Nouveau chapitre ! j'avoue je me suis bien amusé pour celui la, j'espère qu'il vous plaira.


Lorsqu'il se réveilla, le jeune sorcier senti sa bouche pâteuse et un mal de tête épouvantable s'éveiller en même temps que lui. Il avait l'impression d'avoir une sacrée gueule de bois, du genre carabinée. Il ouvrit doucement un œil voulant s'arracher des bras de Morphée et fut accueilli par une lumière trop vive pour son esprit encore endormi ce qui lui valut de lâcher un grognement rauque avant de se cacher dans l'obscurité des draps.

Enfin réveillé Potter ?

Snape ? Pourquoi diable Snape était-il dans sa chambre ? Il sortit la tête des draps, se forçant à regarder ce qu'il l'entourait malgré sa tête qui hurlait de douleur. Son cerveau meurtri essaya d'analyser calmement la situation, il n'était pas dans sa chambre et à vrai dire il ne savait pas trop où il se trouvait, le lieu lui était totalement étranger. Severus Snape était là, assis sur une chaise à côté du lit les bras croisés sur son torse.

Vous vous sentez mieux ? demanda le Serpentard le visage impassible.

Harry se redressa légèrement, les idées encore embrumées il ne put exprimer qu'un vague hochement de tête douloureux.

Bien….

Snape se leva d'un bond et mis une gifle retentissante au blessé. Harry sonné par ce coup qu'il n'avait pas vu venir, mit quelques instants à réagir.

Vous…. Vous êtes malade ! Qu'est-ce qui vous prend ? Hurla le jeune héros.

Ça, Potter, c'est pour vous éclaircir les idées. Maintenant que vous êtes parfaitement réveillé et conscient, on va pouvoir avoir une petite conversation. Dit le professeur en se rasseyant calmement.

Parler de quoi ? j'ai rien à vous dire et puis je suis où là ? s'indigna Harry

Vous êtes chez moi sale petit ingrat, essayez de montrer un peu plus de gratitude à celui qui vous a soigné et vous a empêché de vous vider de votre sang comme une loque, car c'est vraiment ce à quoi vous ressembliez quand je vous ai trouvé, bien que ça ne change pas trop de d'habitude. Enfin bon inutile de tergiverser là dessus ce n'est pas le sujet. Inutile de vous dire pourquoi je ne vous ai pas emmené à l'infirmerie…

Harry baissa la tête, le professeur de potion avait vu ses marques, ses blessures, ses meurtrissures… En effet s'il était allé à l'infirmerie son secret aurait été dévoilé, certes pas tout de suite, mais Dumbledore aurait été le premier informé, ses amis mis au courant pour mieux l'entourer, essayant de comprendre vainement comment il avait pu en arriver là, certains auraient sans doute parlé, les rumeurs auraient afflué, les journalistes débarqué pour avoir de nouveau scoop croustillant sur sa personnalité torturée, et il se serait noyé sous les lettres et les cadeaux de groupies déchainées… non franchement ça aurait été l'enfer .

Pourquoi ne pas m'avoir dénoncé ? C'est vrai il vous aurait été plus simple de me poser à l'infirmerie et me laisser là.

Pourquoi ? La scarification Potter, est souvent soit la marque d'un profond mal être soit un simple manque d'attention avec appel au regard larmoyant, or vos marques se trouvent au niveau de vos cuisses, ce qui nous montre que vous ne vouliez pas que ça se sache. Il y en a des récentes mais aussi quelques unes qui sont plutôt anciennes ce qui m'indique aussi que ce n'est pas une simple passade. Ce n'est donc pas un simple appel à l'aide mais une réelle extériorisation d'une douleur intérieure. J'ai simplement respecté votre choix de discrétion.

Le scarifié resta bouche bée devant le discours de celui qui terrorisait tous les élèves de Poudlard.

Quoi ? demanda Severus en haussant un sourcil interrogateur. J'ai peut-être bien des défauts mais je comprends ces choses-là. Et si on vous avait trouvé comme ça votre côte de popularité aurait encore grimpé, vos fans hystériques auraient perturbé le bon fonctionnement de l'école. De plus, ajouta le serpentard, pour vous emmener à l'infirmerie il m'aurait fallu monter des étages, alors que les cachots étaient beaucoup plus proche.

Harry ricana, il pensa que la dernière explication était sans doute la plus plausible et imagina son pauvre professeur obligé de le trainer dans les couloirs du château.

Et maintenant ? demanda Harry d'un ton morne.

J'aimerai que cela ne se reproduise plus, premièrement car si ça devait arriver pendant l'un de vos cours vous allez effrayer vos élèves, et ça c'est mon rôle. Et de deux je ne tiens pas à devenir votre nounou attitrée des que vous faites une bêtise et vous cacher chez moi, la prochaine fois ça sera l'infirmerie si je vous retrouve comme ça. Vous êtes prévenu, maintenant apprenez à gérer vos émotion autrement. Vous n'êtes plus un enfant vous êtes un adulte bon sang ! Alors agissez comme tel. Ces marques ne peuvent pas tout régler et vous ne pourrez pas vous cacher indéfiniment derrière elles.

Le ton était cinglant et Harry cru sentir une nouvelle gifle, intérieur cette fois-ci. Il rougit à la fois de honte et de rage, ses mains se crispèrent sur les draps qui le recouvrait.

Ce sera tout Monsieur ?

Non, dès que vous vous sentirez mieux j'aimerai que vous sortiez de mon lit, l'idée d'avoir un Gryffondor dans mon lit ne me plait pas vraiment.

Severus se leva et sorti de la pièce d'un claquement de cape.

La barbe…. Il se prend pour qui ? grommela Harry.

Il se laissa retomber dans le lit arpentant la pièce du regard. Elle était relativement spacieuse, au couleur des Serpentards, vert et argent, rien de bien étonnant, elle n'était pas très meublée mis à part le grand lit à baldaquin dans lequel il était. Il s'extirpa tant bien que mal des draps et s'assit un moment sur le lit à contempler ses cuisses. Ses blessures avaient été soignées, seul de fine cicatrices blanches témoignaient de leur existence passée.

Mais … ! Harry se raidit

Il était en caleçon, Snape l'avait déshabillé ! Certes c'était pour le soigner mais quand même ! Et puis il n'avait pas vu de vêtement dans la pièce. Il se leva d'un bond, ce qui n'eut pour effet que de réveiller le tambourinement de sa tête, et fouilla rapidement le peu de rangement qui se trouvait dans la pièce. Mise à part que le professeur de potion n'avais pas une garde-robe très varié Harry ne trouva pas ce qui l'intéressait.

Où sont mes vêtements ! cria le jeune sorcier en sortant en trombe de la chambre.

Le professeur de potion, confortablement installé dans un somptueux fauteuil vert à lire un livre et sirotant un bon thé, ne prit même pas la peine de relever la tête.

Silence Potter, je ne suis pas sourd, inutile de crier je vous entends très bien comme ça.

Je m'en fiche ! Où sont mes vêtements !

En haut.

En haut ? répéta le jeune homme sans comprendre.

Oui en haut, dans vos appartements, je les ais envoyé avant votre réveil.

Q…Quoi ? Mais pourquoi ? Je fais comment moi maintenant ? S'énerva le pauvre garçon.

Le Serpentard ferma son livre et le posa délicatement sur une petite table basse à côté, puis il plongea son regard dans celui d'Harry et se mis à sourire, d'un sourire sadique, le genre de sourire qui vous donne des frissons dans le dos et vous donne envie de partir en courant très vite.

C'est votre punition Potter.

Ma quoi ?

Votre punition ! Décidément il faut tout vous répéter, soupira Snape.

Mais pourquoi ?

Pour que ça vous serve de leçon bien évidemment c'est à ça que servent les punitions, comme ça, vous vous souviendrez des conséquences de vos actes la prochaine fois que des idées comme ça vous passerons par la tête. Maintenant filez !

Mais… !

On ne discute pas jeune homme ! Je me suis déjà montré plus que clément à votre égard, et puis j'aurai très bien pu vous laisser en tenue d'Adam… il prit un sourire carnassier. Je peux arranger ça tout de suite si vous ne déguerpissez pas à l'instant.

Harry ne se fit pas prier et décampa sur le champ laissant un Severus Snape terrifiant, riant à gorge déployée. Il courut à toute allure prenant garde à être discret et surtout de ne croiser personne. Lors de sa course effrénée, il ressentit quelque chose d'étrange… comme un courant d'air… entre ses jambes...

Oh non… il n'a pas osé ?!

Oh que si !


Alors ? qu'est ce que vous en pensez ?