III. Tu étais mon héros, tu es devenu le leurs.
Hey,
Voilà le troisième chapitre, cette fic ne devrait pas être très longue, elle sera donc bientôt fini normalement.
Ce chapitre est un peu plus 'guimauve' que les précédents, ne me demandez absolument pas pourquoi, j'ai succombé à l'appel. X)
Désolé des fautes.
Les étoiles brilleront chaque jour plus fort !
Merci, Folite.
Réponse au review :
Wow merci Ever-Lyo ! Ca me fait réellement plaisir, j'essaie de faire moins de fautes mais parfois ça passe sans que je ne les aperçoive. Franchement merci ! J'espère que tu aimeras la suite tout autant!
« Not all those who wander are lost. »
(Tout ceux qui errent ne sont pas perdus.) –J. R. R. Tolkien
Je ferme les yeux. Mes dents claquent légèrement, le froid me mord la peau. Ma mâchoire me lance, j'ai mon sang qui bat trop fort à mes tempes. Ma vue est trouble, j'entends vaguement des paroles mais ne parviens pas à saisir le sens des mots qui m'atteignent. Le monde qui m'entoure est une vague succession d'image. De la bile s'éclate entre mes lèvres, le goût acre du sang se propage entre mes papilles, indétrônable. Tout est flou. Tes paroles raisonnent en boucle dans ma tête. Fuis. Fuis immédiatement, tant que tu le peux. La douleur me parcourt l'abdomen, j'ai l'impression de crever. Je suis lente, si lente. Je crois qu'on me tient par les bras, à moins que l'on m'ait mis sur un brancard ? Je n'ai pas suivi, je ne comprends plus rien. Je sais qu'on me traine, je sens mes pieds qui raclent la dalle. Des silhouettes se détachent autour de moi, éblouissante. Ma langue est enflée par le nombre de morsures qu'elle a dû endurer. Va-t-en. Prends tout ce qu'il te reste et cours, ne t'arrête pas. Mes yeux me brûlent, je ravale mes larmes d'un sanglot. Ma tête me tourne, je sens mes genoux qui défaillent. Mes mains glissent contre le gravier, ma tête heurte le sol. Les paupières obstinément closes, je crois en ma fin qui arrive au galop. L'odeur du sang m'entoure, elle me poursuit. Mais qu'on cesse ce massacre ! Lys, écoute-moi ! Lys ! Je t'en supplie, fuis. Je sens mon corps qui lâche, est-ce la mort qui vient enfin me chercher ? Par pitié, oui. Mes forces m'abandonnent, mon esprit résiste. L'odeur est insupportable, la douleur m'insupporte. Je veux partir. Je n'ai plus rien à faire ici, ce n'est que spéculations. Une utopie que de croire en un monde meilleur, rien ne sera plus jamais comme avant. Je tremble. L'odeur monte dans mes narines et brûle mon cerveau, la souffrance me fait suffoquer. Ou est-ce la mort qui m'attire à elle ? Lys, secoue-toi ! Je ne pourrais pas te sauver à chaque fois, je ne serais pas toujours là. Lys, je ne veux pas que tu meurs. Je suis secouée de léger spasme. Je ne comprends rien, ne devrais-je pas simplement mourir ? On s'active autour de moi, j'entends des cris. On me soulève, je n'ai même plus la force de protester. Cette fois-ci j'en suis certaine, on m'a mise sur un brancard. Une larme s'échappe et glisse le long de ma pommette brûle ma lèvre inférieure et va mourir au milieu de mon sang séché. Aie pitié de mon amour, Lys. L'odeur s'explose dans mon crâne. Arrêtez tout ! L'information monte lentement à mon cerveau qui est d'une lenteur exaspérante. C'est mon sang qui coule sans interruption. Je suffoque.
Laissez-moi crever en paix.
Pas tant que je serais vivant.
Je bats des paupières faisant perler des larmes. Les informations s'assemblent une à une dans mon esprit. Je sens la chaleur d'un feu près de moi, des respirations sifflantes me parviennent. Le silence est bienvenu. La lumière m'éblouit quelques secondes. Je parviens à bouger, on m'a bandé mon bras, mes vêtements puent le sang. Mes cheveux ont été coupés au-dessus des oreilles, je n'en ai que faire. Je remarque une couverture couleur taupe à ma gauche, qui a dû glisser. Je suis allongée sur un brancard de fortune formé avec une planche en bois et un drap autrefois blanc immaculé. Je fais trainer mes doigts le long du tissu, imaginant des enfants sauter sur leurs lits dont il le drape. Je distingue un feu qui crépite à quelques mètres de moi, nous sommes dans une forêt. Des personnes sont allongées un peu partout autour de moi, endormies. Une personne fait la garde, accoudée contre un chêne, un fusil en main. J'émets un son rauque. Il se retourne vivement, l'arme pointée vers moi. Je laisse retomber ma tête contre la planche et recommence ce son rocailleux. Il s'approche.
« Que veux-tu ? Chuchote-t-il rapidement en regardant autour de lui. »
Je renifle.
« Où… »
Mon ancien professeur de chant me tuerait pour avoir osé émettre un son aussi affreux.
« Non loin du District 12, c'est là que tu vas ? »
J'hoche vivement la tête.
« Ils ont gardé le même nom de famille ? »
J'hausse les épaules, indifférente. Le sommeil me rattrape, je me fiche du reste. Je voulais juste savoir où on était et être certaine d'arriver à bon port.
« Pas bavarde hein ? S'esclaffe-t-il. »
Je fais les gros yeux. Il ne devrait pas retourner à son poste plutôt que de continuer à me taper la causette lui ? Si on se fait attaquer, je veux que l'on sache que je n'étais pas d'accord.
Fumer tue, boire tue, la guerre tue.
Tu as oublié l'amour, mon cœur.
Quelques jours plus tard, j'étais de nouveau sur pieds. Je m'examine attentivement dans un miroir. Je suis d'une pâleur à en faire mourir de jalousie un fantôme, j'ai les joues creuses, des cernes de trois pieds de longs, je tremble légèrement. Des hématomes virant vers le jaune s'étalent sur tout mon corps, j'ai des griffures un peu partout. Je boîte quelque peu mais ça n'a pas d'importance. Je retourne m'assoir près du feu, nous ne sommes pas loin du District 12, nous n'avons aucunes nouvelles du 13. C'est toi qui a voulu que je parte, c'est toujours toi qui a voulu que j'oublie. Que je t'oublie. Mon ventre se tord violemment, je cours vomir derrière un buisson. Ma vie s'effrite. Tu me manques, je n'arrive pas à m'enlever de la tête que j'ai failli. Que j'ai perdu. Tu vas crever, pour moi, à cause de moi. Et je ne serais même pas là pour t'enterrer, je ne serais même pas capable de t'aider. Je ne peux pas vivre sans toi, mais je peux vivre pour toi. C'est ta volonté, pas la mienne.
C'est injuste ! C'est macho, c'est romantique. Mais ça fait mal, et ça me bouffe. Je culpabilise, ça me détruit. Je m'écroule. Tout s'effondre. Je ne peux pas oublier, je ne veux pas oublier. Les gens autour de moi, fuient en famille. Nous ne sommes que douze certes, mais il y a deux familles, les trois passeurs et moi. Moi sans toi. Lâche. Lâche. Lâche. J'ai beau fermer les yeux, me dire que c'est pour toi. J'ai beau courir, j'ai beau fuir. J'ai beau m'enfermer, j'ai beau tout arrêter. Rien ne t'efface, je ne tente même plus de sourire, tout me fait dépérir. C'est peut-être pompeux, c'est peut-être guimauve, mais ça me grignote petit à petit. Ca gagne du terrain, ça m'étouffe. Ca m'enlève tout repère. Je ne peux pas m'y faire, je ne peux pas te laisser crever, mais pourtant c'est ce que tu m'as forcé à faire. J'étais trop faible pour protester, trop faible pour ne serait-ce que comprendre. Tu m'as traîné et mise dans ce groupe. Tu m'as forcé à fuir, et j'étais trop faible pour revenir. Tu le savais, bien sûr que tu le savais ! Tout comme tu savais qu'ils viendraient me chercher, tout comme tu savais qu'avec mes vêtements noirs, ils me prendraient pour quelqu'un du Capitole. Tout comme tu savais qu'inconsciemment, j'irais dans cette boutique. Tout comme tu es venu les voir. Certes, j'agrandis les faits, je t'ai aussi pris pour un ennemi. Tu n'étais que cette silhouette détachée que je ne pouvais que fuir. Tu n'étais que ma plus grande peur. Tu avais tout organisé, sauf qu'ils me frapperaient. C'est ironique, d'une certaine façon tu as presque plus souffert que moi.
Je me déteste de penser ça, mais je t'en veux, je t'en veux parce que si tu n'étais pas si fier, si attaché aux vieilles valeurs, si tu n'étais pas si chevaleresque, je serais toujours au 13, je serais toujours entrain de me battre. Et je n'aurais pas perdu.
Tu ne dois jamais oublier pour qui tu te bats, pour quoi tu te bats.
Pour crever dans les plus brefs délais.
Je laisse trainer mon regard sur la bâtisse qui se tient devant moi. C'est une maison typique, au toit plat. La porte s'ouvre, je serre mon sac en toile contenant une photo, une peluche et mes papiers contre ma poitrine. Ma respiration est sifflante. Mon oncle sort de la maison, lorsqu'il m'aperçoit, il se stoppe, figé par la surprise sur le perron.
Je me racle la gorge.
« Heu… Bonsoir. »
Il s'avance lentement et me frôle la joue du bout des doigts.
« Lys ? Lys Needreve ? Demande-t-il d'une voix rauque. »
Mon oncle, sa femme et mon cousin ont fuit du 13 lorsque j'avais sept ans, ils ont eu la chance de passer à travers les mailles du filet. Ils avaient senti qu'un jour, le Capitol passerait nos murailles. Et ils avaient raison.
« C'est… C'est vraiment toi ? »
J'hoche la tête. Il étouffe un sanglot et me serre dans ses bras. Je ravale mes larmes et enfonce mon nez dans son cou. J'ai l'impression de ne plus être seule, j'ai retrouvé ma famille. Christophe appelle sa femme et son fils. Ils me serrent tous trois dans leurs bras, au bord des larmes et rentrant dans la maison, m'obligent à m'assoir sur le divan. Je tiens toujours mon sac en perle sur mes genoux, mal à l'aise.
« On refusait de regarder la télé, mais parfois on vous voyait, par inadvertance. On voyait ton père se battre, ton frère courir, ta mère sourire. On te voyait grandir aussi. Tu as changé, tu as tellement changé. Soupire ma tante en me servant un verre d'eau. »
L'ombre d'un sourire passe sur mon visage. C'est douloureux tu sais, douloureux de parler de tout ça. Je préfère ne pas y penser, je préfère fuir et oublier.
Le District douze s'en sort plutôt bien, ils ont beau être pauvre et dans la privation, ils ne subissent aucune attaque, aucune rafle. Par rapport au 13, c'est même idyllique.
« Comment vont-ils ? Que sont-ils tous devenus ? Et toi, pourquoi es-tu ici ? Comment ? »
Je soupire. Les questions s'enchainent trop vite, ai-je réellement envie de répondre ?
« Mon père était dans le rébellion, il nous assurait que jamais Ils ne viendraient. Mais un jour, les défenses sont tombées. Mon frère l'a aidé, ils se sont battus jusqu'au bout. Puis un jour mon père est tombé au combat. Mon frère a repris le flambeau, ne souhaitant que la vengeance. Puis il est mort. J'ai donc suivi leurs traces, mais le Capitole nous avait remarqués. Alors… Alors ils ont tués maman puis… Puis Grand-mère et là… Et là j'ai fui. Je… »
Ma voix se brise, je réprime un sanglot mais un autre survient. Je craque.
Ma vie n'a aucune importance.
Aucune sauf de donner un sens à la mienne.
Je n'ai pas la force de parler de toi, de toi que j'ai laissé seul. Ca m'étouffe. Je n'arrive même pas à faire part de ton existence au monde, tu crèveras seul, parce que la seule personne à qui tu t'étais attaché était la mauvaise, parce que je suis trop lâche pour assumer ton abandon. Je suis trop faible. Je ne suis rien. Je pourrais me chercher tout un tas d'excuse, c'est la goutte qui fait déborder le vase. Toi. Toi. Toi, mort. Par ma faute.
Je suis allongée sur mon lit, j'ai l'impression d'être revenue au point de départ, lorsque j'attendais la mort, le regard vague. Sauf qu'aujourd'hui j'attends la tienne. Le suicide serait peut-être une solution pour te rejoindre ? L'idée à beau traverser mon esprit, elle a beau se tenir là face à moi, alléchante, je ne la prendrais jamais. Je le sais. Je ne mérite même pas la mort, je ne te mérite même plus. Non, c'est faux, je ne t'ai jamais mérité. Je m'apitoie sur mon sort, je pleure ta mort prochaine. J'ai demandé à ma famille de me laisser seule, je suis trop solitaire. Je ne veux plus avoir à faire face à leurs regards de pitié, leurs pardons, leurs sourires désolés et leurs questions envahissantes. Leurs « ça va » incessants, je n'en ai pas besoin. Je n'en ai jamais eu besoin. La solitude, c'est mon domaine. Je ne déprime pas, je m'enfonce dans l'idée de la fin. Juste détruite. La culpabilité gagne un peu plus de terrain chaque jour. Je m'étouffe.
Je ne comprends même plus à quoi a servit mon existence, à quoi ça a pu être utile que je vive. Ma mort n'apporterait rien, tout comme ma vie n'avait aucune utilité. L'au-delà m'avait toujours attiré, j'avais toujours su que je mourrais jeune. J'avais toujours su que je crèverai avant la fin de la guerre. Je n'avais jamais pensé que je pourrais crever sans toi, ça n'était pas envisageable. Tu devais vivre, coûte que coûte. Aujourd'hui, je t'ai abandonné. Pour toi certes, à cause de toi certes, mais pour moi aussi. Pour cette putain de vie qui ne cesse d'être un eternel recommencement. Je m'effondre.
Moi j'ai quelqu'un, là-haut, entre les étoiles que je n'oublierai jamais.
Moi, j'ai une étoile sur Terre.
Je devais mourir pour toi, survivre pour toi. Je ne veux pas vivre pour toi, vivre sans toi. Je ne le désire pas, comment pourrais-je envisager cela ? C'est puéril ! Tu es tout ce que j'ai, tout ce qu'il me reste. Avec cette peluche et cette photo évidemment, mais elles n'ont pas plus d'importance que toi, pourtant elles sont là, et pas toi.
Je me répète, mes pensées tournent en boucle. Les jours s'enchainent, les semaines passent, les mois s'égrènent. Je regarde la télé moi, tous les soirs, tous les jours, dans l'espoir insensé de te voir. Et cet espoir n'est pas vain puisque je te vois, je te sais toujours là, comme-si Ils savaient que j'avais fui, que je voyais ces images. Comme-si ils avaient compris que tu étais mon seul moyen de dépérir encore plus, de ne pas encore mourir.
Tu es ma pire douleur, tu es tout mon cœur. Merde, quand est-ce que tout a basculé ? Quand est-ce que j'ai perdu le contrôle ? Quand est-ce qu'on a raté quelque chose ? Quand est-ce que le jeu s'est arrêté ?
J'ai l'impression qu'on m'a volé ma jeunesse, et mon enfance aussi. On m'a tout volé, jusqu'à toi. On m'a tout retiré, tout happé. Je soupire. Deux mois, c'est le temps qui s'est écoulé depuis mon départ. Le mien.
J'aurais préféré que tu partes, j'aurais presque préféré que tu crèves rapidement. Tout plutôt que de te voir chaque jour affronter nos ennemis, tout plutôt que de te voir souffrir, tout plutôt que de te voir. Ta vue m'est devenue insupportable. Je n'arrive pas à arrêter de te regarder tous les soirs, pourtant je sais que ça m'est douloureux. Mais c'est une drogue, je ne peux pas oublier.
Au fond, je n'en ai même pas envie.
Un jour, on ira loin, on partira, on sourira.
Un jour, on crèvera.
Je fixe la lune, le regard vague, accoudée à la fenêtre. C'est cliché, ma vie est une succession de clichés. Mais je ne peux m'en empêcher, peut-être qu'ainsi j'aurais une brillante idée qui te permettrait de vivre. Peut-être que ça viendrait… Mon optimisme est déroutant, je ne m'en savais pas capable. J'ai des crises de panique, d'insomnie. J'ai l'impression de sauter à pieds joints dans la démence, c'est la paix qui fait ça. Le silence m'oppresse, les gens sourient, ils sont heureux. Je suis jalouse de leurs bonheurs. J'ai même envie de leur cracher mon dégoût de l'humanité. Ma vie n'a aucun autre sens que celui que tu lui as donné : vivre avec ces gens au sourire inhumain. Vivre. Vivre. Vivre. Je ne veux pas vivre ! Je suis née avec la guerre, c'était mon décor, ma vie. La paix ce n'est pas moi, c'est une peur incommensurable qui me prend aux tripes dès que je dois sortir. Je ne peux pas. Je n'y arrive pas. La vie idyllique que je te souhaite, n'est pas faite pour moi. Je n'arrive pas à rentrer dans le moule, je suis taillée dans le mauvais bois. Ce n'est pas moi, ce n'est pas pour moi, ça ne le sera jamais. J'ai trop vécu en si peu d'années, je ne suis là que pour un nombre de jours limités, et je ne souhaite pas plus. Si on m'en rajoute, je n'y survivrai pas. Ce monde est trop cruel avec les gens comme moi, avec les gens comme nous. C'est juste la mauvaise époque, les mauvaises personnes et le mauvais endroit. On n'a juste pas eu le choix. On va perdre, tu le sais, je le sais, tout le monde le sait. Mais on continue de danser même quand la musique s'arrête. C'est là toute notre force, parce que tu as continué à sourire même quand tout s'est écroulé, parce que tu as continué à te battre pour tes idéaux même quand tout le monde abandonnait, parce que tu es un héros. Un putain d'héros dont personne ne connaitra l'existence. Par ma faute. Je ne peux pas laisser les choses se dérouler de cette façon. Je ne dois pas, je ne veux pas. C'est impensable. Je me dois de rajouter une pierre à l'édifice, même minime. Je sais parler, je sais raconter les histoires. Aujourd'hui, ce sera ta force.
Je descends les escaliers le cœur battant d'une ferveur insoupçonnée. Tu verras, les gens se souviendront de toi, tu verras les gens t'aimeront. Tu es un héros.
Je m'approche de la table, mon oncle lève un regard inquiet vers moi.
« Je dois vous parler de quelqu'un qui se bat encore. Je dois vous parler de cette personne pour laquelle je vis. »
Ma tante poussa une chaise dans ma direction.
« Il est un héros. Et ce que je vais vous raconter n'est pas qu'une simple histoire d'amour, ce n'est même pas ça. C'est ce que vous avez fui pour la paix, la guerre. Je ne vous en veux pas, vous êtes heureux ici alors que moi je dépéris. La guerre. Laissez-moi vous parler d'un héros de guerre, dont personne ne connaitra jamais l'existence. »
Tu étais mon héros, tu es devenu le leurs.
A suivre…
(Un review !)
(Ou j'envoie un bataillon chez vous)
