Bonjour à tous, voici la suite des histoires de Mitsumi. Ca serait cool si on me laissait des commentaires, que je sache si vous aimez ou pas, mais bon, le lecteur est roi.
Bonne lecture et à la prochaine.
L'occasion se présenta enfin ! Un jour, Giratina fut 'appelé' en urgence. Via des bulles, la Team Galaxie s'agitait avec à leur tête, le vieux pas aimable avec les gens, alias Pluton. Je ne savais pas ce qu'ils fichaient, mais pour que Giratina prenne part à leurs affaires (là, où la Team Rocket s'était déchaînée sur un village, puis l'avait réduit en cendres deux semaines plus tôt et que Giratina s'était contenté de bailler en voyant la scène), ce devait être vraiment important.
Le légendaire en oublia de fermer le vortex, et après deux minutes, je courus vers le portail. J'eus la satisfaction de voir que j'avais atterrit en un seul morceau vers Célestia, à côté du Mont Couronné. J'arrivais en ville et ce fut à ce moment que je me rendis compte que je schlinguais. Ça faisait... ?
En fait, je ne savais même plus depuis combien de temps j'étais restée dans le Monde Inversé. Je puais tellement que la doyenne me promis une nuit gratuite à l'hôtel si j'acceptais de prendre un bain. Il fallut me changer l'eau trois fois, mais au moins, j'étais propre.
Je m'installais à la fenêtre et fixais la place devant moi. Il y avait une petite cabane dont l'utilité m'échappait, ainsi que l'entrée menant aux ruines des trois pokémons légendaires des Lacs Savoir, Courage et Vérité. Une légende dit que si on réussi à les invoquer et créer une chaîne rouge, on peut contrôler Dialga et Palkia. Mais gare à la fureur de Giratina...
Alors que je sirotais un thé, des cris se firent entendre, et je vis passer plusieurs membres de la Team Galaxie en courant. L'instant d'après, un gros œil rouge me fixait à travers la fenêtre. J'étais en train de me demander quel pokémon avait un corps de cette matière, quand Giratina arracha le toit de la mairie.
J'ouvris la fenêtre avant qu'il ne se décidasses à exploser le restant du bâtiment, et là, ce fut la partie la moins rigolote.
La Team Galaxie n'avait reculée que pour mieux attaquer, et Giratina se dit qu'il valait mieux s'enfuir en volant. Donc, il décolla. En flanquant un violent coup de queue sous ma fenêtre. Je plongeais en avant et attrapait la première chose que j'avais sous la main, soit sa queue. Le légendaire s'éleva dans les cieux pendant que je me crispais comme une malade.
Giratina fila hors de portée de la Team Galaxie, et je lâchais prise au moment où il me vit. Il plongea et je me réceptionnais sur son dos. J'enserrais ce que je pus attraper, et Giratina accéléra encore. Les ailes produisaient un battement régulier, et le froid était compensé par la chaleur de son dos. J'étais en train de me demander pourquoi il filait aussi vite quand j'eus ma réponse. Un tir le percuta et Giratina dû plonger en piquée pour se reprendre.
Mon rythme cardiaque monta d'un cran et j'aurais facilement explosé le Livre des Records si on avait enregistré les battements de mon cœur à ce moment. J'enfouis ma tête contre son dos, et serrais tout ce que je pouvais serrer. Le bruit d'un hélicoptère ou un truc comme ça se fit entendre. Giratina crépitait depuis que le tir l'avait atteint, et il dû se poser à Vestigion.
Il lança un cri rauque et je sentis toutes les mauvaises émanations qui se dégageaient de son corps. Il venait de créer un champ de force ! Et quel champ de force ! Il partait de la statue jusqu'au Mont Couronné.
Les gens fuyaient et s'ils parvenaient à sortir du champ de Giratina, je pariais fort qu'ils ne pourraient rentrer ensuite. L'hélico tourna au-dessus de nous, mais la défense du renégat remplissait son office. Giratina me jeta un coup d'oeil avant d'ouvrir un vortex. Je compris qu'on allait retourner dans le Monde Inversé, et cela se confirma.
Le portail se résorba et le légendaire fila vers son coin où il dormait, avant de s'y glisser. Il s'immobilisa et je descendis de son dos. Il me jeta un regard que j'interprétais comme inquiet, et je lui répondis par une de mes crises d'angoisses. Vous savez, celles qui vous obligent à vous vider la tête, et vous occuper, ou bien à marcher dans tous les sens.
Giratina lança un tout petit cri, et je compris qu'il sentait la peur des gens. Était-ce qui lui donnait de la puissance ? Je ne saurais le dire. Le légendaire me fixa jusqu'à ce que je me calma et il s'endormit une fois que j'eus intégré le duvet qui n'avait pas bougé depuis le matin.
Un jour, Giratina décida de ressortir dans le Monde de Réalité. Sans doute qu'il avait vu un des deux autres légendaires et qu'il comptait encore se battre. Ça, ça passait encore. Mais qu'il réussisse à traîner Palkia chez lui, ce fut un peu plus compliqué.
Ce matin-là (enfin, je dis 'matin', mais à vrai dire j'en savais rien du tout), Giratina s'ennuyait ferme. Il se remit donc à me courser (ce qu'il faisait de plus en plus rarement), ce qui ne me surprenait plus vraiment. Seulement, il cessa tout à fait de me courir après pour regarder dans une des bulles. Je m'arrêtais, hors d'haleine, en me demandant pourquoi il cessait son 'jeu'.
J'eus ma réponse. Palkia planait tranquillement dans les cieux, et Giratina ne tarda pas à ouvrir un portail et disparaître. Je cessais de trembler de peur (car oui, Giratina était toujours aussi impressionnant pour ma part) et en profitais pour boire un coup.
Comme je n'avais rien de particulier à faire, hormis attendre son retour, je décidais de faire un tour dans le cimetière d'objets. J'y faisais plus ou moins le tri et on y voyait plus clair. J'y avais trouvé des objets comme une lampe, un lance-flammes, et même un marteau piqueur (qui avait autant effrayé Giratina que moi-même le jour où j'avais essayé de le faire marcher sous sa demande. L'engin avait crachoté pendant plusieurs heures, avant de s'arrêter pour manque de carburant).
J'avais tellement bien trié le coin que j'y avais découvert un passage souterrain. Aujourd'hui, je comptais bien l'emprunter. Ayant saisis une lampe frontale, je l'allumais et m'y dirigeais. Comme il n'y avait qu'un tunnel, je continuais tout droit jusqu'à la sortie. c'est alors que j'entendis le son des clochettes.
Je me demandais si Giratina avait ramené un instrument de musique, quand je me retrouvais au niveau de la tête de Palkia. Le légendaire et moi-même furent aussi surpris l'un que l'autre, et on fit tous les deux un bond en arrière. Les cris de fureur du renégat résonnèrent dans le boyau, et Giratina ne tarda pas à apparaître.
Palkia lança une attaque, et je dus reculer pour ne pas être visée. Giratina l'esquiva et s'apprêta à lancer une Aurasphère quand il me vît. Sa fureur augmenta d'un cran, et il balança ses tentacules pour bloquer Palkia. Palkia qui tapa dedans, à grands coups de dents, et le renégat dû le lâcher. Le contrôleur de l'espace s'envola et manqua de me rentrer dedans.
Giratina alla se matérialiser entre l'autre et moi, et cela me surpris. Il venait d'encaisser le coup à ma place ?! Pourquoi ?
Le renégat m'attrapa via un tentacule et seule ma peur du vide me fit me débattre dans tous les sens. Il me lâcha sur un morceau de sol, et fonça de nouveau sur Palkia. Je filais me mettre à l'abri et les deux légendaires enchaînèrent les attaques, pendant près de cinq heures. Finalement, comme ils étaient aussi crevés l'un que l'autre, Palkia se posa et Giratina le fit dégager de son monde via un portail (et une Aurasphère dans le dos de l'autre pokémon qui répondit à ça par un cri de fureur).
Giratina fila boire un coup, et retourna dans le coin dodo. Quant à moi, j'accusais toujours le coup de la bataille entre les deux. On aurait dit qu'ils étaient de force égale. Mon regard se posa sur une bulle flottant non loin de moi, et je m'approchais pour mieux voir. Elle représentait mes amis, en train de se faire un barbecue vers la Ligue Pokémon. Ils avaient tellement l'air inquiets de ma disparition que je me demandais s'ils se rappelaient qu'ils avaient une copine.
Ça m'énerva et j'éclatais la bulle. Giratina me lança un cri rauque d'avertissement, et je m'éloignais en vitesse. C'est vrai que si j'explosais quelque chose ici, ça aurait une incidence dans le monde réel. J'espérais juste que mes 'amis' avaient eut très mal. Je fis les cents pas pour me détendre, et mon regard se posa sur un livre. Je le saisis et me mis à lire.
