Bonjour à tous!

Merci pour vos gentilles reviews qui sont toujours appréciées!

Je souhaiterai remercier Peetniss qui répond à mes questions et relit et corrige mes chapitres! Merci beaucoup! Elle fait de magnifiques fictions (je suis fan de ''Peeta, Gale et moi'' pour ma part).

Je vous laisse retrouver mon personnage quatre ans après le précédent chapitre!

Bonne lecture et puisse le sort vous être favorable!


J'encoche une flèche et je vise un écureuil. En plein entre les deux yeux, comme d'habitude.
J'attrape ma panoplie de couteaux sous un buisson et je vise plusieurs arbres pour me défouler car j'en ai bien besoin en ce jour spécial. Je ne rate jamais ma cible, ou du moins très rarement. Je cueille quelques fruits rouges puis monte dans un arbre pour les manger. J'entends les oiseaux qui chantent gaiement et je décide de fredonner quelques notes pour que les geais les reprennent. Ma mélodie résonne dans la forêt. Je reste là un moment à observer la nature et à me souvenir de toutes mes journées dans les bois avec mon frère. Nous nous battions gentiment, chassions, courrions, grimpions aux arbres. Grâce à tout cela, je suis devenue forte au lancer de couteau, je me débrouille bien au corps à corps, je cours et grimpe assez rapidement et j'excelle à l'arc à flèches, mon arme de prédilection. Je ne me vante pas, je ne fais que dire la vérité. Il faut dire que depuis quatre ans, je viens quotidiennement dans les bois ce qui me donne un certain niveau. C'est mon seul moyen de tenir après tous les drames familiaux que j'ai vécu : la mort de ma mère, les jeux de ma sœur, l'absence d'un bon père.

Je mets mon butin du jour – deux pigeons, un chien sauvage et un lapin- sous un buisson car je n'en aurai aucune utilité. Ma famille n'a pas faim grâce à la victoire de ma sœur et je n'ai pas d'amis auquel offrir cette nourriture. Toutes ces épreuves dans mon passé m'ont rendue renfermée, je me suis isolée des autres à l'école. Mes amies m'ont abandonnée. Et tout est mieux ainsi. De toute façon, ces filles de mon âge sont tellement immatures. Les épreuves de la vie vous forgent, vous rendent plus fort, plus matures, vous donnent un but. Aucune de ces filles ne pourrait le comprendre, me comprendre.
Dès que je pousse la porte de notre maison du village des vainqueurs, Joyce arrive en courant vers moi et me prend par le bras.

-Dépêche-toi, Even. Tu ne dois pas être en retard.
-C'est vrai que c'est très important de ne pas être en retard au tirage au sort qui t'enverra mourir avec vingt-deux autres personnes très loin de chez toi, je dis.

Joyce se force à rire. J'ai l'impression qu'elle est plus angoissée que moi. Elle m'entraîne à l'étage jusqu'à ma chambre où elle m'a préparée une jolie robe d'un bleu qui ressemble à l'océan -c'est ce que dit ma sœur car je n'ai jamais vu l'océan pour ma part- et des ballerines blanches.
J'enfile cette tenue et Joyce m'attache les cheveux en une longue tresse qui tombe sur mon dos.
Elle s'assied sur mon lit et me dit, en prenant mes mains dans les siennes :

-Tu es magnifique, petite soeur.
Joyce me sourit. Son sourire s'efface peu à peu et après une profonde respiration, elle

-Tu peux me promettre quelque chose ?
J'approuve d'un hochement de tête.
-J'aimerai que tu joues la victime, la petite fille fragile, si tu es choisie.
-Pourquoi ?, je demande étonnée.
-Fais-le et dévoile-toi seulement dans l'arène. Pas avant d'accord ? Comme ça ils ne se méfieront pas de toi à l'avance.
Je la serre dans mes bras et lui murmure à l'oreille :
-Je te le promets.
-Mais tu ne seras pas prise, Even.

Elle dit cela pour s'en persuader, elle aussi. Comme tous les enfants du district, il y a des chances que je sois prise. Peu, mais il y en a. Je descends les escaliers, Joyce sur mes talons. Nous nous mettons en route vers la Grand place.
Le trajet se passe en silence et lorsque nous arrivons, Joyce me prend par les épaules et me dit :

-Tu vas te faire identifier, tu restes le temps de la Moisson puis tu reviens directement sans aller chasser. D'accord ?
Je fais signe que oui de la tête. Je ne serai pas choisie. Qu'un des deux papiers portant mon nom soit tiré au sort parmi des dizaines de milliers est impossible.

Une femme prélève mon sang d'un doigt puis je me dirige vers le rang des filles de treize ans. Joyce se dirige vers l'hôtel de ville pour son entrée sur la scène quand on la présentera en tant que la mentor des tributs du district Onze pour les 67ème Hunger Games.
Je cherche Joshua du regard dans la foule. Il est accompagné de Willow qui me fait un grand signe de la main. Mon père n'est pas avec eux. Il nous dit toujours que c'est trop dur pour lui. Il est vraiment pathétique.

L'hôtesse arrive sur scène, je connais enfin son nom, elle se prénomme Suhi Kervin. Avec sa peau très pâle et l'ensemble de son maquillage et de ses vêtements coûteux de couleurs bleus, elle dénote énormément dans l'environnement pauvre de mon District.
Suhi s'avance vers le micro, tapote dessus pour vérifier qu'il fonctionne puis annonce :

-Bienvenue, Bienvenue, joyeux Hunger Games et puisse le sort vous être favorable !
Elle nous annonce un petit film venu tout droit du Capitole. C'est est le même depuis toujours. Il rappelle l'histoire de la création des Hunger Games et la ''générosité'' du Capitole. Quelle bande d' hypocrites, vantards et menteurs ! Elle présente ensuite ma soeur comme mentor et le moment tant attendu par les habitants du Capitole et tant détesté par ceux des districts arrive.

Suhi continue :

-Il est temps de sélectionner le courageux jeune garçon et la courageuse jeune fille qui honoreront le district Onze lors des 67ème Hunger Games annuels.
Après un petit instant, elle dit :
-Comme toujours, honneur aux dames !
Elle s'avance vers la boule de verres destinés au tribut femelle et en sort un papier. Elle retourne vers son micro, déplie soigneusement son papier :

-Even Anthlay !


Merci de m'avoir lue! J'espère que ce chapitre trois a été à la hauteur de vos espérances!
Bisous!