Godric's Hollow
Plus les jours passaient au Quartier Général de l'Ordre du Phénix, et plus Harry se sentait inutile. Pire il avait même l'impression d'être un fardeau pour ses amis : en effet, Mcgonagall tenait à ce qu'il y aie au moins en permanence deux aurors dans la même salle que Harry. Bien sûr, toute sortie avait été proscrite, et Harry commencait à trouver le temps long, les batailles de cartes et les échecs sorciers commençant eux aussi à l'ennuyer. Quelques fois, Harry regardait son balai ou sa cape d'invisibilité avec envie, se remémorant les parties de Quidditch à Poudlard ou encore les promenades de nuit qu'il n'avait cessé de faire durant sa scolarité à Poudlard. Mais l'heure était à la guerre maintenant, et il devrait bientôt affronter Voldemort. Et malgré les efforts conugués de l'Ordre, Harry savait qu'il était le seul à pouvoir vaincre le mage noir.
Perdu dans ses pensées, Harry n'entendit pas Mcgonagall arriver dans la pièce ou il était assis d'une façon plus que détendue.
- Bonjour à tous, dit Mcgonagall d'un ton sec. Potter asseyez vous correctement. Weasley, daignez remettre votre chemise dans votre pantalon. Je ne suis peut être plus votre directrice de maison mais ce n'est pas une raison pour avoir une tenue désobligeante en ma présence.
Harry se releva péniblement et entendit Ron ronchonner derrière lui. Mais visiblement, Mcgonagall ne lui prêtait plus aucune attention.
- La nouvelle que j'ai à vous annoncer est des plus importantes... Elle concerne votre activité très prochaine à l'Ordre du Phénix...
Ron et Harry se firent d'un coup beaucoup plus attentifs, et Hermione elle même ferma le livre qu'elle était en train de lire.
- Ne vous inquiétez pas, rien de bien dangereux. J'ai l'honneur de vous annoncer que vous allez suivre des cours particuliers.
- Des cours ? C'est ça notre rôle dans la guerre ? ironisa Ron.
- Ne soyez pas bête Weasley. Bien que vous soyez assez doués en Défense Contre les Forces du Mal, vous êtes totallement dépourvus d'expérience. Et oui Potter, ce ne sont pas les quelques affrontements passés que vous avez eu avec Vous-Savez-Qui qui vous permettront de survivre dans cette guerre, ajouta Mcgonagall à l'adresse d'Harry qui s'apprêtait à répondre.
Mcgonagall s'interrompit quelques secondes, avant de reprendre :
- Votre enseignement sera relativement restreint, vous vous en doutez bien. Défense Contre les Forces du Mal, Métamorphose et Potions. Le professeur Slughorn vous enseignera les Potions, Lupin et Maugrey la Défense Contre les Forces du Mal, et je me chargerai avec l'aide de Tonks de votre enseignement en Métamorphoses.
- Mais Professeur, le temps presse ! s'exclama Harry. Plus le temps passe, et plus les mangemorts de Voldemort sont nombreux. Il nous faut agir vite et...
- Ne racontez pas n'importe quoi Potter. Ce n'est pas trois sorciers n'ayant même pas passé leurs ASPICS qui vont nous faire gagner la guerre. Non pas que je remette en doute vos qualités Potter, mais pour gagner, il vous faudra des ressources. Des ressources que vous n'avez pas encore.
Un court moment de silence apparut, lequel montrait bien la tension momentannée qu'il y avait dans la salle. Harry n'en revenait pas que Mcgonagall le traite encore comme un enfant. Il avait affronté Voldemort et ses mangemorts cinq années sur six de sa scolarité. Et chaque fois il s'en était sorti.
"Mais tu n'as pas réussi à sauver Sirius, ni à venger Dumbledore l'année dernière" ,lui rappella une petite voix désagréable dans sa tête.
- Vos cours commenceront donc la semaine prochaine, comme à chaque rentrée de Poudlard. J'ai moi même ajouté mes protections à celles que Dumbledore avait mises en place. La sécurité devrait être au rendez vous cette année. Mais prenez bien soin de ne dire à personne que vous habitez et suivez des cours à Poudlard. Les conséquences pourraient être facheuses...
- Si jamais quelqu'un devenait jaloux de nous... marmonna Ron.
Mais Mcgonagall ne lui prêta aucune attention et poursuivit :
- J'ai une autre nouvelle à vous annoncer, qui vous concerne plus particulièrement cette fois Potter. Sachez que j'ai enfin trouvé un peu de temps libre à vous consacrer. Non ne vous inquiétez pas Potter, rien qui ne vous déplaise, ajouta t-elle rapidement en voyant la mine apeurée de Harry. Cette après-midi nous allons visiter Godric's Hollow. Lupin, Tonks et Fol-Oeil ont enfin pu tous se libérer et je pense que vous avez envie d'y aller faire un tour Potter.
- Evidemment professeur, répondit Harry quelque peu déçu de la décision de Mcgonagall de mobiliser autant de membres de l'Ordre du Phénix pour les accompagner. C'étaient ses parents, et, comme pour la cape d'invisibilité durant sa première année, il voulait garder cela pour lui.
- Bien dans ce cas, préparez vous, nous partons cet après midi. Et... Potter, Weasley, au lieu de perdre votre temps à ne rien faire, suivez l'exemple de Miss Granger au moins et mettez le nez dans un bouquin. Il serait temps qu'elle déteigne sur vous...
Et, avant que Harry et Ron n'eurent le temps de protester, Mcgonagall sortit de la pièce, apparemment pressée.
- Tu as vu leur façon de nous traiter ? s'indigna Ron. Après tout ce que nous avons fait, ils trouvent encore le moyen de nous considérer comme des gamins.
- Mcgonagall n'a pas tort Ron, répondit sagement Hermione. Après tout, à chaque fois nous avons eu de la chance ou nous sommes échappés, mais jamais nous n'avons vraiment vaincu de mangemort - ou Voldemort.
Harry réfléchit... En effet, lors de sa première année, Dumbledore était venu à sa rescousse. Pareil, lors de sa deuxième année, Fumseck et le Choixpeau l'avaient aidé à tuer le Basilic. En quatrième année, il avait été aidé par les victimes de Voldemort, et il n'avait fait que s'enfuir. En cinquième année, l'Ordre était arrivé à temps pour les sauver. Et l'année dernière, il n'avait rien pu faire pour empêcher la mort de Dumbledore. Les seules fois ou il avait pris l'ascendant dans un combat c'était quand il avait lancé le Doloris sur Bellatrix en cinquième année et l'année dernière lorsqu'il tentait de retenir Rogue. Les deux s'étaient soldées en échec.
- Allez venez, on monte, dit Harry alors que Ron et Hermione étaient encore en train de se chamailler.
Et tous trois montèrent, Ron et Hermione continuant de se disputer jusqu'à ce que chacun soit arrivé dans sa chambre.
Harry était près depuis au moins une heure lorsque Mcgonagall revint au Quartier Général de l'Ordre du Phénix. Lupin et Tonks suivirent tous deux se tenant par la main. Harry remarqua que Lupin avait une mine des plus pitoyables. Cela devait sans doute être du à la potion Tue-Loup qui devenait de plus en plus difficile à préparer, Rogue et Dumbledore n'étant plus là.
- Vous n'avez vraiment pas l'air dans votre assiette professeur, lança Harry en serrant la main de Lupin.
- Ne t'inquiètes pas pour moi, lui répondit-il avec un sourire crispé. Horace commence à comprendre le fonctionnement de la potion Tue-Loup, je devrais rapidement me remettre.
Maugrey arriva le dernier, baguette en l'air, son oeil magique pivotant dans toutes les directions tandis que son oeil normal observait Harry.
- Bonjour Potter, grogna t-il en lui tendant sa main couverte de cicatrices. Prêt à sortir dans la jungle ?
- Bonjour professeur, se contenta simplement de répondre Harry, se doutant que Maugrey était encore en train d'exagérer la situation.
- Dépêchons nous, dit Mcgonagall à l'adresse de Tonks et Hermione qui semblaient en grande discussion. J'aimerais être rentrée avant la tombée de la nuit.
- Moi aussi, ajouta Maugrey. Ce serait plus prudent pour vous, conclut il en lançant un regard à Ron et Hermione.
Et sur ce, les trois amis suivirent les quatres membres de l'Ordre dans le Square Grimmault.
- Nous allons plutôt utiliser un Portoloin, dit Maugrey. J'ai entendu dire que les mangemorts avaient peut être trouvé des moyens de contrecarrer un transplanage.
- Oh Alastor, tu paniques trop. Ca te perdra un jour, répondit Tonks en soufflant.
- Transplane si tu veux, mais ces trois là vont prendre ce Portoloin. Permis de transplaner ou pas, ajouta t-il avant que l'un d'eux eu le temps de protester.
Et sur ce, Maugrey tendit une bouteille de Bièraubeurre vide et à moitié cassée et dit à l'adresse de tous :
- Allez y. Tous un doigt dessus et que ça saute. Le décompte ne va pas tarder.
Harry tendit rapidement son doigt et, comme à chaque fois lorsqu'il prenait un Portoloin, il se sentit tiré par le nombril avant de retomber brusquement au sol.
- Nous y sommes, grogna Maugrey en se relevant. Tiens, et voilà les autres, fit il remarquer en apercevant Tonks et Lupin transplaner. Et rappellez vous bien, continua t-il en attendant que Lupin et Tonks les aient rejoints, soyez sur vos gardes. Si vous apercevez n'importe quoi qui vous parait bizarre faites signe. Ne jouez pas les héros et tout se passera bien.
- On ne joue jamais les héros... s'indigna Harry.
- Que feriez vous Potter, si Rogue ou Lestrange apparaissait au coin de la rue ? Êtes vous réellement certain que vous nous feriez signe ?
Harry baissa la tête en guise de réponse. Maugrey avait marqué un point. Instinctivement, il aurait essayé de se battre plutôt que de laisser une quelconque chance de fuite à Rogue ou Lestrange.
- Ne vous inquiétez pas, cela fait partie des choses que nous allons apprendre en Défence Contre les Forces du Mal en cours. Se contrôler et faire la part des choses. Garder la tête froide durant un duel vous donne un avantage considérable sur votre adversaire.
- Encore en train de leur faire peur Alastor ? demanda Tonks, qui venait de les rejoindre.
- Sache que...
- Ca suffit Alastor, coupa Mcgonagall. Nous avons des affaires à traiter et comme vous l'avez fait remarqué, mieux vaut qu'elles soient traitées le plus rapidement possible.
Maugrey fronca les sourcils, et fixa son oeil normal sur Harry tandis que son oeil magique pivotait à 360 degrés.
- Allons y, dit Lupin d'une voix qu'il essayait de rendre joyeuse. Je parie que Harry attend ce moment depuis trop longtemps...
Intrigué, Harry regarda plus attentivement autour de lui et fut surpris. Il avait cru atterrir dans une rue quelconque. Mais en réalité, le Portoloin les avait menés juste devant l'entrée d'un cimetière. Une grande porte en fer rouillée par endroits gardait l'endroit et une gigantesque inscription faite de fumée était suspendue dans les airs et indiquait "Cimetière".
- Est ce que c'est...
- Ouais c'est là on sont enterrés James et Lily Potter, répondit Maugrey avant que Harry n'aie fini sa phrase.
Le jeune homme n'en revenait pas. Ses parents avaient été enterrés là, à seulement quelques mètres de lui. Jamais il ne s'en était senti aussi proche. Pas même lorsqu'il les avait vus dans le miroir du Risèd. Pas même lorsqu'ils étaient apparus grâce au Prior incatatem.
Son coeur battait la chamade et sa main droite qui serait sa baguette était devenue d'un coup moite.
- Ne me dites pas que nous avons fait tout ce chemin pour rien Potter ? demanda Mcgonagall pour l'inciter à entrer.
Et sur ce, Harry franchit les portes du cimetières qui grincèrent lorsqu'il les ouvrit.
- Lupin va avec toi, dit brutalement Maugrey. Les autres restez ici avec nous.
Intèrieurement, Harry remercia Maugrey. Il n'avait pas envie de voir la tombe de ses parents devant toute une assemblée. Et puis, il pouvait adopter n'importe quel comportement devant celle-ci - des comportements qui seraient peut être gênants en présence d'autres personnes.
- Je ne suis pas venu ici depuis bien trop longtemps, murmura Lupin alors qu'ils marchaient parmi les pierres tombales. La dernière fois que je suis venu ici, Sirius était avec moi.
Sa voix s'était éteinte d'un seul coup et Harry comprenait pourquoi. La mort de Sirius lui était encore douloureuse, et repenser à son parrain, surtout dans un endroit glauque comme celui-ci lui serra la gorge.
- Sirius lui y retournait régulièrement depuis sa sortie de prison... Il voulait souvent que je l'accompagne, mais j'étais trop souvent en mission pour l'Ordre... ou pour Dumbledore. Tiens, c'est ici si je me souviens bien, conclut Lupin.
C'était donc cela. C'était donc ici que reposaient ses parents depuis seize années. La tombe était rouge sang, et était commune à ses deux parents : à droite on pouvait voir une photo magique de James Potter qui faisait un signe de la main à son fils tandis qu'à gauche, la photo de sa mère versait quelques larmes en regardant son enfant.
Entre les deux gisaient des inscriptions magiques qui avaient du être déposées lors de l'enterrement. Il y avait notamment un encadré qui disait : " A nos amis, qui resteront éternellement dans nos coeurs" et que Harry devinait être la marque de Lupin et Sirius, l'ordre de Merlin première classe pour services rendus au monde magique, et une autre inscription formée par des gouttelettes d'eau qui disait : "Les meilleurs nous quittent toujours les premiers". Enfin, il y avait une photo moldue de Lily et Pétunia lorsqu'elles étaient plus jeunes, toutes deux souriant à pleines dents.
- Ce sont des larmes éternelles, dit Lupin regardant Harry qui semblait surpris. L'oeuvre de Dumbledore bien sûr...
Harry ne répondit pas. Ce n'était pas cela qui l'intriguait, c'était la photo de sa mère et de Pétunia.
- Elle était présente à l'enterrement ? demanda Harry subitement.
- Ah, euh oui il me semble bien que ta tante était là. C'était d'ailleurs la seule fois de ma vie ou j'ai vu une moldue assister à un enterrement magique.
- Elle ne la haïssait pas... murmura Harry pour lui même. Peut être même ne me haïssait elle pas non plus... Peut être voulait elle simplement m'éviter cette guerre...
- Hein, que dis tu ? demanda Lupin.
- Rien rien, répondit rapidement Harry en remettant la photo de sa mère.
Le jeune homme regarda encore une fois les photos de ses parents. Maintenant il entendait à nouveau le rire de Voldemort, et voyait l'éclair de lumière verte, l'Avada Kedavra. Il l'entendait de plus en plus fort, et avait la sensation de voir arriver le rayon vert sur lui, mais rien d'autre. Aucun souvenir de ses parents vivants. Rien.
Harry rouvrit les yeux et une larme coula sur sa joue. Il avait cette même envie que le premier jour ou il avait vu le miroir du Risèd : il voulait voir ses parents. Discuter rien qu'une fois avec son père. Serrer sa mère dans ses bras.
- Allons y, les autres doivent toujours nous attendre, dit Lupin la voix rauque.
Harry releva la tête et aperçut des traces de larmes sur le visage de son ancien professeur.
- D'accord, fit Harry se forcant à sourire.
- Ca va aller, dit Lupin en lui rendant son sourire.
Harry ne savait pas ce qui allait aller, mais entendre ses paroles lui fit du bien. Tous deux se mirent sur le chemin du retour sans plus tarder. Harry avait presque oublié la guerre qu'ils menaient contre Voldemort et ses fidèles lorsque quelque chose retint son regard. Une petite tombe, grise, sans aucun ornement. Mais c'était l'inscription qui était sur la tombe qui avait retenu le regard de Harry. Il y était marqué :
Régulus Arctus Black
Décédé le 17 mars 1979
Et juste en dessous de l'inscription était représenté une insigne de Serpentard. Saisissant l'occasion, Harry se jeta à terre pour observer de plus près la tombe.
- Mais que... s'étonna Lupin avant de le rejoindre. Ah tiens je ne savais pas que le frère de Sirius était enterré ici.
Mais Harry ne prêtait pas attention à Lupin. Il venait de remarquer que l'insigne de Serpentard avait été faite en relief. Instinctivement, il mit la main à la poche et en ressortit le faux Horcruxe qu'il avait trouvé avec Dumbledore à la fin de l'année passée et qui ne le quittait plus. Il était quasiment certain que ça allait marcher, que la gravure de la tombe allait concorder avec le faux médaillon. Et en effet, lorsque Harry enfonça le médaillon dans la tombe, celle ci sembla bouger.
Harry se recula au cas ou il viendrait quelque chose de dangereux. Lupin quand à lui était bouche bée en voyant la scène. Une fêlure apparut en bas de la tombe et la remonta de tout son long, suivant un chemin assez étrange. Lorsqu'elle fut arrivée tout en haut, Harry remarqua qu'une clé avait été dessinée sur la pierre tombale. Se servant une nouvelle fois de son instinct, le jeune Potter prit sa baguette et toucha la clef qui aussitôt se matérialisa.
Pris de peur que la clé ne disparaisse d'un coup ou que quelque chose arrive, Harry saisit la clé qui se détacha sans aucun effort. Elle était lourde et était entièrement faite de pierre. Bien vite, l'excitation de la découverte d'une piste qui concernait le faux Horcruxe fut remplacée par la déception : il n'avait jamais vu de porte dont la clé soit faite entièrement de pierre, et il ne voyait pas du tout l'endroit ou il pourrait la trouver.
- Qu'est ce que cela ? demanda finallement Lupin.
- Une clé... répondit patiemment Harry.
- Mais...
- Professeur il ne faut pas que vous parliez de ce qui vient de se passer à quiconque. Cela concerne ce que Dumbledore m'avait confié et apparemment il souhaitait que je sois le seul au courant de ce... cette chose. Ce serait donc respecter sa parole que de ne rien dire.
Lupin regarda longuement Harry dont le regard était des plus implorants. Finallement, il dit :
- D'accord. Je ne pense pas que tu me mentes, et j'ai une confiance absolue en Dumbledore, même s'il n'est plus là aujourd'hui. J'espère seulement que tu sais ce que tu fais.
- Plus ou moins... répondit Harry.
- Dans ce cas, j'ose espérer que tu feras confiance à l'Ordre si tu perdais totalement le contrôle de la situation. Dumbledore nous a quand même prouvé qu'il était humain malgré tout, et que comme tout le monde, il était capable d'erreurs... Maintenant rejoignons vite les autres ou ils vont s'inquiéter.
A peine quelques minutes plus tard, Lupin et Harry furent de retour à la porte du cimetière, ou les attendaient Maugrey, Tonks, Mcgonagall, Hermione et Ron.
- Quel est le patronus de Potter ? demanda brutalement Maugrey.
- Un cerf, répondit calmement Lupin tandis que Tonks soufflait face à la rigueur de Maugrey.
- Vous me remercierez le jour ou je vous sauverai d'une embuscade de mangemorts... grogna simplement celui ci. Et maintenant Mcgonagall, vous vouliez allez voir autre chose ?
- Oui, répondit cette dernière. Je voulais montrer Godric's Hollow à Potter. Après tout, cette maison lui appartient... C'est à quelques pas d'ici.
Le petit groupe se mit donc en marche après que Maugrey aie désillusionné tout le monde et que Harry aie revêtu sa cape d'invisibilité. Sur le chemin Harry continua de réfléchir à cette mystérieuse clé qu'il avait dans la poche, et qui contenait sûrement la solution au problème de l'Horcruxe de Serpentard.
- Qu'est ce qui se passe Harry ? demanda Hermione à voix suffisament basse pour que seul Harry et Ron puissent l'entendre. Tu as l'air préoccupé...
- Je vous le dirai plus tard, murmura Harry d'une voix encore plus basse.
Hermione et Ron n'insistèrent pas, comprenant que la situation exigeait que Harry fasse preuve de silence pour l'instant.
Ils furent bientôt arrivés devant une splendide demeure essentiellement faite de bois qui portait le numéro sept.
- Voici votre maison Potter, dit Mcgonagall en présentant la maison d'un geste. Elle est protégée avec un sortilège Fidelitas et vous en êtes le gardien du secret...
- Comment ? Mais personne ne m'a jamais rien dit...
- Cela faisait partie du talent du Dumbledore de faire d'un enfant de un an le gardien du secret d'un endroit. Maintenant, mémorisez bien l'endroit, le nom et le numéro de la rue, car vous seul pourrez le répéter aux autres personnes.
- Vous ne voyez donc pas la maison ? demanda Harry à Ron et Hermione.
Ceux ci firent non de la tête. Harry était donc le seul avec Mcgonagall à pouvoir voir cette maison.
- Vous informerez vos amis de l'endroit de votre maison plus tard Potter, dit sèchement Mcgonagall alors que Harry s'apprêtait à révéler le nom de l'endroit à voix haute. On ne sait jamais qui peut nous entendre.
Tous restèrent silencieux devant cette maison qu'ils ne pouvaient voir pendant que Harry admirait lui la maison qui fut jadis la sienne.
- Dumbledore l'a entièrement reconstruite et à fait installer un système de cheminée à très haute sécurité entre ici et le Quartier Général de l'Ordre.
Dumbledore semblait avoir tout prévu pensa Harry. Sauf sa propre mort. S'il n'était pas mort, peut être Harry aurait il pu habiter ici...
- Potter a vu ce qu'il y avait à voir maintenant je présume, dit brusquement Maugrey. On peut donc retourner à l'abri ? demanda t-il en tendant un vieil exemplaire de la Gazette du Sorcier.
- Je le présume, dit Mcgonagall en touchant le journal d'un doigt.
Les yeux toujours fixés sur la maison, Harry tendit le doigt vers le journal et se sentit aussitôt tiré par le nombril. Lorsqu'ils rattérrirent, Harry s'aperçut qu'ils n'étaient pas au 12 Square Grimmault mais... au château de Poudlard.
