Le lendemain matin, Ruvik ouvrit la pièce qui avait à la fois une odeur de sang et de sueur suite à leur exploit de la veille. En jetant un bref coup d'oeil, le cadavre de Joseph avait disparut pour rejoindre très probablement son corps à présent sans vie dans la fameuse baignoire qui l'avait relié au STEM.
Le regard ambré du psychopathe dériva alors jusqu'au lit ou se trouvait Sebastian, dos à lui. Un seul des cinq liquides vert laissés sur la table de chevet avait disparu, le brun n'ayant rien consommé d'autre en plus de ne pas avoir bougé d'un millimètre en entendant Ruvik entrer.
Ce dernier, n'appréciant pas d'être ignoré s'avanca alors jusqu'à son lit en se disant qu'il était encore sous le choc de la veille :
-Ce n'était qu'un boulet Seb, tu le sais… Soupira-t-il en s'arrêtant un instant pour regarder sa proie caché sous la couette. Sans lui tu aurais sans doute pu éviter bien des problèmes…
En entrant dans le lit, il glissa ses mains calcinées au niveau de la taille du brun qui n'avait toujours pas bougé jusqu'à ce contact.
A ce moment, le scientifique pu sentir le corps de son voisin se tendre avant qu'il ne s'exclame :
-TOUT EST DE TA FAUTE RUVIK!
Sebastian se retourna brutalement pour tenter de le poignarder son à l'aide d'un éclat de verre sans doute récupéré du fameux flacon manquant, la tentative se soldant par un échec :
Les dangereuses ronces se plantèrent immédiatement dans ses poignets et ses bras pour lui faire lâcher prise, Sebastian étant à nouveau immobilisé en se retrouvant avec les mains juste au-dessus de sa tête en criant, son torse se retrouvant complètement à la merci du scientifique très amusé par ce qui venait de se passer.
Ce dernier se redressa pour s'asseoir sur lui et le toiser de toute sa hauteur, Sebastian s'étant passé la veille au couché ce qui lui restait de chemise et de pantalon.
En silence, le brûlé appuya les paumes de sa main sur les coudes du détective, ce geste enfonçant encore plus les épines douloureuses dans sa peau jusqu'à faire gémir Sebastian sous la douleur. Tout sourire, Ruvik se pencha au niveau de son oreille pour lui sussurer :
-C'était tellement prévisible Seb… tu es un battant, tu ne vas certainement pas te laisser aller à la déprime sans essayer de me tuer!
Il mordilla le creux de son cou en pressant encore plus fort les bras blessés du brun dont le sang coula à flot.
-...Même seul, tu as toujours été un bon petit soldat qui fait preuve de créativité pour me tuer… sa voix doucereuse devint d'un coup plus rancunière, ...quitte à retourner contre moi mon passé pour me brûler!
Il croqua à pleine dent le cou du brun en déchiquetant la chair capturée de toute ses forces, sa mâchoire se teintant de sang alors que Sebastian hurla de douleur en essayant de lui échapper, le grand sadique continuant de s'acharner en tirant quelques lambeaux de peau à lui avant de se reculer pour regarder le spectacle, le détective ayant du mal à endurer une telle douleur sans se tordre de douleur.
-Tu es encore plus beau quand ta peau se teinte de rouge Seb...dit-il en l'observant se contorsionner en vain, les cuisses de Ruvik l'empêchant de se mouvoir sur le côté, sa respiration semblant difficile alors qu'il vociféra :
-Pu...PUTAIN! T'ES QU'UN SALE BÂTARD RUVIK! HA...UN GROS ENCULÉ! TU M'AVAIS PAS LAISSÉ LE CHOIX! JE T'AI CRAMÉ PARCE QUE T'ALLAIS ME TUER BORDEL DE MERDE! Il prit plusieurs secondes pour reprendre son souffle alors qu'il voyait les étoiles, j'en avais pas l'envie mais là...putain là, je suis prêt à le refaire sans hésiter!
Couinant encore sous la douleur, Ruvik lui empoigna la machoire sans sommation, son regard de prédateur montrant au brun qu'il s'amusait avec lui tandis qu'il déclara, d'un ton enjoué :
-C'est ça Seb! C'est exactement ce regard de haine que je veux voir chez toi! Cette colère, cette envie de me tuer… plus tu voudras me vaincre et plus je vais te briser avec un plaisir immense!
Il attrapa un flacon vert et le fit boire de force à Sebastian qui ne put rien faire d'autre qu'avaler le liquide de soin jusqu'à ce qu'ils soient consommés. Peu après, son sang arrêta de s'écouler et il pût progressivement reprendre ses esprits tandis que l'ancien blond lui désinfecta sa plaie récemment ouverte au cou avant de lui apposer une énorme compresse sur cette zone.
-Je vais libérer tes bras pour les soigner, si tu bouge ne serait-ce que d'un milimètre, je plante ton arme improvisée dans tes jambes… est-ce que je me suis bien fait comprendre?
Le scientifique regarda Sebastian hocher lentement de la tête en plissant les yeux, son corps meurtri se tendant à chacun des gestes du scientifique qui pouvait hypothétiquement l'attaquer à n'importe quel moment.
Satisfait d'être ainsi craint, Ruvik fit disparaître ses barbelés en s'occupant des plaies superficielles de Sebastian avant de le redresser doucement pour qu'il s'assoit dans les coussins.
Il regarda longuement l'hispanique dont la chemise déchirée mettait encore plus en valeur son torse musclé et recouvert de sang. Le chirurgien fit apparaître l'instant suivant trois hantés dans la pièce, ceux-ci s'approchant dangereusement alors que Sebastian eut un sursaut à cette vision en regardant avec beaucoup de craintes Ruvik, le brun ne sachant quoi faire entre la peur d'être poignardé ou de se faire agresser.
Après ce soubresaut de la part du détective, Ruvik prit l'éclat de verre dans les mains en le brandissant, Sebastian fermant alors fort les yeux en attendant sa sentence pour avoir bougé.
-Prends, exigea le grand brûlé sur un ton sec, et je veux que tu termine tout, tout de suite.
En rouvrant ses paupières, le grand brun vit que Ruvik lui tendait trois flacons verts, les corps agonisant des hantés gisant sur le sol tandis que le plus haut de la pile avait encore le verre planté dans son coeur.
Les avait-il tué dans le seul but d'obtenir le liquide de guérison?
Un instant surpris, Sebastian consomma donc à nouveau le tout sans protester, son corps reprenant peu à peu des forces alors que le chirurgien le regardait faire sans mot dire.
Une fois terminé, il inspecta les blessures du brun qui avaient déjà guérit pour la plupart, celle de l'épaule n'étant plus qu'un lointain souvenir alors que le cou s'était résorbé de moitié.
Satisfait, il quitta le lit en forçant son otage à faire de même tout en lui passant les bras dans le dos, ceux-ci étant à nouveau enchaînés par des barbelés qui cependant ne blessaient pas tant qu'il ne cherchait pas à s'en libérer.
-Viens avec moi, ordonna son bourreau en partant, Sebastian pouvant le voir marcher pieds nu avec sa veste blanche maculée de son sang frais.
De dos, on pouvait le prendre pour un revenant appartenant à cette demeure lugubre… mais n'était-ce pas le cas au final? Un fantôme lié éternellement par son macabre passé…
Dans ses pensées, les ronces le rappellèrent à l'ordre pour qu'il coopère, Sebastian suivant donc le scientifique dans la salle de bain bien plus propre que la chambre malgré les murs fissurés. Ruvik l'attendait en préparant une bassine d'eau chaude et une serviette humidifiée.
Sans s'expliquer, il déshabilla le brun en jettant sa chemise en labeau avant de lui nettoyer le torse, la bassine prenant rapidement une couleur vermeille même en la changeant plusieurs fois. Lorsqu'il termina avec la partie supérieure, Ruvik s'approcha pour lui retirer sa ceinture, le brun faisant un pas en arrière par réflexe.
A cette réaction, l'ancien blond lui attrapa alors la taille pour le coller contre lui en souriant :
-Tu as donc déjà peur de moi Seb? Tu ne tremblais pas autant tout à l'heure pour me tuer...
-...Pourquoi...? Souffla le jeune homme complètement tendu à ce contact alors qu'il perdait son pantalon, à quoi ça rime tout ce cirque Ruvik? Pourquoi tu ne me tue pas?
-Parce que tu es la dernière personne sur qui je peux exercer ma vengeance Seb, soupira le scientifique en lui retirant le boxer pour tout nettoyer, je te l'ai déjà dit! Ta mort ne suffira certainement pas à me calmer et ce serait un véritable gâchis pour mes recherches…
-Tes…'recherches'? répéta le brun en essayant de reculer, ce geste forçant Ruvik à le plaquer contre le lavabo brutalement pour l'arrêter, HMPF!...Tu... tu comptes m'ouvrir la cervelle?
-Oh non, rigola-t-il, pas des recherches de ce genre là voyons!
Une fois le brun propre il se redressa en se collant à lui pour déposer son regard ambré dans les yeux de sa victime terrifiée:
-Je parle de mes analyses sur les réactions charnelles du corps, la stimulation sexuelle étant un sujet que je n'avais jamais exploité jusqu'à présent… Jusqu'à ce que j'analyse ton corps il y a quelques jours quand tu étais encore inconscient: Je me suis demandé ce que cela pouvait donner en expérimentant de cette manière et… en fait, c'est bien plus efficace que tout ce que j'ai pu faire par le passé… J'ai beaucoup trop négligé la mémoire de la chair et grâce à toi je vais me rattraper!
Abasourdi par un tel discours, le brun le vit se déshabiller à son tour durant son monologue puis sentit ses mains lui caresser les hanches en lui écartant les jambes brusquement.
Sebastian se retrouva coincé contre l'évier en ressentant les barbelés dans son dos prêt à lui faire mal s'il faisait le moindre mouvement brusque. Son coeur s'accéléra d'autant plus lorsque les doigts de Ruvik glissèrent vers son fessiers d'un coup écarté sans douceur. En panique, son corps commença à trembler, chose que le scientifique remarqua sans pour autant arrêter ses gestes, son pénis se frottant vers la zone sans le pénétrer pour l'instant :
-J'ai l'impression que tu n'aimes pas qu'on touche cette zone Seb…
-Arrête ça Ruvik, souffla-t-il en prenant sur lui...pitié, arrêtes-toi, dit-il en fermant les yeux pour essayer de contrôler sa respiration. Sa voix laissait deviner sa terreur alors que Ruvik le couvrait de morsures au niveau de ses épaules, je ferais ce que tu veux mais...pas ça…
A cette demande, le chirurgien arrêta les préliminaires pour redresser sa tête en regardant Sebastian droit dans les yeux.
Il retira donc ses doigts de sa prise peu après alors que le brun commença à se détendre en le voyant coopérer...jusqu'à ce que le scientifique le pénètre violemment en ayant attrapé les cuisses de sa victime pour entrer plus vite!
Criant sous la surprise et la douleur, l'hispanique regarda avec incompréhension le brûlé qui avait conservé son visage impassible :
-Pourquoi m'arrêterais-je Seb? Mon but est de te briser, et donc te voir dans cet état me prouve que c'est la meilleure chose à faire… Prépares-toi car je serais moins tendre que ton ami...
Il commença alors à l'assener de coups brutaux sans que le détective puisse faire quoi que ce soit hormis encaisser, le sexe de l'ancien blond étant bien plus conséquent que celui de Joseph tandis que plusieurs gémissements de douleur s'échappaient des ses lèvres sans qu'il puisse se contrôler. Le corps entièrement cambré à cause du rebord du lavabo qui rentrait dans son dos, le supplice imposé par les attaques l'empêcha de réfléchir correctement, le viol étant simplement bestial tandis que Ruvik semblait y trouver son compte, son membre doublant de volume peu à peu.
Au bout moment qui parut être une éternité pour Sebastian, le scientifique en nage éjacula à l'intérieur du brun dans un grognement de plaisir lorsqu'il s'extraya avant de le retourner dos à lui pour se réinsérer rapidement afin de reprendre son coït avec une extrême excitation. La semence n'eut pas le temps de s'écouler et Sebastian sentit alors le liquide à l'intérieur de lui fouetter ses parois de manière très dérangeante, son corps perlant de sueur alors qu'il ne pouvait que pousser de petits cris de douleur. En redressant la tête, il se vit dans le miroir et l'image qu'il projettait l'horrifia :
Les traits tirés, d'énormes poches sous les yeux et le visage à la fois livide et rouge en sueur, il avait perdu tout ce qui faisait de lui Sebastian Castellanos, Ruvik lui prenant le reste de sa fierté d'homme en continuant cette agression le sourire aux lèvres.
L'instant d'après, ce dernier lui attrapa les cheveux à la base de sa nuque et le força à baisser la tête, ses hanches pénétrant lentement mais plus violemment le brun afin d'aller plus loin en lui. Sur le point de conclure à nouveau en cette zone déjà pleine, Sebastian paniqua :
-H! NON RUVIK! IL N'Y A PLUS DE... HA!..PLUS DE PLACE! CA NE TIENDRA PAS! IL FAUT QUE TU LA SORT…
Ruvik exprima un rire narquois à cette demande avant de répondre avec ironie à travers le mirroir en accélérant :
-Ne te... sous-estime pas, Seb!
A ces mots, il relâcha toute sa jouissance à l'intérieur du trou qui dût faire sortir de force le liquide en s'agrandissant au niveau de la sortie, cette action faisant baver le brun qui pleurait déjà de douleur alors que la semence de son agresseur lui coulait tout le long de la jambe.
Ce fut encore pire lorsque le scientifique s'extraya entièrement, Sebastian tombant au sol à cause de ses jambes qui ne le supportaient plus tandis que le brûlé regarda le spectacle en se léchant les lèvres. L'inspecteur était assis dos à lui, bras liés dans le dos et tête renversée à l'avant alors qu'il ne bougeait plus pendant que le liquide blanc sortait de ses fesses accompagné d'un petit filet de sang qui laissa Ruvik songeur une minute avant de se rhabiller.
-Laves-toi puis file te coucher. J'aurai une surprise pour toi demain…
Le laissant seul, Sebastian sentit ses chaînes de fer disparaître alors qu'il se passa les mains sur le visage pour pleurer en silence. Le choc et la douleur continuant de le lancer avant qu'il ne rentre dans la baignoire.
Complètement perdu, il fixa longuement l'eau en se demandant s'il ne valait pas mieux faire comme Joseph.
Ruvik était sérieux, il allait l'exploiter et jouer avec lui jusqu'à ce qu'il se lasse et qu'il s'en débarrasse tel un jouet.
A partir de là sa vie n'avait plus de sens…
Il commença à se glisser dans l'eau en fermant les yeux, sa respiration se coupant alors que l'image de sa femme lui apparut violemment comme pour l'empêcher de commettre l'irréparable.
A cette pensée, le brun se redressa d'un coup en toussant un peu avant de murmurer avec tendresse :
-Myra…
Son regard se porta alors sur sa bague de mariage portée à son annuaire gauche…
Comment pouvait-il se permettre de mourir alors qu'il devait retrouver sa femme perdue ?!
Même plus bas que terre, il devait survivre quoi qu'il advienne! S'il avait pu entrer dans le STEM c'est qu'il pouvait forcément en ressortir d'une manière ou d'une autre!
Déterminé, il sortit de l'eau malgré la douleur en se séchant rapidement pour rejoindre en serviette sa chambre...qui n'était plus la sienne!
-Qu'est-ce que…? Il m'a téléporté dans une autre pièce?
Il balaya l'endroit du regard en remarquant que celle-ci était bien plus propre et récente. En s'approchant de la fenêtre fermée, le brun constata des barreaux qui lui empêchait toute fuite à l'extérieur, l'endroit dévoilant d'ailleurs une sorte de couloir sombre ou séjournait le Gardien prêt à l'attaquer s'il parvenait de l'autre côté, la créature tapant avec son énorme marteau sa tête en forme de cube pour le prévenir.
Sebastian fronça les sourcils en se rendant alors à la porte qui était évidemment vérouillée. Il devait sortir d'ici au plus vite, mais ne pourrait le faire que lorsque Ruvik se manifestera…
Pour le moment, il devait non seulement récupérer des forces mais aussi la moindre chose qui pourrait lui servir d'arme. En ouvrant le placard du meuble, il vit des vêtements à sa taille qui lui serviraient de pyjama ainsi qu'une fiole verte.
-...A quoi joue cet enfoiré putain?! Il veut me faire croire que mon confort l'importe?!
Il récupéra le tout en la consommant avant de se changer et de dormir, complètement fracassé par ce qui venait de se passer.
Il ne savait pas l'heure qu'il était, encore moins le jour, la météo extérieur était inexistante depuis la fenêtre et le temps semblait s'écouler de manière différente dans le STEM...
Sebastian ferma les yeux en s'effondrant dans le lit propre, son cerveau ne pouvant réfléchir plus longtemps alors que son corps tremblait quant à l'idée de retrouver ce fou furieux le lendemain. Complètement crispé, il se laissa néanmoins porter par le sommeil en se promettant de quitter à tout prix cet enfer qui finirait par le rendre complètement fou!
