Et hop ! Voici le troisième chapitre...
J'en profite pour vous remercier pour vos reviews... surtout les anonymes à qui je ne peux pas répondre...
James et Sirius étaient bien éveillés quand le loup redevint Remus. Peter devait encore dormir dans un des trous du mur, à l'abri du loup. Silencieux et impressionnés, les deux amis assistèrent à la transformation. Ils n'osaient approcher à cause du loup qui grognait.
Quand elle se termina, ils se regardèrent. La souffrance de leur ami les mettait mal à l'aise. Enfin, comme Remus se mit à trembler, Sirius et James eurent la même idée et se précipitèrent vers lui. James arriva juste avant Sirius et prit Remus dans ses bras. Sirius le dévisagea étonné. Le pincement au cœur et le froid qu'il ressentit à ce moment l'empêchèrent de répondre au sourire de défi que lui lança James. Mais leur attention se reporta vite sur Remus qui continuait de trembler. James resserra ses bras autour de lui. Sirius les regarda. Il était très troublé. Ce qu'il ressentait était tellement profond. Il se sentait froid de l'absence de Remus dans ses bras, et en voulait à James, comme s'il était… jaloux ?
A ce moment, ils entendirent la voix de Remus. James se pencha vers lui et murmura :
- Tout va bien, Remus, tout va bien.
- Sirius… ? la voix de Remus était à peine plus qu'un souffle.
- il est là…
- Sirius…
James se tourna vers Sirius, un sourire légèrement triomphant. Sirius se dispensa d'y répondre et s'agenouilla près des deux maraudeurs.
- Je suis là, Remy, je suis là…
Remus tourna son visage vers lui. A nouveau, Sirius eut un pincement au cœur. Remus était très pâle. Ses yeux entrouverts étaient humides et se refermèrent à peine posés sur Sirius.
Celui-ci prit Remus des bras de James et le serra contre lui. Sirius, à nouveau, éprouva cet étrange sentiment de bien-être. Il sentit le regard de James sur lui et ferma les yeux pour y échapper. Il pencha la tête sur celle de Remus et resta un moment à le bercer. Il ne voulait pas penser à ce que les autres pouvaient imaginer. Il était bien, juste bien avec son ami dans les bras. Remus avait besoin de lui et lui seul pouvait le rassurer.
C'est Peter, revenu parmi eux, qui le fit sortir de sa rêverie :
- les gars, on va être en retard…
- on arrive, répondit James. Il aida Sirius à porter Remus sur le lit et les trois maraudeurs quittèrent la cabane hurlante.
Arrivés dans leur chambre, James attendit que Peter soit sous la douche pour aller s'asseoir à côté de Sirius, sur son lit.
- Alors ? demanda-t-il.
- Alors quoi ?
- Sirius, avoue…
Sirius était mal à l'aise. Il savait très bien ce dont parlait James, et il savait très bien aussi que ce n'était pas tout à fait faux. Il ressentait quelque chose de plus que de l'amitié pour Remus, de plus qu'une forte amitié. Son silence répondit pour lui à James.
- En tout cas, tu connais ses sentiments… continua James.
- ???
- C'est quand même toi qu'il réclame…
Sirius regarda James.
- Tu crois ?
- Oui, c'est certain.
- Mais il ne le manifeste jamais autrement…
- Pas étonnant. Remus n'a jamais été un grand démonstratif…
- Non, je n'y crois pas. Remus a reçu des lettres…
- Mais il n'y a pas répondu ! objecta James.
- Ca, on n'en sait rien… Et puis de toutes façons, je ne suis pas amoureux de lui !
- Que tu dis ! Mais je sais que tu l'aimes…taquina James.
- N'importe quoi …
- Il suffit d'avoir vu ta tête quand j'ai pris Remus dans mes bras… Tu étais vert de jalousie, mon vieux !
Sirius haussa les épaules, et resta silencieux. Il ne savait pas ce qu'il avait ressenti à ce moment là. Tout était trop nouveau, trop soudain. Il se demandait encore ce que c'était que ce sentiment, et quelle force il avait, et ce dont il avait envie…Et est-ce que Remus ressentait la même chose ? Sirius avait trop de question qui se bousculaient et dont il ne trouvait pas, ou plutôt dont il ne s'avouait pas les réponses.
Sirius fut étrangement silencieux toute la journée.
Et lorsque Remus regagna le dortoir le lendemain soir, le trouble qui envahit Sirius l'empêcha de sourire naturellement.
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Les vacances de Noël arrivèrent et séparèrent les maraudeurs qui retournèrent dans leurs familles respectives. Au grand dam de Sirius qui avait vainement insisté pour rester à Poudlard – même tout seul, il aurait préféré ça au fait de retourner square Grimmaurd.
Et les efforts qu'il dut faire pour être au minimum poli dans la maison familiale lui prirent tellement d'énergie qu'il n'eut guère le temps de penser à autre chose.
Sauf lorsque lors de la deuxième semaine, il s'aperçut que c'était la pleine lune. Inconsciemment, il repensa aux précédentes, non sans frissonner. Enfin surtout aux matins qui suivaient les pleines lunes. Il ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain malaise. Avoir vu, voir Remus souffrant ainsi de la transformation l'avait profondément frappé. Comme James et Peter d'ailleurs.
Il eut envie de se transformer en Patmol. Il se raisonna très vite, qui sait comment auraient réagi ses parents si par mégarde ils s'en apercevaient ? Et n'importe qui, comme Regulus par exemple, pouvait rentrer à tout moment dans sa chambre…
Sirius attrapa son miroir, comme souvent pendant les vacances, et appela James.
- Oui, Sirius, qu'est-ce qui t'amène, vieux frère ?
- Rien, je trouve le temps long, c'est tout. Qu'est-ce que tu fais ?
- Et bien en ce moment, je suis en train de lire un article sur l'équipe des Wimbourne Wasps.
- Ah oui, l'équipe de Wimbourne… C'est vrai qu'ils ont deux excellents batteurs…
- Oui, et tu verras, ils finiront par avoir la coupe…
Il y eut un silence.
- Et toi, qu'est-ce que tu fais ? demanda à son tour James.
- Rien, j'essaie de supporter cette prison.
- Tu exagères ! dit James.
- Non. Le ton de Sirius était assez sec et n'autorisait aucune répartie. James changea de sujet :
- Dis-donc, tu as vu que c'était la pleine lune hier ?
- Oui.
- Alors, tu as pensé à Remus ? James avait mis un rien de sournois dans sa question.
- James Potter ! Combien de fois va-t-il falloir que je te dise qu'il n'y a rien du tout…
- …que de l'amitié sincère ! finit James en réprimant un fou-rire. Puis il ajouta : Allez, admets-le !
- Franchement, vieux, tu m'emmerdes avec ça !
- Ecoute, si tu venais à la maison pour les deux jours qui restent ? On pourrait en parler plus à l'aise, non ? suggéra James.
- Si c'est pour ne me parler que de ça, je préfères encore rester ici !
- Oh, ne boude pas… Je te parlerai aussi de Lily… et si tu es sage on parlera aussi de Snivellus..
- Ah, voilà qui est mieux ! Le visage de Sirius s'était illuminé. J'aime quand tu sais trouver les mots qui me motivent !
Oui, je sais, j'ai mis un gros mot... mais aussi c'est vrai qu'il est embêtant ce James!!!
Sirius a peur de s'avouer qu'il est amoureux... et jaloux encore plus! Il y a encore du travail à faire...
Bises à vous et à très bientôt...
