Bonsoir les ... Christies ? Little Murders ? Swanners ? Laurences ? Avrilers ? Je cherche...
J'ai recu un prompt via Tumblr de sherohn-fan et je la remercie beaucoup : Alice en fauteuil roulant, Laurence doit "garder" Alice dans son bureau, Alice l'empêche de travailler de toutes les manières qui lui sont possibles.
Voilà donc ma version.
Je préviens juste qu'il y a des minis spoiler pour Le Cheval Pâle, mais pas gros non plus.
Enjoy !


Alice Avril s'était cassée la jambe. Alice Avril était en fauteuil roulant.
Mais c'était la meilleure nouvelle de la journée !
Swan Laurence jubilait dans son coin de bureau. Alice avait débarqué ce même matin dans son fauteuil, roulant aussi droit qu'elle le put vers le bureau de Marlène. Il semblerait que la jeune journaliste soit finalement tombée de son Vespa lors de la dernière course poursuite que cette dernière avait eu avec un suspect. Laurence ne l'avouerait pas, mais un grand sentiment d'inquiétude s'était installé en lui quand la rouquine avait franchit le seuil du bureau.
Après l'affaire du cheval pâle, Swan et Marlène étaient beaucoup moins enclins à risquer la vie d'Avril pour quelconque mystère.
Mais après qu'Alice ait raconté son histoire, aussi banale pour le commissaire qu'épique pour sa secrétaire, Laurence était rassuré. Alice irait bien. Et plus important : Alice ne pouvait pas aller sur le terrain.
Dommage qu'il n'y ait aucune enquête en cours. Swan aurait pu s'offrir le plaisir de frustrer la jeune femme en partant sous son nez.
« -Vous n'avez rien de mieux à faire, Avril ? Un bouquin à écrire ? » Demanda-t-il, en buvant son café.
« - Bah justement, je pensais que je pouvais passer la journée ici, vous savez, pour trouver l'inspiration.
- C'est une merveilleuse idée ! » S'exclama Marlène de sa voix légère, ce qu'il lui valut un regard noir de la part de son patron.
« - N'y pensez même pas, Avril ! Hors de question que je vous serve de baby-sitter ! Retournez donc dans votre piaule ! »
En jetant un coup d'œil vers les deux femmes, il put noter la moue déconfite de Marlène, et le regard exacerbé d'Alice.
« - Franchement Laurence, vous craignez ! Ca peut vous faire quoi que je reste ? Et puis… » Elle s'arrêta un instant. « Je me sens seule chez moi, je préfèrerais encore être avec…avec… »
« - Avec quoi Avril ? Vos amis ? Mais qui serait ami avec vous ? »
« - Avec ma famille, voilà ! »
Swan se figea. Elle le considérait comme sa famille ? Lui ? Cet homme abominable ?
Marlène posa une main sur l'épaule d'Alice.
« - Tu peux rester autant que tu veux Alice. Tu es ici chez toi. »
Laurence soupira, il semblerait qu'il ne pouvait pas gagner ce combat.
« - Très bien, très bien ! Vous pouvez rester ! Mais vous allez être déçue parce qu'il n'y a rien à voir aujourd'hui. »
Alice fit un petit mouvement de victoire, et roula jusqu'au bureau de Swan, après avoir adressé un clin d'œil furtif à Marlène et un petit « merci »
Ainsi, Alice put passer la journée en compagnie de ses deux meilleurs amis.


Pour Swan les problèmes commencèrent au moment au Alice avait sorti son carnet. Il remplissait un formulaire quelconque pour Tricard, quand cette dernière commença à parler.
« - Alors Laurence, comment vous ressentez votre boulot de commissaire ? »
Ce dernier appuya sur son stylo pour en faire rentrer la mine, accordant son attention à l'estropiée.
« - Comme quelqu'un qui essaye de faire son travail, je suppose. »
La rouquine acquiesça et Laurence retourna le nez dans ses papiers. Quelques secondes plus tard :
« - Vous avez déjà couché avec un suspect ? »
Il posa son stylo d'un coup sec sur le bureau et au même moment, Marlène, jusqu'alors bien silencieuse, émit un son d'étonnement, et regarda dans la direction des deux autres présents. Alice l'ignora et se pencha d'avantage vers Swan.
« - Alors ? »
« - Ca ne vous regarde pas, Avril. » Répondit le commissaire d'une voix ferme coupant cours à la conversation. Il put voir Marlène se renfrogner sur elle-même et Alice soupirer.
Après quelques minutes d'un silence gênant, où Swan tentait avec difficultés de remplir ce fichu formulaire, Avril reprit la parole.
« - Et sinon, pourquoi vous portez jamais votre arme ? »
Le concerné pinça l'arrête de son nez en fermant les yeux.
« -Parce que je n'en ai pas besoin. »
« - Vous faites des sports de combat ? »
« - Non, juste… »
« - Vous avez déjà tué quelqu'un ? »
La main de Laurence entra en contact avec son front.
« - Bordel, Alice, vous allez me laissez travailler, oui ou merde ? »
La rouquine leva les yeux au ciel :
« - Oh c'est bon, Laurence, c'que vous êtes rabat joie ! »
Le policier tentait tant bien que mal de retourner à sa paperasse mais déjà l'intruse se rua, en roulant jusqu'à son fauteuil pour voir ce qu'il faisait.
« - C'est quoi ? Le compte rendu d'une arrestation ? »
« - Non. » Répondit-il en essayant de cacher le papier.
« - Allez mais je veux voir ! »
Le commissaire se leva pour mettre le document hors de portée de la jeune femme en fauteuil.
Excédé, il poussa le fauteuil d'Alice jusqu'au bureau de Marlène et le bloqua.
« - Eh mais Laurence arrêtez ! »
La jeune secrétaire ne bougea pas d'un cil, se contentant d'admirer la scène avec un sourire amusé aux lèvres.
Ce dernier retourna à son bureau. Alice décida alors de changer de tactique.
« - EH Marlène ! » S'écria t'elle d'une voix assez forte pour être sûre de garder l'attention de Swan.
« - Pourquoi tu cries, Alice ? » Demanda la blonde.
« - Tu sais quoi, j'ai reçu une lettre du Dr Maillol l'aut' jour ! »
Le regard de son amie était entre l'incompréhension et la déception. Certes, Eufrasie Maillol n'était pas la meilleure amie de Marlène, mais cette dernière ne comprenait pas pourquoi des 3, c'est à Alice que la médecin légiste choisirait d'écrire une lettre.
« - Elle m'a raconté qu'elle avait trouvé un homme SUPER SEXY ! »
Swan releva la tête, horrifié. Si seulement Alice avait son appareil photo. Elle aurait adoré immortaliser ce moment.
« - Ah. » Soupira Marlène. « J'aimerais tellement visiter aux Etats-Unis, moi aussi. »
« - Bon ça suffit » S'exaspéra Laurence. « Martin ! »
Alice se tendit, l'appel de Martin ne voulait jamais dire une bonne nouvelle pour la journaliste.
Le jeune policier entra dans le bureau.
«- Emmenez-moi Avril en cellule, pour euh…pour entrave à la justice. »
Sans grande difficulté Martin fit rouler Avril au dehors du bureau, pendant que cette derrière pestait après Laurence.
« - Marlène, s'il vous plait, vous ferez libérer Avril, quand j'aurais terminé ma journée. Mais en attendant…Allez lui tenir compagnie. »
La secrétaire se leva et suivit Martin.
« - Bien commissaire. »
Une fois, le deux femmes parties, Swan se détendit. Il allait pouvoir continuer ses mots fléchés.