Bien le bonjour tout le monde!

Retour au POV Bella sauf à la fin...

Voici les réponses aux reviews du précédent chapitre:

-Bellaandedwardamour: Merci pour ta review, elle me touche beaucoup.

-Tinga Bella, Twikiss, soleil83 et chouchoumag: Merci d'apprécier ma fic les filles!

-Olivia 59350: Heureuse d'avoir une toute nouvelle lectrice! (59350 dans le Nord?)

-Joannie01: Et bien, la suite maintenant! En espérant que sa te plaise.

Merci aussi à: Elfia, phika17, Little Miss Marie, Olivia 59350, Cullenswanfamily45, Joannie01, Betty-x, Ed and Bell's42, soleil83, lili6213 et lolimona pour m'avoir mise en story alert, favorite stories ou favorite author.

Clairouille59

Merci à Phika17 qui a corrigé ce chapitre! (L)

Disclamer: Tout les personnages appartiennent à SM. (Mais qui ne le sait pas?)

Chapitre 3 : Une suite

POV Bella

-Bonjour, me salua froidement ma nouvelle patronne.

-Euh... Bonjour, répondis-je tout bas, intimidée.

J'avais failli être en retard ce matin mais, par chance, c'était ma folle de meilleure amie qui m'avait réveillée à 8h05 en me souhaitant bonne journée. Il faudrait que je la remercie d'une quelconque façon qui soit pour m'avoir sauvéla mise sur ce coup là ! J'avais pris une douche en vitesse, choisi des habits au hasard dans ma penderie avant de filer à toute vitesse vers ma voiture, offerte par mon père quelques années plus tôt, direction mon nouvel emploi. Devant la vitrine du The Maine, (*) qui entre nousne voulait rien dire, j'avais marqué un temps d'arrêt pour regarder l'heure. 8H31. Ouf, une minute de retard ! Je m'étais ruée vers la porte d'entrée et m'étais figée en voyant ma patronne sur le comptoir du présentoir.

-Vous êtes en retard, me coupa-t-elle dans mes pensées.

En retard ? Pour une minute ? Non mais le monde ne tourne pas rond chez elle ! Calme-toi Bella, c'est ton nouveau boss alors on se calme...

-Oui... Désolée, Madame... Je...

-Ça ira pour cette fois, de toute façon, j'ai besoin d'une vendeuse en urgence alors vous ferez l'affaire pour cette fois mais n'en profitez pas pour autant !

Je déglutis maladroitement tout en m'approchant d'elle. Me dire qu'elle me donnait froid dans le dos n'était pas vraiment la vérité, elle me donnait envie de partir en courant mais j'avais besoin de ce boulot et surtout de son salaire. Inspire, respire Bella ! Ce ne doit pas être si terrible que tu le penses, travailler dans ton cauchemar, un magasin de fringues !

-Bien, reprit-elle. Comme je vous le disais samedi, vous travaillerez du lundi au samedi de 8h30 à 19h30 samedi compris sauf en cas de fête où nous fermons à 20h00. Vous serez payée 1373$ par mois, sans commission possible même en grosse période. Vous serez conviée à avoir une attitude correcte avec les clients, tout débordement sera sanctionné par un renvoi immédiat. N'oubliez pas, le client est roi. Pour ce qui est de la tenue... un petit effort serait très apprécié, je crois que votre amie qui vous a accompagnée avant hier sera ravie de vous aider. Maintenant, veuillez m'excuser mais j'ai un rendez-vous personnel qui m'attend, Leah s'occupera de vous briffer sur les habitudes du magasin. Leah !

Cette dernière arriva lentement, les yeux encore légèrement plissaient par un réveil, sûrement, difficile, t'inquiète pas, moi aussi, et me fit un sourire quand elle me vit. Simplement vêtue d'un jean taille baisse et d'un tee-shirt manches longues noir avec des motifs quelconque, elle était encore belle. La vie était injuste...

-Te voilà enfin ! Bon, je dois aller... tu sais où et je veux que tu expliques les principes de la maison avant mon retour ce soir à la nouvelle.

-Bien Madame, répondit poliment ma nouvelle collègue.

Sur ce, la patronne prit sa veste, son sac et la sonnette retentit quand elle sortit du magasin à grands pas. Elle avait l'air pressée dites moi ! Je me retournai vers Leah qui me fit un grand sourire, accentuant au passage ses cernes sous les yeux.

-Salut ! Ravie de te revoir à nouveau, me dit-elle avec franchise. Ne fais pas attention à Victoria, elle n'est pas si méchante qu'elle en a l'air, aprés quelques mois ici tu seras comme sa fille. Viens, je vais te faire visiter...

-Isabella, mais je préfère Bella.

-C'est d'accord, Bella. Suis-moi donc !

Avec un autre sourire, décidément j'étais tombée sur une bonne collègue, elle me présenta le magasin de fond en comble, en passant par une petite cour derrière la boutique pour prendre l'air ou fumer sa cigarette, je me sentis rougir quand je lui dis que je ne fumais pas, la remise avec les stocks, le coin hygiénique, avec une mini salle de bain et toilette, et elle m'expliqua comment était géré le bébé de Victoria, comme l'appelait elle-même.

-C'est plutôt simple comme travail, quoique pas très bien payé mais, conseil d'ami, ne va surtout pas demander une augmentation à Victoria, elle est assez... radine. Enfin, passons. C'est toujours elle qui arrive en première donc nous n'ouvrons jamais le magasin, ni le fermons car c'est la dernière à partir. Nous commençons par jeter un œil aux rayons, à la vitrine pour voir si tout est en ordre et nous remettons des stocks quand ce n'est pas déjà fait la veille. L'inventaire se fait une fois par semaine, en général le samedi soir pour pouvoir passer commande auprès des fournisseurs pendant le week-end afin qu'ils nous livrent le lundi matin. Nous sommes souvent en caisse ou dans les rayons pour les clients ou clientes, désirant une aide quelconque. Nous avons une pause vers 10h30 et à 16h30, là où Victoria prend la relève, pendant 10 minutes, ainsi que celle du déjeuner qui dure de midi à 13h30 tout pile et, surtout, soit toujours à l'heure, elle déteste les gens qui ne sont pas ponctuels. Et puis, je crois que c'est tout... Ah non, comme nous sommes des employées, nous avons des remises, 10% sur chaque vêtement que nous achetons, cool, non ?

Cool ? On peut dire ça comme ça mais je n'étais pas une accro du shopping, ce qui désespérait souvent Alice. Je crois que ma remise sera plutôt utilisée pour elle, autant qu'elle soit utile à quelqu'un.

-Ça va toujours ? Me demanda Leah. J'ai pas été trop vite ?

-Non non, ça va. J'ai une bonne mémoire auditive, souris-je en pendant ma veste sur le porte manteau approprié.

-Tans mieux alors et puis, je suis contente que tu aies une meilleurs mine que samedi.

-Pardon ?

-Oui, tu avais l'air... malade, j'espère que ça va mieux.

-Juste un petit mal de crâne mais il est passé. Bon, si je commençais ma première journée de travail, moi ?

Elle se mit à rire quand le premier client ou plutôt cliente, fit son apparition dans le magasin. Mon mal de crâne de samedi s'était prolongé jusqu'à hier mais ne s'était pas matérialisé ce matin, ce qui était un pur bonheur. Et pendant la matinée, il n'était pas réapparu, ni pendant ma pause, que je devais relayer avec Leah. Lorsque je m'étais réveillée ce matin, je n'avais rien senti de la veille et j'étais soulagée parce qu'être malade la premier jour de boulot n'était pas vraiment bien vu. Ça m'est déjà arrivé... Et puis, ce n'était pas mon genre d'être malade, Emmett disait que j'étais d'une résistance hors norme. Lui, du haut de ses 25 ans maintenant, et bien qu'il pouvait faire concurrence avec les ours de la forêt de Forks, chaque hiver il ne manquait jamais d'attraper la grippe et restait au lit pendant une semaine avant de reprendre sa bonne humeur habituelle. Donc, chaque hiver pendant une semaine, j'étais réquisitionnée pour aller le voir dans son lit de douleur pour le nourrir ou faire le ménage. Ce n'était pas du luxe ! Donc, j'étais satisfaite que mon mal de tête soit envolé aprés m'être droguée aux aspirines.

-Excusez-moi ? M'appela une jeune femme.

Je levai les yeux vers elle pour voir une magnifique blonde devant moi. Ses yeux bleus me détaillèrent un instant et j'eus l'étrange impression d'être passée aux rayons X. Habillée d'un tailleur tout simple et d'une besace marron, elle attendait que je réponde. Tu n'as absolument pas l'air d'être une idiote, je te rassure Bella ! Crétine !

-En quoi puis-je vous aider ? Répondis-je.

-Je voudrais savoir si la robe noire qui est en vitrine est encore disponible dans la taille 38, s'ilvousplait ?

38 ? J'aurais dit qu'elle faisait du 36 voir du 34, mais certainement pas du 38, c'était ma taille...

-Euh... Je vais demander à ma collègue, je reviens tout de suite.

Elle ne répondit pas mais je n'en fus pas plus surprise. Je marchai dans les rayons du magasin avant de me rendre compte qu'elle était au toilette, j'avais un minimum d'éducation pour ne pas aller la déranger. Je passai par la réserve, pour regarder s'il restait toujours des stocks de la robe noire demandée par la cliente, et femme des plus belles que je n'avais jamais rencontré jusque là. 38 m'avait-elle dit ? Pourquoi prenait-elle du 38 alors qu'elle avait une taille de guêpe ? Je sortis un carton de la réserve, là où se trouvait la fameuse robe et je vis le visage de cette femme s'illuminer. Elle n'était pas si rigide que ça en fin de compte... Je déballai le tout, à la recherche de la fameuse taille jusqu'à pousser un cri de victoire qui fit rire la cliente.

-Comme quoi, il faut toujours persévérer dans la vie ! Ris-je. Et bien, voilà, la robe que vous souhaitez dans la taille 38.

-C'est parfait, merci beaucoup ! Dit-elle avec un grand sourire. Pouvez-vous me faire un papier cadeau ?

Et bien voilà ! Bella Sherlock a compris pourquoi elle prenait du 38 ! Je devrais faire carrière dans les détectives privés, peut-être une reconversion... Oh là, on ne s'enflamme pas trop Swan, elle a dit papier cadeau ? J'avais soit la chance de me couper, ce qui ne serait pas la première fois, soit passer plus d'une heure à faire ce que la cliente n'aimerait certainement pas, ou encore que le papier cadeau en question ne ressemble pas à grand chose. Je crois que ce serait plutôt la dernière option qui irait le mieux. Pour ne pas effrayer la cliente, je lui fis un sourire pour faire bonne figure.

-Oui bien sûr, souris-je.

Leah m'avait montré ce matin où se trouvaient ses fichus papiers cadeaux à la noix. Il fallait bien le dire, non ? Qui avait inventé ces trucs horribles à faire ? Qui passait chaque noël, ou anniversaire, à emballer les cadeaux parce que sa folle de mère n'y arrivait pas ? Bingo, c'était moi ! J'avaissouffert avec ça, et mes doigts vous le diront ! Fouillant en dessous de la caisse enregistreuse, en quête du saint Graal, qu'était le papier cadeau, je faillis effectuer la danse de la joie quand je découvris une pochette toute prête à être collée pour les cadeaux. Merci mon Dieu ! Je vais réviser votre dossier pour aller à la messe, tiens ! Je pris une de ces merveilleuses pochettes, qui me permettraient de garder mon emploi un peu plus longtemps que prévu, et descendis le carton rempli de la robe en question du comptoir afin d'emballer le cadeau de la belle blonde. En y pensant, elle serait tout à fait le genre d'Emmett, blonde, yeux bleus, bien foutue... Dommage qu'il ne soit pas là mais, de toute façon, il passait de fille en fille dans son lit et je ne voulais pas d'une fille malheureuse, parce que mon crétin de frère avait la bougeotte, sur la conscience, non merci ! Alice et Emmett se ressemblaient à ce niveau-là, pas comme moi... Ma vie sexuelle était aussi sèche que le désert du Sahara et ce n'était pas demain la veille que ça allait s'améliorer ! Mais ma vie me plaisait telle qu'elle était alors pourquoi se morfondre ? Sale connard de Jacob !

-Et voici votre robe Madame ! Dis-je avec un sourire aprés m'être débarrassée d'au moins 50 centimètres de rouleau adhésif.

-Oh non, Mademoiselle ! Rit-elle.

-Mademoiselle avez-vous dit ? Répliqua une voix que je reconnaîtrai entre mille.

Fermant la porte derrière lui, un homme brun, yeux bleus, héritage de sa mère, habillé tout simplement révélant au grand jour sa musculature de pompier si fier, et couvait du regard sa nouvelle proie. Qu'est-ce que je vous avais dit ? Un vrai coureur de jupon celui-là !

-Emmett ! M'écriai-je pour porter son attention sur moi.

J'étais sa sœur tout de même ! Il retourna vers moi un regard agacé où ses yeux bleus trahissaient sa joie de me retrouver. Derrière ce gros nounours, il y avait bien un frère finalement...

-Désolée de vous couper dans vos retrouvailles, rétorqua ma cliente, mais j'ai un rendez-vous urgent dans moins de 30 minutes. Bonne journée Mademoiselle !

Sur ce, aprés avoir payé sa magnifique robe noire, je devais l'avouer, et sans un mot ni un regard pour un Emmett frustré, elle fit sonner la clochette du magasin et repartit comme elle était arrivée, rapidement. Emmett secoua la tête, avec une mine déçuavant de s'avancer vers moi. Bah quand même, il avait vu que j'existais ! Ça fait toujours plaisir !

-Salut Bell's ! Dit-il avant de me donner un baiser sur la joue, le tout assis sur mon comptoir. Comment va ?

-Comme d'habitude Em, comme d'habitude, soupirai-je. Mais que fais-tu ici ? Comment as-tu su que je travaillais ici ?

-C'est Alice qui m'a téléphonée parce qu'elle s'inquiétait pour ta santé, pas mentale cette fois-ci, ma chère petite sœur adorée, alors je suis passé voir par moi-même.

-Ma santé ? Répétai-je. Mais je vais bien ! Elle doit être encore dans ses intuitions à la noix...

Tout en parlant, je rangeai tout le fouillis que j'avais fait pour un papier cadeau et, par la même occasion, dégageais les fesses de mon frère du comptoir.

-Ses intuitions à la noix, comme tu dis, t'a fait ouvrir les yeux sur ce gros con de Jacob, répliqua mon frère tout fier de lui.

-Je n'avais pas trop le choix, je l'ai vu baiser avec une autre fille sous mes yeux ! Et puis, ne change pas de sujet, veux-tu ? C'est quoi cette histoire sur ma santé ? Comme tu peux le constater, je vais très bien.

Il leva les yeux au ciel mais les redescendit bien vite sur Terre quand ma collègue de travail fit son apparition, aprés avoir aidé un client exigeant, vu sa tête. Elle s'appuya contre le comptoir et poussa un gros soupir désarmé quand son client revint. J'eus pitié d'elle et pris le client en question à ma charge. Un homme d'une cinquantaine d'années, avec la calvitie bien entamée, les yeux noirs et un air hautain sur le visage que j'aurais bien effacé avec mon poing dans son gros nez. Le client est roi Bella, le client est roi...

-79.99$ pour cette veste? S'exclama-t-il d'une voix si aigüe pour un homme que je me retins de rire.

-C'est ce qui est indiqué, répondis-je calmement alors que Leah secoua la tête de colère.

-Et bien, croyez-moi, son prix est déraisonnable ! C'est une honte !

Non mais il commençait à me les briser celui-là ! Pour qui il se promenait ce Monsieur tout le monde ? S'il n'était pas content, qu'il aille ailleurs, ça me fera des vacances !À mes côtés, il y avait un Emmett imperturbable qui semblait être plongé dans ses pensées et je devinais qu'il était pas très loin ou, en tout cas, prés d'une belle blonde...

-Vous avez raison Monsieur, son prix est déraisonnable, avouai-je.

Emmett sembla reprendre vie alors que Leah me lança un regard perdu.

-Et bien quand même ! Il y a au moins une bonne employée ici ! Critiqua-t-il.

Leah le fusilla des yeux sans pour autant répliquer, je comprenais qu'elle avait peur pour son emploi mais, moi, je n'allais pas me gêner, tiens!

-Pour vous Monsieur, nous faisons une offre spéciale Je suis un gros crétin, elle consiste à faire doubler le prix des chieurs comme vous alors, si vous n'êtes pas satisfait de nos produits, allez voir ailleurs si j'y suis ! Lançai-je.

Le client, Monsieur le pète-cul, ouvrit grand la bouche avant de rougir de colère et de taper du pied sur le parquet de la boutique. Vous avez bien lu, taper du pied. Emmett éclata d'un rire franc alors que Leah retint difficilement son rire derrière sa main.

-C'est un scandale ! Tout bonnement un scandale ! S'écria-t-il. Vous aurez de mes nouvelles, ça je vous le garantis !

Puis, aprés quelques insultes à notre égard et aprés qu'Emmett l'ait foutu dehors parce qu'il allait trop loin, le silence revint dans le magasin avant que des applaudissements fusent dans les rayons. J'écarquillai les yeux en voyant les clientes et clients du magasin taper dans leurs mains avec des exclamations et des rires. Je rougis comme une pivoine et me cachai derrière mes mains, rouge de honte. Tu ne t'étais pas promis d'être discrète, comme toujours ? Et bien, non, il a fallu que tu ouvres ton clapet comme une débile, maintenant tu peux dire au revoir à ton emploi et à ton appartement par la même occasion. Idiote ! Idiote ! Idiote ! Peu à peu, les clients reprirent leurs achats et une grosse tape amicale percuta mon épaule me faisant valser contre le comptoir. Génial, j'allais avoir un bleu maintenant !

-Ça c'est ma petite sœur tout crachée ! Riait Emmett. Un vrai caractère de cochon !

-Merci, marmonnai-je.

-Et bien, s'étonna Leah, qui aurait cru que notre petite Bella était une vraie tigresse ?

Je rougis encore plus, comme si c'était possible, et Emmett fut pris d'un fou rire incontrôlable quand le drame arriva. Ma patronne ouvrit la porte d'un coup sec et je poussai un cri de surprise. Leah se rattrapa juste à temps contre le mur, le fou rire d'Emmett se transforma en quinte de toux et les clients sursautèrent comme un seul homme. Victoria, ma patronne, me foudroya du regard un instant puis dériva sur son autre employée pour finir sur mon frère qui, sur ce coup-là, se fit tout petit. Quel soutien ! Ma boss, et oui toujours elle, se planta devant moi, derrière le comptoir et les mains sur les hanches. Tu as battu ton record Swan, 4h dans un boulot avant d'être virée, chapeau ma petite !

-Mademoiselle Isabella Swan, murmura ma patronne, est-ce que ce que j'ai entendu est vrai ? Avez-vous mis à la porte un de nos clients ?

Mayday, Mayday, Mayday de l'aide et vite ! Je jetai un coup d'œil à Leah qui s'apprêtait à prendre la parole mais elle fut coupée par notre patronne qui leva la main en signe d'autorité. Je me sentis déglutir maladroitement.

-Si vous tenez à votre emploi Clearwater, je vous conseille de vous taire ! Gronda-t-telle comme une furie.

Mon Dieu, aidez-moi ! Comme s'il allait t'aider alors que tu l'as dénigré 2 fois ? Un point pour toi la petite voix dans ma tête qui bousillait mon moral.

-Répondez ! Reprit Victoria.

-Euh... Je... Il... Enfin pas du tout... Balbutiai-je.

Comme si elle avait compris un traitre mot de ce que tu venais de sortir de ta bouche. J'étais un cas irrécupérable...

-Si vous permettez, Madame, intervint Emmett d'une voix grave et qui se dit convaincante, Bella n'est pas dans son tort pour une fois.

Le pour une fois, tu aurais pu t'en passer frangin ! Attend un peu quand je serais virée, j'irai vivre chez toi jusqu'à ce que tu me paies un appart. Ah ? Je crois que je viens de trouver ma roue de secours là !

-Qui êtes-vous ? Cingla Victoria.

-Emmett Swan, Madame, dit-il en lui tendant la main, le frère de la personne sur qui vous jetez vos éclairs.

-Sur qui je jette mes éclairs ? Répéta-t-elle. Je ne crois pas que je suis en colère là, c'est mal me connaître jeune homme.

-Je ne crois pas qu'on a la même définition de jeter des éclairs. Ses yeux étaient tellement... effrayants que j'étais sûre que je m'étais rapprochée, sans vraiment m'en rendre compte, d'Emmett qui faisait face à ma nouvelle, ou plutôt ancienne, patronne.

-Vous avez très bien entendu, reprit Emmett plus hargneux. Vous avez l'intention de renvoyer Bella et sachez que si votre client ne s'était pas montré désagréable envers elle ainsi que cette jeune femme ici présente, il désigna Leah de la main, rien de cela ne serait arrivé. Alors vérifier plutôt qui fréquente votre magasin au lieu de s'en prendre aux pauvres personnes qui sont obligées de postuler ici pour survivre !

Et bien... Je regardai mon frère avec des yeux ronds d'étonnement mais pleine de reconnaissance. Il avait toujours été là pour moi, depuis ma plus tendre enfance. Il m'avait presque tout appris, n'ayant pas eu de mère normale pour nous, nous passions toujours après Phil et elle et cela ne l'avait jamais dérangé, la preuve elle ne nous voyait plus. Emmett m'avait protégée du danger de l'extérieur, m'avait fait à manger quand ma mère oubliait, m'avait aidé à faire mes devoirs le soir quand mon beau-père et ma mère étaient à des matchs de base-ball, m'avait raconté des histoires pour m'endormir, m'avait autorisé à venir me blottir dans son lit quand il y avait de l'orage la nuit parce que j'en avais une frousse bleue et m'avait aimé et m'aimait toujours de l'amour que notre mère aurait dû avoir à notre égard. Il m'avait soutenue pour mes études alors que le moral n'était pas au beau fixe et qu'est-ce que je faisais en échange ? Pas grand chose et j'avais honte de l'avouer. Il m'avait beaucoup donné tout comme mon père, qui avait sacrifié beaucoup de sa vie pour nous deux. Mon frère posa un regard bien vaillant sur moi et posa un bras autour de mes épaules tout en m'écrasant contre lui. Malgré moi, je sentis mes larmes venir obstruer ma vue sous cette déclaration imprévue et je me sentis toute... Toute quoi ? Je ne sais pas vraiment le sentiment qui coulait dans mes veines mais une chose était sûre, c'était que je pourrais toujours compter sur lui.

-Est-ce que c'est vrai ce qu'a dit ce jeune homme ? Demanda ma patronne à Leah.

Cette dernière me regarda un instant avant de porter attention à sa boss.

-Oui c'est vrai. Ce client m'avait ennuyé avant qu'elle ne lui réponde le plus poliment possible.

Victoria médita son aveu, qui était vrai, tout en se tournant vers les autres clients qui regardaient la scène avec un mélange d'étonnement et de colère. Colère ? Je me surpris à m'approcher un peu plus de mon frère qui resserra son étreinte. Est-ce qu'il savait, aussi, que c'était certainement ma dernière chance ? Se rendait-il compte à quel point ma vie était misérable et sans intérêt ? Bien que j'avais fait des études de lettres et que ma passion était d'écrire, est-ce qu'il se rendait compte que jamais je ne pourrais publier un livre ? Ou même une chanson ? Que mes écrits seront scellés dans une boite à chaussure jusqu'à ma mort ?

-Très bien, dit ma patronne au bout d'un moment de silence alors que j'étais plongée dans mes pensées noires, je vous garde mais soyez heureuse que votre chevaleresque de frère et votre collègue étaient là. Pause déjeuner, dehors.

Est-ce que j'avais bien entendu ? Putain de putain ! Je gardais mon emploi ! Si je n'avais pas eu peur de faire partir les clients, j'aurais effectué la danse de la joie mais je ne savais pas danser comme s'amusaient souvent à le dire Alice et Emmett. Je hochai frénétiquement la tête de bas en haut, la remerciant infiniment avant qu'Emmett, les yeux au ciel, décidant que je m'étais assez rabaissée pour la journée et m'emmenant dehors afin de déjeuner. Leah nous suivit avec un sourire et nous indiqua un restaurant sympa, pas très loin d'ici.

-Tu ne viens pas avec nous ? Demanda Emmett.

-Non, désolée, j'ai promis à mon copain d'aller déjeuner avec lui ce midi, répondit-elle avec un grand sourire folle d'amour. Et n'oublie pas Bella, 1h30 précise !

En riant, elle prit le chemin inverse de nous alors qu'Emmett posa une main dans le creux de mon dos pour me faire avancer en direction de notre déjeuner. J'avais oublié que c'était un estomac sur patte cet homme ! Mon père devait faire plus d'une fois les courses dans la semaine lorsque nous vivions chez lui, heureusement que je faisais à manger sinon mon frère n'aurait plus été de ce monde pour me sauver, encore, la mise, à cause des talents douteux de mon père en matière de cuisine. Je me sentis sourire aux souvenirs des nombreuses fois où j'avais sauvé le repas ou nettoyer les casseroles brûlées. Nous arrivions devant le restaurant en question Crab pot Seafood Restaurant (*), un mélange de bar restaurant et l'avantage c'est qu'il y avait un buffet à volonté pour seulement 21$.

-Parfait ! Sourit mon frère en m'ouvrant la porte.

Je secouai la tête et entrai dans le restaurant en question. Il n'y avait pas trop de monde, tout juste pour que je passe inaperçue dans le restaurant. Une certaine Heïdi, avec des jambes interminables, brune et la poitrine refaite, fit son apparition, me faisant un sourire faux et un sourire aguicheur pour mon frère qui, pour la première fois, ne lui répondit pas.

-Bienvenue au Crab pot Seafood, dit-elle d'une voix qui me donnait mal aux oreilles. Une table pour deux ?

Bravo ma cocotte, tu sais compter ! Retourne en maternelle, maintenant !

-Oui, répondit simplement Emmett, la tête complétement ailleurs.

La serveuse apparut du manque d'enthousiasme de sa proie mais j'en fus plus que fière de l'avoir comme frère. S'il lui avait fait son sourire Je fais tomber toutes les filles, je crois que je lui aurais mis mon poing dans sa tronche, quitte à me casser ma main. Il avait eu des cas dans son lit mais, avec elle, il serait tombé bien bas voir six pieds sous terre. Elle nous plaça à une table un peu en recul des autres clients, ce qui me surprit, et Emmett commanda nos boisons. Je ne buvais pas d'alcool, à son grand désarroi, mais j'avais eu une mauvaise expérience un jour qui m'avait tuée à tout jamais. En y pensant, j'eus un frisson.

-Une bière pour moi, dit Emmett, et... Que veux-tu Bell's ?

-Une limonade.

-Et une limonade, reprit mon frère sans regarder la serveuse dépitée.

-Je vous apporte ça dans quelques minutes, sourit-elle, crispée.

Ravale ce sourire de pétasse ! J'étais bien agressive aujourd'hui, ce n'était pas mon genre bien que j'avais un caractère bien trempé, héritage des Swan. Je regardai mon frère, voulant le remercier pour tout à l'heure mais ma vue s'obstrua d'un coup et je me sentis porter par une vague de fatigue soudaine. Je crispai mes mains sur la chaise en réprimant un cri de peur, remarquant que j'avais tout à coup du mal à voir clairement mon frère à moins d'un mètre de moi. La peur fit place à la surprise et des tremblements me parcoururent l'échine jusqu'à ce que ma vision redevint claire. Je voyais de nouveau Emmett sous mes yeux qui me contemplait avec curiosité et inquiétude. Je passai ma main sur mon visage, cherchant quelque chose qui clochait chez moi, mais à part mes yeux qui me piquaient à cause de cette soudaine perte de vue et la fatigue qui revint à la charge, rien d'autre. Serait-ce à cause de mon manque de sommeil constant que me reprochait souvent Alice ces derniers jours ? Mon manque d'appétit ? Le stress de ces derniers jours à cause de ma peur perpétuelle d'être expulsée de mon appartement d'un jour à l'autre par manque d'argent ?

-Est-ce que ça va Bella ? S'enquit Emmett.

Est-ce que j'allais bien ? Non.

Est-ce que j'allais bien ? Oui.

Pas de conclusion sans argument et de défaitisme Swan. Ce temps est révolu maintenant. Tu as un emploi grâce à l'œil de lynx de ta meilleure amie, un appartement qui t'appartenait encore et, surtout, tu étais en bonne santé. Pas de panique, ce devait être un coup de fatigue passager, rien de plus. Ce n'était pas comme si j'avais des symptômes graves et que j'allais mourir dans un mois, si ? Non, on est d'accord ma fille, alors arrête de tout dramatiser ! Ça suffit !

-Oui ça va, Em, je vais bien, souris-je.

Je le vis dans ses yeux bleus qu'il ne me croyait pas le moins du monde, mais alors pas du tout. J'avais toujours été une piètre menteuse et ça n'avait pas changé avec les années. Ma mère disait que j'étais aussi facile à lire qu'un livre ouvert quand j'étais petite, et c'était toujours le cas. Je me frottai les yeux, pour faire croire à un manque de sommeil, et, à mon étonnement, le regard d'Emmett se radoucit pour me sourire malicieusement.

-Avec qui as-tu passé ta nuit pour être autant fatiguée ? Dis-moi son nom que je lui offre des fleurs ! Rit-il.

Je lui lançai un regard noir pour son sous-entendu alors que la serveuse écervelée revint avec nos boissons.

-Pour Madame, dit-elle en posant brusquement mon verre sur le table me manquant de peu, et pour Monsieur, elle fit une voix qui devait être sûrement mielleuse pour mon frère qui s'en ficha complétement.

Si tu voulais bien faire voir tes faux seins ailleurs, ça m'arrangerait ! Comme par magie, elle disparut de notre table rendant l'air plus respirable. Non mais elle se prenait pour qui celle-là ? Son apparition me fit perdre le fil de mes pensées un instant, alors que mes yeux se remettaient tout doucement de leur torture inexplicable. La fatigue Bella, la fatigue...

-Merci pour tout à l'heure, dis-je doucement alors qu'il commandait son plat sur la carte.

-Je n'allais pas voir ma petite sœur se faire virer sans rien faire ! S'offusqua Emmett. Et puis l'autre con l'avait mérité, belle répartie !

-Et aussi pour toutes les autres fois, Em, je ne sais pas si je serais encore là pour te le dire si tu n'avais pas été présent... avant. Sache que je serais toujours là si tu as un problème ou... si tu veux parler enfin... merci, dis-je maladroitement.

Je n'étais pas très douée pour faire voir mes sentiments, héritage de Charlie, mon père. Je n'étais pas très friande non plus des déclarations qui durent 3 plombes alors j'en faisais presque jamais aux personnes qui m'étaient chères alors qu'il avait fait beaucoup pou moi par le passé. Emmett me regarda longuement sans un mot mais ses yeux trahissaient une certaine émotion rare chez lui, les yeux brillant. Je ne me rappelle pas lui avoir dit Je t'aime dans ma jeunesse, ni de quelconques remerciements sincères. J'avais peur des sentiments que je dégageais envers les autres, ceux que j'aimais et, ça, depuis toute petite. J'étais une petite fille très timide et qui n'allait jamais vers les autres, Emmett me protégeait souvent des enfants qui riaient de moi jusqu'à ce que, un beau jour, je m'enferme complètement sauf pour Alice. Mon arrivée à Forks fut à la fois horreur et soulagement pour moi. Le soulagement car je quittais une mère incapable de s'occuper de nous, préférant son mari et ses enfants et l'horreur car je ne connaissais personne là-bas, hormis Jacob. Ça avait été un vrai bonheur quand Alice refit son apparition dans ma vie, aprés avoir fait un caprice à ses parents pour aller habiter à Forks. Quels parents censés déménageraient de Phœnix à la petite ville de Forks ? Seuls les parents d'une enfant unique qui avait tout ce qu'elle voulait mais ce n'était pas pour m'en plaindre. Elle avait rendu ma vie plus supportable et ce n'était que mieux. J'avais, par la suite, fait connaissance d'Angela et de Ben, surtout grâce à Alice, mais elle était plus extravertie que moi, elle allait de l'avant quand je faisais 2 pas en arrières. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans elle ou sans Emmett qui m'avait remonté le moral aprés avoir surpris Jacob avec une autre que moi, dans notre lit. Je l'avais toujours pas digéré celle-là !

Alors que je fermais les yeux par tous les souvenirs affluant dans ma mémoire, je sentis cette sensation étrange dans mes yeux, comme il y a peu et, de nouveau, ma vue s'obstrua. Cette fois, je gérai le truc et gardai une respiration contrôlée pour ne pas m'emballer. Ce n'était rien, juste quelque chose de passager. Quelques secondes de plus ça se calma sous l'œil toujours humide d'Emmett, peu habitué à ce que j'étale mes sentiments sur la table. Je lui pris la main, posée sur son genou et lui fis un sourire rassurant.

-Bella... Je... Tu n'as pas à me remercier, je suis ton frère et je ferai n'importe quoi pour toi, même à donner ma propre vie, balbutia-t-il mal à l'aise lui aussi.

-Je le sais Em, je le sais, soupirai-je. Maintenant choisit à manger, parce que je n'ai pas toute la journée moi !

Il rit et nous passâmes un bon moment ensemble, sauf quand l'autre venait nous apportait nos commandes. J'aurais pu me passer de cette pimbêche ! Emmett insista pour payer, prétextant qu'il ne me voyait que rarement et que je n'avais pas un sou en poche. Il n'avait pas tort. Dehors, un vent étonnement glacial nous enroula tous deux et il enroula de nouveau son bras autour de mon épaule pour pas que je me transforme en glaçon. J'étais frileuse par nature. Pendant tout le chemin, nous parlâmes de tout et de rien mais jamais de maman, c'était comme un sujet tabou. Je réussis à lui faire sortir du nez que la cliente de tout à l'heure, la blonde, n'était pas mal mais je savais que c'était beaucoup plus que ça. Jamais il n'avait eu un regard si tendre envers une femme, en tout, toutes celles que j'avais rencontrées. J'eus une immense satisfaction quand j'entrais dans la boutique à 13h29 tout pile, là où Victoria m'attendait de pied ferme dans un des rayons du magasin. Je t'en bouche un coin, hein la sadique ?

-Oh, j'ai failli oublier, me dit Emmett en fouillant dans ses poches de jeans et de sa veste en cuir.

Mon frère ne rigolait pas sur la mode, tout comme mon adorable lutin de meilleure amie.

-C'est un article dans le journal de samedi, ça devrait t'intéresser.

Il me tendit une page de journal pliait en plusieurs fois que je dépliais soigneusement, m'évitant de me couper. Et oui, se couper avec une feuille de journal ça arrive à tout le monde...

Meurtres sanglants à Forks

Voilà bien un mois que les habitants de la petite boutade de Forks, dans la péninsule d'Olympic au Nord-Ouest de l'état de Washington, vivent dans la peur constante. Une série de meurtres, plutôt sanglants, fut découverte dans la forêt alentours de cette petite ville, jusque là, sans histoire. Les victimes ne sont pas choisies par hasard, des jeunes femmes de 20 à 25 ans se font violer, torturer jusqu'à mourir suite à leurs blessures. Quatre corps ont été retrouvés pour l'instant mais jusqu'où ira le Tueur Olympique pour assouvir son plaisir de tuer ? Le chef de la police, Charlie Swan, n'a émis aucun commentaire pour l'instant mais, une chose est sûre, c'est que ça ne fait que commencer.

C'était quoi ce bordel ? Des homicides ? À Forks ? Mais c'était impossible ! Tout le monde se connaissait et personne ne ferait de mal à une mouche, voyons ! Le monde ne tournait pas rond, pas rond du tout !

POV...?

Elle se tenait là, juste devant moi en parfaite proie qu'elle était. Elle ne pouvait se rendre compte de ce qui allait se passer dans quelques minutes et cela rendait le jeu encore plus excitant. C'était un jeu pour moi mais un jeu où il fallait une incroyable dextérité et de la finesse pour gagner. J'avais déjà tout mon dialogue en tête, toutes les faces importantes de l'opération traversaient mon esprit d'une incroyable intelligente. Ce n'était pas de la modestie, juste la vérité. Ma femme me le disait souvent et elle avait toujours raison. Victoria, ma chère Victoria... Je secouai la tête pour éviter d'avoir son visage en tête, ce qui me perturberait pendant ma mission, sinon je ne cesserais de penser qu'à elle et à son corps qui me donnait tant de plaisir charnel.

Lentement, comme un prédateur traquant sa proie, je m'avançais vers elle, juste quelques pas avec mon air désolé sur le visage. Ce n'était pas pour ce que j'allais lui faire, non, mais pour jouer le jeu, peaufiner mon rôle. Je prenais soin de cacher mon visage sous ma capuche pour éviter les caméras, futiles objets pour tenter de me piéger. Quand elle me vit, elle leva la tête de la pompe à essence avec un sourire timide.

-Bonjour, puis-je vous aider ? Demanda-t-elle d'une voix innocente.

Facile, trop facile...

-Je ne voudrais pas vous déranger mais j'ai ma voiture qui est tombée en panne à quelques mètres d'ici et je voudrais savoir si vous vous connaissiez en voiture afin de me la réparer ? Dis-je d'une voix douce.

-Un peu mais...

-C'est urgent, très urgent, la coupai-je. Ma femme se trouve à Seattle et elle est sur le point d'accoucher, s'il-vous-plait...

Elle dériva son regard vers mon annulaire gauche et parut soulagée quand elle vit l'alliance à mon doigt. Croyait-elle qu'un homme comme moi n'était pas marié ? Stupide pensée !

-Emmenez-moi à votre voiture et je verrai ce que je peux faire, dit-elle avec un sourire.

Je lui rendis avec un plaisir non dissimulé et la conduisis jusqu'à ma voiture, qui était en parfait état à vrai dire. Ce n'était qu'une façade à mon jeu d'acteur parfait. Je lui ouvris le capot et elle l'examina un instant tout comme je faisais sur sa personne. C'était une jolie femme, cheveux bruns attachés en queue de cheval, des longues jambes faites sur mesure, de légers muscles saillant sous son tee-shirt manches longues bleu marine, assez mince, une poitrine faite pour mes paumes et de tentantes lèvres, le fruit défendu que je n'utilisais qu'à la fin de mon travail accompli. Un corps agréable à regarder, très agréable... Mon corps réagissait déjà à d'éventuelles prouesses que j'allais faire avec elle. Je m'approchai d'elle alors que je la vis froncer les sourcils. Elle avait compris... Brutalement, je fermai le capot de ma voiture alors qu'elle poussa un cri et qu'elle essaya de se débattre dans mes bras comprimés autour d'elle, empêchant toute tentative d'évasion.

-Tu vois ce que tu me fais ma belle ? Dis-je en pressant mon érection sur ses fesses.

-Non, pitié... Non... pleura-t-elle.

J'appuyai mon index à un point stratégique de sa nuque et elle devint molle entre mes bras. Elle était endormie, jusqu'à ce que je l'emmène dans la forêt pour lui faire voir ce qu'était un homme, un vrai. Je la soulevai, pas plus lourde que ma Victoria, et la mis sur la banquette arrière tout en attachant ses poignets, ses pieds et que je bâillonnai sa bouche d'un gros ruban adhésif gris. Je passai lentement un doigt de sa bouche, traversai sa clavicule saillante, le creux entre sa poitrine jusqu'à sa féminité. Je repris mes esprits brutalement, mon corps prenait le dessus et je ne devais pas. Je poussai un grognement, aprés l'avoir recouverte d'une couverture noire, quand je me sentis à l'étroit dans mon jean. Je lançai un regard envieux à la proie étalée devant moi, endormie, et posai la couverture sur son visage, cachant mes fantasmes avec. Le jeu pouvait commencer...

Et voilà, un nouveau chapitre de fini!

À votre avis, qui est la belle blonde dans le magasin de Bella?

Qu'est-ce que Bella a vraiment?

Et qui est ce mystérieux personnage à la fin?

Que de question, que de question!

En tout cas, merci de m'avoir lu et n'hésitez pas à me laisser votre avis.

Clairouille59

(*) The Maine = Petite pensée à 3 amies, Maud, Claire et Romane et d'un certain projet scolaire de l'année dernière... Gros bisous à vous! Je vous adore!

(*) Crab pot Seafood Restaurant = C'est un restaurant en plein centre ville de Seattle, il existe vraiment et ne sert que des fruits de mer.