Hello tout le monde !
De retour avec un nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira et j'ai hâte d'avoir vos avis ! ;)
Bonne semaine et à dimanche prochain avec le chapitre quatre :D
Appuyée contre la rambarde en haut de la Tour d'Astronomie, Hermione regardait le soleil descendre sur le lac, donnant de jolis reflets orangés et rosés à l'eau paisible. Elle avait pensé à se couvrir plus que la nuit dernière avant de monter et s'en félicitait maintenant, car le vent soufflait encore plus fort que la veille. Ses cheveux étaient secoués dans tous les sens, s'emmêlant encore plus qu'ils ne l'étaient. Quand Mme Pomfresh lui avait donné l'autorisation de sortir, elle s'était dépêchée de se rendre dans la Salle Commune des Gryffondors pour chercher des vêtements chauds, puis était montée à la Tour d'Astronomie. Elle n'avait pas bougé depuis, contemplant le parc sans réellement le voir. Maintenant que le soleil se couchait, elle se disait qu'elle avait faim. Mais elle n'avait pas envie de descendre dans le Grande Salle, pour croiser le regard de ses amis inquiets, des professeurs dont elle avait séché les cours l'après-midi même. Et surtout, elle ne voulait pas croiser son regard. Si jamais, par malheur, les yeux noirs se posaient sur elle, elle n'aurait jamais pu supporter la lueur de sarcasme et de dégoût qu'elle y aurait lu. Car oui, Hermione était totalement persuadée que son professeur de potions la considérait comme une simple jeune fille dégoûtante et sans intérêt, trop déprimée pour réussir à vivre sa vie avec amour et joie. Alors elle resta là-haut jusqu'à ce que le soleil ait complètement disparu. Quand ceci fut fait, elle attendit encore un peu, pour se donner du courage. Cependant, quand elle fut prête à se détourner de la magnifique vue qu'elle avait sur le parc rempli d'ombres et de noirceur, elle entendit des pas monter les escaliers. Elle se retourna rapidement, sortie sa baguette puis alla se cacher le plus rapidement possible derrière les instruments d'astronomie rangés non loin. Se plaçant de sorte à voir la porte, elle attendit que la personne entre, puis se pétrifia en voyant qui se tenait dans l'embrasure de la porte.
Quand il était arrivé dans le Grande Salle, il avait bien remarqué qu'elle n'était pas là. Cependant, refusant de céder à la panique qui l'envahissait petit à petit, il alla manger, jetant parfois des coups d'œil à la table des Gryffondors pour voir si elle n'était pas arrivée entre temps. Pendant que l'inquiétude se faisait de plus en plus forte en lui, le soleil déclinait dehors. Bientôt, l'heure du couvre-feu sonnerait pour les élèves et il se dit alors qu'elle devait se trouvait dans sa Salle Commune. Mais lorsqu'il croisa Londubat et Weasley à la sortie de la Grande Salle, il eut la certitude qu'il y avait un vrai problème. Hermione aurait dû être avec eux. C'était obligé. Il les arrêta donc avant qu'ils ne se dirigent vers leurs places.
« Weasley, Londubat, venez voir.
- Oui professeur ?
- Comment va Granger ?
- Hermione ? Je ne sais pas, je ne l'ai pas vue de l'après-midi, on va aller la voir après.
- Elle n'est plus à l'infirmerie.
- Quoi ? Depuis quand ?
- Elle est sortie en début d'après-midi.
- Mais … On ne l'a pas vue ! Et elle n'était pas en cours !
- Je sais. Et merde ! »
Severus partit en courant, sans faire attention aux deux élèves qui lui demandaient ce qu'il se passait. Il couru aussi vite qu'il pu jusqu'en haut de la Tour d'Astronomie, redoutant le pire, espérant ne pas arriver trop tard. Il s'en voudrait trop, beaucoup trop. C'est donc à toute vitesse qu'il monta les escaliers et qu'il ouvrit la porte de la Tour, pour se retrouver devant un espace vide. Il n'y avait personne en haut. Fronçant les sourcils, il s'avança jusqu'à la rambarde, puis se pencha pour regarder au bas. Il n'y avait rien non plus. Bien, elle n'avait pas sauté. Poussant un profond soupir, il s'apprêta à se diriger vers la porte en réfléchissant à d'autres endroits où son élève pourrait se trouver quand il entendit quelque chose. Severus s'arrêta et se concentra sur le bruit. C'était comme un chuchotis lointain. Le seul problème, c'est que ce chuchotis ne venait pas de l'extérieur, mais de l'intérieur. Il entendait ce son dans sa tête. Le chuchotis se fit de plus en plus clair, jusqu'à devenir une voix stressée et rapide. S'il me voit c'est la fin. Il va se moquer de moi. Oula oui, il va me mettre plus bas que terre, me ridiculiser, m'enlever des points pour avoir sécher les cours et pour être ici à cette heure. Par Merlin, il ne faut surtout pas que je bouge. Ni que je respire. Oui, je vais arrêter de respirer jusqu'à ce qu'il parte. Mais pourquoi reste-il planté là ?!
Severus tourna sur lui-même pour découvrir la cachette de Miss Granger. Car c'était bien ses pensées qu'il entendait dans sa tête. Pourquoi, il ne le savait pas.
« Miss Granger, vous pensez beaucoup trop fort. Sortez de votre cachette.
Comment sait-il que je suis là ?
-Je vous entends penser. Et c'est très désagréable. Sortez immédiatement. »
Pétrifiée, elle l'avait regardé s'avancer jusqu'à la rambarde, faire demi-tour, puis s'arrêter brusquement. Ses pensées à elle étaient alors devenues très confuses, puis il lui avait parlé. Il savait qu'elle était là, il entendait ce qu'elle pensait. Comment était-ce possible ? Il est Legilimens. Quand cette pensée s'insinua dans sa tête, elle tenta de fermer son esprit, pour ne pas qu'il entende quoique ce soit ou qu'il se mette à lire dans sa tête. Hermione sortit lentement de sa cachette, les yeux fixés sur ses chaussures. Elle savait qu'il aillait la maltraiter verbalement et que le sablier des Gryffondors verrait son nombre de points considérablement réduit.
« Que faites-vous ici à cette heure Miss Granger ? »
Elle ne répondit pas, gardant toujours la tête basse, pour qu'il ne voie pas ses yeux brillants de larmes. Elle avait honte, elle avait peur. Tout ce qu'elle voulait maintenant, c'était partir en courant pour fuir cet homme qu'elle respectait énormément, mais qui l'effrayait plus que tout. Personne ne le connaissait réellement. Personne ne savait ce dont il était évidemment capable. Il était solitaire et mystérieux, pour tout le monde.
« Relevez la tête et répondez-moi. Que faites-vous ici ? »
Il avait dit ça d'un ton dur et froid, sans pitié. Ravalant ses larmes et serrant les dents, Hermione leva la tête et essaya de faire face à son professeur.
« Je … J'avais besoin de prendre l'air.
-Oh. Et c'est donc pour cela que vous n'avez assisté à aucun de vos cours cet après-midi ?
-Je ne ... »
Et elle baissa la tête, vaincue. Pourtant il n'avait quasiment rien dit. Mais son ton suffit à lui arracher les larmes qui menaçaient de tomber. Ses joues furent inondées de larmes tandis que ses épaules étaient secouées par des sanglots de plus en plus forts. Sans faire attention à Severus Rogue, elle se laissa tomber à terre et pleura.
Elle semblait détruite, seule, fragile. Et quand elle se mit à pleurer une énième fois, il sentit ses défenses fondre. Elle était si petite, si chétive, elle qui riait auparavant aux bêtises de Potter et Weasley, qui se lançait dans des aventures dangereuses avec eux, qui n'avait pas peur de lui tenir tête à lui, Severus Rogue, mais qui maintenant n'était plus que l'ombre d'elle même. La guerre avait fait de nombreux ravages, et il en avait un devant les yeux. Il ne put s'empêcher de s'avancer vers elle et de s'accroupir à ses côtés. Ce n'était pas de la pitié qu'il ressentait, mais de l'affection. Oui, lui Severus Rogue. Il dût se faire violence pour accepter cette vague de tendresse qui le submergeait. Mais il y parvint plus ou moins et s'assit à côté d'Hermione. Il passa un bras autour de ses maigres épaules et tandis qu'elle posait sa tête sur l'épaule de son maître de Potions, il lui caressa doucement les cheveux, lui murmurant de se calmer. Tout doucement, ses sanglots s'espacèrent et son souffle redevint normal.
Hermione sembla se rendre compte qu'elle était en train de sangloter dans ses bras car il la sentit se tendre puis s'éloigner précipitamment de lui, gardant toujours la tête baissée. Il décida de lui laisser quelques secondes pour se reprendre totalement, puis il l'interpella.
« Miss Granger, comptez-vous aller en cours demain ?
-Aucune idée professeur. Ça dépend de la nuit que je vais passer.
-Très bien, alors venez avec moi. Je vais vous donner une potion de Sommeil, ainsi vous dormirez bien. Il faut que vous repreniez une vie normale, que vous retrouviez le sourire. Et ce n'est pas en passant vos journées ici que vous y arriverez.
-Je sais ça. Mais ça fait 4 mois que je souris, que je donne l'impression d'aller bien. Même moi j'arrive à y croire parfois. Mais pourtant ce n'est pas le cas. Je ne suis plus qu'une intello dépressive. Incapable de voir le bon côté des choses.
-C'est pour cela qu'il va falloir vous donner quelque peu de peine pour redevenir une Miss-Je-Sais-Tout souriante et heureuse. Je vais devoir mettre les professeurs au courant de votre état.
-Vous y êtes obligé ?
-Oui, pour que nous puissions tous veiller sur vous. Ce que vous avez tenté de faire est grave, vous le savez. Il ne faut pas que vous restiez seule, pour ne pas laisser des idées noires s'insinuer dans votre cerveau.
-Ne parlez de rien à mes amis, s'il-vous-plait.
-D'accord, mais en échange je veux que vous me promettiez une chose.
-Oui ?
-Ne me faites plus jamais une frayeur pareille et n'essayez plus jamais de mettre fin à vos jours ! »
« Ne me faites plus jamais une frayeur pareille et n'essayez plus jamais de mettre fin à vos jours ! »
Ses mots résonnaient dans son esprit, comme une chanson qu'on aurait en tête et qu'on se répéterait sans vraiment s'en rendre compte. Severus Rogue, le professeur le moins aimé de Poudlard, mais aussi celui qui aimait le moins les élèves, avait dit cette phrase sur un ton un peu désespéré, comme si l'action d'Hermione l'avait réellement chamboulé. Quand elle l'avait entendu dire ça, elle s'était vivement retournée vers lui, les yeux écarquillés, la bouche légèrement ouverte. Elle avait du avoir l'air d'un poisson qu'on aurait sorti de son bocal et elle se rendait maintenant compte de l'absurdité de la situation. Elle avait réussi à bafouiller quelques mots, lui faisant comprendre qu'elle acceptait la condition qu'il venait de poser. Alors il s'était levé et lui avait tendu la main pour l'aider à se relever. Gênée, elle avait attrapée la main de son professeur, puis l'avait vite relâchée une fois debout. Sans paraître s'en formaliser, le professeur de potion était descendu dans son laboratoire, suivi de la jeune fille, à qui il donna une potion de Sommeil, comme il le lui avait suggéré plus tôt. Le remerciant, Hermione était partie vers la salle commune de Gryffondor avant de se rendre compte qu'elle n'avait pas mangé depuis bien trop longtemps. Faisant demi-tour, elle était allée jusqu'au cuisine en faisant attention à ne pas croiser Rusard, Miss Teigne ou Peeves, puis après avoir mangé un copieux sandwich au poulet préparé par des elfes de maison prêts à tout pour la satisfaire, elle s'était rendue dans son lit.
Maintenant elle se trouvait étendue sur ses couvertures, en pyjama, la potion encore dans son flacon posée sur sa table de chevet. Elle souhaitait repenser aux événements de la soirée avant de se plonger dans un sommeil de plomb. Mais après avoir revécu le coucher de soleil, l'arrivée de Rogue, ses pleurs, leur discussion, enfin surtout les paroles du maître des Potions, elle dut se résoudre à aller se coucher. Alors elle tendit le bras vers la potion, la vida d'un trait et sans avoir eu le temps de se glisser sous la couette, elle s'endormit, le flacon tombant à terre dans un bruit mat.
Les élèves commençaient à entrer dans la Grande Salle pour prendre leur petit déjeuner. Severus était monté tôt pour pouvoir voir arriver tous les élèves et vérifier que Miss Granger - Hermione lui chuchotait son esprit - allait un peu mieux et avait passé une bonne nuit. Alors il attendit plus ou moins patiemment, pestant contre les élèves bruyants et insupportables dès les premières heures de la journée. Il était en train d'élaborer un plan pour enlever un maximum de points dans la journée quand il la vit entrer et se diriger vers la table destinée à sa maison. Elle avait l'air reposée et un léger sourire s'étalait sur son visage. Cependant, il savait bien qu'il ne fallait pas se fier à ce sourire. Pour le moment il n'avait pas pu parler aux professeurs du cas Granger, mais le soir même aurait lieu une réunion durant laquelle il pourrait les mettre au courant de la situation. Un peu rassurée de la voir rire à une blague de ses amis, il se leva et sortit de la Grande Salle, non sans lui jeter un regard quand il passa devant elle. Hermione leva les yeux et leurs regards se croisèrent rapidement. La jeune femme lui adressa un léger hochement de tête auquel il répondit avant de sortir pour aller préparer sa salle de classe à l'arrivée des deuxièmes années.
Sa matinée passa tranquillement, sans réels problèmes. Elle et ses amis étaient restés ensemble, et Hermione avait bien fait attention à ne pas perdre son sourire, pour ne pas qu'ils s'inquiètent. Aucun professeur ne lui avait parlé de quoi que ce soit et d'ailleurs Hermione pensait bien que le professeur Rogue n'avait pas encore pu leur parler de son « petit souci de dépressive » comme elle l'appelait maintenant. A midi elle mangea en silence avec Luna et remarqua que Rogue n'était pas présent au repas. Puis les jeunes femmes se séparèrent pour se rendre dans leurs cours respectifs. Luna monta en métamorphose et Hermione descendit en potions. Savoir qu'elle allait se trouver dans la même pièce que Severus Rogue pendant 2h de suite faisait monter en elle une légère angoisse, mais elle savait très bien qu'il n'était pas nécessaire de stresser. Elle allait simplement faire comme d'habitude, sans s'occuper de toutes les pensées qui se bousculaient dans sa tête depuis qu'ils avaient passé un moment particulier en haut de la Tour d'Astronomie la veille. De toutes manières, se dit-elle, il sera aussi horrible qu'à l'accoutumée. Elle arriva plus tôt que les autres devant la salle de classe et s'assit donc en face de la porte, un livre posé sur les genoux. Elle était absorbée dans sa lecture de « Etudes des récents progrès de la sorcellerie » et elle n'entendit ni ne vit son professeur sortir de la classe pour venir se placer devant elle. Il se racla la gorge et enfin elle leva les yeux vers lui. Lui faisant signe de le suivre, le Maître de Potions rentra dans la classe et s'avança jusqu'à son bureau. Quand Hermione fut entrée, il se tourna vers elle et lui demanda, de but en blanc :
« Pas d'envies suicidaires aujourd'hui ? »
Prise de court, Hermione ne put s'empêcher de penser qu'il avait quand même un sacré culot. Mais se souvenant qu'il était fort possible qu'il entende ses pensées, elle tenta de les faire taire et lui répondit :
« Pas pour le moment, mais si jamais vous êtes encore une fois trop détestable pendant le cours, il est fort possible qu'elles reviennent en force.
-10 points en moins pour Gryffondor. Avez-vous passé une bonne nuit ?
-Étonnant. Oui, votre potion a eu un effet très apprécié.
-Très bien. Si vous en avez encore besoin, n'hésitez pas à venir me voir. Madame Pomfresh n'utilise pas ce genre de potions pour soigner les élèves, elle préfère quelque chose de plus doux.
-Je m'en souviendrai. Merci. »
La conversation se finit comme cela car les élèves arrivaient. Hermione alla s'installer à sa place habituelle et le cours se déroula plus ou moins sans anicroches. Sans surprise, le sablier des Gryffondor se vit dépouillé de quelques points, mais le record fut loin d'être battu.
La journée s'était terminée en beauté : un élève de première année de Poufsouffle avait fait exploser son chaudron, provoquant la panique parmi tous les autres élèves. Trois d'entre eux avaient dû être transférés à l'infirmerie et Severus venait juste de terminer de nettoyer sa classe quand il se rendit compte qu'il était l'heure d'aller à la réunion avec ses collègues. Sans prendre le temps de manger, il se rendit en salle des professeurs et s'installa aux côtés de la Directrice. Celle-ci géra la réunion d'une poigne de fer, allant droit au but sans tourner autour du pot quand il s'agissait d'un élève à problème, ou d'un élève causant des problèmes. Puis vint le moment de parler des septièmes années de Gryffondor. Chaque professeur donna son point de vue sur la petite équipe, puis Severus prit la parole, sachant bien qu'il allait devoir supporter les réactions de ses collègues sur la mauvaise nouvelle qu'il venait annoncer.
« J'ai quelque chose d'assez délicat à vous annoncer. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Miss Granger se trouve dans un sale état. Elle a tenté de mettre fin à ses jours en se jetant du haut de la Tour d'Astronomie. J'ai réussi à lui extirper quelques informations, et je peux donc vous dire qu'elle ne se remet pas de la guerre et qu'elle nous a tous eu depuis le début de l'année avec son faux sourire et ses airs joyeux. Elle est mal en point et n'arrive plus à faire face à son quotidien. Il faut donc que nous soyons extrêmement vigilants avec elle. »
Un silence de mort accueilli cette déclaration. Personne n'osait réellement croire à ce que venait dire Severus, et il comprenait bien. Lui aussi avait eu du mal à accepter le fait que la Miss-Je-Sais-Tout de Poudlard soit dépressive. Mais c'était un fait. Ce fut Minerva qui reprit contenance la première.
« Très bien. Il va falloir prendre quelques précautions. Je pense qu'il faut que quelqu'un la surveille constamment. Nous pourrions peut-être nous relayer.
-Minerva, si je puis me permettre, je ne suis pas sûre que Miss Granger apprécie de se faire suivre partout et tout le temps. C'est une élève, elle a le droit d'avoir sa liberté.
-Severus enfin, c'est vous qui venez de nous apprendre cela, et vous nous dites qu'on doit faire attention. Ne pensez-vous pas que l'avoir toujours à l'œil soit une bonne idée ?
-Non. Elle ne doit pas se sentir suivi et espionnée. Ça pourrait l'angoisser encore plus.
-Très bien alors que proposez-vous ?
-On ne fait rien. On est juste plus vigilant sur ses faits et gestes, sur ses expressions, ses rires, ses paroles.
-D'accord, commençons comme cela. Mais si jamais il se passe à nouveau quelque chose, je la ferai suivre. »
