Bon bah voilà, un nouveau chapitre!! Je tiens à nouveau à remercier tous ceux qui m'ont encouragé en me laissant des reviews. J'ai été contente de lire dans certaine review que vous trouviez que le style d'écriture employé correspond bien à Tom, parce que mine de rien, Tom est un personnage très complexe, et j'éspérai justement adopter le bon style dans l'écriture de cette fic. Mmm.. Quoique dans ce chapitre, j'ai vraiment l'impression de m'en écarter, m'enfin.. A nouveau, présentation de quelques personnages qui serviront (plus ou moins) à l'histoire.
Merci encore à vous!


4 septembre 1943,

A-t-on idée de cacher l'entrée de la chambre des secrets dans des toilettes pour filles?... Enfin, peut-être qu'à l'époque de Salazar Serpentard, il ne s'agissait pas encore de toilettes pour filles, quoique... Après tout, c'était une façon comme une autre de dissimuler au mieux une entrée secrète... Il n'empêchait que Salazar Serpentard aurait un tant soit peu dû songer à ses ancêtres lorsqu'il avait choisi l'emplacement de la chambre des secrets, après tout, son intention avait bien été qu'un de ses ancêtres aille l'ouvrir... A me relire, on croirait que le fondateur de la maison serpentard a dressé devant moi une barrière insurmontable... Non, ce n'est pas vraiment ça... Mais si à son époque, le lieu n'était peut-être pas trop fréquenté, aujourd'hui, difficile de trouver un seul moment où les toilettes des filles ne soient désertées, pas même tard dans la nuit, à croire qu'elles y passent toute leur vie. Et puis cette Emily Norwood devient vraiment une plaie,ses glandes lacrymales ont dû développer une importante capacité de résistance pour lui permettre de déverser le flot de larmes dont elle n'épargne aucun jour de sa vie incroyablement futile... Et évidemment, il n'est pas difficile de connaître son lieu de prédilection...

Qui plus est, au deuxième étage, il n'y a pas grand chose qui puisse servir de prétexte à un élève (au demeurant masculin) de serpentard pour y traîner sans arrêt... Enfin, l'avantage, c'est que comme aucun individu vert et argent (et même des autres couleurs, en fait) de sexe masculin n'a de prétexte pour traîner au deuxième étage, je n'ai jamais croisé aucun d'entre eux, pas même Atterberry. En fait, exceptionnellement, je ne l'ai croisé que trois fois depuis la rentrée, ce doit être un record... L'ennui, c'est qu'une grande part de la gente féminine, elle, y passe le plus clair de son temps... Elles traînent dans les couloirs en gloussant bêtement.

Troisième tentative d'approche donc, au cours du déjeuner, ce devenait une sorte de rituel, et si j'avais eu des comptes à rendre à qui que ce soit, je ne sais pas en quels termes je me serais justifiés, oh j'y serais arrivé, c'est certain, mais ne pas avoir à rendre de compte ne m'incitait pas à réfléchir à une excuse quelconque. Je me contentais à chaque fois de dire que je n'avais pas faim, et eux, ils se contentaient d'acquiesçer bêtement, parce que de toute manière ils n'avaient pas d'autres choix. Cette fois quand j'ai tendu l'oreille en direction de la porte, je n'ai entendu aucun sanglot. J'ai ouvert prudemment la porte, en effet, pour une fois, il n'y avait personne. J'ai laissé la porte entrouverte, des fois que j'entendrais des pas s'approcher. Eh bien voilà, j'y étais, mais ce n'était évidemment pas gagné, bien sûr, il n'y aurait pas de panneaux indicateurs où on pourrait lire en grosses lettres "ici se trouve l'entrée de la chambre des secrets". J'ai commencé à tâter chaque mur, chaque porte.. Et évidemment, j'ai été interrompu...

Je n'avais pas entendu ses pas s'approcher, pourtant... Mais peu importe, je me suis contenté de me retourner et de fixer la nouvelle venue. Oh, j'aurais tout aussi bien m'enfuir en courant, mais... Non, je n'aurais pas pu m'enfuir en courant, je ne peux pas m'enfuir en courant, laissons la lâcheté à ceux qui sont trop faibles pour savoir employer toute autre forme de comportement. La jeune fille en question en profita pour me regarder de haut en bas avant de se diriger vers un miroir et de se peinturer du rouge sur les lèvres tout en s'adressant à moi. Elle ne se rendait pas compte à quel point elle était pathétique, et c'était peut-être ce qui était le plus navrant. Je ne la connaît que de vue, mais difficile à vrai dire de ne pas la remarquer, la générosité avec laquelle elle se.. maquille (il paraît que ce peinturage facial s'appelle comme ça) permettrait à à peu près toute les filles de poudlard d'avoir un peu de rouge sur les lèvres et de bleu sur les paupières. Tandis qu'elle s'adressait à moi, j'ai continué à observer, à chercher la clé à ce que je recherchais. Je n'ai pas vraiment écouté ce qu'elle avait à dire, de toute manière, son débit verbal dépassait de loin ses capacités cervicales, aussi, ne pas sortir un tissus d'âneries l'espace de deux minutes lui était physiquement impossible. Qui plus est, elle ponctuait chaque fin de phrase d'un éclat de rire aiguë qui sonnait faux et se voulait intéressant.

S'il fallait vraiment faire une traduction approximative de son langage emprunt d'une totale débilité ayant atteint un stade incurable, elle me faisait remarquer que je me trouvais dans les toilettes des filles... Trop aimable à elle, je ne l'aurais jamais remarqué. Révélation poussée à son paroxysme : j'étais un garçon... Après un tel déploiement d'intelligence, elle ne serait sans doute plus capable d'aligner deux mots pendant une éternité... Elle parvint même à aligner ces deux informations pour comprendre que je ne devrais logiquement pas être là... Je ne prit même pas la peine de répondre à ce déploiement d'intelligence approximative qui était en train de brûler les derniers neurones qu'il restait à la jeune fille. D'ailleurs, à peine aurais-je répondu, elle aurait déjà oublié à quoi je répondais... Allez savoir comment elle avait réussi à passer ses BUSE, ou plus largement, à passer d'une année à l'autre depuis six ans... Pendant tout ce temps, elle s'était plus adressé à son reflet qu'à moi, et ça m'arrangeait, je continuais à observer autour de moi, l'entrée était quelque part... Tout près...

Je ne pris la peine de réellement faire attention à ce qu'elle disait qu'au moment où elle m'appela par mon prénom... Je déteste qu'on m'appelle par mon prénom... Mauvais point pour elle... Et elle a commencé à s'aglutiner à moi.. Deuxième mauvais point. J'avais assez d'une groupie hystérique, pas la peine d'en rajouter!... Quoique là, ce n'était pas vraiment la même chose, elle prenait apparemment ce qui lui venait sous la main...

...Faut-il manquer de cervelle pour réagir comme elle l'avait fait! Elle a voulu me soumettre à...quelque chose qu'elle a même osé qualifier de chantage... Malheureux, elle ne réalise même pas son ridicule. Quelque chose du genre.. Si tu ne m'embrasses et ne t'aggripes pas à moi comme si toute ta vie dépendait de moi, j'irais dire à tout le monde que tu es ici. Quelle sotte... Evidemment, j'ai refusé. Et elle insistait encore, on aurait dit un parasite, elle insistait, s'aggripait à mon bras, comme si c'était une question de vie ou de mort... Un peu plus et elle n'aurait pas eu tout à fait tort...
Et tout ça pour rien, il va falloir que j'y retourne.

De ce que je sais, une certaine Shirley Breckenridge n'est pas revenue en cours de toute l'aprem. Elle s'appele donc Shirley... Je ferais bien de rapidement l'oublier, ce nom, je n'avais jamais encore constaté personnalité plus insignifiante.

Deux heures de potion ... Ce n'est pas tellement que je n'aime pas les potions, comme matière, c'est plutôt intéressant, je n'irais pas jusqu'à dire que ça l'est totalement, ça dépend des potions que l'on vous demande de préparer... Ainsi que du professeur qui vous enseigne la matière... Slughorn a quelque chose de particulièrement pitoyable... Je parlais de parasite tout à l'heure, eh bien il est l'exemple parfait du parasite moyen, il ne dépend que de la générosité des autres, et je pense qu'il passera sa vie à faire ainsi. Bien sûr, lui, ça ne le mènera nulle part, mais j'ai la conviction qu'il n'est pas à ne pas prendre en considération. Non pas qu'il mérite la moindre estime mais un homme capable d'une telle influençabilité ne peut être qu'être utile à ses dépens, à un moment ou à un autre.

Même chose pour Rubeus, le demi-geant de troisième année qui, parraitrait-il, souffre seulement d'une augmentation osseuse surdimensionné... Il est d'une naïveté incroyable... Et d'une crétinerie sans bornes. A vrai dire, à bien regarder, chacun peut avoir son utilité... Comme autant de pions sur un grand échiquier. Oui.. C'est ainsi que je les vois, seulement des pions, qui se manipulent avec aisance, certains peuvent avoir plus d'importances que d'autres, ils n'en restent pas moins des pions. Et pourquoi pas ceux de mon échiquier? C'est plus qu'un jeu, bien sûr, mais un rien les influence, tous, et ce qui pourrait être sans doute le pire à leurs yeux, c'est qu'ils ne le réalisent pas un seul instant.

Les cours n'eurent rien de réellement éclairant sur quoi que ce soit, mis à part l'abyme cervicale dans laquelle la grande majorité des cinquième année était plongée, la préparation du philtre de paix a en effet révélé un échantillons de résultats plus ou moins navrants, le plus étant déjà négatif... Seul Dennell se distingua quelque peu, et Slughorn en a profité pour vanter à tout va ses exploits "culinaires" (faute de disposer d'un meilleur terme). Voir Dennell se redresser sur sa chaise en affichant un air important avait quelque chose de proprement déplorable. Enfin ce que la scène avait de navrant avait aussi quelque chose d'un tant soit peu distrayant. La suffisance en toutes circonstances de William Dennell suffit à vrai dire en elle-même, il l'arbore sans arrêt, même et surtout quand il a tort... Oui, pour me satisfaire de l'air supérieur de Dennell, la journée a vraiment dû être d'un inintérêt criant... Rien de nouveau.. Et le journal sensé constater mes progrès (quoique ce ne soit qu'un journal, il est incapable de constater quoi que ce soit... Enfin, c'est une personnification...) ne connaît pour l'instant que les banalités affligeantes des journaux intimes moyens... J'écris au sujet de banalités affligeantes... Affligeant.

.. Et je vais continuer, pourtant... A la sortie du cours de potion, Harper m'attendait. Emmett Harper, un pseudo ami parmi tant d'autres, à la différence qu'il est un tantinet moins crétin que les autres, aussi influençables qu'eux, néanmoins, ce qui est loin d'être plus mal. Oui, il m'avait attendu devant la salle de cours, ce qui, dans son cas, incite à questionnement, Harper et sa passivité habituelle sont d'avantage du genre à n'attendre personne. Preuve qu'il est moins crétin que les autres, il voulait en savoir plus sur où j'allais tous les midis au lieu de me rendre dans la grande salle. Preuve qu'il n'en était pas moins un crétin parmi tous les autres, il paraissait presque certain que j'allais lui fournir une réponse...

Personne n'aurait de réponse... J'ai déjà assez de mal à les réunir moi-même... Cette fois, ils feront tous office de figurants passifs (Cela devrait convenir à Harper, d'ailleurs), je ne me risquerait pas à confier mes projets à qui que ce soit, depuis le début de cette année, j'ai bien l'impression qu'ils attendent tous un signe de moi, à croire qu'ils ne sont pas capables de se débrouiller tous seuls. Bien sûr, qu'ils prennent leurs propres initiatives à l'encontre des miennes serait regrettable, il est désolant, seulement, de voir que certains se condamnent déjà à ramper devant quelqu'un d'autre sans autres réels projets d'avenir...D'autant plus qu'à présent ils n'ont pas vraiment le choix.

Je n'ai pas jugé bon de fournir une quelconque explication à Harper, et il n'a pas insisté, Harper n'est pas du genre à insister. L'ennui, c'est que quelqu'un du genre à insister se tenait à quelques mètres avec son habituel regard suspicieux.. Il s'agissait évidemment d'Atterberry...

Somme toute, quatrième jour à Poudlard et toujours rien de nouveau.

Pourquoi ces pages sans intérêt pour une seule phrase elle-même n'ayant pas tellement d'intérêt?

...Allez savoir!


Bon, voilà, en esperant que ce chapitre vous ait plu.

Le lapin malin.