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Disclaimer : Je ne tire profit, en aucune façon, de cette histoire. L'univers MARVEL COMICS et l'univers MARVEL STUDIO sont la propriété de trop de monde et c'est tellement complexe que je ne veux pas faire de bêtise en mettant un propriétaire DC Comics surtout maintenant que SpiderMan appartient aux deux… Donc ils appartiennent à leurs propriétaires et voilà. Je ne retire rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent.
Rating : Pour tous ceux qui veulent / peuvent lire du Marvel.
Genre : Pour ce chapitre : Friendship (à sens unique).
Personnages : Loki – OC.
Situation temporelle : Après Thor – The Dark World.
Changements de situation : Aucun.
Date : 21 novembre 2017
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Ce chapitre résulte d'un challenge d'écriture initié sous l'enseigne du FoF, forum francophone, situé à l'adresse suivante : w w w . fanfiction myforums / Forum _ francophone / 577456 / (enlevez les espaces)
Les mots de ce challenge sont : Test, Route, Foudre, Festival, Cadre, Signaler, Harpon, Cymbale, Pénalité. Ils sont soulignés dans le texte.
Le contenu des lettres est en italique, le reste est de la narration.
Oui, je suis là. Non, vous ne rêvez pas. Après 2 années à l'abandon (ou peu s'en faut), me revoilà avec un nouveau chapitre de cette histoire rythmée par le challenge « des Mots et des Idées ».
Et puisque c'est mon truc du moment (hein Ju'), hé bien, vous aurez le droit à une rapide chronologie avant chaque lettre pour vous situer un peu.
Quant à l'histoire, eh bien il est temps d'avancer un peu dans le scénario, après tout, ce n'est pas qu'une suite d'OS.
Je remets le dernier paragraphe parce que ça fait deux ans quand même. Juste pour vous rappeler l'état d'esprit de Loki.
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Fin du chapitre 2
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Il ne lut pas, il dévora la missive. Il dut la relire une seconde fois pour comprendre que ce qui avait soulagé la Midgardienne, c'était simplement le fait d'écrire. Il grogna de dépit. Il était hors de question qu'il s'abaisse à écrire ce qui le rongeait. Et certainement pas à elle. Elle avait assez de pouvoir sur lui.
Froissant la lettre, il la jeta au sol, où elle roula sous sa table de chevet.
Il ne lui répondrait pas. Tout ceci n'était qu'une stupidité de plus à ajouter à la longue liste des mauvaises idées qu'il avait pu avoir au fil des siècles. Il effaça une grimace de ses traits, repris son apparence d'Odin, se tint aussi droit que son bedonnant corps pouvait lui permettre et sortit de la suite royale.
C'était fini. Il ne devait plus penser à elle. Il ne se rappelait d'ailleurs même plus de son nom. Il retint un ricanement. Elle allait se désespérer de ne pas avoir de réponse. La douleur qu'il allait ressentir provenant d'elle allait égayer ses journées et, lorsqu'il se lasserait, il la tuerait.
Un sourire cruel se fraya un chemin jusqu'à ses lèvres, qu'il réprima sans problème. C'était très bien. Elle allait souffrir, et il n'entendrait plus jamais parler d'elle…
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Bonne lecture
CHAPITRE 3
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J+70
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J'ai hésité longuement avant de vous envoyer ce papier. Je ne voulais pas donner l'air que je vous harcelais en renvoyant une missive alors que je n'avais pas reçu de réponses à la précédente. Puis j'ai fini par me rappeler et comprendre que c'était à moi de vous ''distraire'', comme vous dites, et que vous ne me répondrez que si vous estimez que c'est nécessaire.
Je ne sais pas non plus à quelle fréquence vous souhaitez recevoir ces lettres. Je suppose que je peux me manifester lors d'une journée comme celle-ci, où la solitude vous écrase trop pour que je puisse l'ignorer – ce qui, par ailleurs, m'a décidé à vous écrire.
J'estime que vous avez droit sur mes émotions au moins autant que connais les vôtres et j'ai dû me demander durant des jours de quelle manière je pouvais rétablir cette injustice entre nous. J'ai donc décidé de me confier complètement, de me mettre à nue devant vous, sur ces papiers. Je sais que vous pourrez toujours vous demander si je dis ou non la vérité. Malheureusement, je ne peux rien engager d'autre que mon honneur et ma parole et vous assurer que j'ai toujours été, que je suis, et que je serai toujours sincère. Ce serait bien peu pour un nombre croissant des terriens, mais ce sont les choses les plus importantes à mes yeux.
Ainsi, je dois admettre avoir été blessée par votre absence de réponse avant de me rappeler que vous ne m'avez rien promis, tout juste autorisé à converser avec vous, sans vous engager à une quelconque réponse.
Quel intérêt avez-vous à me lire ? Si je ne suis qu'un insecte, qu'ai-je à vous apporter ? Lorsque je regarde un insecte, pour peu qu'il ne m'inspire de la répugnance et que je l'écrase, jamais il ne me procurera le moindre divertissement. J'aimerais savoir. Bien évidemment, vous pourriez, juste pour me garder dans la confusion, ne rien me dire. Cela me frustrerait, mais ce n'est pas comme si j'y pouvais quelque chose. Oui, ce sont bien du dépit et de la résignation qui prennent place en moi en cet instant.
Je tiens à vous signaler que j'ai conscience que les mots que j'utilise aujourd'hui ne sont pas les mêmes que d'habitude. Je suis le genre de personnes à être très facilement influencée par son environnement et je lis depuis plusieurs semaines une série de livres sur écrits relatant la vie d'une famille dans un cadre de vie plutôt aisé. Tout devrait revenir à la normal d'ici la prochaine lettre.
Que pouvez-vous trouver à mes bavardages inutiles ? Vous n'avez pas besoin de me faire un quelconque chantage, vous vous fichez de ma vie. Je vous gêne, vous me tuez. Point.
''Pourquoi moi ?'' sera sans doute la question qui m'encombrera l'esprit pour le reste de ma vie, si éphémère à vos yeux.
Quelqu'un a dit un jour qu'un être pensant et doué d'une conscience pouvait s'accommoder des détails gênants de sa vie, pour peu qu'elle ne dure pas plus que celle d'un terrien, mais que lorsque les vies se succédaient les unes aux autres sans apporter le soulagement de la mort, alors les erreurs s'accumulaient et pesaient encore et toujours plus, ce qui nous obligeait à reléguer notre conscience au plus profond de nous pour éviter qu'elle nous détruise. Cela reste complètement abstrait pour moi, mais peut-être cela vous parle-t-il. N'espérez pas là une parole d'un quelconque sage, cette phrase est issue de la culture populaire.
Peut-être suis-je soulagée de n'avoir à vivre qu'un petit siècle, d'autant plus lorsque je pense à ce que la vie vous a poussé à faire. Je le répète, je ne vous juge pas, mais je ne vous plains pas non plus. Ces choix, vous les avez fait, en conscience, même si vous avez – peut-être – été plus ou moins affecté par le Tesseract. Que pourrais-je en savoir ?
Pourquoi dois-je toujours avoir ce besoin d'aider les autres ? Pourquoi ne puis-je laisser les gens avec leurs problèmes, ne pas aller tenter de les aider ? Personne ne m'en tiendrait rigueur, chacun suivrait sa route et cela me simplifierait la vie. Ce monde est envahit par l'égoïsme. Mes connaissances, mes amis, ma famille même, me regarde comme une insensée lorsque je m'arrête en pleine rue parce que je vois une personne pleurer et que je ne peux pas la laisser seule. Si je suis là à écrire cette lettre, ce n'est pas parce que vous êtes... eh bien, vous. Je vous l'ai dit, je me fiche que vous vous faisiez appeler ''Dieu'', que vous viviez plusieurs millénaires, que vous ayez une puissance, une force, une beauté insensée, au-delà de ma pauvre compréhension de stupide humaine. Votre souffrance, votre détresse, votre solitude, je les ai prises comme miennes, d'autant que je les ressens à l'intérieur de moi. Vous aurez beau me repousser, m'insulter, ou que sais-je, je ne m'éloignerai pas. Et si je vous confie ceci, c'est parce qu'à la seconde où vous ne me supporterez plus, vous n'aurez qu'un sort à lancer, qu'un mot à dire et je disparaîtrai dans la tombe. Et cela, je l'avoue, libère mes paroles – mes mots, ici, en l'occurrence – et me rend prompte à être honnête jusqu'au bout.
Je ressens ces jours-ci de l'incertitude en vous, au milieu de vos éternelles souffrances, colère et peine. Pourquoi ? Vous ne devez pas douter, si cela concerne votre place de roi, vous êtes un excellent souverain et vos décisions sont justes. Je ne peux m'empêcher de croire que le Dieu de la Foudre et le Père de Toutes Choses seraient du même avis. Le peuple d'Àsgard est fier de lui-même et de son monarque, n'en doutez pas.
Quelle injustice que vous ne puissiez vous dévoiler à votre peuple. Je ne connais pas les coutumes de votre monde, mais je sais – car Thor me l'a expliqué – que le Père de Toute Chose est très apprécié chez vous. Alors peu importe que vous ayez porté votre peuple bien plus loin et plus haut qu'il n'en eut jamais été capable, peu importe qu'Àsgard s'élève durant des siècles en tant que souveraine des Neuf Royaumes, le peuple ne vous pardonnera pas. Il ne verra que votre trahison, votre usurpation d'identité. Il ne se rappellera que de l'emprisonnement d'Odin – ou quoi que vous en ayez fait, je ne vous pense pas capable de tuer celui que vous avez considéré comme un père durant des millénaires, vous n'auriez pas si mal, vous ne vous sentiriez pas tant trahi si vous ne l'aimiez pas — alors même que ledit Odin aurait fini par précipiter Àsgard dans la guerre qui aurait mené à sa perdition. Le peuple réclamera votre tête pour compenser le préjudice, parce que vous avez agis anticonstitutionnellement, et peut-être seulement admettra-t-il – trop tard – le bien que vous avez fait.
Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi vous n'êtes pas entré en guerre contre Jötunheim. Thor-le-bavard m'a confié que c'était l'un de vos plus profonds souhaits. Je ne pense pas que le trône vous ait soudain assagi. Je suppose qu'il est juste important de ne pas vous faire trop remarquer ces temps-ci, tant que vous n'êtes pas certain de maîtriser toutes les ficelles de votre – vos – royaume(s).
J'ai pu avoir une énième discussion avec Thor. Je puis désormais vous assurer que même si c'est un homme bien – il me semble – je ne serais jamais une de ces fanatiques qui passent leur temps à le suivre au moindre pas qu'il fait. Il est trop… irréfléchi, pour moi.
Passons.
En discutant avec lui, j'ai ainsi compris une chose de plus vous concernant, ou plutôt, concernant ce qui vous reliait à votre mère, et combien son décès a été difficile. J'ai cru suffoquer, à l'époque, écrasée par la douleur qui s'était brusquement emparée de votre cœur. Savoir que vous avez été seul dans ce moment-là me met dans une véritable rage impuissante. J'ai envie de briser la moindre chose à ma portée. Et – oh, vous pouvez ricaner, cela ne change rien et je n 'ai pas honte – j'aurais tant souhaité être à vos côtés pour vous soutenir ou vous faire sentir un peu moins seul.
J'en ai pleuré, parfois, de sentir cette solitude en vous.
Bien sûr, votre souffrance m'est difficilement supportable, mais elle est le lot de ceux qui sont doués de cœurs, alors que la solitude est éradicable. Nous pouvons la supprimer simplement en arrêtant de penser à nous et en regardant autour de nous. Il ne s'agit pas de s'oublier non plus, de ne plus faire attention à nous, mais d'accepter que le monde ne tourne pas juste pour nous, ni autour de nous seuls… Que voilà beaucoup de "nous" dans ce paragraphe, ai-je l'impression… tant pis.
S'il n'y avait pas les autres, qui serions-nous ? À quoi sert le roi s'il n'a pas de peuple à gouverner ? Je ne vais pas m'attarder sur ce sujet, j'ai comme l'impression que l'on vous l'a déjà fait subir dans votre enfance, je ne saurais dire pourquoi.
Une fois n'est pas coutume, je crains de m'être égarée dans mes pensées et avoir couché des mots sur papier sans même m'en rendre compte. Peut-être devrais-je écrire des choses futiles et vaines pour vous distraire. Allons, faisons un test, cela ne coûte rien :
Thor porte toujours son éternelle cape rouge, la météo est au beau fixe depuis hier et pour au moins trois jours encore, la guerre ravage toujours le tiers de notre planète, il y a eu une parade hier, en plein New-York, pour un festival de musique populaire, on a même eu droit à la fanfare, les trompettes, cymbales et autres tambours…
Non.
Je crains ne savoir faire cela. Je n'accorde aucun crédit à ceux qui parlent juste pour alimenter la conversation. Il faut également savoir apprécier le silence.
Les seules choses que je sais écrire sont celles qui viennent de mon cœur. Je ne sais vous raconter que ce qu'il se passe réellement, ce que je ressens, ce que je pense et que je suppose, sincèrement. Je souhaite que vous croyiez ce que j'écris, que vous soyez convaincu que la sincérité est présente derrière chaque mot que je vous dédie. Je crains pourtant que vous ayez été trop trahi pour accorder ainsi votre confiance à n'importe qui. Je souhaite me tromper. Je souhaite que vous soyez encore capable de la donner, si ce n'est à moi, à ceux qui sauront éloigner la solitude de votre cœur.
Je vais arrêter là pour cette fois. Vous écrire me laisse vide. C'est un étrange sentiment qui s'empare de moi. Je me sens un peu soulagée, même si l'impuissance qui règne sur ma vie m'étouffe toujours. Je voudrais pleurer, mais je n'en ai pas – plus ? – la force. J'ai quelques difficultés à respirer, j'aimerais pouvoir fermer les yeux et tout oublier. Mais surtout, j'ai envie de hurler, de faire sortir cette solitude qui vous ronge, pouvoir la prendre en moi et la réduire à néant – pas besoin de vous moquer, je me sens assez ridicule pour deux, voir même trois.
L'impuissance que j'éprouve face à vous me tuera. Je le sais, je l'ai compris. Alors, quitte à mourir par et pour vous, autant que j'aie pu faire tout ce qui est en mon pouvoir pour tenter de vous aider.
Je suis déçue, cette fin sonne mélodramatique… Je n'aime pas ça. Tant pis.
Avec toute ma sincérité,
Salomé Harley
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J + 95
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Je n'ai jamais autant sondé vos émotions qu'après vous avoir envoyé ces lettres. J'ai désespérément besoin de savoir vos réactions. Vous pouvez me traiter de voyeuse, j'en accepte l'accusation. Je ne m'en sens pas coupable, cependant, car j'estime qu'aucun crime n'a été commis. Je veux savoir si votre solitude s'éloigne un peu, rien de plus. Vous pouvez toujours me punir, la seule pénalité que je pourrais subir serait celle qui me libérera de ma vie monotone. Tuez-moi donc.
J'ai été fascinée par cet agacement et cette fébrilité qui ont pris possession de vous lorsque vous avez dû sentir la gemme chauffer. Puis, lorsque vous avez commencé à lire, vos émotions se sont atténuées. Pourtant, ce n'est pas le dédain devant l'étalage de ma vie que j'ai retenu. J'ai senti cette étincelle de compréhension. Vous vous êtes haït de l'avoir ressenti, mais elle a percé malgré tout. J'en ai été soulagée, intensément, parce vous m'avez ainsi fourni une preuve que je ne vous étais pas totalement inutile. Bon sang, heureusement que vous ne pouviez pas sentir mes émotions, j'en ai pleuré de joie.
J'accorde une importance malheureuse à cet échange à sens unique. Je ne suis qu'une imbécile. Je suis attachée de manière irraisonnée à votre personne. Je me sens si stupide, si vous saviez.
C'est incroyable. Parfois, j'ai l'impression que vous aussi, vous connaissez mes émotions. Ce que je sens, venant de vous, pourrait répondre à mes propres sentiments. S'en est perturbant parfois. Par exemple, je viens de sentir votre dédain alors que j'étais envahie par toute la compassion que vous m'inspirez. Puis je me sens amusée, et je récolte de l'indifférence mêlée d'agacement venant de vous. Si je n'étais pas certaine que mon don fonctionne à sens unique, je douterais sérieusement.
En vérité, j'aimerais que vous me ressentiez également.
Je ne peux m'empêcher de croire qu'un échange entre deux personnes est purement honnête s'il et basé uniquement sur le ressenti. Deux personnes muettes ne parlent que par leurs regards, leurs gestes. Tout le superflu est oublié. Elles n'ont pas besoin ''du langage des signes'', qui a été inventé pour ceux qui sont doués de paroles et qui ont oublié le langage du corps.
Je ne sais pas ce que je ferais si je ne vous sentais plus. Je deviendrais folle. Parfois, j'aimerais vous haïr, parce que vous avez créé en moi ce besoin de vous. Malgré tout, j'ai l'impression que vous m'apportez tant…
Je ne sais plus ce que je dis. Je ne suis pas certaine que la dernière phrase soit complètement vraie. Je ne sais pas avec qui vous vous trouvez en ce moment, mais la suffisance que vous émettez m'a influencé… Vraiment, je pourrais croire que vous me ressentez.
Je vous prie de m'excuser, je dois m'en aller. J'ai rendez-vous avec mon professeur de lettre contemporaine et j'aimerais prendre le temps d'avaler un café et un en-cas avant d'aller le rejoindre.
À très vite,
Salomé H.
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J + 107
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Quelle idiote ! Ah, vous avez dû rire ! Et pas qu'une fois, n'est-ce pas ! Seigneur, le nombre de fois où j'ai senti votre… hilarité. Chaque fois, je me suis interrogée.
Vous me sentez. Non, ce n'est pas une question. Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Je ne vous en veux même pas. Je n'y arrive pas. Je ne sais pas comment je dois me sentir. Je suis vexée que vous ne me l'ayez pas dit, je suppose que vous l'avez senti de toute manière, ce n'est pas comme si je pouvais tricher, mais je suis aussi soulagée parce que nous sommes sur un pied d'égalité.
Je me réjouis de me dire que vous réagissez à ce qu'il se passe en moi. Vous ne m'ignorez pas, finalement. Bien sûr, vous vous fichez de moi autant que de la fourmi qui grimpe sur le mur d'enceinte d'une pauvre ville fortifiée au fin fond de Jötunheim. Peut-être aurais-je du choisir une autre planète. Ce n'était pas calculé. Rangez votre dédain face à ma gêne soudaine ! Je me soucis de vous ! Vous faire mal m'est insupportable ! Et ne dites pas que je suis trop insignifiante pour vous faire du mal.
Bordel, je veux vous voir !
Pardon.
Je sais, j'aurais pu corriger et mettre un autre nom que votre planète d'origine. Mais, premièrement, j'ai dis que j'écrivais au fil de mes pensées et que je ne me relisais pas, ce n'est pas pour me corriger. Ensuite, effacer un mot équivaudrait à vouloir le cacher, ce qui va à l'encontre de l'honnêteté que je défends, et je ne veux pas encombrer ma conscience avec des futilités.
Une fois n'est pas coutume, je dois partir. Mon professeur déteste les retardataires. Vous avez le chic pour vous sentir mal lorsque j'ai des obligations – ne prenez pas la mouche c'est une plaisanterie, douteuse, je l'admets, mais une plaisanterie tout de même.
Bien à vous,
Salomé H.
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J + 109
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Je crois que je viens de comprendre la raison de la perplexité qui a surgit en vous à la fin de la lecture de mes deux dernières lettres (lorsque vous lisez, vos émotions se mettent en sourdine et cette perplexité est apparue juste avant le retour de vos émotions, ce qui indique que c'est à la fin de la lettre que vous vous êtes posé des questions).
Avant de rentrer au SHIELD, je suivais des cours en plus de mon travail. Lorsque je suis rentrée à l'agence, j'ai arrêté les deux. J'ai décidé de reprendre les études, j'ai commencé il y a trois semaines. En parallèle de mon travail, je suis donc des cours de langue, de littérature, d'histoire, ce genre de choses. C'est un banal cursus d'études littéraires supérieures, rien de bien palpitant, mais que j'apprécie énormément, d'autant qu'il me change de l'environnement militaire constant du quartier général.
Je file, j'ai un cours dans… oula, sept minutes !
Bien à vous,
Salomé H.
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J + 119
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Je déteste Fury ! C'est un connard ! Un pur connard ! Un salaud complètement dénué d'empathie, de compassion ou de bienveillance. C'est un être de pur sadisme ! C'est un danger pour l'humanité entière (et bordel, arrêtez de ricaner, ça m'agace encore plus).
Et merde ! Mon harpon a glissé, a tapé ma tasse, ce qui a renversé du thé sur ma liseuse… Quoi, je n'ai pas le droit d'aimer la pêche ? Ok, ça n'a rien à faire là. Oubliez ça.
Cet abruti est un défenseur du Plus Grand Bien ! Il veut sacrifier vingt mille personnes pour en ''sauver'' soixante millions, parce que c'et la solution de facilité ! Soit disant que les autres sont trop chères ! À combien estime-t-il la vie d'une personne alors ? Ça n'a pas de prix !
Il n'y aurait pas d'autre moyen, je pourrais accepter d'y réfléchir. Mais il y a au moins quatre autres voies à explorer. Espèce de connard fini ! Vous auriez du le tuer lorsque vous en avez eu l'occasion, Loki.
Je ne sais pas de quelle manière agir. J'ai été priée de quitter la séance avec le Docteur Banner (je pense que vous vous rappelez de lui), parce qu'il n'est pas de bon ton de contredire sa Sadique Majesté, apparemment ! La parole qui sort de sa bouche ne peut être que Vérité et Meilleure Solution
Abruti !
Je suis contrite, je suppose que vous vous attendiez à autre chose pour vous remonter le moral, qui est encore plus bas que d'habitude ce matin. En plus, je dois y aller, mon cours de lettre a commencé il y a trois minutes et je vais me faire écharper par le prof. Si je me sens gênée durant la prochaine heure, ce sera parce qu'il m'aura humiliée devant le reste de l'amphithéâtre.
Bien à vous et en retard,
S.H.
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J + 121
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Loki,
Ces trois dernières lettres, vous êtes allé plus mal après m'avoir lu. Cela me tue, mais si mes lettres vous détruisent au reste, alors je refuse de continuer.
Vous savez ce que je ressens, je ne vous abandonne pas. Je suis tellement désolée. Vous le savez. Vous le sentez, comme moi je vous sens.
Je ne peux PAS continuer à vous faire du mal. Je refuse.
J'ai le sentiment d'avoir échoué. Je suis désolée.
Heureusement que vous pouvez me sentir, parce que je n'ai pas les mots pour vous dire combien je me sens mal.
Avec toute mon âme, pour le reste de ma vie,
Salomé Harley
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Salomé cligna des yeux pour chasser ses larmes. Elle prit la pierre dans sa main, murmura les quatre lettres de son mot de passe et envoya le papier. Elle regarda le médaillon s'éteindre doucement, le garda dans sa main jusqu'à ce qu'il soit de nouveau froid.
Puis elle s'effondra sur le sol de son salon en éclatant en sanglots.
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Héhé, j'ai encore réussis à faire une fin qui me permet de mettre cette foutue fic en ''complete''…
Allez, dites-moi ce que vous en pensez, s'il vous plaît…
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Prochain défi pour le : (date précisée dès qu'elle sera connue, et pas dans deux ans cette fois !)
