Helloooo ! Cette fois-ci, un chapitres composé de mini-scénettes.

J'espère que certaines d'entre elles vous feront un peu rire !

Bonne lecture !


« Pourquoi les gens sont pas foutus de discuter dans ces séries de merde ? pesta Vanitas devant l'immonde quiproquo qui prenait place devant ses yeux de spectateur médusé. Ce serait tellement plus simple pour tout le monde, sérieux ! Vous êtes débiles, ça me gonfle ! »

Est-ce qu'il s'entendait parler, parfois ? Ventus fit une moue qu'il ne put pas voir, avant de commenter :

« Hier, tu m'as renversé du vinaigre dans les cheveux parce que tu pensais que j'avais jeté ta paire de chaussettes trouées, alors qu'en fait tu les avais oubliées dans la machine à laver.

-C'est pas pareil.

-Bah si. Si tu m'avais demandé dis donc Ven, est-ce que tu as jeté mes chaussettes trouées qui puent et que je continue à mettre parce que je suis têtu comme une mûle alors que ça me fait des cloques aux pieds ? on en serait pas arrivés là.

-Ça va, c'est pas si grave…

-Tu l'as fait parce que tu pensais que ça pouvait peut-être me dissoudre ma peau de cadavre moisi, expliqua ledit cadavre avec un calme exemplaire. Tu voulais littéralement me défigurer.

-Et finalement ça l'a pas fait, donc bon…

-Je sens encore le vinaigre après quatre douches. Et ça n'empêche pas que tu réagis un peu excessivement. Imagine si ç'avait vraiment marché ! J'ai même pas jeté tes foutues chaussettes !

-Mes chaussettes t'emmerdent ! »


« Dis donc Vani, tu fais quoi comme métier au juste ? »

Le concerné en fut tellement outré qu'il mit Adventure Time sur pause pour se tourner vers Ventus.

« Wow. Plus jamais tu m'appelles comme ça. Sinon, j'te renvoie d'où tu viens aussi sec. »

Mais Ven ne prenait pas ses menaces au sérieux. Il avait juré de le renvoyer nourrir les vers au moins dix fois cette semaine, sans qu'aucune mesure ne soit prise en ce sens.

« Ok ! J'arrête de t'appeler Vani si tu commences à m'appeler Ven.

-Jamais de la vie.

-Pourquoi ?

-J'aime pas les diminutifs.

-Tant pis pour toi, Vani.

-Ventus, sérieux, je vais te tuer.

-Je suis déjà mort, tête de pioche. Et puis ça va, c'est mignon Vani comme surnom !

-Je plaisante pas. Tu arrêtes ça tout de suite.

-Appelle-moi Ven alors.

-Plutôt crever.

-Ok, Vani !

-Putain de merde. »

Et comme ça, le conflit fut résolu.


Ventus sursauta. Le coup sourd qu'il venait d'entendre ne venait pas des haut-parleurs de la télé.

« J'ai entendu un bruit.

-C'est rien, marmonna Vanitas avec mauvaise humeur. Ça fait ça des fois.

-Quoi fait ça ?

-Mh, les voisins, les bestioles dans le jardin, les canalisations… On s'en fout non ? »

Ven plissa les yeux. Pourquoi avait-il la désagréable impression que son colocataire lui cachait quelque chose ?


Vanitas coula un regard suspicieux vers son zombie apprivoisé, puis vers le saladier de chips posé entre eux sur le vieux canapé défoncé. Ses soupçons commençaient à se confirmer.

« Je t'ai jamais vu manger.

-Hum ? Oh. Je mange pas.

-Tu peux répéter ça ?

-Je mange pas, répéta Ventus.

-T'as l'air tout content chaque fois que je sors les chips ! rétorqua le mage noir.

-Hum, bah… Je sais pas, ça fait une ambiance conviviale ? J'aime bien ! »

Il fronça les sourcils, mais ne releva pas. Ça faisait déjà un moment qu'il avait renoncé à comprendre ce genre de réflexions. Après tout, Ventus était niais. Peut-être qu'un peu de son cerveau avait coulé et était resté au fond de sa tombe, pour ce qu'il en savait.

« Attend, ça veut dire que ça fait un mois que tu me laisses bouffer assez de chips pour nourrir deux personnes tous les soirs ? »

Ventus haussa les épaules.

« Ça a pas l'air de te déranger. Je pensais que tu savais.

-T'essaie de me tuer par le cholestérol ? C'est comme ça que tu me remercies de t'avoir gracieusement rendu la vie ?

-Non, mais avoue que l'ironie de la chose serait magnifique, commenta distraitement Ventus.

-Ok, j'avoue » concéda Vanitas.


« Non mais tu m'as pas répondu du coup. Tu fais quoi comme métier ?

-J'suis mage noir.

-Ok merci Sherlock, ricana Ventus. Mais qu'est-ce que tu fais exactement ?

-De la magie noire.

-Tu me prends pour une bille ou quoi ? C'est vaste, la magie noire ! »

Un soupir agacé lui répondit.

« Vaniiii ! Dis-moi !

-J'suis dans une entreprise qui régule les créatures démoniaques. Genre les goules et les vampires et ce genre de conneries.

-C'est intéressant ?

-Pas vraiment.

-Oh. »

Il se mit à réfléchir.

« Mais du coup, tu savais pas que… enfin, pour moi. T'avais pas l'air de t'y connaître.

-Les zombies, ça rentre pas dans les créatures démoniaques, c'est pas mon domaine. Je suis pas sûr que ça rentre dans quoi que ce soit, vu comme c'est rare. A priori, t'es le premier depuis plusieurs siècles. »

Ventus en ressentit une étrange fierté.


« Dis donc, tu pourrais au moins nettoyer l'appart' pendant que j'suis au boulot !

-Bah, je voulais le faire, mais je savais pas que les épisodes de Sherlock étaient si longs, et…

-Et t'es une feignasse, donc.

-Regardez qui parle ! s'amusa Ven en roulant des yeux.

-Moi je travaille toute la journée ! Toi t'as littéralement rien à faire !

-Eh, je fais la vaisselle !

-Encore heureux !

-Gnagnagna… Dis donc, Vani, j'suis à peu près sûr que ressusciter les gens pour obtenir des esclaves dociles, c'est illégal.

-Bah c'est que, j'avais pensé à importer un petit chinois, mais ça grandit vite ces machins, c'est casse-couille. Puis ça coûte plus cher.

-C'est sûr, vu que je mange pas…

-Non mais 'fin, sors au moins le linge de la machine, quoi... C'est pas parce que t'es tout moisi que tes fringues doivent l'être aussi. »


« Mais du coup, tu fais pas caca, non plus ?

-Non, Vanitas, je ne fais pas caca. »


« Est-ce que je pue ? demanda soudainement Ventus pendant le visionnage d'Avatar.

-Pardon ? »

Le mort-vivant baissa les yeux, l'air embarrassé. Il grattait nerveusement sa main grisâtre.

« J'veux dire, je suis mort. Les cadavres, ça pourrit. Bon, moi, c'est magique, je suis bien conservé, mais… Comme on peut jamais sentir sa propre odeur et tout, je me demandais si je pue.

-C'est pour ça que tu prends des douches deux fois par jour ? Faut arrêter hein, ça va me revenir cher en eau.

-Mais ça m'angoisse ! J'ai jamais trop osé te demandé, parce que c'est un peu… J'ai peur de pas aimer la réponse. »

Vanitas prit une pleine poignée de chips dans le saladier avant de parler.

« Tu sens le shampoing, Ventus. »


« Hum…

-Qu'est-ce que tu fous allongé sur le carrelage de la cuisine ? J'ai failli te marcher dessus ! »

Ventus leva un visage pensif vers l'air inquisiteur du mage noir.

« Dis, ça paye bien, ton machin de magie noire là ?

-Pas assez pour les cinq ans d'études que j'me suis tapé. Tu fais quoi par terre ?

-Je me disais que c'est une bien grande maison pour un p'tit jeune comme toi. J'me demandais comment t'as pu te la payer.

-Elle est pas si grande.

-T'es propriétaire ?

-Ouais.

-J'te crois pas, marmonna Ventus en fixant le plafond. T'as vingt ans. Y'a une couille dans le potage. Tes parents sont riches ?

-Nan.

-Alors quoi ?

-Tu casses les pieds. Et je me répète, mais, y a des endroits plus confortables que le sol.

-J'aime bien le sol. Le sol est honnête avec moi. Toi, tu me caches des trucs. C'est une baraque de vieux en plus, y a une tapisserie fleurie et des vieux meubles et du carrelage moche et même des livres sur Jésus ! N'essaie pas de me faire croire que c'est tes affaires à toi. »

Vanitas soupira, avant de laisser tomber son derrière fatigué de travailleur sur une chaise en paille. Bon pour la déco, il n'avait pas tort…

« Franchement, tu penses pas que, s'il y avait une combine louche, je te l'aurais dit ? Je veux dire, bon, j'ai fait le truc le plus interdit du monde en te sortant du cimetière. On est pas à ça près, toi et moi. C'est pas comme si tu pouvais me dénoncer.

-T'as tué personne, alors ?

-Pas pour la maison. Je l'ai eu pour une bouchée de pain. La vieille dame qui l'occupait est morte, et son fils était une vraie tanche en immobilier. Il a pas eu le temps de la vider ou la faire expertiser que je l'embrouillais déjà. Bon, j'ai peut-être lâché un petit sort de confusion, trois fois rien… »

Ventus se redressa d'un coup.

« Attend, quoi ? Comment ça pas pour la maison ? C'est déjà arrivé ?

-Tu te rends compte ? sourit Vanitas. Pour les meurtres, y a aucun être céleste à la con qui vient me faire la morale. Par contre, quand je rends la vie à quelqu'un, là… On pourrait penser que ça part d'une meilleure intention, non ?

-T'as tué qui ? »

Mais l'autre posa un doigt sur ses lèvres, l'air beaucoup trop content de lui.

« Ça, ce sera pour une prochaine fois ! J'aime bien garder une part de mystère.

-Mouais. Frimeur.

-J'te fais pas peur ? J'veux dire, la plupart des gens auraient pris leurs jambes à leur cou… »

Ventus haussa les épaules.

« Bof, j'ai nulle part où aller, et j'ai aucune raison d'avoir peur d'un mec qui crame encore ses œufs au plat. Je revois encore ce tout p'tit machin carbonisé…

-C'est arrivé qu'une seule fois ! »

Mais Ven ne le jugeait pas, même après avoir appris ça et, bizarrement, pour une fois la taquinerie lui fit presque plaisir.


Voilà voilà !

Finalement, je pense poster sur cette fic pendant les semaines où je n'ai rien d'autre à poster... Vous en pensez quoi ?

À tout bientôt !