Coucou les amis ! J'espère que vous allez bien ! En ce moment, c'est un peu la panique parce que j'ai mon bac blanc de français samedi et l'oral blanc dans trois semaines et que j'ai un retard monstrueux sur mes fiches. Honte à moi...

Bref, aujourd'hui, je poste un texte sur Kali. C'est un personnage que j'aime énormément bien qu'on ne la voit que dans un seul épisode, donc j'ai décidé d'écrire sur elle.

Musique

Mr Piano Man - I see fire


Feu et Glace

« Le feu est à la glace ce que la passion est à la haine. » - H


Fleur de feu. Fleur de destruction. Tu n'as jamais vraiment aimé.

Feu…

Tu brûles ce que tu touches, tu détruis ce qui t'entoure. Dans tes pétales de flammes, beaucoup se sont consumés. Tu es une déesse. Tu es Kali.

Tous te craignent, tous te respectent et se dévouent corps et âmes pour avoir le plaisir de se noyer dans ta beauté horrifiante. Fils d'ombres, orbes d'onyx, tissu d'ébène.

Incendie vivant, tu sais faire succomber n'importe quel homme sous ton charme agressif, rependant ta douce violence comme un poison dans ses veines et sur sa peau. Tu es l'allégorie même du feu, brûlante, acérée, fragile tout en étant si brave.

Tu n'aimes personne. Mais tout le monde te voue un amour inconsidéré.

Glace…

Seul un peut éteindre ce feu jaillissant de ton corps fiévreux. Seul lui est capable de transformer cette chaleur miroitante en glace tranchante.

Il n'est pas comme les autres, il ne vient pas se réduire en cendres dans ton tourbillon flamboyant. Et tu le hais pour cela. Tu le hais du plus profond de tes entrailles tiraillées entre deux éléments contraires. Tu le hais autant qu'un brasier hait l'eau qui le domine de son bleu de nacre. Tu le hais autant que la glace hait la chaleur de l'été indien.

Mais tu l'aimes. Oh oui, tu l'aimes. Autant que le soleil aime le ciel bleu, autant que la lune aime la nuit sombre, autant que l'étincelle aime le bois sec et crissant.

Loki. Gabriel. L'Archange de Dieu, l'ennemi.

Mort. Il est mort.

Tu caresses doucement sa grâce consumée et tatouée sur ce sol de bois. Des cendres se déposent sur tes doigts et, soudain, cette matière si familière te parait étrangère, incongrue. Morbide.

Il ne reste plus que son corps, son enveloppe charnelle immobile et sans vie. Tu passes un doigt sur son visage, y déposant une trace de suie. Ce visage que tu avais tant l'habitude de voir sourire de cet air narquois qui lui était propre, qui t'agaçait tellement. Tu prends sa main et la noue avec la tienne, comme lors de ces soirées de passion enflammée durant lesquelles tu la serrais si fort que tes phalanges couleur poussière blanchissaient.

Tu eus beau lui avoir affirmé que tu n'étais plus amoureuse de lui, tu eus beau arborer cet air de profonde indifférence envers lui, toujours ton cœur s'enflammait en sa présence. Toi, la grande Kali, tu t'étais laissé charmer par cet homme à femmes. Toi qui avais l'habitude d'être un aimant de séduction, tu te surprenais à demeurer en orbite autour de lui.

Mais ce lien s'était brisé à l'instant où son épée d'archange l'avait transpercé. Et il était mort. Son corps n'est plus qu'un simple cadavre et son âme est réduite en fumée. Plus rien. Il n'y a plus rien.

Tes doigts claquent tous seuls. Une flammèche naît au bout de l'un d'eux et embrase le monde autour de toi. Tu regardes cette enveloppe à présent humaine se consumer jusqu'à la poussière. Tout n'est que flammes, destruction, solitude. Seule toi résiste au cœur de cette rose de feu. Tu es la destruction. Tu es la peine. Tu es brisée, Kali. Brisée. Réduite en cendres. Figée dans la glace.

Pour toujours.


Voilà, j'espère que ça vous a plu ! J'ai plein d'idées en ce moment pour ce recueil, donc le prochain texte ne devrait pas tarder. Je pense l'écrire sur notre chère Team Free Will. Ou sur Jo, je ne sais pas encore. N'hésitez pas à me proposer d'autres personnages ou des thèmes. Bisous !