Comme prévenue précédemment, ne cherchez pas de scénario dans cette Fic, il n'y en a pas ! LOL !

CHAPITRE 2.

Une nouvelle fois, Faith esquiva l'homme. Dans une pirouette, elle échappa à la lame du balafré et taillada sa cuisse. Un hurlement de douleur et de rage échappa à l'homme. « Salope ! » Hurla-t-il, aveuglé par la rage. Il brandit son arme dans la direction de son assaillante mais encore, elle se déroba à l'arme et, tandis qu'elle pivotait sur elle-même, fit courir le tranchant de son propre couteau à l'intérieur de bras de l'homme. L'arme du balafré lui échappa des mains et rebondit sur le sol dans un écho sonore. Faith en profita pour se redresser et lui asséner un coup du plat de la main dans le nez. Avec satisfaction, elle l'entendit se briser. Et, avant que l'homme n'ait pu laisser échapper un cri, elle le repoussa d'un coup de pieds violent qui l'envoya valdingué dans un box où il finit vautré, entre les fauteuils et la table renversé.

A cette vue, un sourire sardonique se dessina sur les lèvres de la jeune femme. « Suivant ? » S'apprêtait-elle à lancer à la ronde en retenant un pas de danse. L'alcool aidant, elle se sentait assez fière du petit spectacle qu'elle offrait. « Au diable Dean Winchester ! ». Mais soudain un coup violent lui fut asséné dans entre les omoplates. La douleur lui vrilla le dos et elle fut projetée au sol alors une pluie de débris de bois se rependait autour d'elle. Le regard troublé par la douleur et l'action, elle crut reconnaître les restes d'une chaise que le 3ème type, le nerveux, laissait tomber sur le sol. Derrière ce dernier, le barman et le vieil homme dépassait le géant et prenaient la fuite.

- Courageux ! Grogna-t-elle en tentant douloureusement de se remettre sur pieds, ne sachant pas si ses mots étaient destinés à ceux qui s'enfuyaient ou à celui qui l'avait attaqué dans le dos.

De nouveau sur ses jambes flageolantes, elle tangua un instant et, voyant le nerveux ramasser le couteau du Balafré, elle songea, pour la première fois depuis l'intrusion des hommes dans le bar, que la situation pourrait lui échapper. Soudain, elle regretta son 4ème ver de whisky. « Et le 3ème aussi ! ». Son épaule gauche lui faisait un mal de chien et elle n'arrivait pas à fixer son regard sur un point précis. Un grognement d'humeur lui échappa.

- Finissons-en ! Bougonna-t-elle à l'adresse du squelettique.

Ce dernier jeta un regard hésitant vers le géant mais celui-ci lui fit signe d'attaquer. La frêle silhouette de l'homme se jeta sur Faith cependant, avant que la jeune femme n'ait le temps d'esquiver, une ombre se dressa entre elle et son assaillant. La seconde suivante, le squelettique faisait un vol plané à travers la pièce pour finir par se fracasser contre le mur de bouteille par-delà le bar.

Stupéfaite, Faith se retrouva dans le dos d'un homme aux épaules carrées et aux hanches étroites. Un grondement sourd semblait émaner de toute sa personne comme une menace.

- Toi le beau gosse tu n'aurais pas dû t'en mêler ! Aboya soudain le géant.

La seconde suivante, il repoussait violemment son otage et se précipita sur Faith et son mystérieux chevalier servant. Faith en était encore à s'interroger sur le « beau gosse » lâché par le géant lorsque celui-ci balança son poing gigantesque vers eux. Peut-être est-ce parce que l'alcool alourdissait ses mouvements mais il lui sembla que la rapidité de son protecteur était surnaturelle. D'un même geste, il évita l'attaque, enroula son bras autour de la taille de Faith et les éloigna du danger dans un pas qui avait tout d'un pas de danse. Encore plus abasourdie, la jeune femme vit son mystérieux sauveur l'abandonner dans un coin pour se jeter dans une mêlée sauvage contre le géant. Étourdie, elle les vit d'affronter dans une lutte bestiale et brutale. Tours à tours, les 2 silhouettes bondissaient et se heurtaient avec une vitesse qui n'avait pas grand-chose d'humain. Pour la première fois de la soirée, Faith songea que, peut-être, au moins l'un de ses adversaires pouvait appartenir au genre Surnaturel.

A l'évocation de cette possibilité, les pensées de Faith s'éclaircir. Si c'était bel et bien le cas, il était de sa responsabilité à elle de stopper le géant – et non à son preux chevalier humain La poigne sur la crosse de son couteau se raffermi, tout comme son appui sur les jambes. « Finit les conneries ! ».

Lorsqu'un instant plus tard, le combat menait les 2 hommes non loin d'elle, elle s'élança et enfonça sa lame d'un geste rageur dans la jambe du géant. Un hurlement de douleur échappa à l'homme et soudain, il lui fit face, furieux.

Agacée d'avoir raison, Faith découvrit 2 pupilles jaunes qui la fixaient avec rage tandis qu'une rangée de dents acérée grognait dans sa direction. « Un lycanthrope ! » comprit-elle juste à temps pour échapper aux griffes étincelantes que le géant lança sur elle. Elle bascula en arrière et se rattrapa au manche de son arme planté dans la cuisse de l'homme, lui arrachant un nouveau grognement. Elle sortit son arme de son fourreau de chair pour le planter à nouveau plus haut, dans l'épaule du monstre.

La douleur décuplait la force et la vitesse de la créature, et la jeune femme n'eut pas le temps d'esquiver l'attaque suivante. Soudain, une douleur fulgurante lui vrillait le bras et elle vit 5 lignes de sang se dessiner sur son épaule. A nouveau, sa vue se brouilla. Il lui sembla que le géant levait une autre main griffue sur elle mais l'instant suivant, son mystérieux protecteur se jetait sur le loup et tous 2 roulèrent sur le sol dans un combat bestial.

Faith réalisa que la tête lui tournait lorsqu'elle entendit le craquement distinctif d'une nuque qui se brise mais sans parvenir à voir si c'était le géant ou son chevalier qui venait de passer de vie à trépas. Elle chancela jusqu'à un tabouret de bar, resté miraculeusement intact et debout, tout en cherchant à repérer dans son brouillard personnel la silhouette du survivant.

- Vous êtes blessée ! Fit soudain remarquer une voix qui n'était pas celle du géant.

« Une voix rauque mais posée, presque douce ! » Nota Faith.

Une bouffée de soulagement souleva la jeune femme (Malgré la petite voix qui, aux tréfonds de ses pensées, lui soufflait que son sauveur ne devait pas être entièrement humain non plus pour avoir eu le dessus sur le loup). Mais, lorsque la haute silhouette du jeune homme commença à se dessiner dans son champs de vision, elle n'avait plus la force ni de lutter, ni de réfléchir. Aussi décida-t-elle de faire confiance à son sauveur. Elle se laissa choir sur un tabouret en espérant que les effets de l'alcool se dissipent rapidement.