Bêta : Mokonalex
Note de l'auteur : Ceci est la version censurée de la fic. Dans ce chapitre les scènes MA sont retirées autant que possible pour ne pas nuire à l'histoire, ce qui explique le nombre de coupures dans le texte.
Harry entra dans la pièce et referma la porte derrière lui. La première partie de son plan s'était parfaitement déroulée, maintenant il fallait que tout continue à bien se passer… Lentement, il s'approcha du lit où dormait le Maître des cachots. Il était allongé paisiblement, la tête sur l'un des deux oreillers et pour la première fois, le Gryffondor pouvait voir Severus Rogue sans sa fameuse robe à boutons et sa longue cape noire.
La poitrine de l'ancien espion se soulevait doucement au rythme de sa respiration. Comme hypnotisé, Harry resta planté là, près du lit à regarder les pectoraux que moulait la chemise de coton blanc. Son regard descendit lentement vers la taille fine, ceinte d'une ceinture de style ancien, en tissu drapé, et qu'il devinait fermer par des boutons ou des agrafes dans le dos. Le pantalon de drap noir serrait les longues cuisses musclées et les hanches étroites du Serpentard. Seules ses chaussures manquaient, mais Harry vit que Dobby les avait retirées au Professeur, et qu'elles étaient tout simplement posées sur la chaise près de la tête du lit.
Le jeune sorcier savait que Severus ne se réveillerait pas avant que la potion n'ait quitté son organisme et donc il avait un peu de temps devant lui pour déshabiller le Serpentard et se déshabiller lui-même. Trouvant la température ambiante un peu fraîche malgré la monumentale cheminée, il sortit sa baguette de houx de sa poche et lança un sortilège de chauffage dans la pièce. Il aurait dû penser que la cheminée ne s'allumait que lorsque quelqu'un se trouvait dans la pièce et qu'il fallait donc du temps pour que la température monte enfin jusqu'à un degré confortable. Encore heureux qu'il avait appris ce sortilège grâce à Hermione !
Deux habiles Devestio les laissèrent nus comme au jour de leur naissance et les vêtements allèrent se plier seuls sur la chaise, les chaussures d'Harry rejoignant celles du bâtard graisseux, comme l'appelait le plus souvent Ron. Le souffle court, Harry, dont le bas-ventre s'ornait déjà d'une triomphante érection, écarta les couvertures d'un geste de baguette, et sans déranger le dormeur elles se poussèrent jusqu'au bout du lit. Il serait temps de les remonter une fois qu'il aurait fini sa petite affaire.
Le Gryffondor s'agenouilla sur le matelas recouvert d'un drap housse vert foncé et admira de plus prêt sa future victime… heuuu… non, conquête. C'était mieux ! Mais pourquoi donc pensait-il au terme employé et raturé par les jumeaux pour désigner Lee, dans leur lettre. Ce n'était vraiment pas le moment. Pour l'instant, il devait attacher les mains du Serpentard à la tête du lit, et ladite tête de lit n'avait pas de barreaux, zut ! Il allait devoir modifier ça tout de suite. Une fois le bois de lit transformé en barreaux de métal genre lits de Sainte-Mangouste, des liens magiques s'enroulèrent autour des poignets du dormeur qui se retrouva dans la position d'un crucifié. Ces liens étaient justement conçus à des fins hospitalières et ne pouvaient donc pas blesser celui ou celle qui était attaché de cette façon. Et puis, autre avantage, il était impossible de les retirer sans baguette. Evidemment.
Après avoir également modifié le bas du lit en y ajoutant des barreaux de métal, Harry attacha aussi les pieds de Severus dont les jambes restèrent allongées l'une contre l'autre. Le jeune sorcier n'avait pas l'intention de dominer l'ancien Mangemort, bien au contraire. Il voulait être, lui, possédé par le ténébreux professeur, un vieux fantasme qu'il allait bientôt réaliser si tout se passait bien. Il ne manquait plus qu'une seule chose ou presque : le sort du bandeau magique. Ce sortilège permettait de faire perdre momentanément l'usage de la vue à celui qui y était soumis, et qui avait l'impression de se retrouver dans une pièce plongée dans la pénombre. La terreur des cachots penserait qu'ils étaient dans le noir mais Harry, lui, verrait très bien, grâce aux lentilles de contact moldues qu'il allait mettre dans un instant.
Le Lion lança le sortilège du bandeau et reprit sa contemplation du corps de Severus. Avec attention, il admira la peau couleur d'albâtre où ça et là apparaissaient quelques cicatrices blanches ou rosées selon leur ancienneté, souvenirs de son passé tumultueux. Le cœur battant, il détailla le ventre musclé et plat orné d'une fine bande de poils noirs qui descendaient jusqu'à son pubis. Il avala sa salive en regardant le sexe pâle d'une taille honorable malgré sa flaccidité.
°Misère, il est monté comme un hippogriffe, j'espère que le sort du bouquin est efficace, sinon j'étripe l'auteur s'il est encore en vie…°
Harry se reprit et lança un Tempus avec sa baguette qu'il n'avait pas lâchée. Il grimaça en voyant qu'il ne restait plus que vingt minutes, plus ou moins. La notice sur le flacon indiquait que la potion FaisDodo avait un effet plus ou moins long selon la corpulence des personnes l'avalant. Le jeune sorcier avait calculé qu'un homme habitué aux potions de toutes sortes comme Severus, ne serait pas aussi longtemps endormi que quelqu'un n'ayant jamais été drogué ainsi. Il quitta rapidement le lit et se dirigea vers la cheminée devant laquelle trônait une petite table basse, après avoir pris un petit étui de toile bleu et blanc rayé, dans la poche de sa robe de sorcier.
À genoux sur l'épais tapis persan qui réchauffait le sol de la Salle sur Demande, Harry ouvrit la pochette qui contenait un étui à lentilles, un petit miroir moldu et un flacon d'une solution de rinçage. Fébrilement, il dévissa l'étui, posa une des lentilles sur le bout de son doigt et l'aspergea de la solution transparente. Puis, à l'aide du miroir, il plaça la lentille sur son œil droit et papillota nerveusement des yeux afin de bien la positionner. Il fit ensuite la même chose avec la seconde, ramassa prestement l'étui et le rangea dans sa robe, ravi d'avoir pensé à emporter à Poudlard avec lui, la dernière paire de lentilles jetables qu'il avait achetée pour faire le mur.
Lorsqu'il était à Privet Drive et qu'il voulait aller traîner plus ou moins incognito, dans les boites de nuit de Little Whinging, Harry se déguisait pour ne pas attirer les amis de Dudley ou Dudley lui-même. Jusqu'à présent ce niais ne l'avait jamais reconnu ! Il suffisait à Harry d'allonger magiquement ses cheveux et de retirer ses lunettes et personne dans le quartier ne reconnaissait le pensionnaire de Saint-Brutus, le petit voyou qui causait tant de soucis à ces braves Dursley des gens si méritants, dixit le voisinage.
Le Gryffondor se dépêcha de retourner s'agenouiller sur le lit auprès de son futur amant – si tout se passait bien –. Il voulait avoir un avant-goût et caresser un peu le ténébreux endormi avant d'avoir à l'affronter. Harry avait bien vérifié, le sorcier n'avait pas sa baguette magique, au moins de ce côté-là il était tranquille, la Salle ne permettant pas la magie sans baguette. Il s'était bien entendu soucié de ce détail lorsqu'il l'avait créée.
°Mince, faut pas que j'oublie de me préparer, moi…°
Non, il n'avait pas intérêt ! Harry glissa rapidement sa baguette magique entre ses fesses et murmura.
— Ramollo, Lubrificatus…
Le premier sortilège était destiné à assouplir l'anneau de muscles inviolé qu'était son anus, le second devait faciliter l'introduction de la bête endormie qu'il allait devoir réveiller malgré l'absence de bonne volonté que ne manquerait pas de manifester son propriétaire, du moins au début. Harry cacha ensuite sa baguette sous le matelas. Théoriquement, il n'allait plus en avoir besoin avant que tout ne soit terminé. Il se redressa et soupirant d'appréhension, malgré tout, il passa sa main sur les cuisses poilues de son professeur de potions. Appréciant le contact ferme des muscles et la douceur inattendue de la peau pâle, le garnement s'engaillardit alors et effleura le sexe rose du bout des doigts. Il remonta vers le ventre qu'il caressa, ainsi que les pectoraux et finalement arriva au visage.
Harry fit ce qu'il rêvait de faire depuis longtemps, il glissa ses doigts entre les longues mèches noires d'aspect huileux et constata qu'ils n'étaient pas gras mais légèrement gominés d'une quelconque solution qui devait les protéger des émanations de potions. Il avait entendu Hermione dire un jour que c'était une pratique courante chez les Maîtres des Potions qui ne voulaient pas perdre leurs cheveux. D'après elle, autrefois, ils étaient tous chauves comme des œufs à quarante ans.
Les lèvres du ténébreux Serpentard s'entrouvrirent et il tourna la tête. Visiblement, il commençait à émerger des brumes du sommeil artificiel induit par la potion FaisDodo.
Décidé à réveiller en douceur, sa belle au bois dormant personnelle, Harry se pencha et déposa un baiser sur les lèvres de Severus Rogue. Comme celui-ci ne semblait pas réagir, poussé par l'audace, le Gryffondor recommença. C'est à ce moment-là que la terreur des cachots émergea.
Ses yeux papillotèrent et sa tête tourna légèrement tandis qu'il fronçait les sourcils se rendant certainement compte qu'il y avait un problème : il n'y voyait rien. Surpris, il tenta de se relever et sentit qu'il était attaché.
— Mais… qu'est-ce que c'est que ce cirque ? s'énerva-t-il alors. Où suis-je ? Qui êtes-vous ? LUCIUS ! Si c'est encore une de tes sales blagues, ce n'est pas drôle ! Quoique tu fasses, je n'essaierai pas ta nouvelle potion ! Tu es nul en potions et tu le sais ! Détache-moi ! Par Merlin ! Lumos…
Evidemment, le sort n'eut aucun effet. De toute façon, même s'il en avait eu un, Severus ne s'en serait même pas rendu compte : il ne voyait rien. Il savait qu'il n'était pas seul. Il sentait parfaitement qu'une personne était assise près de lui, et il l'entendait respirer. Mais cette personne ne répondait pas.
Il sursauta lorsqu'un doigt se posa sur ses lèvres pour le faire taire et qu'ensuite une main douce écarta une mèche de cheveux qui recouvrait son front et ses yeux.
— Qui êtes-vous ? Répondez-moi ! Vous m'avez enlevé… Pourquoi ? Je veux sav…
Mais il ne put poursuivre sa diatribe, une bouche chaude et moelleuse venait de se poser sur ses lèvres minces.
°Merde ! On m'embrasse ? Mais… mais… bordel ! C'est un mec ou une fille ? Pourvu que ce soit pas une fille, tout mais pas ça ! C'est pas Lucius, il n'est pas gay, c'est un coureur de jupons. Bordel, je suis dans une bouse de dragon colossale…°
Personne n'avait jamais fait d'avances sexuelles à Severus Rogue de toute sa vie. A vrai dire, il n'avait jamais cherché non plus à en faire à quiconque. Même Lucius ne savait pas qu'il était gay, il pensait son ami misogyne et n'avait jamais insisté lorsque Severus avait un jour refusé de le suivre dans l'un des bordels de l'Allée des Embrumes où le blond peroxydé avait ses habitudes.
Trouvé en fâcheuse posture dans les cachots du Manoir Jedusor après la défaite de Lord Voldemort (attaché dans une cellule et salement torturé par le Mage noir pour trahison : avoir voulu protéger Narcissa et Drago de ses foudres), Lucius Malefoy avait été expédié à Sainte-Mangouste et n'avait plus été inquiété, le Seigneur des Ténèbres ayant eu l'idée lumineuse de lui retirer sa Marque des Ténèbres pensant le punir. Le retrait de la marque étant encore plus douloureux que sa pose, il avait voulu faire d'une pierre deux coups : faire souffrir le Noble et l'humilier car il était attaché à son statut de Mangemort du Cercle Intérieur. Cette brillante idée avait été le sauf-conduit de Malefoy qui avait joué les victimes avec talent. Les autres étant tous morts, sauf Severus, personne ne pouvait mettre sa parole en doute. Pas de Marque des Ténèbres = Pas de Mangemort. Cornelius Fudge avait été très clair et avait été ravi de retrouver un de ses meilleurs amis et conseillers à sa sortie de l'hôpital magique.
Severus sentit qu'on s'allongeait contre lui, et se raidit d'appréhension, cherchant dans sa mémoire le nom de l'Elfe qui lui avait apporté son thé. Habituellement, il passait ses commandes par la cheminette et ne s'était jamais soucié d'apprendre le nom d'un Elfe afin de l'appeler personnellement. Comme il ne pouvait pas claquer des doigts – ils étaient engourdis par les liens magiques – il n'avait d'autre choix que de crier leurs noms. Encore fallait-il les connaître…
— Laissez-moi… que voulez-vous ? Ne me touchez pas ! Je vous préviens si vous ne me libérez pas, je vous dépècerai et vous mettrai en flacons pour mes potions !
Harry s'était mis à rire en entendant cette menace à laquelle il s'attendait, mais Severus ne pouvait pas l'entendre, un sort jeté sur la pièce à sa création l'en empêchait.
— Chut… ne dis rien… tu vas voir que tu vas aimer… annonça le Gryffon malgré tout.
Ses doigts descendirent sur la poitrine ferme et musclée et caressèrent un téton rose bordé de quelques poils noirs. Le Maître des Potions pinça les lèvres, ne voulant pas montrer qu'il appréciait la caresse inhabituelle. Alors que son compagnon inconnu changeait légèrement de position pour happer ledit téton et le suçoter, le Serpentard sentit une érection bien ferme contre sa cuisse nue. Un homme, c'était un homme ! OUF !
Allait-il le violer, le prendre de force ? Ses jambes étaient attachées également, il l'avait rapidement senti lorsqu'il avait voulu se redresser. Chose positive, elles n'étaient pas dans une position permettant un coït sur sa personne. Mais alors ? Que lui voulait-on ? Cette situation grotesque le rendait fou de rage et d'humiliation. Encore un tour que lui auraient volontiers joué les Maraudeurs s'ils n'avaient pas tous été pour l'heure à six pieds sous terre. Sauf qu'aucun d'entre eux n'aurait eu l'audace de le caresser, ou même de l'embrasser.
Mais qui était cet homme ? Et où était-il par Merlin ? Poudlard ou ailleurs ? Il avait visiblement été drogué mais ignorait s'il avait été transporté.
À présent des mains étonnamment douces parcouraient son corps et lui procuraient d'étranges et voluptueuses sensations qu'il n'avait pas l'habitude de ressentir. Avec confusion, il se rendit compte qu'il appréciait ces administrations et que son sexe se raidissait.
° Non, non, non, non… ne réagis pas, toi ! Sale traitre ! Il va croire que j'aime…°
Censuré
° Par Merlin… Jamais j'aurais cru que ça faisait autant de bien… Je peux au moins le laisser continuer jusqu'au bout. Mais qui c'est, nom d'un chien ? Mmmm… trop bon…°
° Et bien, et bien… on dirait qu'il aime ça… Je ne dois pas être trop mauvais… Ouaahhh, c'est super excitant, depuis le temps que je rêvais de lui faire ça… °
Censuré.
— Mais qui êtes-vous ? trouva-t-il quand même le moyen de demander. Et pourquoi vous me faites ça ? On se connaît ?
°Je ne sais pas qui c'est, mais il est beaucoup plus petit que moi, ses pieds m'arrivent à peine aux mollets quand il est allongé contre moi, et il est jeune aussi, la peau de ses joues est encore douce. Serait-ce un de mes élèves ? Si au moins ça pouvait être Potter…°
Mais visiblement, l'autre n'avait pas envie de parler car Severus n'avait pas encore entendu le son de sa voix, pas même un soupir ou un gémissement. Et pourtant, Harry ne gênait pas pour s'exprimer. Il murmurait des mots tendres, des phrases sans suite, des choses qu'il n'aurait jamais osé dire s'il avait su qu'il était entendu. Et bien sûr, il ne s'empêchait pas de gémir lorsque le besoin s'en faisait sentir. Le jeune cessa soudain sa caresse et se redressa un peu. Il prit le sexe rigide du Serpentard dans sa main et entreprit de le présenter là où il voulait qu'il aille se nicher. Surpris, Severus se cambra et tira sur ses liens.
° Mais qu'est-ce qu'il fait ? Ouaahhh… °
Censuré
— Détache-moi… je veux te toucher…
— Dans… tes rêves… Sev'… répondit Harry, haletant.
Bien entendu, Severus ne sut pas qu'Harry avait répondu. Le jeune sorcier, malgré son envie, ne pouvait pas se permettre d'accepter la requête du plus âgé. Celui-ci, en bon serpent, serait parfaitement capable de profiter de la situation pour maîtriser son jeune compagnon et le démasquer. Et Harry n'avait nulle envie de se retrouver transformé en ingrédients de potions. Non, le Maître des cachots devrait ignorer à jamais, qui lui avait offert un si original cadeau de Noël.
Censuré
Discrètement, Harry récupéra sa baguette magique et se lança un Tergeo, puis fit de même avec Severus qui soupira sans rien dire. Sa baguette de nouveau cachée, Harry remonta le drap et les épaisses couvertures sur leurs deux corps et s'allongea contre son amant secret, la tête au creux de son épaule.
°Il reste… il a fait l'amour avec moi, et… il reste. Je veux savoir qui c'est, je dois savoir. Est-ce qu'il est amoureux de moi ? Pourquoi il a fait ça ?°
La respiration paisible d'Harry apprit au professeur que celui-ci dormait. Il se fustigea de ses larmes, sachant qu'elles étaient simplement le résultat du soulagement de la tension nerveuse qu'il avait accumulé depuis longtemps. Il ne s'adonnait que peu souvent à la masturbation, jugeant celle-ci frustrante et inefficace pour le détendre. Depuis des années, Severus s'était fait une raison. Il avait été persuadé qu'il n'y avait personne en ce bas-monde pour lui, se jugeant laid voire même disgracieux. Pourtant, un inconnu l'avait choisi et avait décidé de monter une opération visiblement complexe afin de l'enlever et de lui offrir ce plaisir dont il ignorait tout jusqu'alors. Par Merlin, que d'années perdues… Il soupira. Si au moins il savait qui il tenait entre ses bras ou presque, vu qu'il était toujours attaché. La terreur des cachots s'endormit sur ces pensées et ne se réveilla qu'à l'aube lorsqu'Harry commença à remuer.
Décidé à trouver qui se cachait ainsi près de lui dans la pénombre, Severus décida qu'il devait marquer son compagnon de lit de façon à le retrouver. Justement, ça tombait bien, il semblait que le jeune venait de se réveiller avec une érection flambant neuve, tout comme lui-même. Sans un mot, les deux hommes refirent encore une fois l'amour de la même façon que la veille, mais alors qu'Harry glissait son visage contre celui du Serpentard, ledit serpent entreprit de lui infliger un magnifique et énorme suçon dans le cou. Tout à son plaisir, Harry ne se méfia pas et commit ainsi sa première erreur. L'ancien espion avait maintenant un moyen de le retrouver. Il lui suffirait de jeter des Revelio informulés sur tous les cous qu'il allait croiser, et il trouverait celui qui avait osé lui jouer ce tour délicieusement pendable. A moins qu'il ne soit pas à Poudlard…
Harry, lui, était au comble du bonheur. Pire, il était en train de tomber désespérément amoureux de son odieux professeur. Il redoutait le moment où il devrait le libérer et s'effacer de sa vie. Mais il n'avait pas le choix, il savait que jamais Severus Rogue ne l'accepterait dans sa vie : il le détestait trop depuis son entrée à l'école de Magie et de Sorcellerie.
Il devait se résigner et allait devoir se contenter de l'admirer en silence et de loin, en revivant cette nuit comme le souvenir le plus agréable de sa vie. Idéal pour un beau Patronus…
Harry attendit immobile contre le corps de l'homme que celui-ci se rendorme. Lorsque de légers ronflements se firent entendre, il se releva doucement et d'un geste de sa baguette qu'il venait de reprendre, il se rhabilla. Puis il annula les sortilèges qui attachaient le Professeur Rogue et le privaient de la vue, puis après un dernier regard plein de tendresse, il quitta la Salle sur Demande.
— Nox… fit-il avant de franchir la porte.
Dissimulé sous sa cape d'invisibilité, Harry remonta à la Tour de Gryffondor. Il était neuf heures passées, et il avait raté le petit déjeuner. Son ventre vide le rappela à l'ordre. Après une bonne douche et un change de vêtements propres, il appellerait Dobby qui se ferait un plaisir de lui monter un copieux petit déjeuner.
Dans le dortoir des garçons de 7ème année, une surprise l'attendait. Coquecigrue, le minuscule hibou surexcité de Ron l'attendait un paquet à la patte, tout comme Hedwige, Errol le vieil hibou d'Arthur et Molly, ainsi qu'un hibou inconnu qui devait provenir d'un bureau de poste.
Alors qu'Harry déballait ses cadeaux avec un grand sourire ravi, dans la Salle sur Demande Severus Rogue venait de se réveiller et assis nu dans le lit, découvrait où il se trouvait. Il reconnut bien entendu les colonnes suspendues et compris immédiatement. Un coup d'œil rapide dans la pièce lui apprit que son mystérieux kidnappeur/séducteur n'avait rien laissé derrière lui.
Maintenant, c'était à lui de jouer. L'enquête commençait. Il allait trouver le responsable… et gare à lui…
