Auteur : SoapMiso.
Genre : UA, Humour, Drame-Comique.
Disclamair : les personnages sont à Masashi Kishimoto.
/ ! \ Les âges et statuts originaux des personnages ne sont pas respectés.
/ ! \ Propos vulgaires
Konoha Express.
L'avantage à Konoha, c'est qu'où que vous soyez, il y aura toujours de l'activité autour de vous. Où que vous alliez se sera toujours bruyant. Et quand vous êtes un de ces types bien de chez nous qui, à trois heures de l'après-midi, fait déjà un coma éthylique, vous êtes bien content de brusquement vous réveiller d'un de ces putain de trou noir et de réentendre tout les cons de chez nous qui vous réveillent d'une bonne pétarade dans les oreilles, vous rappelant que vous êtes encore bien parmi nous. Et ça, c'est pas plus mal.
Mais vous connaissez pire supplice que la sonnerie stridente de votre réveil qui, lui, vous rappel qu'il est 6h et que si vous ne bougez pas votre cul très vite, non seulement il va réveiller tout le monde mais en plus se sera de votre faute. Enfoiré d'Antoine Redier*. Tu parle d'une invention !
« Putain, Naruto ! Le réveil, bordel ! »
Ça c'était Deidara. Il est pas tout à fait du matin.
« Naruto, Gaara, debout mes chéris. Je vous attends dans la cuisine, ne faites pas de bruit. »
Et ça c'était les chuchotements matinaux de ma mère. Elle a ouvert discrètement la porte de la chambre et y a glissé sa tête. Là, elle est repartit. Surement dans la cuisine, comme elle l'a dit. Je vais sortir discrètement de mon lit avant de faire trois pas vers celui de Gaara, en hauteur.
« Aller, lève-toi mec.
-Hmmmmm…
-Dépèche-toi, je crois que j'ai vu le croque-mitaine se glisser sous ta couette.
-Hmpf… ta gueule… connard… »
Je rigole discrètement. Je m'habille rapidement, puis descends retrouver ma mère à la cuisine. Avant de sortir de la chambre j'ai entraperçu Gaara assit dans son lit, les pieds dans le vide à quelque centimètre du nez de Sasori, qui se frottait les yeux avec une tronche de gamin qui boude. Ce gars est trop poilant !
« Assied-toi mon cœur. Tu veux des toasts ? »
Je pose mes fesses sur une des chaises de la cuisine, puis me frotte les yeux, imitant Gaara avant de répondre avec une voix de gamin :
« Hn-oui… »
Ça fait sourire ma mère. Elle sort la confiture d'un placard et le beurre du frigo. Et moi… je fais rien. J'adore glander le matin. Ma mère m'apporte les toasts tout justes sortis du grille-pain que je beurre avec soin.
Gaara débarque avec la plus grosse tête dans le cul que j'ai jamais vu. Il s'assoit, avec la bouche entrouverte et un regard de tueur. Je le connaîtrais pas, je serais pas détendu du tout avec ce mec louche qui me fixe comme s'il allait me planter avec le couteau du beurre.
« Trainez pas les garçons. Tiens Gaara. »
Ma mère lui tend une assiette de toast qu'il prend sans la regarder, toujours la même tronche d'échappé de l'asile psychiatrique braqué vers moi.
On déjeune tranquillement, on a le temps. A 7h ma mère remonte se coucher en nous souhaitant une bonne journée. Elle m'embrasse sur le front et colle un baiser sur la joue de Gaara qui mâchouille un toast débordant de de beurre et de confiture. A 7h15 on fait un brin de toilette et à 7h30 on décolle. Gaara va se sortir la tête du cul pendant le trajet qu'on fait à pied.
« Y avait pas un truc à faire en maths ?
-Si.
-Ah. Bah merde. »
On rigole.
« T'inquiète pas, si ça se trouve Sasuke Uchiwa va encore lui balancer une chaise dans la gueule et il en aura plus rien à foutre de ton devoir !
-Ahahah ! Ouais, ce serait bien ! »
On passe devant la baraque des Inuzuka, je tourne la tête vers la porte d'entrée. Kiba à pas l'air d'être là. Je vais l'apercevoir plus loin devant nous à un carrefour avec Shikamaru et Shino.
« On rejoint Kiba ?
-Nan, à 7 heures et demi du matin je préfère éviter les mecs bruyants. »
Kiba, c'est un pote de classe. On est ensemble depuis le jardin d'enfant. Ce mec est le plus grand trouble fête qui m'est était donné de voir. Une vraie pile électrique. Gaara l'aime pas trop, je crois. Il traine avec lui juste parce que c'est mon pote. Ils sont un peu pareil enfaite. Marrants, cools, hyperactifs. Sauf que Kiba est quand même beaucoup plus excité et beaucoup moins malin. Nan, mais suffit de voir ! Cet abruti à pas trouvé plus intelligent que de se tatouer la gueule ! Ouais bon, c'est classe et ça lui va bien, mais sérieusement, qui irait se tatouer la pomme à 13 piges ?
Gaara va subitement me faire sortir de mes pensées.
« Naruto ?
-Quoi ?
-On a pas oublié un truc ?
-Quoi ?
-Ino… »
Mes yeux s'ouvrent comme des soucoupes.
« Meeeerde ! »
On se retourne dans un même mouvement avant de courir comme des dingues. 7h45. Il ne nous faut pas 5 minutes pour arriver à la baraque. Je me jette sur l'escalier que je monte en trois enjambés, Gaara sur les talons. J'ouvre la porte de sa chambre à la volé. Je bloque pendant 5 bonnes secondes, les yeux rivé sur le lit d'Ino… vide… Puis me prends un oreiller en pleine poire.
« Qu'est-ce que vous foutez, bande d'abrutis ? »
On a réveillé Temari. Je la regarde paniqué, avant de rougir. Elle est en petite tenue. Le genre de petite tenue qui se compose juste d'une culotte. Et elle est pas pudique. Je détourne rapidement les yeux.
« Euh-euh… on-on a oublié… Ino… »
Gaara me regarde, l'air de pas comprendre pourquoi je bafouille comme un con, le rouge aux joues. J'ai comme un coup de chaud.
« Elle a dormi chez Sakura.
-Ah…
-Vous avez pas remarqué qu'elle était pas là depuis hier soir ? »
J'échange un regard avec Gaara. Pas au courant non plus apparemment.
« Ah. Bah mince. On repart alors.
-Ce serait bien, il est 8h… »
Gaara lâche un "merde !" sonore avant de dévaler les escaliers. Je le suis, sautant presque la totalité des marches. J'entends au passage que Temari nous fait savoir que merci n'était pas fait pour les chien et qu'on pouvait allez se faire foutre.
Gaara s'élance dans la rue. Sprintant comme un dératé.
Il nous a fallu 10 minutes pour arriver au lycée. Les cours avaient donc commencé depuis 10 bonnes minutes également.
« C'est quoi déjà le premier cours ?
-Anglais.
-…
-Avec Anko…
-On est mort. »
Il a fallu qu'on endure plusieurs insultes et un bon paquet de menace de mort avant de pouvoir aller nous assoir à notre table. C'est qu'elle rigole pas cette vieille folle ! Une véritable excitée ! Pire que ce désaxé de Kiba !
Une fois assit, Ino, à la table juste derrière la notre avec Sakura, nous interpelle.
« Qu'est-ce que vous foutiez ?
-On a crus qu'on t'avait oublié figure-toi !
-Vous êtes vraiment trop cons. Je l'avais dit que j'allais chez Sakura.
-On avait oublié.
-Avouez que vous m'avez juste pas écouté. Attend. Ça veut dire que vous pourriez me zapper comme ça ! Mais vous êtes des connards !
-Bien sûr que non ! On avait oublié mais dans notre subconscient on s'en rappelait, tu vois.
-C'est ça !
-Non mais c'est vrai !
-Allez-vous faire foutre.
-Mais Ino…
-BOUCLEZ-LA ! »
A part le coup de gueule d'Anko, le cours s'est fini sans trop d'encombre. A la sonnerie, je sors de la salle et me dirige vers les portes du lycée avec mes camarades. EPS pour les deux prochaines heures. Il faut prendre le bus, s'arrêter trois arrêts plus loin et marcher encore un peu pour arriver à la piscine municipale. La natation. Une raison supplémentaire aux crétins de la classe pour parader à moitié à poil devant les gonzesses. Je sais pas si vous avez déjà visitez un vestiaire pour mec, mais tout ce que je peux vous en dire c'est que c'est bruyant et qu'on peut pas faire trois pas sans se prendre un petit rigolo qui fait le chaud devant ses potes. Moi, je me change discrètement dans mon coin et m'empresse de sortir de ce merdier. Je suis le premier sur les gradins. Je m'assois et attends que le cours commence. Je déteste la natation. Les mecs paradent devant les nanas comme des paons et les filles se dandinent en bikini. Plus y a de ficelles, plus elles font les fières. Moi ça me gène. Je n'aime pas me retrouvé presque à poil devant mes camarades de classe. Bon c'est vrai, je suis peut être un rien pudique et légèrement complexé. Je n'aime pas qu'on me regarde et je n'aime pas regarder les autres. Et le pire c'est que les shorts sont interdits. Boxers obligatoires, ça fait un peu plus de peau découverte. Alors j'attends sur mon bout de gradin, tête baissée, que le prof nous autorise enfin à plonger dans l'eau. Mais voilà, Gai, cet enfoiré de prof de sport, est à la bourre et nous fait poiroter sur les gradins, que dis-je, me fait poiroter, comme si les autres en avait quelques choses à faire.
Je relève les yeux pour voir si le prof arrive. Il est toujours pas là. Je fais rapidement glisser mon regard sur mes camarades. Gaara est avec deux filles dans une conversation apparemment passionnante, Ino est à côté de moi et s'énerve toute seule contre ce bâtard de Gai pas foutu d'être à l'heure, Kiba est déjà dans l'eau et fait le con, Lee s'excite tout seul en matant Tenten et Sakura. Que…
Mes yeux s'ouvrent en grand, surpris. Sasuke Uchiwa est entrain de me fixer et vu sa position ça fait pas mal de temps déjà qu'il louche sur moi. Il relève les yeux vers mon visage... relève…
…
Il était en train de fixer mon entrejambes.
Je baisse les yeux par reflex. Mon boxer moule carrément mes parties ! Je relève la tête, rouge de honte. Sasuke écarquille les yeux, surpris de s'être fait prendre pendant sa petite séance de matage. Il détourne la tête, les pommettes légèrement rouges. Moi aussi. Je sais plus où me mettre. Il est dingue ! Pourquoi il a maté ma… ? Oh mon Dieu ! Gai, magne ton cul bordel !
Je me sens tout chose. Et puis merde ! Il m'a bien maté pendant je sais pas combien de temps, je peux bien…
Je jette un regard en coin à Sasuke, curieux. Il a toujours les joues un peu rouges et regarde à travers la baie vitrer. Mon regard descend lentement alors que je détail à mon tour rapidement son corps. Je m'arrête sur son boxer, et jette un œil. C'est juste de la curiosité, hein ! C'est tout ! C'est normal ! Je… jette… un… œil… Oh-mon-Dieu. J'avais jamais remarqué qu'un boxer moulait autant ! Je m'empresse de détourner de nouveau les yeux. Je me sens bizarre. Y a comme un courant glacé qui me parcourt le corps avant qu'un étrange engourdissement ne le remplace. J'ai des bouffées de chaleur dans la tête et dans le ventre. Y a comme un truc qui coince. Un crabe a élu domicile entre mon estomac et mes intestins. Mes joues me brûle et y a cette chaleur dans… mon… ventre…
Je me lève brusquement. Sans un regard en arrière je me précipite vers les vestiaires. Je saisis la clenche, pourvu que se soit pas fermé, la porte s'ouvre, merci mon Dieu, je claque la porte et m'affale contre le mur.
Qu'est-ce qui c'est passé ? J'ai pas tellement envie de le savoir et j'ai mal au ventre. En tout cas la sensation de tout à l'heure est partie. Je me sens juste con.
Je n'ai pas pu retourner en sport après ça, je me suis rhabillé et je suis rentré chez moi.
Quand je suis rentré il n'y avait personne. Je me suis assis sur le canapé du salon, complètement avachit.
Je sors mon portable de ma poche, j'ai un message de Gaara.
Kesske tu fou ?
Pourkoi ta disparu d'1 cou ?
C'éT lé évaluation ojourdui !
Gai a pas arrété de fer la gueul.
Je soupir.
« Pffff… quelle galère…
-Tu l'as dit, fiston ! »
Je fais un bond, le cœur battant à tout rompre, et me retourne.
« Putain Inoichi ! Qu'est-ce que tu fous là ? »
Inoichi sort de derrière le canapé. Une bouteille de vin vide à la main.
« Vas t'faire foutre, p'tit con. J'habite ici. J'fais c'que j'veux. Et c'est pas un p'tit connard dans ton genre qui va m'dire c'que j'doit faire.
-T'es pas à Ichiraku ?
-P'us d'thune… »
Je retiens un rire. Et me réinstalle sur le canapé pendant qu'Inoichi débat tout seul sur ces enfoirés d'fils de pute même pas foutu d'faire leur boulot argent ou non il doivent servir à boire c'est un bar bordel. Il se dirige, amorphe, vers le second canapé, face au mien.
« Temari va encore gueuler si tu fous de la pisse sur le canapé. »
Il se laisse tomber dessus. Je le dévisage, suspicieux.
« Tu t'es pas pissé dessus ?
-Nan. »
Je m'enfonce encore un peu dans les coussins.
« Ou p't'être bien un peu, juste une goutte ! »
Je l'ignore, lève la tête et fixe le plafond. Je ne veux pas penser. Et surtout pas à ce crétin d'Uchiwa et son boxer super moulant qui laissait bien voir sa… ! Râh ! Mais merde ! Laissez-moi tranquille avec ça ! Non, je n'ai pas flashé sur ce petit bâtard prétentieux ! Comment ça, vous n'avez rien dit ! Je vous ai entendu ! Me prenez pas pour un con !
« …thune. »
Je rabaisse la tête et regarde Inoichi.
« Quoi ?
-File-moi d'la thune. »
J'arque un sourcil, blasé.
« Vas te faire foutre, je la gagne, moi, ma thune. »
Je reprends ma pose initiale, cou incliné, regard fixé au plafond. Inoichi s'énerve en s'égosillant tout seul sur le fait que je suis un pauvre connard. Que je le regretterais. Que je trahis mon sang. Que les jeunes sont tous des dégénérés qui ne savent plus se qu'est la solidarité. Je soupire, fouille dans une de mes poches et lui balance trois pièces.
« Vas-y ! Prends ça et casse-toi. »
Il les ramasse, les fourre dans sa poche et se casse.
Je vais rester seul un bon moment. Puis, mes drôles de pensées ne me lâchant pas, je vais me dirigé vers le frigo, prendre 3 bière et une vodka et monter dans ma chambre. Arrivé dans celle-ci, je me dirige vers le lit de Sasori, sous celui de Gaara, et fouille sous le matelas. Merde, j'étais sûr qu'il les avait planqués là. Je farfouille encore un peu et trouve enfin ce que je cherche. Je sors mon bras de sous le matelas, deux sachets dans la main. Un rempli de pilule et un rempli d'herbe. J'ouvre le premier, attrape une pastille que je fourre dans ma bouche puis avale. Je vais, avec le second, me faire un pétard que j'allume dans un grattement d'allumette. Le goût est ignoble, mais si ça peut m'empêcher de cogiter…
Je chasse le goût en buvant une gorgée de bière.
Je vais finir le premier pète et en faire un deuxième. Je le fume le plus vite possible. J'ai la tête qui tourne. Ma chambre devient un vrai sauna. Je fini cul-sec ma dernière bière et tire une grosse taffe sur le bédo. Ma tête me brûle. M'écroule sur mon lit. J'ai mal à la tête. Mes yeux se ferment. Je prends une gorgée de Vodka, en renverse la moitié sur mon oreiller. Mes yeux brûlent sous mes paupières lourdes. Quel bordel ma tête… Le goût de la liqueur me crame les papilles. Et alors que mon corps s'échauffe à nouveau et que je n'y comprends rien, je trouve la force de basculer sur le dos. Je me glisse sous la couette. Merde... ça fait chier... Y a comme un truc qui brûle dans mon bide. Je m'éclate contre l'oreiller.
Morphée* m'ouvre ses bras.
Bienvenu en Enfer.
A suivre dans Konoha Express : "Mes phalanges percutent violemment sa joue tendre dans un craquement douloureux."
Lexique :
*Antoine Redier : inventeur du réveil-matin en 1847.
*Morphée : divinité des rêves dans la mythologie grecque.
Voilà ! Le troisième chapitre est fini.
J'avoue avoir eu un peu de mal.
Dites-moi ce que vous en pensez.
Remerciements.
SoapMiso.
