Hello tout le monde !

J'aimerais remercier gaga, Regina lily Swan, SaniaWive, Lerugamine et BlueCandy pour leurs reviews. Ca fait toujours plaisir de savoir que quelqu'un vous lis et apprécie ce que vous écrivez.

Encore une fois je ne suis pas J.K Rowling...si je l'étais, ça se saurait, je ferais de Peeves le directeur de Poudlard. Sur ce, bonne lecture !

Tom Jedusor - Ben Barnes


3) Cours et Détentions

Date inconnue, Location inconnue, Heure inconnue.

Rose n'avait aucune idée de l'endroit où elle se trouvait. Elle n'était même pas sûre d'être encore en Angleterre et elle avait même l'impression de ne pas être présente du tout. C'était un endroit magnifique qui semblait être sorti tout droit d'un livre de contes. Elle se trouvait dans un immense jardin qui aurait très bien pu être une mini forêt ou tout était recouvert de neige. Les roses du jardin semblaient ne pas se soucier des saisons, elles étaient aussi belles et épanouies que si c'était le printemps. La nuit venait à peine de commencer et la lune donnait un effet féerique à tout ce qu'elle illuminait. Une petite fontaine en pierre était placée au centre du jardin. Elle représentait un ange dont l'eau s'écoulait en un filet de sa bouche. La fontaine était magique. Autour d'elle quelques bancs de pierre. Eparpillé tout autour, des statues de marbres blancs rappelant les dieux et les déesses de la Grèce antique. Au loin, elle arrivait à distinguer un élégant manoir supporté par des piliers de style gréco-romain tout en marbre blanc. L'endroit était magnifique.

Rose s'avança machinalement vers la fontaine de l'ange pour y découvrir une magnifique femme dissimulée derrière. Elle était vêtue d'une élégante robe de sorcière noire à bretelles, dont le corset délicatement ouvragé de lignes entrelacées en argent, dessinait sa jolie taille et rehaussait sa poitrine. Ses cheveux noirs étaient bouclés et noués en un simple chignon, contrastant avec sa peau pale. Deux longues mèches encadraient un visage dont elle n'arrivait pas à discerner les détails. C'était comme si, plus elle se concentrait, plus les détails lui échappaient. Mais Rose était persuadée que la femme était d'une grande beauté. Ses bras étaient recouverts de longs gants en dentelles noir. A son poignet, un bracelet en argent en forme de serpent. A son cou pendait un magnifique médaillon en or.

-Qui êtes-vous ? Demanda Rose.

La femme l'ignora.

-Ou sommes-nous ?

Toujours rien.

Pendant un instant, Rose se demanda si elle ne devrait pas demander asile au manoir, mais l'idée de marcher jusqu'à cette distance dans ce froid, ne la tentait pas. Et c'est à ce moment que son cerveau réalisa qu'elle n'arrivait pas à sentir le froid. Et pourtant, elle était vêtue de son habituel t-shirt trop grand et de son pantalon trop large, troués de partout, offert « affectueusement » par sa tante. Elle se rendit compte qu'elle rêvait, mais le rêve semblait tellement réel qu'elle avait des doutes.

-Lily… murmura la femme.

-Quoi ? Demanda Rose bêtement.

Mais la femme ne lui adressait pas la parole, elle s'adressait à une énorme bête. Un loup. Non, une louve. Blanche comme la neige aux yeux verts magnifiques. La bête était énorme, elle était aussi grande que Rose et arrivait à la taille de la femme.

Pour une raison quelconque ni Rose, ni la femme n'eurent peur de la louve. Au contraire, la dame tendit une main pour caresser l'animale et celle-ci trottina rapidement vers elle et frotta affectueusement son museau contre la main offerte. Un rire mélodieux lui échappa et Rose dû se battre contre l'envie de caresser l'animal elle aussi.

-J'espère que Rose a pris soin de toi pendant mon absence, ma belle. Tu nous as manqué à Tom et à moi, murmura la femme contre la fourrure de la louve.

Pendant un court instant de folie, Rose cru que la louve hochait la tête. Elle aurait aimé pensé que c'était ridicule et passait à autre chose, mais dans le monde magique, rien n'est jamais sûr. Pendant un court instant, elle crut être la « Rose » dont la femme parlait avant de se souvenir que son nom était plutôt commun.

-La guerre est bientôt finit d'après Luna… Je le sens aussi. Tellement de sang, tellement de mort et de souffrances… pourtant je ne regrette rien, c'est fou, non ?

-Encore en train de parler à Lily ? Je te l'ai déjà dit mon amour, si tu souhaites te confier à quelqu'un, je suis là, dit une voix d'homme.

Rose laissa une exclamation de surprise à l'entente de la nouvelle voix. Elle lui sembla étrangement familière et observa timidement la femme se relevait et enlaçait l'homme dont le visage était dissimulé par la capuche de sa cape.

-Lily est une bien meilleure confidente, que mon frère, mes sœurs et toi réunis, mon amour.

02.09.1991, Ecosse, Location introuvable, Poudlard, 07 :45

Ce fut le bruit d'une porte que l'on ferme bruyamment qui réveilla Rosemary, pour son premier jour de cours. La veille, elle s'était endormie dès le moment ou sa tête s'était posé contre l'oreiller après s'être épuisé à démontrer son pouvoir à une bande de sales mioches pourris gâtés. Elle avait peut-être réussit à gagner que les Serpentard la laisse en paix, et même un peu de leur respect, mais elle n'avait gagné aucun ami pour la réveiller le matin.

-Merde !

Rose s'empressa de se préparer, enfila son uniforme à la hâte et prit sa besace contenant tous ses livres d'écoles avec suffisamment de parchemin pour finir la semaine. Ses affaires en main, elle fit de son mieux et le souffle court, elle courut le long des couloirs en demandant aux personnages des nombreuses peintures qu'elle croisait, le chemin qui menait à la grande salle. Elle ne trouva aucun tableau serviable.

-Est-ce que j'ai l'air de pouvoir me promener dans l'château ma p'tite dame ? Lui répondit un vieux chevalier ivre.

Elle avait grogné et s'apprêtait à insulter le grossier personnage quand elle croisa le regard du fantôme du moine gras apparaître à travers un mur.

-Excusez-moi ? Euh, monsieur le moine ?

-Oui ? Ah, vous êtes une première année mon enfant, n'est-ce pas ? Vous êtes perdu ?

Rose gênée comprit tout de suite qu'elle se faisait encore prendre pour une née-moldue et retint un soupir.

-Oui, je me demandais si vous pourriez m'indiquer le chemin de la grande-salle.

-Je vais même faire mieux, je vais vous accompagner.

-Merci.

Soulagé de ne pas devoir expliquer qu'elle n'était pas née-moldue, et qu'elle n'avait aucun sens de l'orientation, elle suivit docilement le fantôme.

-Si je puis me permettre, comment vous êtes mort ?

A son plus grand soulagement, le moine gras ne sembla pas s'en vexer, au contraire, il semblait amusé. Rose fronça les sourcils. Pour un mort, il était drôlement gai.

-C'était au XIème siècle et j'avais la manie de faire sortir des lapins de mon calice pendant la messe et de guérir les paysans de la variole d'un simple coup de baguette pendant mon temps libre. Les autres membres de l'église n'ont pas tardé à avoir des soupçons, expliqua-t-il d'un ton joyeux.

Rose ne savait vraiment pas quoi répondre. Elle n'avait jamais été douée pour faire la conversation.

-Pourquoi des lapins ? Demanda-t-elle faiblement. Personnellement, j'ai une nette préférence pour les chiens.

Le moine gras pouffa et posa une main translucide et froide comme de la glace sur l'épaule de la jeune fille.

-Vous êtes définitivement l'élève de Serpentard la plus intéressante et agréable que j'ai jamais rencontré ma chère petite. Et certainement la digne fille de votre père, miss Potter. C'était également sa réponse.

Et avant qu'elle ne puisse répondre, le moine gras lui souhaita une bonne journée et alla saluer ses élèves préférés de la maison Poufsouffle. Ils venaient d'arriver à la grande salle.

-Rosie ?

Elle retint un cri et se retourna pour croiser des yeux identiques aux siens.

-Harry ! Tu m'as fait peur.

Elle le prit dans ses bras sans réfléchir et ne remarqua même pas Ron qui se trouvait à deux pas des jumeaux Potter.

-Comment tu vas ? Comment est ta salle commune ? Les Gryffondor sont sympas ? J'ai tellement de choses à te raconter.

Et elle se mit à l'entraîner vers la table des Gryffondor ou elle s'apprêtait à s'asseoir quand une main la saisit par le poignet et la fit relâcher son frère.

-Qu'est-ce que tu fiches ici serpent ?! C'est la table des Gryffondor.

Rose fusilla du regard le nouveau meilleur ami de son frère.

-Si tu tiens à ta main, je te conseille de me relâcher Weasley, dit-elle le plus sérieusement du monde.

Ron la relâcha mais se positionna face à Harry comme pour le protéger de sa sœur.

-Tu n'as rien à faire ici. C'est la table des lions, les serpents visqueux, c'est là-bas !

Rose haussa un sourcil et décida que Ron Weasley ne valait pas qu'elle aille en prison pour meurtre.

-Harry, tu veux bien dire à ton ami d'aller voir à ailleurs si j'y suis ?

Mais Harry avait les yeux baissés et dit d'une voix monotone :

-Tu ferais mieux d'aller à ta table Rose. On se verra soit en cours, soit cet après-midi.

Ron affichait un air triomphant qu'elle ne remarqua pas, trop occupé à regarder son frère, la bouche ouverte. Elle avait presque envie de le frapper à l'arrière de la tête et de lui dire d'arrêter ses bêtises comme elle le faisait d'habitude.

Elle observa son frère pendant quelques secondes sans réussir à comprendre pourquoi il prenait le parti de l'imbécile de rouquin et refusait de la regarder dans les yeux. Pour être tout à fait honnête, elle avait envie de les gifler tous les deux.

-Harry, qu'est-ce que…

-Miss Potter, êtes-vous si incompétente que vous n'avez toujours pas réussi à trouver votre table ? Demanda une voix froide et sarcastique.

Rose se retourna pour croiser des yeux noirs meurtriers. L'homme à qui appartenait la voix, était grand et mince, vêtu tout de noir. Il avait le teint cireux, un énorme nez et des cheveux noirs et gras qui lui arrivait jusqu'aux épaules.

-Je parlais simplement à mon frère, répondit-elle les poings serrés.

-Monsieur Potter ne semble pas avoir envie de vous parler. Voici votre emploi du temps, et cessez de me faire perdre mon temps.

Rose resta un moment bouche bée, son emploi du temps à la main. D'abord son frère et maintenant un professeur. La veille c'était les Serpentard. Les dix années précédentes, c'était les Dursley. Elle se demanda qui était le prochain sur la liste des gens qui souhaitait lui pourrir la vie.

Elle alla s'asseoir à la table des Serpentard quand elle constata que son frère n'avait rien à ajouter. Elle remarqua distraitement que même si tout le monde continuait de l'éviter et de ne pas lui adresser la parole, exactement comme la veille au soir, cette fois ci, on l'observait avec encore moins de tact que la veille. Elle se servit du thé à la camomille et beurra un toast mais ne réussit même pas à terminer son petit-déjeuner.

Chez les Dursley, elle avait l'habitude de ne rien manger deux à trois jours de suite. Elle n'avait peut-être jamais été battue, mais elle n'était pas stupide, seul la menace de son incroyable control sur ses pouvoirs avait empêché les Dursley de les maltraiter plus qu'ils ne le faisaient déjà. Elle se força à finir son maigre petit déjeuner afin d'avoir quelque chose dans le ventre avant de consulter son emploi du temps. Tout pour se distraire de la façon dont Harry l'avait traité.

Ce mercredi, elle commença avec un cours de sortilèges qu'elle partageait avec les Serdaigle.

Le professeur Flitwick était un petit sorcier, toujours joyeux, qui lui fit étrangement penser au moine gras. Il leur expliqua la différence entre sortilèges et enchantements, maléfices et malédictions. Elle en fut ravie, incapable de trouver une explication claire dans aucun de ses livres.

Sortilège était le terme générique désignant une action relevant de la magie blanche alors que les maléfices relèvent de la magie noire. Un enchantement n'altère pas radicalement les propriétés de l'objet du sortilège, mais modifie certaines de ces propriétés ou en ajoute d'autres (ce qui correspondait à ce que lui avait expliqué en passant Léna, la propriétaire de la boutique de bric à brac du chemin de traverse). Quant aux malédictions, le terme était réservé aux manifestations de magie noire.

Elle posa des questions, répondit à d'autres, ignora ses camarades et nota le cours avec diligence, sans même remarquer qu'elle avait fait gagné quinze points à Serpentard. La partie pratique lui venait tellement facilement que parfois, elle oubliait que derrière chacun des sorts qu'elle apprenait, se cachait une explication. C'est pour cette raison qu'elle se concentrait autant sur la théorie alors qu'elle maitrisait déjà jusqu'à un certain point sa magie, mais plus elle écoutait les explications de son professeur et plus elle observait ses camarades Serdaigle récitaient des passages de livres sans comprendre, plus elle était certaine d'une chose. La magie n'était pas quelque chose qui s'explique. La magie n'avait pas de sens, il n'y avait rien de logique derrière ces pouvoirs et dès le moment où elle comprit ça, tout devint plus clair. Aussi bizarre, cela puisse-t-il sembler.

-N'oubliez pas de lire le chapitre deux de votre manuel pour demain, annonça la voix fluette du professeur à la fin du cours.

Rose attendit que tous ses camarades de classes soient sortis pour se diriger vers la pile de livres ou était perché le professeur Flitwick.

-Professeur ?

-Oui, miss Potter ? Demanda le sorcier avec un sourire encourageant.

-Je me demandais si vous enseignez la magie sans baguette. Et comment ça s'apprend.

A son plus grand étonnement, le professeur pouffa et lui adressa un sourire indulgent qui la fit rougir. Elle n'appréciait pas qu'on la regarde comme si elle était naïve. Elle était tout, sauf naïve !

-Ma chère petite, la magie sans baguette est extrêmement difficile à maitriser et ce même pour les sorciers adultes. Seuls les sorciers particulièrement puissants peuvent se vanter d'en être capable. A ma connaissance, Albus Dumbledore et Tom Jedusor sont actuellement, les seuls à en être capable en Grande-Bretagne … ne vous tracassez pas la tête dès le premier jour ! Tenez, prenez une souris en sucre, dit-il joyeusement, avant de la mettre à la porte, et ce, toujours avec le sourire.

En sortant de la salle de classe, Rose étouffa son amertume avec sa souris en sucre, tout en se demandant quel était le problème des sorciers avec les friandises en forme d'animal… d'abord, les chocogrenouilles et maintenant les souris en sucres… N'y avait-il pas de friandises normales ?! Rose grimaça. Et voilà, qu'elle se mettait à penser comme les Dursley. Quelle horreur.

Après ça, le cours d'histoire de la magie fut l'une des plus grosses déceptions que subit Rose. Encore pire, que la réponse du professeur Flitwick à sa question sur la magie sans baguette. Le professeur Binns, le fantôme qui enseignait le cours d'histoire était vieux, lent, parlait d'un ton monocorde et fit endormir les deux tiers de la classe. Chez les Poufsouffle, seul deux élèves étaient éveillés. Une jolie rouquine qui portait des tresses et un blond à l'air snob. Chez les Serpentard, Daphné Greengrass et Theodore Nott et bien sûr elle-même. Et aucun d'entre eux ne prêtait attention au fantôme.

Frustrée par cette nouvelle déception, Rose sortit son livre d'histoire et se mit à le lire, en ignorant le monologue ennuyant de son professeur.

A midi, elle mangea rapidement, son attention toujours occupé par son manuel d'histoire, sans chercher à trouver son frère. S'il voulait lui parler, il n'avait qu'à faire le chemin, lui-même !

Son humeur s'améliora considérablement l'après-midi. Le cours de métamorphose était captivant, et même si elle avait la nette impression que le professeur McGonagall n'appréciait pas du tout les Serpentard et favorisait nettement les Poufsouffle, Rose s'en fichait comme d'une guigne tant qu'elle apprenait.

Après avoir vu le professeur de métamorphose transformait son bureau en animal et plus impressionnant encore, la voir elle-même se transformait en chat, Rose était décidé à s'investir autant que possible.

Bien sûr, le premier cours consistait uniquement à apprendre la théorie et à transformer une allumette en aiguille, ce qui n'avait pas l'air aussi intéressant mais en observant ses camarades, tous échouer, Rose se dit que la métamorphose était bien plus compliqué que ce que McGonagall leur faisait penser. Elle observa son allumette sous toutes les coutures et imagina de toutes ses forces une aiguille à la place. Mieux, encore, elle imagina que c'était une aiguille placé innocemment sur son bureau et qu'elle devait juste lui rendre son apparence initiale.

-Acus !

La baguette toujours pointé sur l'objet, son visage se fendit en un rare sourire face à son succès.

-Très bien, miss Potter !

Rose sursauta à l'entente de son nom, et releva la tête pour croiser le visage sévère de son professeur.

-Voyons voir, si vous en êtes de nouveau capable.

Elle pointa sa baguette et prononça la formule « reverto ».

-Essayez de nouveau, miss Potter.

Rose retourna son attention sur l'allumette et tenta d'ignorer les regards braqués vers elle. Elle se reconcentra, pointa sa baguette vers l'objet et recommença.

-Acus !

Rose soupira de soulagement en voyant son succès.

-Cinq points pour Serpentard, annonça le professeur. C'était très impressionnant miss Potter, votre père avait également un talent prononcé pour la métamorphose. Quelle dommage que vous soyez à Serpentard.

Cette dernière phrase avait été dite si doucement que Rose faillit la manquer, mais elle avait bien entendu. Et à juger par les regards furieux des autres Serpentard, elle n'était pas la seule.

Le reste du cours se déroula sans qu'elle ne se fasse remarquer, elle prit silencieusement des notes et fit de son mieux pour ignorer les chuchotements des autres élèves. Elle ne comprenait réellement pas qu'elle était leur problème. Les Poufsouffle, eux aussi, semblaient la détester. Ils l'observaient avec une méfiance ridicule. Rose connaissait la mauvaise réputation de sa maison, mais qui étaient-ils pour la juger sans même la connaître ? Pourquoi elle seulement et pas le reste de sa classe ? Et pourquoi McGonagall n'essayait pas de les arrêter ?

Son prochain court était botanique. Encore une fois, elle eut du mal avec la théorie n'ayant même pas ouvert son exemplaire de Mille herbes et champignons magiques, et le côté pratique lui vint aussi facilement que tout le reste. Elle trichait un peu, parce que les plantes étaient particulièrement coopératives avec elle. Même si le feu était l'élément qu'elle contrôlait le mieux et le plus facilement, elle avait également un certain talent pour la terre. Elle avait quatre ans la première fois qu'elle réalisa son pouvoir sur cet élément, elle avait cueillit une fleur, qui n'avait pas encore éclot et s'était amusée à l'ouvrir jusqu'à ce qu'elle soit épanouit. Pétunia l'avait giflée de toutes ses forces et elle avait pleuré une bonne partie de la nuit, tout en se cramponnant à Harry qui avait fait de son mieux pour lui remonter le moral. Après cet incident, le feu lui vint presque facilement. C'était un élément qu'elle attribuait aux émotions comme la colère et la passion, deux émotions qu'elle connaissait.

L'air lui venait très difficilement. Elle ne réussit à invoquer cet élément que deux fois dans sa vie. La première fois, elle l'avait utilisé contre Dudley quand ils avaient sept ans et depuis il était terrifié par elle, et la seconde fois, elle l'avait utilisé contre Vernon. Il avait essayé de cacher leurs lettres de Poudlard en début d'été. Rose l'en avait vite empêché.

L'eau par contre, était l'élément qu'elle n'avait jamais réussi à maitriser. Entre son neuvième et dixième anniversaire, elle avait désespérément tenté de créer une goutte d'eau sans succès.

La botanique ne serait sans doute jamais la matière préférée de Rose, mais elle l'aimait beaucoup néanmoins. En règle générale, Rose aimait apprendre. Elle ne supportait pas de ne pas donner le meilleur de soi, et était plus difficile envers elle qu'envers les autres. Et ça, c'était quelque chose que seul son frère jumeau savait. Etre traité d'intello et de miss-je-sais-tout ne l'avait jamais dérangé plus que ça.

Après ça, n'ayant personne avec qui parler, elle passa l'après-midi à se familiariser avec le château. Elle découvrit deux passages secrets et passa le reste de la journée à lire jusqu'à l'heure du dîner.

A minuit, elle avait Astronomie sur la plus haute tour du château avec les trois autres maisons.

-Salut, dit Harry lorsqu'il arriva.

Rose fronça les sourcils à la vue de Weasley. Elle ne l'aimait vraiment, vraiment pas.

-Est-ce qu'on peut enfin parler sans que Weasley s'en mêle? Demanda-t-elle.

-Rosie, sois gentille.

-Comme il a été gentil avec moi, ce matin ? Comme tu as été gentil avec moi? Ne me dis pas comment je dois me comporter Harry. Tu m'as ignorée toute la journée.

-Je suis désolé, dit-il doucement.

Et il avait vraiment l'air désolé. Et Rose se détesta de ne rien pouvoir lui refuser. Elle le prit par la main, et l'entraina jusqu'à son télescope. Elle s'assit par terre et le fit s'asseoir également, tout en ignorant Ron Weasley qui les observait à quelques pas d'un air suspicieux.

-Comment s'est passé ta journée ? Demanda-t-elle.

Et il lui raconta. Apparemment, tout le monde le regardait et chuchotait à son passage à lui aussi, mais personne ne le soupçonnait d'être un mage noire en puissance, lui. Au contraire, tout le monde le regardait comme s'il était Jésus ce qui fit Rose éclatait de rire. Son frère était tellement timide qu'elle ne put s'empêcher de le taquiner.

Il lui résuma également ce qu'il avait appris en cours ce jour-là, mais lorsqu'il lui posa des questions sur elle et sur les Serpentard, le professeur Sinistra arriva enfin et les interrompit.

Le cours d'Astronomie était captivant bien qu'elle n'ait rien appris de magique, elle avait adoré observer les étoiles, chose qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de faire. Ils étudièrent les noms des planètes et des étoiles, et le professeur Sinistra leur expliqua que tous les dieux et les déesses de la mythologie grecque étaient en réalité de puissants sorciers et sorcière de la Grèce antique. Le professeur Sinistra leur expliqua que pour certaines Potions ou pour certains rituels (interdit par le ministère depuis un bon nombre d'années au Royaume-Uni) la position des planètes et des étoiles comptaient énormément. D'après elle, les centaures s'en servaient également pour lire l'avenir ce que Rose trouva fascinant.

A la fin du cours, Harry et Rose échangèrent quelques mots avant de se séparer au septième étage. Le cœur de la jeune fille était beaucoup plus léger lorsque son frère lui promit qu'ils feraient leurs devoirs ensemble le lendemain. Il suivit les Gryffondor et elle suivit les Serpentard jusqu'au sous-sol. Ces derniers semblaient encore plus distant, chose qu'elle ne pensait pas possible.

A sa plus grande frustration, elle entendit Millicent Bulstrode et Pansy Parkinson la traitèrent de stupide sang-mêlé qui ne savait rien du monde des sorciers, qui fraternisait avec les Gryffondor et qui ne survivrait pas longtemps à Serpentard. Elle dut faire appel à toutes ses forces pour ne pas rétorquer. Nul doute que les deux filles voulaient lui attirer des problèmes.

Cette nuit-là, avant de dormir, elle se rappela de placer le sachet de romarin sous son oreiller avec sa baguette et plaça sur sa table de chevet la bougie qui sentait bon la violette.

Elle l'alluma d'un simple mouvement des doigts et en relevant la tête, vit Daphné Greengrass l'observait avec curiosité. Celle-ci détourna vite fait le regard.

Rose haussa les épaules avant de s'endormir rapidement. Cette fois-là, à son plus grand soulagement, elle ne fit pas de rêve étrange.

03.09.1991, Ecosse, Location introuvable, Poudlard, Salle de défense contre les forces du mal, 08 :28.

Le jeudi, tout le monde attendait le cours de défense contre les forces du mal avec impatience. Tout le monde avait aussi hâte que Tom Jedusor leur enseigne. Certaines filles voulaient juste observer son visage constamment comme des groupies, tandis que les garçons voulaient apprendre à devenir comme lui. Bien sûr, les Gryffondor avaient entendu les rumeurs qui circulaient sur le professeur puissant et célèbre qui détestait les Gryffondor d'après les élèves plus âgés et les Serpentard espéraient qu'il les avantagerait.

C'était un cours que les Serpentard partageaient avec les Gryffondor et Rose avait la nette impression qu'une bagarre n'allait pas tarder à éclater. Les deux groupes se lançaient des regards méfiants et à son plus grand malheur Harry en faisait partie. Rose resta dans son coin qu'elle décréta no man's land. Les deux seuls autres personnes qui l'imitèrent étaient Daphné Greengrass et Fay Dunbar. Hermione Granger et Neville Londubat les auraient bien rejoints mais Hermione n'avait aucune envie d'être en compagnie de Rose Potter et Neville était bien trop timide pour s'approcher.

A huit heures et demi pile, la porte s'ouvrit en grand.

-Vous attendez une invitation ? Demanda le professeur d'un ton sarcastique. Entrez.

Ses yeux, couleur obsidienne, balayèrent la classe avant de se poser vers elle, un sourire moqueur étira les coins de ses lèvres lorsqu'il la vit froncer les sourcils.

La salle de cours du professeur Jedusor était au deuxième étage, elle était large et bien éclairé mais il y régnait quand même une atmosphère plutôt obscure qu'elle ne saurait décrire. Rose n'avait jamais eu de problème avec l'obscurité. Elle fut étonnée de voir qu'un autre professeur était présent. Il avait l'air plus vieux, dans la trentaine, mais semblait plus faible magiquement parlant. Il était assis derrière un petit bureau, portait un turban violet et observait la classe avec quelque chose qui ressemblait à de la timidité mais Rose le détesta immédiatement. Elle savait reconnaître un acteur, quand elle en voyait un.

Elle s'assit en première table, juste en face du bureau du professeur. Elle fut déçue qu'Harry décide de s'asseoir derrière plutôt qu'à côté d'elle et tenta de son mieux de cacher sa déception, mais en relevant les yeux, elle vit qu'elle ne trompa certainement pas Tom Jedusor. Il avait l'air tellement jeune qu'elle avait du mal à l'appeler professeur. Son visage s'assombrit et elle posa sa besace sur le banc d'à côté.

-Bienvenue au cours de défense contre les forces du mal. Certains d'entre vous me connaissent sous le titre de Lord Serpentard. Ici, je suis professeur Jedusor et rien d'autre, est-ce que c'est compris ?

-Oui, professeur Jedusor, répondit la classe en chœur.

-Anciennement professeur d'Etude de moldue, je vous présente mon assistant-professeur : Quirinus Quirell.

-B-b-b-b-bonjour, dit ce dernier d'une voix tremblante.

Rose retint mal son expression sceptique. Elle ne lui faisait définitivement pas confiance.

Tom Jedusor fit rapidement l'appel. Il y avait une certaine élégance dans tout ce qu'il faisait, la façon qu'il avait de s'asseoir sur son bureau, sa voix quand il appelait les noms inscrit sur la liste sans même relevait la tête.

-Qui peut me dire combien de types de magie existent ?

Hermione Granger qui était, elle aussi, assise en première table à côté de Neville Londubat, leva tellement vite le bras, qu'elle donna un coup de coude au pauvre garçon qui gémit de douleur.

-Miss Granger ?

-Il existe trois types de magie. La magie noir, neutre et blanche, répondit-elle précipitamment.

-Exact. Je vous aurais bien donné des points en plus mais briser le nez de votre camarade de classe les annule automatiquement.

Jedusor s'avança et pointa sa baguette sur le nez de Londubat. Un simple mouvement de baguette et le nez de ce dernier fut guérit automatiquement. Hermione Granger rougit jusqu'à la racine des cheveux sous les rires des Serpentard. Rose ne trouva rien d'amusant et resta de marbre.

-Je ne suis pas d'accord, dit une voix.

Il fallut un moment à Rose avant de réaliser que c'était elle qui avait ouvert la bouche. Elle sentit tous les regards se tournaient vers elle mais resta les yeux braqués sur son professeur.

-Développer, fit le professeur d'un air intéressé.

-La magie est magie. Ce sont les sorciers qui l'ont divisé en catégories puis sous-catégories. Magie noir, magie blanche, tout ça n'a aucune importance, non ? Ce sont les intentions du sorcier qui devrait compter…

-Bien sûr que non, l'interrompit Hermione Granger d'un air furieux. Si tu avais lu Magie théorique, d'Adalbert Lasornette tu comprendrais…

-J'ai lu le livre en entier, merci bien, la coupa Rose. J'ai également lu deux autres livres qui offraient deux théories différentes, et si tu te mettais à réfléchir par toi-même au lieu de réciter tout ce que tu lisais dans les livres ?

Hermione, offensée, ouvrit la bouche pour lancer une réplique cinglante mais changea d'avis.

-Professeur, qu'est-ce que vous en dites ? Demanda-t-elle persuadée qu'il allait lui donner raison.

Tom Jedusor qui avait observé le débat entre les deux filles avec une moue amusé, leva un sourcil.

-J'en dis que vous avez toutes les deux raisons. Les sorciers ont en effet divisé la magie en trois catégories, noire, blanche et neutre. Mais les Mages Gris ont toujours eu une pensée différente. Selon eux, la magie est magie et ne devrait pas être divisé. Ils pratiquent avec facilité les sortilèges de magie blanche tout comme les maléfices de magie noire. L'affinité de quelqu'un n'a aucune importance pour eux mais ce n'est pas une pensée répandue parce que les mages gris, ou les sorciers à l'affinité neutre ont toujours été très rare. Parmi vous, il y aura des élèves avec une affinité pour la magie noire, d'autres avec la magie blanche. Attention à ne pas tomber dans la stupide idée que les sorciers avec une affinité à la magie blanche aiment à répandre, ils vous feront croire que ceux qui ont une affinité pour la magie noire sont mauvais et qu'ils sont bons, mais c'est faux. Votre affinité ne définit pas qui vous êtes.

Rose remplit avec assiduité ses feuilles de parchemins de notes, et le reste de la classe l'imita.

-Professeur, quelle est votre affinité ? Demanda Lavande Brown.

Cette dernière souriait d'un air particulièrement niais, selon Rose. Tom Jedusor partageait son avis, mais répondit quand même :

-La magie noire, dit-il avec un sourire qui fit frissonner la classe.

Lorsque l'iris de ses yeux vira au rouge, quelques cris s'échappèrent des élèves, Gryffondor et Serpentard confondus. Mais Rose n'avait pas peur. Elle était fascinée par ses yeux et ne tenta pas de cacher sa fascination.

-Mais mon affinité ne m'empêche pas de pratiquer la magie blanche, tout comme un sorcier avec une affinité pour la magie blanche peut très bien pratiquer la magie noire. Maintenant…qui peut me dire ce qu'est une aura ?

Hermione leva de nouveau le bras, mais cette fois, elle fit attention à ne pas bousculer Neville. Tom l'observa pendant une seconde avant de poser son regard sur Rose.

-Miss Potter ?

Hermione baissa la main d'un air renfrogné, tandis qu'Harry fronçait les sourcils. Pourquoi le professeur Jedusor était-il aussi intéressé par sa sœur ? Il avait remarqué que même durant leur première rencontre, le professeur Jedusor l'avait à peine remarqué pour se concentrer sur elle, et même s'il était soulagé de ne pas être sous l'œil scrutin d'un professeur aussi effrayant, pourquoi cet intérêt sur Rosie ?

-L'aura de quelqu'un est l'intensité du pouvoir d'un sorcier. Elle peut-être révélé grâce au sortilège magicae revelatum, c'est utile parce que ça indique si on peut facilement vaincre un ennemi ou s'il faudrait mieux se regrouper.

-Correct. Cinq points pour Serpentard. Levez-vous Potter, je vais démontrer le sortilège.

Rose faillit lui demander de reprendre ses points et qu'en échange, il la laisse sur son banc, mais elle avait l'infime conviction qu'il ne la laisserait pas tranquille si facilement. Voyant qu'elle ne bougeait toujours pas, Tom haussa un sourcil.

-Potter ?

-Vous n'avez pas mentionné quel Potter, expliqua Rose d'un haussement d'épaule en essayant de gagner du temps.

Tom laissa échappé un sourire à la fois amusé et féroce, chose qu'elle pensait impossible.

-Très bien. Rosemary, lèves-toi.

Elle se leva à contre cœur et n'eut même pas à se retourner pour savoir que plus de la moitié des filles la fusillait du regard.

-Magicae Revelatum, lança nonchalamment le professeur.

La classa retint son souffle quand d'intenses couleurs dorées, argentés, violettes et bronzes apparurent et enveloppèrent la petite fille. L'intensité était si forte que les élèves du premier rang durent plisser des yeux.

Rose tituba maladroitement, temporairement aveuglée.

-Mettez-vous à deux et entrainez-vous à lancer ce sortilège. Une montagne de devoir attend celui qui ne réussit pas, d'ici la fin du cours.

Lorsque ses esprits s'éclaircirent, Rose fronça les sourcils. En se retournant vers ses camarades, elle vit Harry qui avait déjà choisi Ron Weasley comme partenaire. Tous les autres étaient déjà pris.

-Miss Potter.

Elle tourna la tête vers son professeur qui la regardait d'un air impassible.

-Vous attendez quoi pour lancer le sortilège ? Dit-il en se désignant comme son partenaire.

Sans attendre d'avantage, Rose lança le sortilège. Toute la classe fut illuminé de lumières rouges, vertes, argentées et d'un bleu si sombre qu'il paraissait noir. Rose était certaine qu'il y avait du noir, elle l'avait vu le jour de leur première rencontre, mais certainement pas avec autant d'intensité et tout le monde du fermer les yeux pour ne pas perdre la vue. Tandis que les autres élèves durent simplement fermés les yeux pour éviter toute répercussion, Rose sentit la magie brute qui émanait de Tom. Il était puissant. Tellement puissant. Et Rose sentit une infime partie de son pouvoir jusque dans ces os et trembla de la tête au pied sous cette sensation. Ce pouvoir l'appelait, et elle dû serrait les poings, enfonçant ses ongles dans sa chair pour s'empêcher de gémir, pleurer ou pire encore de se rapprocher physiquement. Elle ne supporterait jamais cette humiliation.

-Professeur, est-ce que je peux sortir ? Demanda-t-elle d'une petite voix quelques minutes plus tard.

Elle était de nouveau assise à sa table, Hermione était la seule autre élève à avoir réussi le sortilège.

-Non.

Il était debout, à quelques pas d'elle et observait la classe évoluait.

-Je ne me sens pas bien.

-Pas de chance.

-Je dois sortir ! Dit-elle plus fortement, attirant quelques regards curieux.

-J'ai dit non, êtes-vous sourde miss Potter ?

-Et j'ai dit que j'avais besoin de sortir !

-Non.

Etre exposé à sa magie l'avait épuisée. Rose était adossée contre le dos de son siège et était anormalement pale, encore plus que d'habitude. Sa respiration était saccadée et elle avait mal, comme des courbatures dans tout le corps.

-Professeur, avec tout le respect que je vous dois, vous êtes un emmerdeur, dit-elle d'une voix soudainement lasse.

La classe entière en resta bouche-bée, la plupart des filles la regardèrent outrées ! Les Serpentard étaient furieux qu'elle insulte un des leurs et lui manque ainsi de respect, sans compter qu'elle allait leur faire perdre des points (peu importait qu'elle soit la seule élève de la classe à leur en avoir fait gagné). Les Gryffondor, et ça, c'était quelque chose qu'ils n'admettraient jamais même sous la torture, étaient impressionnés. Hermione Granger, la fusillait du regard, et semblait le prendre comme une insulte personnelle, quant à Harry, il gémit. Il aurait dû se douter que ça allait arriver. Sa sœur avait toujours eu du mal avec l'autorité.

Tom Jedusor, lui se contenta de hausser un sourcil. Ce n'était pas tous les jours qu'une gamine de onze ans insultait le Seigneur des Ténèbres. Elle avait du cran, il devait l'admettre… même si c'était incroyablement stupide.

-Vingt points en moins pour Serpentard. Et une retenue avec moi, dans mon bureau, demain soir. Félicitations, miss Potter.

Cette dernière s'en fichait comme d'une guigne.

-Je peux sortir maintenant ?

-Non, lisez votre manuel en silence. Et vous qu'est-ce que vous regardez ? Continuez de pratiquer le sort !

Ecosse, Location introuvable, Poudlard, Les cachots, 14 :29

Severus Rogue était un sorcier à l'esprit analytique et brillant. C'était un sorcier très doué avec une affinité pour la magie noire, mais à la mort de son amie d'enfance, il renonça à soutenir Grindelwald est ses idéaux. Et trahis les ténèbres. Il devint aigri et hargneux, et il le savait. Mais il n'arrivait pas s'en empêcher. Les choses ne s'améliorèrent pas lorsque Dumbledore refusa année après année de lui offrir le poste de défense contre les forces du mal qu'il considérait lui revenir de droit. C'était son poste. Certes Tom Jedusor était… adéquat, mais Severus était persuadé d'être infiniment plus doué. Qu'est-ce que ce bellâtre de Jedusor s'y connaissait en forces du mal ? Severus Rogue, lui, avait été au service de Gellert Grindelwald et Lord Voldemort ! La rumeur disait que Lord Serpentard était un incroyable mage, extrêmement puissant, un duelliste hors-pair qui possédait plusieurs masters et qui parlaient couramment dix-sept langues, mais Severus était inflexible. Il refuserait d'entendre toutes ses éloges jusqu'à ce que des preuves infaillibles lui soient présentées. Ce qu'il n'hésita pas à cracher à Tom durant une réunion entre professeurs. Ce dernier l'avait regardé avec un rictus dédaigneux et siffla quelque chose en fourchelang qui le fit frissonner. Le fourchelang lui faisait horriblement penser à Voldemort.

Il savait, intellectuellement parlant que son collègue avait plus du double de son âge, mais Tom Jedusor semblait tellement jeune qu'il oubliait ce détail constamment.

Il observa sa salle de classe se remplir de gamins de onze ans avec une répulsion mal dissimulé. Il détestait les enfants en général, mais il détestait les Gryffondor encore plus.

Et pire encore, il y avait la progéniture de Potter. Harry et Rose Potter. Oh, comme il les haïssait tous deux. Ils ressemblaient tellement à leur père que Rogue devait se faire violence pour ne pas sortir sa baguette magique. La fille Potter avait même eu l'audace d'atterrir dans sa maison.

Lorsque tous les élèves furent installés, Rogue commença l'appel sans plus tarder.

Lorsqu'il fut arrivé au nom du garçon, il marqua une pause.

-Ah oui, dit-il. Harry Potter. Notre nouvelle... célébrité.

Draco Malfoy et ses minions ricanèrent.

-Et bien sûr Rose Potter, celle que tout le monde a oubliée, dit-il malicieusement.

-C'est Rosemary, répondit cette dernière.

Rogue pinça ses fines lèvres pour retenir la remarque acerbe qu'il mourrait d'envie de lancer. Il la fixa d'un regard condescendant avant de continuer à faire l'appel.

-Vous êtes ici pour apprendre la science subtile et l'art rigoureux de la préparation des potions, dit-il.

Sa voix était à peine plus élevée qu'un murmure, mais on entendait distinctement chaque mot. Rogue avait un don pour ce qui est de maintenir sans effort le silence dans une classe.

-Ici, on ne s'amuse pas à agiter des baguettes magiques, je m'attends donc à ce que vous ne compreniez pas grand-chose à la beauté d'un chaudron qui bouillonne doucement en laissant échapper des volutes scintillantes, ni à la délicatesse d'un liquide qui s'insinue dans les veines d'un homme pour ensorceler peu à peu son esprit et lui emprisonner les sens... Je pourrais vous apprendre à mettre la gloire en bouteille, à distiller la grandeur, et même à enfermer la mort dans un flacon si vous étiez autre chose qu'une de ces bandes de cornichons à qui je dispense habituellement mes cours.

Rogue ignora le regard avide de la Gryffondor aux cheveux ébouriffés pour se concentrer sur Harry Potter.

-Potter ! dit soudain Rogue. Qu'est-ce que j'obtiens quand j'ajoute de la racine d'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise ?

Rogue ressentit une satisfaction mesquine en voyant l'air décontenancé du garçon, et ignora la née-moldue qui avait levé le bras comme si sa vie en dépendait.

-Le mélange donne un somnifère si puissant qu'on l'appelle la Goutte du Mort vivant, répondit une voix.

Toutes les têtes, y compris celle du maitre de potions, se tournèrent vers Rose Potter. Cette dernière le regardait d'un air ennuyé et décontracté qui le fit se hérisser. Cette expression lui rappelait horriblement Sirius Black, et la façon dont il avait la manie de connaître les réponses à des questions que même lui ignorait, et ce, sans avoir jamais ouvert un livre en sept ans d'études !

-Vous n'avez jamais mentionné quel Potter, rajouta la fille en haussant les épaules.

La sale petite insolente.

-Si vous insistez, miss Potter… Où iriez-vous si je vous demandais de me rapporter un bézoard ?

-C'est une pierre qu'on trouve dans l'estomac des chèvres et qui constitue un antidote à la plupart des poisons, répondit-elle calmement.

-Quelle est la différence entre le napel et le tue-loup ?

-Aucune, c'est la même plante. Les moldue l'appellent également aconit.

-Quelle est l'utilisation des orties séchées ?

- Une plante très commune célèbre pour ses feuilles urticantes, utilisé dans la préparation de la potion Anti-furoncle.

-L'utilisation des racines de gingembre ?

-Potions d'aiguise-méninge.

-L'utilisation des plumes de Jobberknoll ?

Rose fronça les sourcils.

-Ce n'est pas une question de première année…

-Silence ! Vous ne savez rien des potions, et vous ne savez rien de la magie pauvre petite insolente sans cervelle. Vous n'êtes absolument rien, et votre jalousie à l'égard de la célébrité de votre frère sans cervelle est ridicule. Ne dites plus un mot.

Il se retourna vers le reste de classe et aboya :

-Qu'est-ce que vous attendez pour prendre des notes ?! Et pour votre information, miss Potter, les plumes de Jobberknoll sont principalement connus pour leur utilisation dans le Veritasérum et la potion de mémoire. Quelque chose dont vous semblez avoir besoin.

Rose Potter ne répondit pas et se contenta de l'observer de ses deux yeux verts qui lui rappelaient tant sa chère et tendre Lily, qu'il dut se faire violence pour ne pas baisser les yeux. Jamais les yeux de Lily ne l'avaient fixé avec autant de froideur. Pas même quand il l'avait insulté, quelque chose qu'il regretterait toute sa vie.

Il décida d'ignorer la fille Potter pendant le reste du cours. Il hurla sur ce bouffon de Londubat lorsque son chaudron explosa et retira des points à Gryffondor tout en humiliant Harry Potter.

Severus Rogue haïssaient vraiment les enfants.

Ecosse, Location introuvable, Poudlard, Le parc de Poudlard, 16 :41

Harry était adossé contre un arbre à quelque pas du lac noir et caressait les cheveux de sa sœur, exactement comme il y a quelques jours, avant qu'ils ne soient séparés par Poudlard. Il écoutait amusé sa sœur se plaindre de pratiquement tout le monde, tout en parlant de magie de façon obsessive. Sa sœur avait toujours aimé la magie plus que les gens. A sa connaissance, il était la seule exception à la règle.

-… Oh, et cette Granger, c'est quoi son problème ? Je ne lui ai pas adressé la parole depuis le train, et elle n'a pas arrêté de me fusiller du regard toute la journée. Même les Serpentard s'arrêtent et prennent une pause avant de recommencer avec les regards furieux. Elle, elle le fait sans arrêt !

-Elle a l'habitude d'être première de la classe, tenta de lui expliquer Harry. De répondre aux questions, que les professeurs la remarquent… Elle doit se sentir menacée par toi, et ne pas apprécier la façon dont tu as parlé à Jedusor et Rogue.

-Oh, ne me parles surtout pas d'eux. Rogue est un tyran, quant à Jedusor…

Elle n'avait pas vraiment les mots pour décrire Tom Jedusor, et préféra donc se taire. Penser à lui, lui donnait la migraine. Elle soupira.

-Si Malfoy te cause des problèmes, dis le moi surtout. Je le torturerais pour toi, changea de sujet Rosie.

Harry éclata de rire. Il était certain que si Ron et Rosie arrêtaient de se montrer aussi têtus, ils s'entendraient à merveille.

-Je peux lui tenir tête, Rosie. En plus, je suis sûre que le règlement de l'école interdit la torture.

-J'ai vérifié, dit-elle en haussant les épaules. Ils ne disent rien au sujet de torture psychologique.

Harry éclata de nouveau de rire.

Rose se releva et retourna à ses livres qu'elle avait laissés sur l'herbe et qu'elle rangea dans son sac. Ils avaient pris de l'avance dans leurs devoirs. Ils avaient décidés de passer aux moins deux heures par jour, ensemble, à faire leurs devoirs tous les après-midi. Harry avait essayé de protester, (pas tous les jours quand même !) mais Rosie ne lui avait pas réellement laissé le choix. Quand il avait émis l'idée d'amener Ron avec lui, le lendemain, elle lui avait adressé un regard tellement froid que Harry avait eu peur. Pas pour lui. Rosie ne lui ferait jamais de mal. Mais pour Ron. Harry aimait sa sœur mais connaissait ses défauts, il l'imaginait très bien envoyer Ron à l'infirmerie et annoncer d'un air faussement désolé « quel dommage, et moi qui avait hâte de passer du temps avec lui, une prochaine fois, hein ? »

Harry se demanda tout à coup pourquoi il avait été aussi étonné de la voir partir à Serpentard. Elle avait toutes les qualités décrites par le Choixpeau magique.

-On ferait mieux d'y aller, dit-il lorsque sa sœur rangea toutes ses affaires.

Harry remarqua avec amusement que Rose boudait. Jamais il ne l'admettrait, mais elle était mignonne quand elle boudait. Elle ne se le permettait que devant lui, et jamais il n'oserait le lui dire de peur qu'elle décide de l'utiliser pour pratiquer de nouveau sorts.

Les jumeaux Potter prirent ensemble le chemin du château. Comme d'habitude, ils ignorèrent tous deux les chuchotements qui s'élevaient à leur passage. Harry fronça les sourcils en entendant les choses peu flatteuses que les étudiants de Poudlard marmonnaient à l'encontre de sa sœur. Ils n'essayaient même pas de baisser la voix. C'était comme s'ils voulaient qu'elle explose. Mais Rose les ignorait comme s'ils étaient indignes de son attention.

Ils se séparèrent au premier étage. Harry prit le chemin de sa salle commune et Rose prit le chemin de la bibliothèque.

04.09.1991, Ecosse, Location introuvable, Poudlard, La grande salle, 7 :42

Rosemary était d'une humeur particulièrement maussade ce matin-là. La veille, elle avait enfin apprit un sort qui lui permettrait d'enchanter son oreiller pour qu'il la réveille. Le sortilège « horror horologiis » était relativement simple (et le nom était logique. Se réveiller était une horreur). Elle ne pouvait certainement pas compter sur ses camarades de dortoir pour la réveiller.

Mais même en se réveillant plus tôt que ces deux derniers jours, elle avait quand même dû attendre que les cinq autres filles finissent avec la salle de bain.

Son humeur ne fit que s'assombrir. Ça avait commencé avec les rires qui l'accueillaient chaque fois qu'elle passait devant un groupe, les élèves plus âgés qui n'hésitaient pas l'insulter, les Poufsouffle qui la montraient du doigt, les Serdaigle qui la regardaient d'un air dégouté comme si elle était une créature particulièrement immonde, sans compter que toute sa maison s'était passé le mot pour lui faire un croche-pied à la moindre occasion.

Rose était à deux doigts de péter les plombs et les cours n'avaient même pas encore commencé.

-Rosie ?

A l'entente de ce surnom que seul son frère utilisait, elle se retourna pour le voir debout à quelques pas derrière elle. Quelque chose lui dit, qu'il n'osait pas s'approcher plus de la table des « visqueux » Serpentard.

Rose aurait bien sourit à la vue de son frère, mais elle ne manqua pas de remarquer que Ron Weasley, l'un des nombreux fléaux de son existence, était présent.

-Oui, Harry ? Demanda-t-elle en tentant de cacher sa mauvaise humeur.

Elle n'allait tout de même pas s'en prendre à son frère innocent.

-On ne pourra pas faire nos devoirs ensemble cet après-midi, ça ne te dérange pas ? Ron et moi sommes invités à prendre le thé, chez Hagrid. Et… euh, je sais que tu ne l'aimes pas trop.

Rose pouvait presque sentir un nuage noir se formait au-dessus de sa tête. Son humeur s'assombrit encore plus et elle relâcha son toast. Son appétit, avait complètement disparu.

-Tu te fiches de moi ? Demanda-t-elle.

Tout à coup, elle ne considérait plus son frère comme un innocent.

-Euh…

-« Euh » quoi ?! On s'était mis d'accord hier pour faire nos devoirs ensemble !

-On n'est pas obligés de faire ça tous les jours, marmonna Harry tout bas.

Malheureusement pour lui, il ne l'avait pas dit assez bas.

-Bien sûr, on se voit suffisamment comme ça, et si on annulait carrément et qu'on se voyait uniquement en cours de Potions et de Défense. Bien sûr, tu t'assoiras avec les Gryffondor, et moi avec les Serpentard. On ne pourra pas parler, mais c'est pas grave, hein ? On s'est bien assez vus, ces onze dernières années.

Rose avait débité le tout avec tellement de sarcasme que Harry grimaça ouvertement. Il aurait voulu lui demander de baisser la voix et d'arrêter d'exagérer, mais il tenait trop à la vie pour s'y risquer.

-Grandis un peu, Harry a le droit de faire ce qu'il veut ! Le défendit Ron. C'est pas sa faute si t'as pas d'amis !

-De quoi tu te mêles, Weasley ? Vas voir ailleurs si je suis ! Oh et puis, vous savez quoi, allez-vous faire voire tous les deux !

Elle se leva et prit le chemin de la sortie sans même se rendre compte des nombreux regards braqués vers elle.

Pansy Parkinson pouffa de rire ouvertement et plutôt bruyamment.

-Ca fait pitié. Même son frère jumeau, ne veut pas d'elle ! Dit-elle.

-La ferme, Parkinson. Tu réduis l'intelligence de toute la salle chaque fois que tu ouvres la bouche, répliqua Rose sans même lui accorder un regard.

Le visage pale de Pansy se couvrit de plaques rouges.

-Et si toi, tu la fermais ? On t'a assez entendu pour la journée, sale petite…

-Anteoculatia !

Avec une précision adroite, le sort frappa de plein fouet la sorcière et des bois poussèrent de la tête de Pansy qui se mit à crier sous la sensation de sept kilos de bois sortirent de son crâne.

Les Gryffondor n'aimaient pas Rose Potter. Certains par principe, parce qu'elle faisait partie de la maison des serpents. D'autres, pour différentes raisons. Mais pour la deuxième fois en deux jours, ils ne purent s'empêchaient d'être impressionnés. Ils éclatèrent d'un rire tonitruant et furent vite rejoint par d'autres.

-Miss Potter.

Elle se retourna pour voir que Tom Jedusor avait quitté la table des professeurs et marchait droit vers elle.

-Vingt points en moins. Et une autre retenue avec moi, demain soir. Vous en avez déjà une ce soir même, tentez-vous de battre un record, miss Potter ? Demanda-t-il légèrement moqueur.

Mais Rose s'en fichait. Elle haussa les épaules.

-Non, mais ça valait le coup. Je ne regrette absolument rien et je me sens beaucoup mieux.

Et elle sortit de la salle, la tête haute.

Tom envoya Pansy Parkinson à l'infirmerie. Il aurait très bien pu lui retirer ces bois, lui-même, mais il considérait que c'était du pur gâchis après un maléfice si admirablement performé.

Ecosse, Location introuvable, Poudlard, Bureau de Tom Jedusor, 17 :36

-Miss Potter, vous êtes en retard.

Elle ne répondit pas immédiatement, son expression était clair, elle n'avait aucune envie d'être ici. Tom retint un sourire carnassier. Dommage pour elle, il avait l'intention de l'avoir aussi proche que possible. Cette sorcière l'intriguait. Il était attiré par sa magie. Et il devait en apprendre plus sur elle, avant que Dumbledore ne s'intéresse à elle. Pour le moment, le vieillard était trop occupé à espionner le médiocre Harry Potter, et le phénomène qu'était Rose Potter lui était passé par-dessus la tête.

-Le type du portrait était extrêmement têtu, dit-elle en haussant les épaules.

-Oui, Salazar Serpentard a toujours été très obstiné, répondit-il nonchalamment en s'adossant contre son siège.

Il adorait son siège. Le fait qu'il ressemblait à un trône fait d'obsidienne y était pour beaucoup.

Il observa avec un plaisir mesquin la petite sorcière, rougir jusqu'à la racine des cheveux avant de grogner.

-Je l'ai appelé crétin prétentieux, marmonna-t-elle mortifiée.

Tom haussa un sourcil. Quelque chose clochait. Salazar ne l'aurait jamais laissé entrer à moins qu'elle a) connaisse le mot de passe b) l'impressionne c) le menace de lui mettre le feu. Ce qui était fort possible. Nagini avait pris un malin plaisir à raconter à son maître ce qui s'était passé le jour de la rentrée dans la salle commune des Serpentard. Nagini adorait sentir la peur émanait de ses proies, et bien que Tom lui ait explicitement interdit de manger un étudiant sans son accord, elle gardait espoir qu'il change d'avis et considérait tous les habitants du château comme des proies potentiels. Et Tom avait été plus qu'intéressé par ce que son familier lui avait rapporté. La fille Potter était non seulement extrêmement puissante, et pas entièrement stupide pour une gamine de onze ans, mais elle était également une élémentaliste. Elle maitrisait le feu. Tout comme lui.

-Et Salazar vous a laissé entrer ?

-Non, c'était étrange. Il m'a ignoré quand je lui ai demandé si je pouvais entrer. Il a commencé à marmonné des insultes et j'ai essayé de ne pas répondre mais j'ai eu une mauvaise journée et je l'ai insulté en retour. Il a eu l'air choqué, je ne sais pas pourquoi, il était vraiment grossier et il m'a laissé entrer, explique-t-elle en s'asseyant en face de lui.

Elle observa rapidement le bureau avant de se tournait vers lui.

-Hmm.

Tom réfléchit un instant avant de retourner à sa lecture. Un exemplaire unique qui traitait du seul sorcier à avoir accompli un rituel Voodoo et s'en être sortit sans aucune séquelle. Le livre était écrit en hébreux. Il ignora Rosemary Potter pendant une minute entière avant qu'elle ne perde patience.

-Qu'est-ce que je suis censée faire ?!

-Ma première leçon était de vous enseigner la patience, je semble avoir échoué.

D'un simple mouvement du poignet, il performa un sortilège d'attraction sans baguette qui propulsa deux livres de latin de son impressionnante librairie et qui prirent Rose Potter pour cible. Elle les attrapa de justesse et le fusilla du regard.

-Impressionnant réflexe, commenta-il.

-Merci, répondit-elle d'un ton neutre.

-Vous êtes impertinente, miss Potter.

Elle haussa un sourcil mais ne démentit pas. Elle savait que c'était vrai.

-Vous êtes sarcastique, impatiente et franchement irritante. Mais vous avez du potentiel et je détesterais voir un tel potentiel gâché. Vous tenez entre les mains, un dictionnaire de latin, et un livre qui vous aidera à apprendre le dialecte latin utilisé pour la plupart des sorts que vous apprendrez, ici à Poudlard. Tous les sorciers dignes de ce nom se doivent de connaître un minimum de quatre langues. Il en va de même pour les sorcières.

Rose le regarda un instant, les yeux grand ouverts pendant un instant, avant de reprendre contenance.

-Je ne sais pas si je dois me sentir flattée ou vexée, répondit-elle platement.

-Vous pouvez être les deux.

Malgré ce qu'elle venait de dire, Tom voyait bien qu'elle était flattée. Elle était même reconnaissante et Tom le comprit. Comparé à son frère jumeau, un parfait Gryffondor, parfaitement malléable et complètement prévisible, personne ne se souciait d'elle. Pire encore, l'école entière la méprisait et son frère s'éloignait. Elle était seule, vulnérable et Tom était persuadé qu'il pouvait la tournait contre Dumbledore avant que le vieillard ne réalise ses erreurs. Rose avait le potentiel de devenir une alliée redoutable. Il aurait bien voulu en faire une mangemort mais les élémentaliste n'était pas fait pour s'incliner devant qui que ce soit. Tom le savait bien.

Il l'observa distraitement en train de lire et d'écrire avec une attention particulière.

Il allait devoir convaincre Gellert de ne pas la tuer. Mais pas maintenant. En ce moment, il était trop furieux contre son ancien mentor d'avoir eu la bêtise de posséder un être aussi faible que Quirell. Sans compter le faux bégayement infernal ! Rien que pour ça, il n'avait pas hésité à faire part à Dumbledore de ses « soupçons » vis-à-vis de Quirell. Il n'y avait pas moyen que Dumbledore aussi vieux et fou qu'il était ne remarque pas que son ancien amant possédait un de ses enseignants et il était encore peu probable qu'un sorcier de son calibre ne le remarque pas. Prétendre ne pas soupçonner son propre assistant aurait été stupide.

Comme il l'avait prédit. Dumbledore ne fit rien et décida de voir comme les choses évolueraient. Tom prétendit s'incliner et Gellert dans le corps de Quirell continua de vaquer à ses affaires comme si de rien était.

Les choses se déroulaient exactement comme elles étaient censées se dérouler. La longue bataille entre Grindelwald et Dumbledore continuait et lorsque Tom les vaincrait tous deux, il sera trop tard.

Pour une raison qui lui échappait, Tom avait l'impression que Rosemary Potter était importante.

Deux heures plus tard, à la plus grande irritation de Tom, son bureau habituellement impeccable était jonché de parchemins froissés que Rose avait négligemment jetés.

-Maitre ! Qui est cette enfant ? Elle sent bon.

Rose sursauta lorsque l'énorme python qu'elle n'avait pas revu depuis son premier jour, émergea comme de nulle part pour se glisser sur le bureau comme si l'endroit lui appartenait. Tom retint un ricanement. Il était persuadé que Nagini pensait réellement que l'endroit lui appartenait. Il était persuadé qu'elle pensait même que le château lui appartenait. Elle référait Tom, comme étant, « son » sorcier après tout.

Elle avait beau l'appeler « maître » dans son esprit, c'était elle, la maitresse.

Tom qui s'apprêtait à répondre, fut distrait par la façon dont Rose observait son familier.

Elle leva une main et caressa presque affectueusement la tête de Nagini. Ses grands yeux d'un vert intense brillaient de fascination.

-Magnifique, siffla-t-elle.

Tom ouvrit de grands yeux et retint un juron.

-Tu parles ! S'exclama Nagini.

Le serpent femelle était aux anges. Surtout que les caresses de Rose s'intensifièrent.

-Maitre, elle parle, me flatte et me caresssse. Je peux la garder ?

Rose laissa échapper un petit rire sifflant. Nagini n'attendit pas de réponse et se glissa sur les épaules de la sorcière qui continua de la caresser.

-Tu es sssi douce. Quelle est ssson nom ?

Tom qui avait observé la scène presque bouche bée, reprit contenance et répondit :

-Nagini.

-Tu es une beauté, Nagini, commenta Rose.

-Je sssais, répliqua le serpent d'un air important.

-Miss Potter, savez-vous ce qu'est un fourchelang ?

Elle secoua la tête, les sourcils légèrement froncés, irritée de ne pas savoir quelque chose. Tom avait été comme ça. Il retint une grimace. Les similitudes entre lui et la fille continuaient de se multiplier et il ne savait pas comment le prendre. Le seigneur des ténèbres n'était pas censé avoir de points commun avec une enfant.

-Un fourchelang est quelqu'un ayant la capacité de pouvoir parler, et jusqu'à un certain point contrôler les serpents. C'est un pouvoir extrêmement rare, souvent associés aux mages noirs et plutôt mal vu au Royaume-Uni. Surtout après la dernière guerre. L'apprenti de Grindelwald était un fourchelang.

Tom haïssait de devoir parler de son alter-ego comme d'un figurant. Il était bien plus puissant que Grindelwald et n'attendait que le bon moment pour se débarrasser de lui.

-Vous êtes une fourchelang, miss Potter. Ce que je ne comprends pas, c'est que ce pouvoir est génétique et à ma connaissance aucun Potter ne l'a jamais possédé. Votre mère était une née-moldue donc ça ne peut pas venir d'elle. Votre grand-mère paternelle était une Black, mais ça ne peut pas venir d'elle. Les Black sont connus pour produire des Metamorphomages et des psychopathes sadiques… Surtout des psychopathes sadiques, mais là n'est pas la question.

L'attention de Rose était entièrement sur lui. Si bien, qu'elle ne remarqua même pas que Nagini avait enroulé son corps de plus de deux mètres de long, tout autour d'elle. Le bas du corps du reptile reposait autour des hanches de la jeune fille. Cette dernière ne sembla pas s'en soucier… à moins, qu'elle n'ait rien remarqué.

-Est-ce que votre frère possède ce pouvoir ?

-Non. Un jour au zoo, il a relâché un boa constrictor sur notre cousin Dudley. Je l'ai entendu nous remercier. Harry pensait que j'avais rêvé, mais je n'étais pas si sûre. Je pensais que ce serait normal parmi les sorciers, dit-elle.

Elle tenta de hausser les épaules et ce fut à ce moment qu'elle remarqua être piégé par Nagini. Mais elle ne sembla pas s'en soucier.

-Je chercherais une explication plus tard, en attendant vous devriez aller dîner, le couvre-feu est à neuf heures pour les premières années.

Elle hocha la tête et rangea ses affaires avec difficulté. La tête de Nagini reposait dorénavant sur l'épaule de Rose qui avait réussi à libérer ses bras.

Ensemble, ils prirent le chemin de la grande salle.

Tom, un sourire sournois dessiné sur son séduisant visage, observa avec un amusement morbide la salle entière se tournait vers eux. Certains crièrent à la vue d'une fille de onze ans piégé par l'énorme python, connu pour son agressivité, et la dite fille de onze ans, en train de caressait la tête du dit python. Neville Londubat s'évanouit. Il retint une grimace de dégout lorsqu'il vit Harry Potter se levait, sans doute pour porter secours à sa sœur avant qu'il ne remarque qu'elle n'avait pas besoin d'être sauvée.

Elle alla s'asseoir à la table des Serpentard et ignora complètement ses camarades. Elle dîna seule, comme à son habitude, n'adressa la parole à personne comme à son habitude et ignora tout le monde, comme à son habitude.

Lorsqu'elle eut finit, elle embrassa Nagini sur la tête comme si de rien était et se dirigea vers Tom pour lui rendre son familier.

-Demain soir, même heure. Ne soyez pas en retard, miss Potter, dit-il en ignorant les regards interrogateurs de Dumbledore et de ses collègues.

-C'était la faute de Salazar, répliqua-t-elle sans remarquer que la salle entière l'observait comme une bête de foire.

-Peu importe, vous avez une autre retenue dimanche soir.

-Pour un retard de six minutes ! S'exclama-t-elle outrée.

Tom haussa les épaules.

-Argh !

Elle leva les yeux au ciel et prit le chemin de sa salle commune.


Alors, qu'est-ce que vous pensez de Rose ? De Harry ? Ron ? Tom ? Nagini ?

Comme je l'ai dit, le tome I va suivre le canon de l'histoire avant de diverger de la trame des livres pour le tome II. Seulement, Rosemary n'est pas une curieuse Gryffondor, c'est une curieuse Serpentard. Harry va suivre le court de sa vie (tracé par un directeur manipulateur) pendant qu'elle va essayer d'apprendre tout ce qu'elle peut sur la magie. Et qui mieux que Tom pourrait l'aider à apprendre ? Pour l'instant, elle est plutôt sage, vous ne trouvez pas ? Je pense que je vais attendre qu'elle ait 14 ans avant qu'elle commence vraiment à rendre ses professeurs complètements fous en faisant tout ce qu'elle veut dans le chateau.

Dans tous les cas, je vous dis bisous, et à bientôt !

LS.