La jeune rousse raccrocha, et regarda ses collègues, les larmes aux yeux.
« On a un nouveau meurtre...
- Encore ?! Mais il n'y a eu que 48 heures entre celui-ci et le dernier ! s'exclama Rigsby.
- C'est sûr que c'est le même tueur ? demanda Jane en se redressant une nouvelle fois du divan et en enfilant sa veste grise.
- Les corps, enfin ce qu'il en reste, on été retrouvés dans les chambre respectives, et les enfants avaient l'âge habituel. Ça te va comme comparaison ?
- Tu ne devrais pas, lui répondit-il calmement.
- Quoi ?!
- T'impliquer autant. C'est pas bon tu sais ?
- Tu peux parler ! C'est qui qui devient totalement incontrôlable lorsqu'on est face à John le Rouge ?! »
Jane la fixa et préféra aller les attendre dans la voiture. Il est vrai que cet homme en apparence jovial et moqueur pouvait très vite devenir agressif, violent et voire machiavélique lorsqu'il s'agissait de son pire ennemi.
« Eh, t'y as été un peu fort là, rétorqua Elyon. En plus, tu sais pertinemment qu'il a raison.
- Je sais...fit-elle, les yeux brillants et le remord dans la gorge.
- On couche ici ou quoi ? lança Lisbon devant l'ascenseur.
- On arrive patron !
- Van Pelt, restez là ! Il faut que quelqu'un reste ici pour les appels. »
La jeune agent obéit, mais cela n'était pas sans une pointe de colère envers sa chef parfois la jeune femme avait la sensation que sa chef ne voulait pas la voir évoluer, qu'elle ne voulait pas l'avoir dans son équipe, mais au fond Grace savait que ces pensées négatives n'étaient que du vent. Arrivés sur les lieux du crime, un tas de voisins s'était rassemblés devant la maison, ils criaient des tas de choses aux policiers, les traitant parfois d'incompétents. Lisbon avait dit à ses hommes dans la voiture de marcher droit devant eux et de ne pas écouter les personnes en colère qui étaient devant la maison. Mais lorsqu'ils sortirent du 4X4 noir, et qu'ils avancèrent sur le chemin les menant à la maison, Jane ne put s'empêcher de parler à une femme en sanglot.
« Vous avez de la peine ? lui avait-il demandé.
- Quoi ?! Bien sûr que oui, espèce d'abruti ! Je viens de perdre ma sœur et ses enfants !
- Vous pleurez pour eux...et pas pour le mari de votre sœur?
- Quoi ?! Mais si !
- Pourquoi ne pas l'avoir dit avant ?
- Vous êtes qui ?
- Patrick Jane, je travaille pour le CBI, se présenta-t-il avec un sourire charmeur.
- Vous êtes un flic ? Pourquoi vous faites pas votre boulot ?! »
Lisbon, chercha son médium du regard, mais, ne le voyant pas, elle comprit tout de suite que quelque chose de pas joli allait arriver, et qu'elle allait encore en prendre pour son grade. Elyon lui montra la porte d'un signe rapide de la main. Lisbon envoya Elyon à la recherche de son fauteur de trouble.
« Écoutez, reprit Jane, je suis là pour retrouver le tueur de votre famille, mais avant j'ai besoin de savoir pourquoi vous n'avez pas parlé de votre beau-frère au départ ? Était-il violent?
- Non ! Vous êtes vraiment un enfoiré pour dire ce genre de chose ! »
Un homme à côté de la femme venait d'entendre la dernière question de Jane et surtout la réponse de la femme. Ni une ni deux, il colla un poing monumental à Jane qui se retrouva très vite sur les fesses. Il se tenait le nez et gémissait des choses incompréhensibles. Elyon arriva, le mit debout, et l'emmena jusque dans la maison.
« Qu'est-ce que tu n'as pas compris dans « on trace droit devant sans parler à qui que se soit » ?
- Bah..., conclut-il en la regardant tel un enfant de 4 ans.
- Au travail maintenant ! répliqua-t-elle en lui donnant un mouchoir.
- Oui... »
Il regarda autour de lui, il vit des photos de la famille, les enfants étaient très souriant, sauf lorsqu'ils étaient à côté de leur père. C'était la même chose pour la mère, qui était une femme ravissante avec un très beau sourire mais qui malheureusement ne le montrait qu'avec ses enfants. Jane en conclut très vite que cet homme n'était pas le père parfait. Sur ce sujet, Jane songea qu'il n'était pas non plus le père parfait...Est-ce qu'un père provoquerait la mort prématuré de son enfant ? Et est-ce qu'il en oubliait les autres ? Comme pour le sortir de ses idées macabres, Lisbon l'appela, elle était dans la chambre des parents, c'était pour elle la seule chose qu'elle ferait voir à son coéquipier. Même si cette pièce était recouverte de sang, elle savait que Jane supporterait facilement la vue des corps des adultes mais en revanche qu'il ne supporterait pas celle des enfants. Lorsque Jane arriva, il vit en premier lieu la femme qui avait une main tendue vers la porte d'en face de sa chambre, sur celle-ci était inscrit le nom de l'un de ses enfants, Maya. Sur la porte d'à côté, était inscrit le nom, Sam.
