Salut ! Comme promis, voici le chapitre 3 !
J'espère qu'il vous plaira et à la semaine prochaine pour le chapitre 4 !
P.S. : Ne mangez pas trop de chocolat ! ;)
/!\ Disclaimer : La série Once Upon A Time et ses personnages ne m'appartiennent pas. /!\
Dangereuse Attraction
chap 3
Regina ne savait pas elle même pourquoi elle avait enlacé Emma. Elle avait été touchée par son discours et avait ressenti le besoin de la remercier mais elle n'aurait jamais pensé la prendre dans ses bras. Tout son être s'était enflammé à ce contact et elle avait prestement déguerpit pour ne pas que la blonde puisse voir ses joues rougir et sa respiration s'accélérer. Le trajet du retour se fit en silence, Henry boudait devant pendant qu'elle, ne pouvait s'empêcher de repenser à Emma. Elle ne comprenait pas pourquoi la blonde se montrait si sympathique envers elle et pourquoi la défendait-elle alors qu'elle l'avait clairement menacé. Elle secoua la tête, « Miss Swan ? Sympathique ? Je ne crois pas non. » se dit-elle. Elle rejoignit son fils et marcha à ses côtés jusqu'au manoir. Ils mangèrent tous les deux et Henry partit monter les escaliers pour se coucher mais il se retourna vers sa mère :
- Je suis désolée, je t'-…. Bonne nuit ! Lança-t-il avant de disparaître dans les marches.
Regina sourit mais elle eu tout de même l'impression de recevoir un couteau dans le cœur lorsque son fils n'avait même par réussi à lui dire qu'il l'aimait. La malédiction aurait du être sa fin heureuse et au lieu de ça, la Sauveuse avait fait apparition et son fils la rejetait. Elle souffla et fit la vaisselle. Tout en prenant sa douche, elle prit la décision d'arrêter de monter des plans pour qu'Emma s'en aille. Elle le ferait elle même si elle lui rendait la vie exécrable. Un sourire maléfique se dessina sur ses lèvres tandis qu'elle se glissa dans ses draps et tomba dans un sommeil profond avec le visage d'Emma comme dernière vision.
Elle se réveilla le lendemain, heureuse d'avoir passé une très bonne nuit et alla réveiller son fils. Ils se préparèrent tranquillement et Regina l'emmena à l'école avant de prendre la direction de la mairie. Sa journée allait être longue, très longue. Une dizaine de dossier l'attendait sur son bureau et elle s'y plongea corps et âmes, essayant d'enlever la blonde de ses pensées. En vain. A midi, elle se rendit au Granny's et commanda une salade légère avant de s'installer à une table. Le temps que son repas arrive, Emma fit irruption dans le dîner. Sans que Regina ne puisse le voir, elle vint s'asseoir en face d'elle. La brune leva un sourcil interrogateur avant que la blonde ne prenne parole :
- Bonjour, Regina, commença-t-elle d'un ton enjoué.
- Il ne me semble pas vous avoir invité à ma table, Miss Swan, répliqua dédaigneusement Regina.
- Et alors ? Je n'ai pas besoin d'une invitation pour vouloir vous tenir compagnie, non ?
- Me tenir compagnie ? Répéta la brune, incrédule.
- Exact. Alors, comment s'est passée votre matinée ? Demanda Emma sans attendre que Regina puisse la faire partir.
- B-bien, bégaya la brune devant ce soudain intérêt, j'imagine. De le paperasse, comme toujours.
- Vous avez accepté le job aussi ! Sourit Emma.
- Certes, fit sèchement Regina essayant de lui faire comprendre qu'elle n'était pas la bienvenue.
- Moi aussi, Ruby déposa un sachet face à Regina, ma matinée a été assez ennuyeuse. A vrai dire, il n'y a pas grand-chose à faire par ici, Ruby revint pour la commande d'Emma. Je ne connais personne à part Rub-
- Veuillez m'excuser, coupa Regina, Miss Swan. Je vais aller manger dans mon bureau.
Elle se leva pensant être débarrassée d'Emma mais à sa plus grande surprise, celle-ci la suivit dans la rue. Regina accéléra le pas mais la blonde la rejoignit et marcha à ses côtés. Agacée, elle se stoppa net et se retourna vers Emma :
- Que voulez-vous, Miss Swan ? Fit-elle, exaspérée.
- Honnêtement, je n'en ai aucune idée, répondit Emma, haussant des épaules.
- Bien, alors je vous conseillerai de retourner de là où vous venez et d'arrêter de me suivre.
- Sauf que ce n'est pas ce que j'ai l'intention de faire ! Sourit Emma.
- Et puis-je savoir pourquoi ?
- J'ai envie de parler avec vous, avoua la blonde.
- Ce n'est pas réciproque, rit moqueusement la brune.
- J'aimerai apprendre à vous connaître, déclara Emma, ignorant ce que venait de dire Regina.
- Pourquoi, diable, voudriez-vous apprendre à me connaître ? Questionna la brune.
- Je n'en sais rien, j'aimerai pouvoir vous comprendre. Comprendre pourquoi vous êtes celle que vous êtes.
- Il n'y a rien à savoir, Miss Swan, siffla Regina, se retournant pour reprendre sa route.
- Si, Emma serra le bras de Regina pour la maintenir face à elle. Je voudrais savoir pourquoi vous êtes si froide avec les gens ? Comment, l'espace d'un instant, pouvez-vous être réellement sympathique et appréciable avec moi et la seconde d'après, vouloir faire de ma vie un enfer, la mâchoire de la brune se décrocha à ses mots. Je veux dire, je suis la mère biologique de Henry, c'est normal que vous ayez peur de moi mais vous vous acharnez sur moi comme si votre vie en dépendait.
- Eh bien, répondit Regina après de longues secondes, je ne vous connaissez pas ce sens de l'observation, rit-elle. Maintenant, si vous voulez bien me lâcher, mes dossiers ne se rempliront pas tout seul. Ah et, profitez bien de mon chemisier car c'est tous ce que vous obtiendrez.
Regina courut presque à son bureau et se laissa tomber sur son fauteuil. Les paroles d'Emma se repassaient en boucles dans sa tête. Elle ne comprenait pas non plus son comportement envers cette dernière. Elle l'aim- l'appréciait et l'instant d'après, la détestait autant qu'elle avait détesté sa mère. Pourquoi ? Elle ne le savait pas. Elle se souvint du haut qu'Emma portait, son haut. Comment elle l'avait eu ? Elle s'en foutait. Tout ce qui l'importait était la sensation qui été venu avec cette vision, une sensation de bien-être comme si cet échange de haut signifiait un rapprochement entre les deux femmes.
Regina prit une grande inspiration et jeta son repas à la poubelle, ses pensées lui avaient ôté toute faim. Il fallait vraiment que ça cesse car elle allait devenir folle. Folle de ressentir des sentiments aussi contradictoires, folle de vouloir lui arracher le cœur tout en voulant l'embrasser. Elle se replongea dans ses dossiers et ne vit pas le temps passer. A 16h15, il était déjà l'heure d'aller chercher Henry. Elle vit Emma lui faire un petit signe de la main avant de rentrer dans l'école, peut-être pour rejoindre Mary Margaret. Sans chercher à comprendre, Regina ramena son fils à la maison et elle le laissa tranquillement faire ses devoirs pendant qu'elle buvait un verre de vin assise sur les marches du perron.
La soirée se passa agréablement bien, Henry était étrangement joyeux mais Regina décida de ne pas s'y attarder et aima pouvoir discuter sans qu'il la contre et mette sa vraie identité sur la table. Heureuse, elle accompagna son fils dormir et s'assit sur le canapé à observer les flammes de la cheminée. Alors que le silence régnait dans le manoir, Regina reçu un coup de téléphone :
- Oui ? Demanda-t-elle, légèrement contrariée d'être dérangée pendant un moment de calme comme celui-ci.
- C'est le Dr Whale, répondit l'homme. Vous m'avez dit de vous appeler si un changement arrivait pour notre inconnu. Quelque chose s'est passé.
- Quoi ? Demanda-t-elle en se levant du canapé.
- Une de nos bénévoles à dit qu'il l'avait empoignée, rapporta le médecin. Il y a eu un léger changement dans l'activité cérébrale.
- Et qui était cette bénévole ? Questionna-t-elle, connaissant déjà la réponse.
- Mary Margaret Blanchard.
Regina raccrocha et serra si fort le téléphone que ses jointures devinrent blanches.
_.-._.-._
Quand Emma rentra, elle trouva Mary Margaret, assise sur le canapé et vit le repas sur la table. Elle fit par de sa présence et s'assit à table, elle remarqua que l'assiette de sa nouvelle amie n'avait pas était débarrassée et qu'elle la rejoignit :
- Tu n'aurais pas dû m'attendre, déclara Emma.
- Bien sûr que si ! Bon, on se les mange, ces pâtes ? S'enjoua la brunette.
- Oui… mais elles sont froides.
- Alors, réchauffons les.
Le dîner se passa calmement, Emma racontant ce qu'il s'était passé, en ôtant le passage où Regina la serre dans ses bras, et Mary Margaret lui faisant part de sa journée. Elles étaient ensuite parties se coucher. Mary Margaret lui avait prêtée un pyjama de substitution. Allongée dans ses draps, Emma repensa à la soirée. Elle ne comprenait pas pourquoi Regina se comportait ainsi avec elle. Un sourire se forma sur ses lèvres en revoyant l'étreinte de la brune, elle pouvait encore sentir son odeur sur elle, mais il disparu aussi vite qu'il était arrivé en sachant que Regina ferait comme s'il ne s'était rien passé. Elle ferma les yeux et s'endormit rapidement.
Elle fut réveillée le lendemain par une bonne odeur de chocolat chaud. Elle se leva et descendit les marches ne se souciant pas de ses cheveux en bataille et de ses habits mais sourit en voyant Mary Margaret dans le même état. Sans dire mot, elle s'assit sur une chaise et observa son hébergeuse s'affairer au petit-déjeuner. Elle se racla la gorge pour faire part de sa présence ce qui fit sursauter la brunette, qui se retourna, la main sur la poitrine :
- Tu m'as fait peur !
- Désolée, sourit Emma, ce n'était pas mon but. Qu'est-ce que tu nous fais de bon ?
- Rien de spécial, un chocolat chaud et un scone pour toi, un café pour moi.
- Tu prends que ça ? S'étonna Emma.
- Je n'ai pas très faim, déclara la brunette.
- D'accord. Tu sais où je pourrais trouver un truc à me mettre sur le dos ? Je vais voir pour ramener mes affaires de Boston ici mais ça va prendre au moins 1 ou 2 jours et je n'ai que mon t-shirt.
- Ouais, attends deux secondes, Mary Margaret disparut et revint avec un chemisier bleu dans les mains qu'elle tendit à Emma.
- C'est à toi ?
- Non, sourit la brunette, Henry me l'a donné, au cas où je te voyais avant lui.
- C'est à Regina, donc ?
- Je ne vois pas où il aurait pu trouver ce genre de haut à part dans la penderie du maire.
- J'espère qu'elle ne le remarquera pas.
- Elle en a tellement qu'un de plus ou de moins ne changerait rien. Bon, je te laisse, je vais me préparer. Tu viens après l'école ?
- Oui, bien sûr.
Mary Margaret s'enferma dans la salle de bain et Emma termina son petit-déjeuner en lisant le « mirror ». Lorsque la brunette quitta l'appartement, Emma s'accapara à son tour la salle de bain et prit une longue douche avant de s'habiller du jean qu'elle portait depuis son arrivée et du chemisier de Regina, une douce odeur de lessive s'y émanait. Savoir que la brune l'avait porté avant elle lui procurait une sensation de sécurité, comme lorsqu'on emprunte les habits de son compagnon. Elle passa la matinée à bouquiner un livre que Mary Margaret lui avait prêté. Quand son ventre manifesta sa faim, elle se décida à manger mais connaissant ses piètres compétences en cuisine et ne voulant pas salir, elle mit sa veste rouge sur le dos et prit la route du Granny's.
Elle n'avait pas compris elle-même pourquoi elle était allée parler à Regina. Elle avait simplement prit son courage à deux mains et avait engagé la conversation. Ça s'était passé exactement comme elle se l'imaginait, la brune l'avait repoussé. Mais Emma était tout de même heureuse, elle avait vu que ses mots perturbaient Regina.
Elle était rentrée manger à l'appartement et avait essayé de passer le temps en se baladant dans le parc. Ce lieu l'apaisait et lui faisait oublier un instant tous ce qu'elle vivait ces derniers jours. C'était assez invraisemblable. Le fils qu'elle avait abandonné la retrouvait. Il l'emmenait dans cette petite ville du Maine. Il essayait de la persuader que tous les habitants de Storybrooke ne venaient pas de ce monde. Et enfin, elle rencontrait Regina Mills. Elle rencontrait cette femme qui prendrait bientôt possession de ses pensées. Cette femme qui peu à peu deviendrait une obsession.
A 16h30, elle rejoignit Mary Margaret à l'école :
- Hey ! Dit Mary Margaret.
- Hey, on rentre ensemble ?
- Je suis désolée mais j'ai un truc à faire avant.
- Quoi ? S'étonna Emma.
- J'ai promis quelque chose à Henry, avoua la brunette, Emma leva un sourcil pour obtenir plus de détails, il y a un patient à l'hôpital qui est dans le coma, au moins depuis que je suis bénévole. On ne connaît pas son identité.
- Et ?
- Henry pense qu'il est le Prince Charmant et comme je suis Blanche-Neige, je dois le réveiller.
- C'est absurde, déclara la blonde.
- Je sais, je le fais pour lui faire comprendre que tous ceci n'existe pas, pour qu'il arrête avec cette idée.
- Tu as raison, bon bah je rentre alors. Tu avais prévu quoi à manger ce soir ?
- Rien du tout, fouille dans le frigo. Tu trouveras bien un truc à manger.
- Yep ! Bon, si je ne te vois pas avant, à demain !
Emma rentra tranquillement à l'appartement et se prépara quelque chose qu'elle ne pourrait pas griller un plat à réchauffer. Elle mangea devant la télé et attendit calmement le retour de Mary Margaret. Vers 22h, elle entendit une clé se glisser dans la serrure et la porte s'ouvrir sur la brunette, visiblement très agitée. Elle bougeait les mains dans tous les sens et avait du mal à faire de réels phrases :
- J'étais entrain… Et puis il…, elle souriait bêtement en disant ces mots, mais le docteur m'a…
- Mary, calmes-toi ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Son amie prit une grande respiration avant de répondre.
- J'étais à l'hôpital et je lisais un passage du livre de Henry, raconta Mary Margaret, celui où Blanche-Neige et le Prince Charmant se rencontre pour la première fois, et… et…
- Et ? S'impatienta Emma.
- Et il m'a prise la main !
- P-Pardon ?
- Oui, il m'a prise la main ! Il se réveille ! Enfin, pas réveiller réveiller, mais tout de même ! Je lui lisais le passage sur le pont des Trolls et là, il me prend la main !
- Tu es au courant qu'il n'y a aucun rapport, n'est-ce pas ?
- Je sais mais peut-être que d'une manière ou d'une autre, au fond de lui, je l'ai touché, sourit Mary Margaret.
- Que dit le médecin ?
- Le Dr Whale m'a dit qu'il n'y avait aucun changement mais je ne suis pas folle !
- Tu t'es peut-être assoupie…, essaya Emma.
- Je n'ai pas rêvé, je sais ce qu'il s'est passé ! S'insurgea son amie.
- Ok, ok. Bon, il est tard. On va se coucher. On verra ce qu'il en ai demain, d'accord ?
Lorsque Emma se réveilla le lendemain, Mary Margaret avait déjà quitté l'appartement et un mot l'attendait sur la table de la cuisine : « Henry est passé avant d'aller à l'école. A la fin des cours, on va aller voir John Doe. Tu veux venir ? Bonne journée, à ce soir. MM. » Emma prit donc son téléphone et envoya une rapide réponse à sa nouvelle colocataire :
#Oui, je viens. Je ne voudrais pas que vous fassiez n'importe quoi avec ce pauvre homme, que vous ne connaissez même pas, je tiens à le préciser. Bonne journée à toi aussi.
Sa journée passa extrêmement lentement. Elle ne connaissait personne et il n'y avait rien à faire pour quelqu'un comme elle. Elle fallait vite qu'elle se trouve un job où quelque chose dans le genre car sinon elle n'allait pas tenir un mois dans cette ville ennuyeuse au possible. A 17h, elle rejoignit Henry et Mary Margaret, qui l'attendaient dehors. Ils pénétrèrent dans l'hôpital et se dirigèrent vers la chambre de l'inconnu mais ils découvrirent le Sheriff :
- Tu as raison, il s'est réveillé, s'enthousiasma Henry.
- Henry, tu devrais rester derrière, l'intercepta Graham.
- Que se passe-t-il ? Est-ce que c'est John Doe ? Il va bien ? Questionna Mary Margaret.
- Il a disparu, déclara le brun qui se poussa du chemin laissant voir Regina, debout à côté du lit vide du patient. La mairesse vint à leur rencontre.
- Que, diable, faites-vous ici ? Demanda-t-elle. Et toi, fit-elle à son fils, je pensais que tu étais aux Arcades. Tu me mens, maintenant?
- Qu'est-il arrivé à John Doe ? Demanda Mary Margaret. Quelqu'un l'a-t-il emmené ?
- Nous ne savons pas encore, répondit le Sheriff. Ses perfusions ont été arrachées, mais il n'y a aucun signe de lutte.
- Qu'est-ce que tu as fais ? Demanda Henry en se tournant vers Regina.
- Tu penses que j'ai quelque chose à avoir avec ça ? L'enfant ne répondit pas.
- C'est curieux que le Maire soit là, affirma Emma.
- Je suis ici car je suis son contact en cas d'urgence, répondit l'intéressée.
- Vous le connaissez ? Questionna la maîtresse d'école.
- Je l'ai trouvé sur le côté de la route, il y a des années de cela, sans carte d'identité. Je l'ai ramené ici.
- Le maire Mills lui a sauvé la vie, intervint le Dr Whale.
- Ira-t-il bien ? Demanda Mary Margaret.
- Bien ? Répéta le médecin. Cet homme a été alimenté par des tubes pendant des années, avec une surveillance permanente. Il a besoin de revenir ici tout de suite, ou très honnêtement, « bien » pourrait être un rêve irréalisable.
- Bien, alors arrêtons de discuter et mettons nous à sa recherche, déclara Emma.
- C'est ce que nous faisons, intervint Regina. Restez en dehors de ça, ma chère. Sheriff ? Trouvez John Doe. Vous avez entendu le Dr Whale ? Le temps nous est compté.
Après avoir consulté les vidéos de surveillance, il s'était avéré que l'inconnu était parti de son plein gré en empruntant la porte menant aux bois. Emma, Mary Margaret et le Sheriff s'étaient donc élancés à travers la forêt pour retrouver la trace de John Doe. Henry les avait rejoint en et était resté avec eux malgré les remontrances d'Emma. Ils avaient continués à marcher jusqu'à l'ancien pont à péage :
- Où est-il ? Tu le vois ? Demanda Mary Margaret au Sheriff.
- Les empreintes s'arrêtent au bord du ruisseau, répondit-il.
- Oh mon dieu ! Cria la brunette qui venait d'apercevoir le corps d'un homme à travers le faisceau de sa lampe torche. Elle couru dans l'eau et s'agenouilla près de John Doe.
- Envoyez une ambulance à l'ancien pont à péage, déclara Graham à travers sa radio de police, le plus tôt possible, lui et Emma aidèrent ensuite Mary à ramener la patient sur la terre ferme.
- Non, non, non, dit la brunette. Je t'ai trouvé.
- Ça va, aller les secours arrivent, dit le Sheriff.
- Il va bien ? Demanda le gamin.
- Henry ! Emma courut à lui et le prit dans ses bras, l'empêchant de regarder la scène.
- Est-ce qu'il va s'en sortir ?
- Reviens-nous, dit Mary. Reviens-moi, elle démarra un massage cardiaque et lorsqu'elle lui fit du bouche à bouche, il se réveilla.
- Tu m'as sauvé, déclara-t-il. Merci.
- Qui es-tu ? Demanda Mary.
- Je ne sais pas…
- C'est bon, tout ira bien.
Arrivés à l'hôpital, John Doe fut prit en charge et ils restèrent tous derrière la porte à l'observer lorsqu'une femme arriva et pénétra dans sa chambre :
- David ! David, est-ce que c'est toi ? Demanda-t-elle.
- Excusez-moi, madame ? Fit le Dr Whale. Madame vous ne pouvez pas rester là, il prit la femme par les épaules et la fit sortir.
- Qui est-ce ? Questionna Mary.
- Sa femme, répondit une voix derrière elle, Regina.
_.-._.-._
Regina avait ramené son fils au manoir et était repartie directement. Elle était inquiète pour sa malédiction. Maintenant que John Doe était réveillé, Blanche-Neige et le Prince Charmant pouvait être réuni et cela pourrait s'avérer fâcheux puisqu'un baiser de l'amour véritable pouvait briser n'importe quel sort. Il fallait qu'elle trouve un moyen d'empêcher ça et se rendit donc chez Kathryn Nolan. Elle avait été prédisposé par la malédiction comme étant la femme de l'inconnu, il fallait maintenant lui faire retrouver son mari et tout rentrerai dans l'ordre.
Plusieurs jours étaient passés maintenant depuis la fuite de l'inconnu, qui s'appelait en faite David Nolan. Les hostilités en Emma et Regina s'étaient calmées même si elles ne s'arrêtaient pas totalement. Un jour qu'elle avait surpris la blonde accompagner son fils au bus, elle s'était assise face à elle au Granny's :
- Comment était votre promenade avec Henry ? Commença-t-elle. C'est vrai. Je connais tout… Mais n'ayez crainte, ça ne me dérange pas.
- Vraiment ? Demanda Emma.
- Vous ne m'inquiétez plus, Miss Swan. Vous voyez, j'ai fait quelques recherches sur vous et ce que j'ai trouvé est assez apaisant. Tout ramène au chiffre sept.
- Laissez-moi deviner… Sept ?
- C'est exact.
- Sept, sept, sept… Elle continua après quelques secondes de réflexion. Peut-être le nombre d'adresse que j'ai eu ces dernières années ? Je chauffe ?
- Vous brûler, Miss Swan, un sourire maléfique s'installa maintenant sur le visage de la brune. La plus longue période que vous ayez fait est de 2 ans, à Tallahassee. Qu'est-ce qui vous y a retenu ? A la prononciation de cette ville, une lueur de tristesse éclaira les yeux de la blonde et Regina ne pu s'empêcher de compatir.
- Si vous vous demandiez, j'ai trouvé une place en ville, répondit Emma en ignorant la question posée.
- Oui, c'est vrai, avec Miss Blanchard. Quelle est la durée du bail ? Oh, attendez, vous n'en avez pas. Vous voyez mon point de vue ? Pour que quelque chose pousse, Miss Swan, il faut des racines et vous n'en avez aucune.
- Vous ne me connaissez pas.
- Non, je pense que oui. Tout ce que je demande, c'est que vous pensiez Henry et ce qu'il y a deux mieux pour lui. Considérez peut-être une coupure nette. Ça arrivera de toute façon. Bon chocolat chaud.
Regina disparu par la porte du dîner. Emma se leva pour la suivre mais elle renversa sa tasse sur elle. Ruby venait déjà pour la nettoyer mais la blonde n'y pensait déjà plus, elle s'élança derrière la brune et la rattrapa par le revers de la manche :
- Encore une fois, pourquoi vous comportez vous ainsi, madame le Maire ? Demanda-t-elle.
- Je vous demande pardon, Miss Swan ? Répondit Regina, haussant dédaigneusement les sourcils.
- Vous avez très bien compris. Je ne suis pas là pour vous reprendre Henry ! Il est votre fils mais j'aimerai simplement pouvoir faire parti de sa vie !
- Vous avez abandonné ce droit en le laissant à l'adoption ! S'énerva Regina.
- Je voulais qu'il ai les meilleurs chances et il le a eu ! Je n'ai aucune envie de lui enlever tout cela…
- Très marrant, Miss Swan.
- Vous êtes la mère que je n'aurais jamais pu être.
- Ne dites pas n'importe quoi, cela ne vous fera pas passer plus de temps avec Henry. Si je ne peux pas vous garder loin de mon fils, alors je garderai mon fils, loin de vous.
- J'aimerai juste pouvoir passer du temps avec lui, pour pouvoir au moins lui faire comprendre tous le mal qu'il vous fait.
- Où voyez-vous de la souffrance, Miss Swan ? Demanda Regina avec une voix se voulant froide qui laissa entrevoir une légère pointe de désespoir.
- Je sais reconnaître ce genre de sentiments. J'ai assez souffert dans ma jeunesse, raconta Emma, pour ne plus vouloir voir cela pour quelqu'un faisant parti de ma vie.
- Je fais parti de votre vie ? S'étonna la brune.
- Vous êtes la mère de mon fils alors, oui. Vous occupez même une grosse partie, Regina ouvrit la bouche mais la referma rapidement, ne sachant quoi répondre. Je ne veux pas voir souffrir les gens qui comptent pour moi.
- Parce que je compte pour vous ? Ça ne fait même pas un mois que vous êtes ici et pensez déjà ça ?
- Que voulez-vous que j'y fasse. Je sais que derrière votre attitude de garce maléfique se tient une femme avec un grand cœur. J'aimerai pouvoir pénétrer dans cette carapace dans laquelle vous vous enfermez. J'aimerai connaître votre passé pour pouvoir vous comprendre.
- Il n'y a rien à connaître Miss Swan.
- Je suis persuadé que non, je pense que vous souffrez toujours à cause de quelque chose qui vous ai arrivé et que vous n'arrivez pas à tourner la page.
- Même si tout ce que vous dites est vrai, ceci ne sont pas vos affaires, Miss Swan.
- N'aimeriez-vous pas avoir une personne à qui vous confier ?
- Non, et je ne parlerai certainement pas avec vous.
- Comme vous voulez madame le Maire mais si un jour vous ressentez le besoin de venir me voir, vous savez où je crèche.
- J'y penserai. Je vous conseille de rentrer vous changer, le chocolat a rendu votre haut transparent et vous ne voudriez pas que quelqu'un vous reluque, non ? Déclara Regina en alternant son regard entre le visage de son interlocutrice et sa poitrine rendu à moitié visible.
- C'est déjà fait, je crois.
Emma adressa un clin d'œil à la brune avant de se retourner et de partir en direction de son appartement.
