quitta le couloir pour retourner au chevet de son fils. Derek resta assis de longues minutes, le temps d'encaisser ce que le père de Stiles venait de lui dire. Il se leva doucement et se présenta à la porte de la chambre. Le shérif le salua d'un hochement de tête et le loup s'installa près de la fenêtre.
… … …
Les quatre visiteurs restèrent ainsi de longues heures guettant les moindre signes de réveil. La nuit était tombée depuis un moment déjà mais le personnel médical n'avait pas eu le cœur de les mettre à la porte. Melissa s'était assoupie sur le lit de camp, le père de Stiles dormait d'un œil dans le fauteuil tout comme Scott qui avait pris ses quartiers dans le couloir. Seul Derek restait éveillé. Il observait à travers la fenêtre la nuit étoilée.
La nuit laissa bientôt place à l'aube, le soleil se levant peu à peu sur la ville. Melissa fut la première à se réveiller. Elle vit alors le loup dont le visage reflétait sa nuit sans sommeil.
─ Café ? proposa-t-elle.
Il acquiesça en silence puis retourna à la contemplation du paysage urbain. La mère de Scott revint quelques minutes plus tard avec quatre gobelets fumants. Elle réveilla son fils puis le shérif. La caféine effaça les dernières vapeurs de sommeil.
─ Je suis tout courbaturé, se plaignit Scott en en s'étirant.
Derek sursauta et manqua de renversé son gobelet.
─ Ça va ? demanda Melissa.
─ Il est en train de se réveiller.
En effet, les lèvres de Stiles bougeaient, articulant des sons inaudibles pour l'oreille humaine. Puis ses doigts se mirent en mouvement.
Le shérif se précipita dans le couloir pour prévenir un médecin pendant que Melissa vérifiait les constantes du jeune homme.
Le personnel médical s'activa autour de Stiles quelques minutes, vérifiant rapidement qu'il retrouvait toutes ses capacités. Chose faite, les quatre visiteurs purent regagner la chambre. Le shérif s'approcha de son fils et lui embrassa le front.
─ Stiles, j'ai eu tellement peur.
Le jeune homme avait du mal à réaliser où il était. Ses yeux firent le tour de la pièce, se posant tour à tour sur ses visiteurs. Il fut surpris de voir Derek. Il détourna vite le regard et se concentra sur son père.
─ Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi je suis à l'hôpital ? Comment se fait-il que j'ai mal partout ?
─ Sauf au bout de la langue, grommela Derek.
Sauf qu'il n'avait pas été aussi discret qu'il l'avait imaginé puisque Stiles l'entendit.
─ Je suis dans un rêve c'est ça ? Non parce que dans la vraie vie, Derek Hake, loup-garou le moins aimable de la Californie et qui fuit sans dire un mot, ne fait pas de blagues.
─ Fiston, parle-moins vite, tu dois rester calme. Tu te souviens de quoi exactement ?
─ Un point rouge fonçant à toute vitesse sur moi puis d'un bruit sourd.
─ Un chauffard ivre a pris la bretelle d'autoroute en sens inverse et a fini sa course dans ta Jeep.
─ Oh. Ceci explique cela. Je suis désolé de t'avoir menti mais tu ne m'aurais pas laissé partir à la chasse au loup.
Stiles tourna la tête vers Derek qui baissa les yeux. C'était la première fois qu'il ne soutenait pas son regard.
Melissa observait de loin le comportement du jeune homme et celle du loup. Elle jugea que ces deux-là avaient le grand besoin de parler. Elle s'approcha du lit et posa sa main sur le bras de Stiles.
─ Je suis ravie de voir que tu vas mieux. Je vais emmener ton père et Scott manger un bout. Ça fait des heures que l'on a rien avalé.
Son regard passa de Derek à Stiles et inversement pour que l'humain comprenne que c'était sa chance pour avoir sa discussion.
─ Ça ne te dérange pas de rester avec lui Derek ? demanda la jeune femme.
─ Non. Prenez votre temps.
Le shérif embrassa une dernière fois son fils puis il sortit de la chambre accompagné de Scott et sa mère.
Le silence s'installa dans la pièce. Ni Stiles ni Derek ne savaient quoi dire et ils se contentèrent de se fixer pendant de longues minutes.
─ Tu as été un imbécile de venir à Phoenix./T'as été un crétin de fuir Beacon Hill, dirent-ils en même temps.
─ Je suis venu à Phoenix pour te parler, pour te dire tes quatre vérités et pour essayer d'obtenir une explication sur ton départ précipité. Je sais que tu as quitté la ville pour nous protéger mais c'est idiot. Comme si on avait besoin de toi pour s'attirer des ennuis.
Les yeux du loup s'ouvrirent en grand quand il entendit les mots sortir de la bouche de l'humain.
─ Comment sais-tu ça ?
─ Tu vas me prendre pour un fou si …
─ Dis-le Stiles, lui ordonna l'ancien alpha.
Le jeune homme pinça les lèvres.
─ Tu m'as dit ça dans un rêve. Je sais c'est débile mais ça paraît cohérent. D'ailleurs, c'est la seule chose cohérente dans ce rêve.
─ Qu'est-ce qu'il s'est passé d'autre dans ton rêve ?
─ Hey mais ça ne te regarde pas !
─ Qu'est-ce qu'il s'est passé d'autre dans ton rêve ? répéta Derek.
Stiles avait-il tout entendu de sa pseudo déclaration ? Certes, il semblait mettre ça sur le compte d'un rêve mais le loup avait besoin d'en avoir le cœur net.
─ Promets-moi de ne pas te mettre en colère. Je n'ai aucune emprise sur mon esprit.
Derek souffla mi-agacé, mi-angoissé.
─ En gros, tu disais que tu avais fui pour me protéger, que j'étais important pour toi. Que toute les personnes qui comptent pour toi finissaient par mourir et que tu ne t'en remettrais pas si je mourrais. Tu vois, ça n'a absolument aucun sens. Ma tête fait des siennes parfois. Tu ne vas pas me manger hein ?
Le loup leva les yeux au ciel et en profita pour détourner son regard de l'adolescent. Stiles avait absolument tout entendu. Mais il ne croyait pas un seul instant que ça avait pu réellement se passer.
─ C'est tout ? le questionna-t-il.
Il entendit le cœur de Stiles faire un bond dans sa poitrine.
─ Quoi ''c'est tout'' ?
─ Y a rien eu d'autre d'étrange dans ton rêve ?
─ Ah ! Donc tu es d'accord avec moi : c'est étrange.
─ Stiles !
─ Non il n'y a rien eu.
Derek savait qu'il mentait. Il entendait le cœur de l'humain battre de façon désordonné. Il se doutait bien que Stiles avait ''rêvé'' du baiser pourtant il voulait l'entendre de la bouche du garçon. C'était complètement insensé de sa part de le pousser à l'avouer, il se mettait en péril consciemment.
─ Tu es un menteur, déclara le loup.
─ Et quand bien même ? En quoi mes rêves complètement absurdes t'intéressent-ils ? Moi je voudrais bien savoir ce que tu fais à mon chevet. C'est Scott qui t'a prévenu ?
─ C'est plutôt le contraire. Cora et moi avons vu ta Jeep à la télé, impliquée dans un accident. Ma sœur a prévenu Scott et on attendu à l'hôpital jusqu'à ce que ton père arrive. J'ai répondu. A toi.
Stiles ouvrit la bouche puis la referma cherchant comment formuler ce qu'il avait à dire.
─ Et bien, comment dire... On a rejoué une scène de Blanche-Neige ou de la Belle au Bois Dormant. Evidemment j'étais la princesse et toi le prince. Non pas que tu ais l'allure d'un prince ou moi d'une princesse tu vois mais c'est le rôle que tu ….
─ Viens en aux faits.
─ Tu vois, la princesse est inconsciente et le prince est désespéré. La seule chose qu'il trouve à faire, et bien...
─ Je t'ai embrassé, finit par dire Derek qui n'en pouvait plus de cette comparaison avec les contes.
─ Oui c'est ça. Tu m'en veux ?
Derek préféra éluder la question.
─ Pourquoi vouloir me retrouver ?
─ Je te l'ai dit. Je voulais te parler.
─ Et bien vas-y parle. Comme ça je pourrais partir et continuer ma route.
Le cœur de Stiles se brisa. Derek ne pensait qu'à une chose : partir. Encore. Il se redressa dans son lit dans l'intention de se lever.
─ Tu fais quoi ? Tu ne dois pas bouger !
─ Très bien. Approche-toi.
Le loup s'exécuta et Stiles leva le bras prêt à le gifler. Derek lui enserra le poignet juste à temps.
─ Tu pensais faire quoi là ?
─ Te gifler ! C'est la seule chose que tu mérites. Pour être parti sans un mot, pour m'avoir abandonné sans explications et pour vouloir fuir encore. J'ai failli perdre la vie en tentant de te retrouver et toi tu ne penses qu'à repartir. Pourquoi as-tu jugé que je ne méritais pas un ''au revoir'' ?
─ C'était plus facile comme ça, déclara Derek impuissant face à la détresse qu'il lisait dans les yeux noisettes du jeune homme. Je te connais. Tu aurais essayé de me convaincre de rester. Tu aurais usé d'un tas d'arguments qui n'ont de sens que pour toi...
─ Stop, le coupa brutalement Stiles. Répète ce que tu viens de dire.
─ Tu aurais essayé de me convaincre de rester.
─ Et j'aurais usé d'un tas d'arguments blablabla. Tu as dis exactement la même chose dans mon rêve.
Le jeune homme se tut un instant pour réfléchir. Derek savait qu'il s'était trahi.
─ Je n'y crois pas !
─ Quoi ?
─ T'es un con. Le plus grand connard que la Terre ait jamais porté. Et un lâche en plus !
─ De quoi tu parles Stiles ?
─ De quoi je parles ? éructa Stiles. Tu te fous de ma gueule depuis tout à l'heure. Me laisser croire que c'était un rêve alors que tu m'as bien dit ces mots. Que tu m'as effectivement embrassé !
Derek ne savait pas quoi dire pour ça défense. A vrai dire il n'y avait rien à dire. Il l'avait cherché.
─ Je suis désolé Stiles. J'ai abusé de ta faiblesse.
─ Mais j'en ai rien à foutre que tu m'aies embrassé,enfin pas vraiment mais ce que je ne comprends pas c'est pour quelle raison tu ne m'as pas contredit quand j'ai dit que c'était un rêve.
─ Quelle aurait été ta réaction si je t'avais contredit ? Tu m'aurais ri au nez. Et puis un loup qui s'attache à un humain c'est dangereux, il devient une cible facile et je refuse de te mettre en danger.
─ C'est tout ce que j'ai toujours rêvé d'entendre de ta bouche Derek, avoua le jeune homme. Que je compte pour toi. En venant à Phoenix j'avais dans l'idée de te faire la misère mais également de te dire ce que je ressens pour toi, pour te faire comprendre à quel point ton départ m'avait blessé.
Bien que le visage de Derek avait retrouvé son masque impassible, Stiles voyait bien qu'il bouillonnait.
─ Tu ne l'avais pas vu venir celle-là. Et oui le gentil petit Stiles est tombé sous le charme du grand méchant loup. Je ne veux pas que tu me repousses Derek. Je ne veux pas que tu partes, je veux que tu reviennes à Beacon Hill. Avec moi. Il ne va rien arriver si tu acceptes de vivre ta vie. Il n'y aura pas de météorite qui foncera sur la Terre ou d'invasion de fourmis rouges géantes. Tu ne sèmes pas le malheur partout où tu vas. Je veux que toi et moi devenions un ''quelque chose'' peu m'importe le nom tant que j'ai le droit de sentir tes lèvres sur les miennes et pas seulement dans un état de semi-conscience.
─ Stiles.
─ Non, laisse-moi finir. Si j'avais su qu'avoir un accident était le prix à payer pour recevoir un baiser de ta part...
─ Ne termine pas cette phrase Stiles.
─ ….j'aurais fait en sorte d'en avoir un plutôt. Je suis prêt à me battre pour toi Derek. Je ne te laisserai pas me quitter maintenant que je sais que tu partages les mêmes sentiments que moi.
─ Tu racontes n'importe quoi Stiles.
─ Oh non. Je n'ai jamais été aussi sérieux. Tu n'imagines même pas de quoi je suis capable quand je tiens à quelqu'un.
Ils se fixèrent du regard avec un air de défi. Stiles ne voulait pas capituler, ne pas cligner des yeux mais il ne résista pas bien longtemps. Ses paupières se faisaient bien lourdes et il bailla bruyamment.
─ Tu devrais te reposer.
─ Je ne te ferai pas le plaisir de fermer les yeux. Tu en profiteras pour te carapater.
─ Et si je te promets de ne pas partir ?
─ Comment je peux être sûr que tu tiendras ta promesse ?
Derek s'avança vers le lit et s'assit sur le bord. Stiles se décala et le loup s'allongea à ses cotés.
─ Ça te va comme preuve de ma bonne foi ?
─ C'est pas mal. Mais...
Stiles voulait autre chose, quelque chose de plus dont il n'osa pas formuler la demande. Derek approcha son visage du sien et captura les lèvres de l'adolescent. Stiles avait gagné, il l'avait convaincu.
─ Et là ?
─ C'est mieux.
La voix de Stiles avait faibli d'intensité. Il était en train s'assoupir, calé dans les bras du loup.
─ Tu rentreras à Beacon Hill avec moi ? demanda le jeune homme à moitié endormi.
─ Oui.
C'était une promesse qu'il tiendrait. Toutefois, Stiles dormait déjà.
Fini ! Merci d'avoir lu. J'espère que vous n'êtes pas déçus.
