NdA : J'imagine que c'est le moment de faire quelques petites remarques. Tout d'abord, l'univers d'Harry Potter ne m'appartient toujours pas. D'ailleurs, la plupart des passages en italique sont directement tirés des livres. Ensuite, j'ai essayé d'être fidèle à la chronologie de l'histoire, mais il n'est pas exclut que certains éléments posent problème. Et enfin... N'hésitez pas à donner votre avis ! :)
Bonne lecture
Tous les élèves suivaient McGonagall, au milieu des quatre tables qui, comme ils l'avaient compris, représentaient les quatre maisons. Pourtant, les élèves ne les observaient pas, ils semblaient intrigués par ce qu'il se passait au fond de la salle, apparemment inhabituel. Quand ils s'arrêtèrent enfin, en face de la table des professeurs, Félicia regarda à son tour ce qu'il se passait... Quatre sabliers géants aux couleurs respectives des maisons s'étaient mis à briller, de plus en plus fort, d'une lumière éclatante. En un regard, la jeune fille s'aperçut que même les professeurs et le directeur semblaient surpris de ce qu'il se passait. La plupart des fantômes semblaient tout aussi étonnés, à l'exception du spectre d'une jeune femme dont la beauté avait subsisté à la mort qui regardait cela avec appréhension, semblant se rappeler d'un lointain passé.
Tout à coup, alors que la lumière avait atteint son paroxysme, tout redevint normal... jusqu'à ce que quelque chose apparaisse, comme prenant racine aux pieds des sabliers. Tous les professeurs étaient venus se placer devant les élèves, baguette à la main, afin de les protéger en cas d'attaque. Mais aucune de leur attaque n'aurait pu blesser ce qui en sortit... C'était un fantôme ! Le fantôme d'une femme dans la quarantaine, semblant provenir d'une époque particulièrement reculée, à en juger par sa tenue, mais dont la beauté sauvage était incontestable !
« Oh là ! Baissez donc ces baguettes ! Godric ne m'avait pas prévenu que je serais accueilli aussi familièrement !
- Godric ? Que voulez-vous dire ? Et qui êtes-vous ? Interrogea Dumbledore, un vieux sorcier dont la barbe blanche descendait très bas, qui était le directeur du collège, et qui s'était avancé.
- Oui, Godric Gryffondor ! C'est pour lui rendre un service que je me suis laissé enfermer dans ces sabliers...
- Expliquez-vous !
- En quelle année sommes-nous ? Demanda l'esprit sans faire attention aux questions de Dumbledore.
- 1984. Mais allez-vous enfin vous expliquer ?
- 1984 ! Je suis enfermé là-dedans depuis plus d'un millénaire, laissez-moi donc un peu de temps !
- Par la barbe de Merlin, je vous ordonne d'expliquer votre présence dans ce château !
- Merlin ? Qui est cet homme ?
- Peu importe.
- Oh, ce que vous pouvez être têtu, vous ! Bon, bon, voilà ! Je m'appelle Elyon Poufsouffle, je suis la fille d'Helga Poufsouffle, l'une des fondatrices de cette école, qui existe toujours, visiblement... Je suis morte d'une maladie rare, dont je préfère ne pas m'étendre dessus, mais avant de trépasser, mon parrain, Godric, m'a demandé de rester en tant que fantôme, dans ces sabliers qu'il avait instauré.
- Pourquoi donc ?
- Parce qu'il savait qu'un jour, quelqu'un arriverait ici, et il m'a chargé de transmettre un message à cet individu.
- De qui s'agit-il ?
- Je n'en ai aucune idée !
- Dans ce cas, quel est ce message ?
- Du sang des quatre en un, Poudlard en dépendra. Il se déclarera, le château changera. Du sang des quatre en un, Poudlard en renaîtra.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- En gros, quelqu'un est l'héritier des quatre fondateurs et doit faire quelque chose. Désolée mais je ne peux pas vous en dire plus, parce que j'ignore tout le reste !
- Comment savoir si ce que vous dîtes est vrai ?
- Vous ne pouvez pas. Mais vous devriez me faire confiance. »
Puis, malgré tout ce que Dumbledore continua à lui demander, Elyon ne répondit plus. Alors tout le monde se reporta sur la Cérémonie de la Répartition, sans y faire réellement attention, les mots d'Elyon flottant encore dans les pensées de chacun. Les élèves de première année, eux, sentaient revenir cette angoisse, qui les avait momentanément quitté. Chacun se demandait comment ils allaient être répartis, s'attendant au pire. McGonagall était en train d'installer un tabouret en face d'eux, sur lequel elle posa un chapeau pointu de sorcier. Le chapeau était râpé, sale, rapiécé. Tout le monde, à présent, avait les yeux fixés sur le chapeau pointu. Pendant quelques instants, il régna un silence total. Puis tout à coup, le chapeau remua. Une déchirure, tout près du bord, s'ouvrit en grand, comme une bouche, et le chapeau se mit à chanter :
« Je n'suis pas d'une beauté suprême
Mais faut pas s'fier à c'qu'on voit
Je veux bien me manger moi-même
Si vous trouvez plus malin qu'moi.
Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides
Font pâl'figure auprès de moi
Car à Poudlard, quand je décide,
Chacun se soumet à mon choix.
Rien ne m'échapp' rien ne m'arrête
Le Choixpeau a toujours raison
Mettez-moi donc sur votre tête
Pour connaître votre maison.
Si vous allez à Gryffondor,
Vous rejoindrez les plus courageux,
Les plus hardis et les plus forts
Sont rassemblés en ce haut lieu.
Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vous s'rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale.
Si vous êtes sage et réfléchi
Serdaigle vous accueillera peut-être
Là-bas, ce sont des érudits
Qui ont envie de tout connaître.
Vous finirez à Serpentard
Si vous êtes plutôt malin,
Car ceux-là sont de vrais roublards
Qui parviennent toujours à leurs fins.
Sur ta tête, pose-moi un instant
Et n'aie pas peur, reste serein
Tu seras toujours en de bonnes mains
Car je suis un chapeau pensant ! »
Lorsque le chapeau finit sa chanson, des applaudissement éclatèrent de toutes parts, faisant s'incliner le Choixpeau de toutes parts pour remercier les élèves de toutes les maisons. Un léger soulagement avait envahi les enfants de première année, puisqu'il suffisait donc de porter ce chapeau. Mais il était tellement impressionnant que le courage avait déserté chacun d'entre eux. Le professeur McGonagall s'avança en tenant à la main un long rouleau de parchemin.
« Quand j'appellerai votre nom, vous mettrez le chapeau sur votre tête, et vous vous assiérez sur le tabouret. Je commence : Abigail, Emma ! »
Une jeune fille que Félicia n'avait pas encore remarqué s'avança, le teint légèrement pâle. Elle s'assit sur le tabouret, le chapeau lui tombant sur les yeux.
« POUFSOUFFLE ! Cria le chapeau après un instant de silence. »
Des applaudissement s'élevèrent d'une des quatre tables, située à droite, et Emma alla s'y asseoir, un sourire au lèvres. Ses camarades la saluaient.
Les élèves se suivirent, l'un après l'autre. Sean fut le premier à être envoyé à Gryffondor, provoquant un véritable rez-de-marée à l'une des tables du centre. Un peu plus tard, Craig fut envoyé chez les Serpentard, sans même attendre que le chapeau soit complètement posé sur sa tête pour y être expédié. De nombreux autres élèves furent envoyés dans les quatre maisons. Puis, ce fut son tour.
« Noctua, Félicia ! »
Lorsqu'elle s'avança, la jeune fille entendit des murmures, de toutes les tables. Tout le monde s'attendait à la voir rejoindre les Serpentard, car chacun connaissait les opinions de son père, ou en tout cas ceux qui venaient d'une famille de sorciers. Ce fut leur table qu'elle vit pour la dernière fois avant que le chapeau ne tombe sur ses yeux, avec le sourire de Craig, qui lui avait gardé une place..
« Ohhh, très intéressant ! Dit une petite voix à son oreille. Un choix difficile ! Je vois de nombreuses qualités ! Où est-ce que je vais bien pouvoir te mettre... Certainement pas chez les Serpentard, tes qualités risqueraient de s'y éteindre ou pire de stagner... Voyons... Tu t'ennuierais très certainement chez les Poufsouffle... Il ne nous reste plus que deux choix... Ah, c'est bon, je sais. Tu iras à GRYFFONDOR ! »
Félicia entendit le dernier mot résonner dans la Grande Salle, mais elle n'y croyait pas ! Elle ? A Gryffondor ?! Et apparemment, personne ne s'attendait à la voir partir dans cette maison, puisque ni les Gryffondor ni aucune autre maison ne réagirent, au début. Puis Sean se mit à l'applaudir et à l'appeler, débutant une nouvelle vague d'applaudissements, moins virulente que celle qu'il avait provoqué plus tôt, mais qui lui réchauffa tout de même le cœur. Quand elle arriva, tous ceux qui étaient vers elle lui serrèrent la main, ravis qu'elle ne suive pas la voie de son très réputé père.
Peu après, il ne resta plus que deux personnes dans la file.
« Thonks, Nymphadora ! Appela McGonagall. »
La jeune fille fut envoyée à Poufsouffle. Elle était visiblement métamorphomage, puisque Félicia avait remarqué que ses cheveux étaient passés de brun clair avant de porter le choixpeau à rose vif une fois qu'elle fut envoyé chez les Poufsouffle.
Le dernier s'appelait Charlie Weasley, dont le nom était rappelé par la rousseur de ses cheveux, élément reconnaissable de la famille Weasley. Il fut envoyé à Gryffondor, où son frère aîné, Bill, y était déjà.
Albus Dumbledore s'était levé, le visage rayonnant, les bras largement ouverts. Ou aurait dit que rien ne pouvait lui faire plus plaisir que de voir tous les élèves rassemblés devant lui.
« Bienvenue, dit-il. Bienvenue à tous pour cette nouvelle année à Poudlard. Avant que le banquet ne commence, je voudrais vous dire quelques mots. Les voici : Nigaud ! Grasdouble ! Bizarre ! Pinçon ! Je vous remercie ! »
Et il se rassit tandis que tout le monde applaudissait avec des cris de joie.
A la table des Gryffondor, Félicia était en pleine conversation avec deux autres nouvelles, également envoyées là. Elles se nommaient Amelia Bell et Stacey Maderts. Toutes les deux avaient un parent moldu et l'autre sorcier.
« Tu le connais, ce Serpentard qui n'arrête pas de te fixer ? Demanda tout à coup Amelia à Félicia, qui se retourna et reconnut Craig.
- Oui, malheureusement... C'est mon cousin, Craig Flint... Je suppose qu'il n'est pas très content que je ne sois pas à Serpentard avec lui ! Il s'en remettra.
- Oh tu n'as vraiment pas de chance d'être de la même famille que ce garçon... Dans le train il n'a pas arrêté d'embêter Weasley, celui de notre année... Mais son frère est intervenu !
- D'ailleurs, vous avez des frères et sœurs, vous ? Demanda Félicia, voulant dévier la conversation.
- Oui, j'ai une petite sœur, Katie, apprit Amelia.
- Et toi, Stacey ?
J'ai trois petits frères, des triplés, mais ils n'ont que six mois !»
Puis, une fois le banquet terminé, Dumbledore se releva, attendant que le silence se fasse.
« Maintenant que nous avons rassasié notre appétit et étanché notre soif, je voudrais encore dire quelques mots en ce qui concerne le règlement intérieur de l'école. Les première année doivent savoir qu'il est interdit à tous les élèves, sans exception, de pénétrer dans la forêt qui entoure le collège. Certains de nos élèves les plus anciens feraient bien de s'en souvenir. Mr. Rusard, le concierge, m'a également demandé de vous rappeler qu'il est interdit de faire des tours de magie dans les couloirs entre les cours. La sélection des joueurs de Quidditch se fera au cours de la deuxième semaine. Ceux qui souhaitent faire partie de l'équipe de leur maison devront prendre contact avec Madame Bibine. Et maintenant, avant d'aller nous coucher, chantons tous ensemble l'hymne du collège ! »
Dumbledore donna un petit coup de baguette magique, comme s'il avait voulu faire partir une mouche posée à son extrémité, et il s'en échappa un long ruban d'or qui s'éleva au-dessus des tables en se tortillant pour former les paroles de la chanson.
« Chacun chantera sur son air préféré, dit Dumbledore. Allons-y ! »
Et toute l'école se mit à hurler :
Poudlard, Poudlard, Pou du Lard du Poudlard,
Apprends nous ce qu'il faut savoir,
Que l'on soit jeune ou vieux ou chauve
Ou qu'on ait les jambes en guimauve,
On veut avoir la tête bien pleine
Jusqu'à en avoir la migraine
Car pour l'instant c'est du jus d'âne,
Qui mijote dans nos crânes,
Oblige-nous à étudier,
Répète nous c'qu'on a oublié,
Fais de ton mieux, qu'on se surpasse
Jusqu'à ce que nos cerveaux crient grâce.
Puis la chanson fut enfin finie, chacun terminant à un moment différent. Chacun se mit enfin à applaudir, et Dumbledore fut l'un de ceux qui applaudissait le plus fort.
Enfin, les nouveaux élèves suivirent leurs préfets respectifs hors de la Grande Salle, en direction de leurs dortoirs. Ils parcoururent un long chemin avant d'arriver devant le portrait d'une très grosse dame, qui leur demanda le mot de passe. Une fois que le préfet l'eut donné, son portrait pivota, cédant la place à une entrée, par laquelle ils s'engouffrèrent. La salle Commune de Gryffondor était ronde, confortable et accueillante.
Puis, les première année choisirent leurs dortoirs. Félicia se retrouva avec les deux filles avec qui elle avait parlé pendant tout le repas. Les trois défirent leurs valises et, épuisées par leur journée, s'écroulèrent sur leurs lits, sans même enfiler leurs pyjamas.
