Titre: Blueberry

Raiting: T

Auteur: Myllie

Disclaimer: Le monde magique appartient à la merveilleuse J.K. Rowling, je ne fais qu'emprunter quelques uns de ses personnages.

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Bonjour, bonsoir, voici le troisième chapitre. Et comme promis, ce chapitre est plus long que le précédent. Merci encore pour les reviews.

Bonne lecture!

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Chapitre 3

Scorpius me fit son fameux sourire en coin, celui qu'il empruntait pour séduire. Par contre, il savait très bien qu'il en fallait plus pour m'amadouer. Au milieu du couloir, dans l'aile droite du château, on se regarda. Je haussai un sourcil, prête à en découdre sauvagement. Grâce à un sortilège de lévitation, mes vêtements flottaient à sa gauche dans une pile plus ou moins propre et colorée. Par Merlin, elle était colorée! Je grinçai des dents.

- Je te déteste, lâchai-je furibonde.

- À l'amour comme à la guerre Berry chérie. Nous le faisons pour ton bien.

Quel idiot! Je rageais intérieurement. Ce type allait bientôt se transformer en un ex-meilleur ami.

- Je sais très exactement ce qui est bien pour moi. Le noir est ce que je préfère, tu devrais aimer la personne que je suis et non celle que tu penses que je devrais être, répliquai-je férocement.

- Ce sont de jolies paroles, mais elles n'atteignent pas mon cœur, déclara-t-il moqueusement.

J'imaginai que cela m'apprendra à traîner avec un Malfoy. Leur famille était reconnue chez les sorciers pour leur fourberie et leur ruse. J'avais juste craqué, tout comme les autres filles, par son sourire d'Adonis. J'étais évidemment piégée depuis le début, je venais seulement de m'en rendre compte maintenant. J'aurais dû écouter mon instinct la première fois que je l'avais vu, mais paraît-il que cette journée-là, il avait complètement disparu suite à ma rencontre avec le seul et unique Albus Potter. Jour mémorable qui restera à jamais marquer dans mes souvenirs.

- Je ne sais vraiment pas ce que je fous avec toi, déclarai-je.

- C'est parce qu'aucun être sur Terre ne peut me résister, encore moins une midinette comme toi.

Avais-je oublié de mentionner que les Malfoy étaient aussi arrogants, vils, méchants, égoïstes, égocentriques, hautains, vantards, mesquins…? J'en étais là dans ma liste lorsqu'un mouvement à ma droite me déconcentra. Louis venait d'apparaître dans mon champ de vison. Essoufflé, il sécha ses mains moites sur son pantalon. Le reste de mes vêtements suivaient avec lui. Et il y avait du rose. Du rose? DU ROSE. QUOI?

- Nom d'une bouse de dragon, vous n'avez quand même pas osé? Du rose? Pourquoi du foutu rose? Il y a des millions d'autres couleurs et vous avez pensé à du rose! Je déteste le rose. C'est horrible le rose. Je hais le rose. J'exècre le rose. Je ne suis pas une fille qui porte du rose. Le rose, c'est pour les barbies, pour les bébés, pour les vieilles mamies, pour les perruches. Argh, c'est nul, nul, trop nul le rose, explosai-je d'un coup, devenant malgré moi rose à mon tour.

- Et ce fut comme cela que Blueberry Bee gagna le record de l'utilisation du mot rose le plus souvent discriminé dans un discours, se moqua Scorp' avec le ton d'un commentateur sportif.

Louis me regardait avec de grands yeux surpris.

- Je ne savais pas que le rose te ferait cet effet. On n'a qu'à changer la couleur, tu sais, dit Louis d'une voix douce.

Voilà ce que j'aimais chez Louis : si Scorpius était la flamme qui rallumait le feu, Louis, au contraire, était celui qui calmait le jeu. Ma colère descendit d'un cran lorsqu'il vint me serrer dans ses bras chauds. Il sentait bon, il était apaisant. Je demeurais tout de même fâchée, mais comme mon psychomage le disait : « Enferme la colère dans un endroit de ta tête et ne la ressort que quand elle te sera réellement utile. Et n'oublie pas de pardonner à ceux qui t'ont offensé. » Selon lui, cette dernière phrase sortait tout droit d'une prière récitée à un type mort sur une croix. Tragique. M'enfin, Scorp' se tint loin de notre câlin à deux comme chaque fois qu'on se laissait aller à des moments d'affection. De nous trois, il était le moins enclin à offrir des étreintes. Sa famille d'aristocrates possédait des êtres froids, non charnels, et il avait hérité de cela.

- Blue

- Berry

Oh non, pas elles. Je me retournai avec une grimace. Anna et Emma, les deux monstres qui me servaient de petites sœurs jumelles, se tenaient en face de moi, le sourire plein les dents.

- Alors, si l'on a bien entendu, commença Anna.

- Tu portes maintenant du rose, termina Emma.

Quand l'une commençait une phrase, l'autre la finissait. À Pourdlard, on les avait surnommées « Fred et George Weasley : le retour II » puisque le retour I était constitué de James Potter et de Roxanne Weasley, la fille du dudit George Weasley. D'autres, beaucoup plus osés, les surnommaient « Fred et George Weasley : la vengeance des seins ». Ceci était dû au fait qu'elles possédaient toutes deux d'énormes paires de seins à à peine treize ans, ce qui, je l'avouais, me rendait extrêmement jalouse. J'avais hérité de la non-existence. Heureusement qu'Albus s'intéressait davantage à l'intellect d'une fille qu'à son physique.

- C'est ça, sortez immédiatement de ma vue, m'écriai-je en les chassant avec ma main.

- C'est impossible…

- Maman a une lettre pour toi, finit Anna.

- Ouais, ouais, donnez-la-moi et partez.

Emma me tendit la lettre, elles attendirent.

- Non, je ne vais pas la lire à voix haute, dis-je en sachant très bien ce qu'elles espéraient de ma part.

Anna secoua sa tête rousse, tandis qu'Emma haussa les épaules. Elles partirent bras dessous bras non sans me jeter avant des sourires machiavéliques. Je savais qu'elles allaient finir par connaître le message de cette lettre. Ces pestes obtenaient toujours tout, l'espièglerie était incontestablement leur caractéristique première. Serpentard un jour, Serpentard toujours, pas vrai? Le plus malheureux pour moi était qu'en plus de les côtoyer à la maison, il fallait que je me les coltine à Poudlard aussi. J'ouvris la lettre et reconnus l'écriture de ma mère. Scorpius et Louis lurent par-dessus mon épaule.

Blueberry,

Je suis au courant de ce que tu as fait à James Potter et je veux que cela ne se reproduise plus jamais, est-ce clair? Si cela se répète à l'avenir, cela entraînera de grandes conséquences. Pour l'instant, j'ai contacté le Dr Curtiss et il a consenti à se déplacer jusqu'à Pré-au-lard pour une séance de thérapie. Tu t'y rendras lors de ta prochaine sortie au village samedi prochain, donc interdiction de ne pas y être. Et je ne veux surtout pas de jérémiades. Tant que je ne vois pas une amélioration de ton agressivité, tu continueras à voir le Dr Curtiss.

Sur ce, la directrice et moi t'avons à l'œil.

Je t'aime,

Maman

P.S. de papa : Je n'arrive pas à croire que tu aies battu le fils de cet imbécile de Survivant. Je suis fier de toi! Ça c'est mon bébé!

P.S.S. de maman : Les encouragements de ton père ne changent en rien nos décisions concernant les thérapies.

- Mon père est fier de moi! Oh yeah, c'est qui la meilleure fille de la planète? C'est moi!, dis-je en sautant.

- C'est tout ce que tu retiens de cette lettre?, s'étonna Louis.

- Il me semble que c'est écrit que tu recommences des thérapies, rajouta Scorp'.

- Je sais bien les copains, mais le Dr Curtiss est cool, je n'ai aucun stress avec ça, lançai-je radieuse.

Autrefois, j'aurais peut-être rechigné, mais cette fois-ci, je voulais absolument parler avec mon psychomage de mon problème Albus Potter. Il était d'une écoute attentive, cela faisait partie de son travail, et donnait de très bons conseils. On ne pouvait pas en dire autant de mes meilleurs amis. Une présence féminine réconfortante manquait dans les parages quoiqu'avoir des amis gais pouvait être jugés également… hum, non définitivement pas. De retour dans notre salle commune, je montai dans mon dortoir, récupérant de manière brusque mes vêtements moldus des bras de Scorp' et de Louis. Je les rangeai ensuite par couleur dans mon placard et je tins à deux pinces ceux colorés en rose que je jetais négligemment dans le fond de ma valise. Il me restait quand même mes robes de sorcières noires, le pull et le pantalon que je portais. Ces derniers, je les cachais précieusement. Plus tard, à l'insu de mes amis, j'irais porter mes vêtements aux elfes de maison qui eux connaissaient la formule pour les teindre efficacement d'un claquement de doigts. Je réservais donc quelques noises à cette intention puisque depuis quelques années maintenant, les elfes de maison à Poudlard recevaient un pourboire pour leur labeur. Ils avaient même un salaire minimum et des congés, ce qui autrefois ne se voyait nulle part dans le monde magique. Par contre, cette loi s'appliquait seulement en entier à Poudlard puisque plusieurs sorciers d'Angleterre s'opposaient à la mise en place d'une telle règle dans toutes les maisons et dans tous les établissements. Actuellement, Hermione Granger, ministre de la justice magique de Grande-Bretagne, s'acharnait pour obtenir que cette loi couvre tout le pays. Je luttais moi aussi pour l'assentiment de ce projet, ayant rejoint le mouvement la Société d'Aide à la Libération des Elfes, S.A.L.E pour les plus habitués. Bon, tout cela pour dire qu'avec mes amis les elfes de maison et avec quelques mornilles, mes vêtements recouvreront leur couleur d'origine.

Le jour même, en soirée, je m'installai avec Louis et Scorpius pour manger dans la Grande Salle. J'étais affamée, je me servis donc des patates et du poulet, je mastiquai furieusement pour soulager mon ventre vide. L'école, c'était épuisant.

- C'est trop bon, dis-je en savourant la nourriture.

- Tu pourrais essayer de ne pas m'en envoyer dessus, tu manges comme un porc, s'exclama Scorpius, la mine dégoûtée.

Quelques-uns de mes postillons avaient atterri sur sa manche et il les essuyait avec sa serviette d'un air dédaigneux. Je continuai à attaquer mon poulet en délaissant sa remarque habituelle sur ma façon de manger. Il exagérait toujours.

- Tu pourrais rivaliser avec mon oncle Ron, ria Louis de bon cœur.

Je lui souris, la bouche pleine. De l'aperçu que j'avais eu de son oncle, il m'avait semblé être un homme fort sympathique et fort jovial. La comparaison ne m'offusqua donc pas. Penser à l'oncle Ron me fit tourner la tête vers un de ses nombreux neveux : Albus. Il était attablé à côté de Rose Weasley, sa meilleure amie, avec les Gryffondors. Bien qu'Albus provienne de la maison Serpentard, ce qui surprit tout le monde même lui lors de la répartition, il passait la majorité de son temps chez les griffons, car c'était là que se trouvait la plupart de membres de sa famille. La fille Weasley discutait avec lui avec le visage sérieux que tous lui connaissaient. Ses cheveux d'un brun roux étaient attachés dans une natte où plusieurs mèches s'en échappaient. Elle paraissait souvent plus jeune qu'elle ne l'était par sa manière de s'habiller et de se coiffer, mais dès qu'on lui parlait, on savait qu'on avait affaire à quelqu'un de plus intelligent que nous. Pour lui avoir à quelques prises adressé la parole, je savais que je ne pouvais rivaliser avec elle. Cependant, question Quidditch, je la surpassais largement. Nous avions toutes deux un poste de poursuiveuse dans nos équipes respectives et lorsque nous jouions contre, ma férocité l'emportait sur son esprit analytique. On se vouait alors une haine amicale qui ne durait que pendant les matchs. Par contre, une fois sur les bancs de l'école, je devenais affreusement jalouse d'elle. Combien de fois avais-je rêvé d'être à sa place, assise à côté de l'homme que je désirais le plus ardemment sur cette planète? Combien de fois avais-je souhaité être elle pour qu'Albus m'apprécie juste une seconde, une heure, un jour? Pour que je puisse partager ses joies comme ses peines? Cela ne me sera jamais donné si Albus continuait à me virer de bord chaque fois que je lui parlais. Je me détournai de la scène qui se jouait devant moi, c'est-à-dire les éclats de rire qui émanaient de Weasley et de Potter, pour me concentrer sur le plafond magique. Aujourd'hui, le ciel présentait les teintes roses et violettes d'un coucher de soleil, la lune commençait à apparaître de manière imperceptible, puis d'un coup, elle était là, pleine et resplendissante.

- Shirley te regarde.

Scorp' avait parlé et s'adressait visiblement à Louis. Celui-ci répondit par un haussement d'épaules significatif.

- Je pense que tu lui plais, rajouta Scorp' en appuyant sa supposition par un hochement de tête, montrant ladite Shirley.

Effectivement, la fille de Serdaigle observait Louis à la dérober, les yeux remplis d'une émotion que je voyais trop souvent dans le miroir lorsque je me regardais. Le désir, c'était ce dont je parlais. Le désir pour celui qu'elle convoitait. Scorp' avait vu juste, il avait d'ailleurs un talent pour ces choses-là, comme un sixième sens féminin que je n'avais manifestement pas. Louis quant à lui ne s'apercevait de rien et ne répondit pas au soupçon de notre ami, ce qui semblait rendre impatient notre blondinet. Il voulait une réponse. Je souris, il voulait ainsi s'assurer que Louis ne la trouve belle ou qu'il ne lui plaise d'une quelconque façon. Je secouai la tête, dépitée devant la lenteur que manifestaient mes amis.

- Tu la trouves jolie? demanda Scorpius.

J'écrasai mon front sur la table, faisant vibrer les ustensiles et les assiettes. Par merlin, où était la subtilité? À mon avis, perdue très loin.

- Ouain… dans son genre, j'imagine, répondit Louis de façon plutôt évasive, ce qui n'aidait certainement pas Scorp' à comprendre les méandres de son cerveau. Blue, ta tête pèse-t-elle trop lourd?

Sa question mit fin à la conversation antérieure. Je soulevai ma tête rousse pour les regarder de manière éloquente. Je fus coupée dans mon effort de communication avec eux par un cri strident. Le son était sorti de la bouche de Rose Weasley. Tous les élèves se tournèrent vers elle et nous vîmes un hibou agripper sa chevelure. Aïe, cela devait être terriblement douloureux. Albus s'escrimait à chasser le volatile de ses mains, puis, d'un sort, Hugo Weasley l'expulsa. Tiens, qui est-ce qui n'utilise pas sa baguette quand il le faut?! Le hibou échappa une lettre rouge. Nous retînmes tous notre souffle, nous savions tous ce que signifiait une lettre écarlate. Rose Weasley la fixa avec une horreur évidente, tandis qu'Albus se rassit bien calmement. Pour une impulsive telle que moi, sa zénitude m'épatait. Et puis, ce que nous attendîmes tous et ce que d'autres redoutaient arriva, la beuglante s'ouvrit d'un coup.

- ALBUS POTTER…

Albus ne put s'empêcher de sursauter.

- … JE T'AIME COMME UNE FOLLE. JE VEUX ME MARIER AVEC TOI ET AVOIR DES ENFANTS AVEC TOI. TES YEUX ÉMERAUDE ME FONT CHAVIRER ET JE MONTE JUSQU'AUX ÉTOILES EN PENSANT À TOI. MON CŒUR FAIT BOOM BOOM QUAND JE TE VOIS. JE T'AIME, JE VEUX QUE TU SOIS LE PÈRE DE MES ENFANTS. EST-CE QUE TU VEUX M'ÉPOUSER? DIS OUI, JE T'AIME.

Le hurlement qui se croyait romantique finit par mourir et des confettis roses et rouges éclatèrent à la suite de l'autodestruction de la beuglante. La Grande Salle plongea dans un silence total et fut aussitôt assourdie par les sifflements moqueurs des Serpentards à l'encontre d'Albus. Les Poufsouffles semblaient trouver cela ab-so-lu-ment mignon, tandis que les Serdaigles retournèrent à leur occupation barbante. Les Gryffondors restèrent surpris et ne pipèrent mots. Grand frère Potter arborait le visage de quelqu'un qui venait de se faire frapper par une massue. Franchement hilarant. Quelques professeurs trouvaient la situation drôlement amusante, d'autres semblaient ennuyés par le discours. Mais moi, tout ce à quoi je pouvais penser, c'était à : « C'est qui cette garce qui ose imaginer sa vie avec mon homme que j'aille lui mettre mes poings dans la figure! » Scorp' et Louis rigolèrent à n'en plus finir, déplorant le niveau littéraire du message. Pourtant, dans tout ce carnage, je sentais les regards pesés sur moi, ils ne pouvaient imaginer quelque d'autre que moi écrire ces inepties vu que je passais mes journées à trouver un moyen de sortir avec lui. Je fus déçue de remarquer que mes propres camarades pensaient que je pouvais recourir à une méthode aussi révélatrice pour obtenir ce que je voulais. Pardi, j'étais une Serpentarde, pas une simplette de Poufsouffle! Ce n'était certainement pas l'avis d'Albus qui se dirigeait maintenant à grands pas dans ma direction. Je vis mes sœurs, assises au bout de la table s'observer avec une mine complice. Oh, les garces, les pestes, les…

- Bee, m'interpella Albus rageur.

L'intensité qu'il mit dans mon nom me fit tressaillir. La tempête allait se déchainer injustement sur moi.

- Potter, dis-je en omettant l'« Albus chéri » de toujours de peur que sa colère ne s'intensifie.

Je sentais les autres nous regarder ouvertement.

- Comment oses-tu m'écrire une beuglante aussi nullissime? s'écria-t-il.

- C'était exactement la question que je me posais. Comment quelqu'un peut-il écrire un truc aussi nul? Et en plus te l'envoyer par une beuglante?

- Bee, ne joue pas à ce jeu avec moi, répliqua-t-il en haussant le ton.

Oh, oh, il s'énervait. Je devais avoir fait quelque chose de bien grave pour que cela arrive, mais que disais-je? Je n'avais strictement rien fait.

- Si tu crois que c'est moi qui aie écrit ce truc, tu me déçois fortement. Je croyais que tu me connaissais un tant soit peu, ripostai-je.

- Il n'y a que toi qui en a après moi, cingla-t-il.

- Ah, tu crois ça? Serais-je la seule sous ton charme? Tu es bien idiot de penser ça quoique pour t'avouer la vérité, c'est moi la meilleure petite-amie que tu pourrais avoir, rajoutai-je avec un clin d'œil.

- On ne peut pas discuter avec toi Bee. Tu retournes tout à : «Tu veux sortir avec moi Albus chéri?», me singea-t-il.

Oh lala, il pétait les plombs.

- Hum, je te le conçois, mais je te répète, ce n'est pas moi qui aie envoyé la beuglante, lui assurai-je.

Je levai les mains en signe de paix. Suspicieux, il me jeta un regard perçant.

- Alors, qui est-ce? demanda-t-il un sourcil levé et les bras croisés.

- Sincèrement, je n'en ai aucune idée. Ça doit être une fille légèrement timorée si tu veux mon avis.

- Je n'en veux pas de ton avis, dit-il en me foudroyant des yeux.

Il se retourna, soulevant sa cape dans un geste théâtral.

- Mais est-ce que tu veux quand même sortir avec moi? lançai-je, le sourire grossissant.

- NON.

Cette réponse négative eut le mérite de refroidir mes ardeurs. Louis me fit asseoir d'un coup de manche sec pendant que Scorp' s'esclaffait bruyamment.

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Je suis sincèrement désolée pour les fautes d'orthographes des précédents chapitres et de celui-ci. Je révise au moins vingt fois avant de poster, mais cela m'échappe parfois. J'espère que vous avez aimé. Si oui, une review est un excellent moyen de me le dire. xx