Disclaimer : L'histoire et les personnages de Saint Seiya appartiennent à Masami Kurumada.
Titre de la fanfiction : Crépuscule
Titre du chapitre : Hurlements
Auteur : Ardell
Note : Je remercie Mei-Ling, FloRiyolo et Suzuka-san pour leurs reviews. Ça me fait plaisir que vous aimiez. J'avais prévu d'écrire un chapitre par semaine mais ce soir j'ai été prise d'inspiration, alors voilà :
CRÉPUSCULE
Chapitre trois : Hurlements
Il était une fois, il y a très longtemps, vivait un petit garçon avec ses parents. Ils habitaient dans une belle demeure, sur les terres d'Asgard. Et, bien que le climat fut rude, l'enfant ne ressentait que la chaleur de l'amour de sa mère et de son père. Une chaleur qui brûlait en lui et enveloppait son cœur, lui donnant un intense sentiment de bien-être. Aimé et choyé par les siens, Fenrir paraissait ne devoir vivre qu'une existence faite de bonheur. Le petit garçon aimait particulièrement les longues promenades à cheval qu'il faisait avec ses parents, ivre de joie, les cheveux au vent, il avait l'impression de voler...
Ce jour-là aurait dû être comme les autres. Ce jour-là ils étaient censés faire du cheval et s'amuser. Un groupe d'amis les avait rejoints et, tous ensemble, ils galopaient. Ah, comme Fenrir était heureux !
Puis il était arrivé. Surpris par leur arrivée et le bruit qu'ils faisaient, le fauve s'était dressé face à eux. Trois mètres de haut, sept cents kilos. Les chevaux s'étaient cabrés, affolés et hennissant. Celui de la mère de Fenrir se trouvait tout près, trop près de l'ours. D'un coup de patte, celui-ci l'avait désarçonnée et jetée à terre. En sang. Voyant cela, son mari était descendu de sa monture pour aller la protéger. Courageusement, il avait attaqué l'animal avec la force du désespoir. Hélas, un autre coup l'avait balayé comme une brindille.
Terrifié, Fenrir s'était alors tourné vers leurs amis. Ils allaient faire quelque chose, n'est-ce pas ? Certainement, ils allaient aider ses parents !
Ce fut estomaqué qu'il les vit tirer sur les rênes, faisant faire demi-tour à leurs chevaux.
Un instant ! Ce n'était pas possible, il devait y avoir une erreur ! Sa mère et son père étaient là, gisant dans la neige déjà rougie, mais il devait être possible de les aider, de les sauver !
Et l'enfant vit ainsi ceux de sa propre espèce se détourner au moment le plus critique, celui où il avait désespérément besoin de leur aide.
Cet instant, il ne l'oublierait jamais.
Le cœur battant, prêt à tout pour aider ses parents, il était alors descendu de cheval et s'était saisi d'une branche. Arme ridicule. Mais, dans son esprit de petit garçon de six ans, elle valait bien une véritable épée.
C'était à ce moment-là qu'elle avait surgi. La meute. Stupéfait pour la deuxième fois de la journée, Fenrir avait vu les loups s'attaquer à l'ursidé, crocs en avant. En fait, c'était surtout l'un d'entre eux qui avait retenu l'attention de l'enfant. Différent de ses congénères, celui-ci avait le pelage bleu-gris et semblait commander les autres. Finalement, harcelé de toutes parts, l'ours s'était enfui.
A partir de cet instant, Fenrir sut que ces loups et lui étaient liés à jamais. Ce fut sans hésitation qu'il les suivis dans la forêt, dormant avec eux, chassant avec eux. Il avait trouvé une autre famille, plus sûre que celle des Humains. Il les aimaient et ils le lui rendaient bien, l'avaient accepté dans leur meute au point d'en faire un dominant. Lui et Ging, ainsi qu'il avait appelé le loup gris, étaient des Alphas.
Lorsque, cette nuit-là, la prêtresse Hilda de Polaris était venue dans la maison familiale en ruine, et qu'elle lui avait donné la God Robe d'Epsilon, le jeune homme avait tout d'abord été tenté de l'envoyer promener. Il ne voulait plus avoir à faire aux hommes.
Mais Ging s'était aplati, en signe de soumission. Impressionné — Ging, se soumettre à elle ! le jeune homme avait reconsidéré la question. Hilda disait vouloir conduire son peuple vers la lumière. Peu importait à Fenrir. Il avait reconnu en cette femme une Alpha. Elle était donc digne d'être obéie.
Pour mener à bien ce projet de terres plus chaudes, ils allaient apparemment devoir affronter les Saints d'Athéna. Et bien, soit ! Il haïssait tellement les humains que l'idée de se battre contre certains d'entre eux lui avait plu. Griffes et crocs, il donnerait tout ce qu'il avait pour anéantir ses ennemis.
Parce qu'il était Fenrir d'Alioth, Guerrier Divin d'Epsilon et que le monde entier allait entendre les hurlements de ses loups !
