Ohayou mina-san ! Bonjour tout le monde !
/!\ À LIRE ! On m'a demandé dans les reviews s'il était vraiment indispensable de lire mes avants propos. J'ai remarqué que certains prenaient le temps de les lire au contraire des autres. Alors bien sûr ce n'est pas obligatoire, cependant, je pense que ça peut-être intéressant. C'est dans cette partie que je réponds à vos question et ça peut-être plus constructif que vous l'imaginez pour vous lecteur. C'est là aussi que je justifie mes choix d'écriture pour vous aider à mieux comprendre et c'est aussi là que je fais mes petites annonces chaque semaine en ce qui concerne la fic en question mes aussi mes autres textes. C'est aussi là que je vous demande vos avis. Je crois qu'il serait bien que tout le monde lise les avants propos premièrement parce que c'est intéressant, deuxièmement parce que je prend quand même pas mal de temps pour les écrire et enfin ça m'éviterait de répondre plusieurs fois à la même question comme ça a déjà été le cas. Mais c'est à vous de voir.
Comme à chaque chapitre : big merci aux rewievers : Yukina21, Hijiri-san, Lady shadow, adenoide, Shiragiku-chaan, marjorie27, annadriya, , cathy, Yaoiii-fictiioonn, fan de fiction, braled, maya31, My Bloody NightShade- Redemsch, soulshells, Luka.G, Lilou. , virginie evans, Remus -Lupin, Lassa-Liam, Mao-san, elo-didie, Asmodya, bendied, jument fiere, axou, Morganna-Astraliane, Kiro, Markhal, LaRowane, akane keiko, MyFairLadyRose, Dymitry, Dragonha, Alie-yaoi, Rin-chan, animophilenrose, Luchun, Tsumu-malnewca, Arya, KendaO, dragon-en, mayawene, Akayui, Tsumujikaze Yumi, Arawelle, Naesse.
Et comme d'habitude la réponse à vos reviews. Et la première chose venant au tableau : les Lestrange. Tous ont remarqué que j'ai légèrement changé leur caractère. Mais garderont-ils un petit côté complètement fou et sanguinaire ? Ne vous en faites pas, j'ai bien l'intention de garder le côté sadique et cruel de notre cher Bellatrix surtout à l'égard de l'ordre et encore plus qu'avant puisqu'elle sait maintenant ce qu'ils ont fait subir à son enfants. Il n'y a que avec Onyx, leur famille et le premier cercle que Bella et Rodolphus seront « gentil ».
Vous aurez remarqué pour ceux qui ont lu plusieurs de mes fics qu'i chaque fois un personnage ayant vécu des choses terribles et qui en ressort avec des séquelles plus ou moins graves. Un personnage à l'allure faible et fragile, handicapé. Du coup, comme sur les trois fic HP que j'ai publié j'ai fait trois fois un personnage de ce genre, on m'a demandé si c'était systématique chez moi. Et bien pas du tout, il se trouve juste que ce sont ces trois fics que j'ai commencé à publier. Dans les autres que je suis entrain d'écrire et que je n'ai pas encore publié, ce n'est pas le cas même si l'histoire commence souvent par un personnage torturé. Dans mes autres fics, pas de personnage avec de lourdes séquelles. Mais ça ne eux pas dire que ce seront des « big boss » invincible, j'ai horreur de ça et ce n'est pas réaliste. Il y aura toujours des faiblesses d'une façon ou d'une autre.
Certains m'ont conseillé de prendre un/une bêtalecteur/lectrice. Je ne le ferais pas parce qu'en travaillant seul ça me pousse à faire des efforts dans le domaine de l'orthographe. Comme ça le jour où je ne verrais plus cette critique dans mes reviews, je pourrais peut-être me dire que je ne fait plus trop de fautes. En attendant j'irais relire de nouveau pour tenter de corriger les fautes qui ont résisté à la relecture. J'ai eu honte comme ce n'est pas possible en me rendant compte grâce à vos reviews que dans le précédent chapitre j'avais écrit « coussin » au lieu de « cousin ». Ma sœur et moi ont en a ri pendant une heure. Dès que j'en aurais le temps je corrigerais les chapitres mais pour l'instant je n'ai même pas encore le temps de simplement les relire alors désolé si vous croisez encore ce genre de faute grotesques. Comme je n'ai pas beaucoup de temps j'ai tendance à écrire vite et à oublier un peu de faire attention à mon orthographe, je vais essayer de m'améliorer.
Alors certains se demandent si tout l'ordre du phénix et tout les élèves sont vraiment du côté de Dumby. Et s'il ne serait pas possible de repêcher Remus. Je l'ai déjà dis mais je n'ai pas l'intention de reprendre des personnage du côté lumineux pour être du côté d'Onyx. Il n'est pas eclus que ça arrive si j'en ai besoin mais pour le moment ce n'est pas dans mes plan, désolé. Pour ce qui est de savoir si tout les élèves sont du côté du citronné, je vous dirais qu'ils ne le seront pas forcément mais de la à les faire passer du côté d'Onyx et donc Voldemort, il y a une marge. Mais vous verrez bien comment les choses évolueront.
Sirius a-t-il passé douze ans à Azkaban comme dans l'histoire originale ? Alors je ne m'étendrais pas sur le sujet immédiatement pour ne pas gâcher le suspense donc les explication attendront mais oui, il a été à Azkaban et il y a une raison à ça.
Onyx retournera-t-il dans une école de magie ? Comme je l'ai dis la dernière fois, je pense que vous pouvez répondre à cette question. La magie d'Onyx est brisée et il ne pourra plus faire de la magie comme les autres.
Pour ce qui est justement de la magie d'Onyx, certains ont relevé les rares fois où je fais allusion à une discussion avec les ombres. Y en aura-t-il encore ? Les ombres auront-elle un rôle dans la suite de l'histoire ? Je vous rappel quand même que le titre est « Maître d'ombre » à vous de faire vos suppositions, je n'en dirais pas plus. Pour ce qui est de la magie d'Onyx, je ne vous direz rien de plus que ce que je vous ai déjà dis, vous verrez bien.
On m'a aussi demandé si malgré la magie brisée j'aborderais le sujet des animagus avec Onyx. Pas à proprement parler mais il y en aura un petit coté. Ça va être un peu spéciale vous verrez.
Et Oui, le prénom d'Onyx est inspiré de la pierre onyx. Si vous voulez des explication sur ce choix, elles sont dans l'avant propos du deuxième chapitre.
Voilà, désolé je n'ai pas prit autant de temps et de précision que d'habitude pour répondre simplement parce que je ne l'ai pas. Je vous laisse lire maintenant mais je pense avoir répondu aux questions principale. J'espère que ça vous plaira. Avé à J. et bonne lecture !
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Chapitre 3
Enchanté
La première semaine d'Onyx au manoir du seigneur des ténèbres passa lentement. Il n'avait pas bouger de son lit sauf lorsque son père l'emmenait avec lui pour prendre un bain, ce qui était vite devenu un rituel pour eux deux. Le père et le fils apprenaient à se connaître tranquillement pendant ces moments qu'ils passaient seuls. Il passait aussi du temps avec sa mère, appréciant les gestes de tendresses qu'elle avait toujours à son égare bien qu'il ne les réclamait pas. Il n'osait pas mais il profitait pleinement de ce qu'elle lui offrait. Il avait l'impression d'être un bijoux précieux et fragile pour ses parents qui veillaient étroitement sur lui. Ils le couvaient lui demandant fréquemment s'il allait bien, s'il n'avait besoin de rien, s'il avait mal quelque part, s'il avait faim, soif, froid, chaud,...
Si n'importe qui d'autre aurait trouvé leur attitude plus qu'étouffante, Onyx lui, en était plus que touché. Il n'avait jamais eu personne pour s'occuper de lui ainsi, personne ne s'était jamais inquiété de ses besoins, de ce qu'il ressentait, de ce dont il pouvait avoir besoin, personne ne s'était jamais soucié de son bien être. Alors pour lui, cela n'avait rien d'étouffant, bien au contraire. Il savourait la chaleur qui le réchauffait en leur présence, la joie que lui apportait leur attention, le bonheur de simplement les avoir avec lui même s'il sursautait encore souvent au moindre contact, au moindre geste brusque. Il réalisait doucement qu'il ne rêvait pas. Il s'endormait souvent avec l'angoisse de se réveiller de retour dans son enfer, comme si son bonheur actuel n'avait été que songe mais pourtant, à chaque fois qu'il ouvrait les yeux, il se retrouvait avec soulagement dans sa chambre luxueuse et chaude, sa mère et son père à ses côtés.
Il commençait à se faire à son nouvel état physique. Il avait constamment le corps engourdi et lourd. Il avait beaucoup de mal à bouger et manquait cruellement de force ne serait-ce que pour tenir une fourchette. Il avait également pas mal de problèmes avec sa respiration, manquant de souffle et devant faire plus d'efforts pour obtenir l'air dont-il avait besoin. Si toutes ses blessures étaient guéris il restait un peu endoloris mais cela, il n'y faisait plus attention.
La seule douleur qui attirait son attention était celle provoquée par sa magie brisée. Il avait la sensation qu'on lui enfonçait lentement de fines lames chauffées à blanc dans chaque parcelle de son corps. Severus avait dit que cette souffrance s'effacerait lorsque sa magie se stabiliserait enfin, mais il ne savait pas combien de temps cela prendrait. Le maître des potions avait réussi à faire une potion qu'il prenait plusieurs fois par jour et qui diminuait de moitié la douleur mais elle restait tout de même bien présente. Cependant l'adolescent la cachait parfaitement au point même que seul les sortilèges de Severus qui mesurait son niveau de douleur permettaient aux autres de se rendre compte qu'il avait mal. Mais il y avait cependant une chose qu'il ne parvenait pas à dissimuler : les violents malaises et la véritable torture qui l'assaillait lorsque sa magie avait un sursaut incontrôlé. Il en avait subi plusieurs dans la semaine et ce fut à chaque fois assez violent pour lui arracher des cris et le laisser dans un état d'épuisement plus que visible. Heureusement, le phénomène ne durait jamais longtemps mais il inquiétait tout le monde, tous sachant que le jeune sorcier aurait à subir ce genre de crise toute sa vie.
Il ne se plaignait jamais, ne voulant pour rien au monde gêner sa famille. Aussi, il ne disait jamais lorsqu'il ne se sentait pas bien, il ne réclamait jamais rien et il s'efforçait de ne leur causer aucun tracas. Il appréciait simplement leur présence. Toujours dans son soucis de ne pas être une gêne pour ses parents, il parvint en fin de semaine à les convaincre qu'ils n'étaient pas obligés de dormir toutes les nuits avec lui. En effet, le couple ne pouvant se résigner à le laisser seul, avait chaque nuit élus domicile dans la chambre de leur enfant. Mais Onyx avait l'impression de les accaparer et ce même s'il n'avait rien demandé. Il avait la sensation de les priver de leur vie de couple. Aussi, il les avait convaincu qu'il pouvait dormir seul. Et même si ce fut avec difficultés, ils finirent pas accepter, se rassurant en se disant qu'ils seraient dans la pièce juste à côté, en posant des alarmes sur la chambre et en plaçant un sort qui permettrait à Onyx de les appeler s'il en avait besoin.
Bellatrix et Rodolphus avaient supposé qu'il leur demandait cela parce qu'il avait besoin d'un peu d'espace. Les deux parents reconnaissaient le fait qu'ils étaient un peu beaucoup sur-protecteurs et personne ne leur reprochait. Ce fut donc logiquement qu'ils interprétèrent la demande de leur fils comme un besoin d'air au quel ils finirent par accéder malgré leur inquiétude. Ce qu'ils ne savaient pas c'était que Onyx n'avait pas réellement envie de s'éloigner ainsi d'eux. Il voulait simplement leur laisser un peu de liberté, il voulait se montrer fort mais la vérité c'était que sa première nuit seul, celle qu'il venait de voir passer, avait été simplement affreuse. Il s'était retrouvé assailli par les cauchemars, se réveillant avec la peur panique de ne plus être au près de sa famille. Il s'était réveillé des dizaines de fois, en nage, complètement désorienté, la peur au ventre et manquant de s'étouffer tellement il avait du mal à respirer. Mais il s'était refusé à demander la présence rassurante de ses parents que tout son être réclamait pourtant. Il voulait se montrer fort. Mais la solitude lui faisait horriblement peur.
C'est complètement perdu qu'il se réveilla une fois de plus alors que les premiers rayons du soleil perçaient à travers ses fenêtres. Il venait de revoir ce fameux soir où tout avait basculé. Ce soir où Vernon avait complètement dérapé. Dans un violent sursaut, il ouvrit les yeux et regarda frénétiquement autour de lui sans reconnaître l'endroit où il se trouvait. Il entendait encore la voix cruelle de Dursley dans sa tête et la panique le tiraillait. Tout son corps lui faisait mal, le plongeant un peu plus dans les restes de son cauchemar. Sa respiration sifflait fortement et chaque inspiration était une véritable épreuve. Il transpirait à grosse goutte. Avec agitation et précipitation, il tenta de se relever mais son corps douloureux et engourdit lui permit tout juste de se redresser légèrement. Il s'affala dans les oreillers sans même s'en rendre compte, perdu dans les limbes de son cauchemar qui continuait à défiler devant ses yeux malgré le fait qu'il ai levé les paupières.
Incapable de bouger, il fut bien forcé de rester là malgré son instinct qui le poussait à trouver un coin d'ombre où se cacher. C'était une habitude bien ancrée chez lui. Lorsqu'il se sentait en danger, lorsqu'il avait peur, il se réfugiait dans les ténèbres qui elles mêmes le cachaient de leurs voiles sombres. Il se sentait bien dans l'obscurité, il se sentait protégé parce que personne ne le voyait mais aussi parce que les ombres avaient quelque chose de rassurant pour lui. Mais présentement, il ne pouvait pas bouger le moindre muscle, chaque partie de son être protestant violemment devant l'effort soudain qu'il avait voulut lui imposer d'instinct. Il avait l'impression d'être de retour chez les Dursley et il avait la sensation de sentir encore le traitement innommable de Vernon sur lui et la douleur du déchirement de sa magie.
Lentement, difficilement, il replia ses jambes contre sa poitrine alors qu'il était installé sur le côté, se recroquevillant sur lui même, tremblant violemment. À ce moment précis, il n'avait même plus conscience de l'endroit où il se trouvait. Il sentait seulement la douleur de sa magie en miette et la peur de Vernon, de la douleur, de la torture, incapable de se sortir lui même de cette violente remontée de souvenir.
De leur côté, Rodolophus et Bellatrix avaient eu bien du mal à trouver le sommeil eux aussi. Ils étaient inquiets de voir disparaître Onyx à nouveau, ils avaient peur qu'il ait une crise en pleine nuit. Mais ils s'étaient cependant rassurés grâce aux sorts qu'ils avaient eux même posé sur sa chambre pour assurer sa sécurité et aussi grâce au charme qu'ils avaient mit en place pour que Onyx puisse les appeler en cas de problème. Ils finirent donc par s'endormir, restant toutefois attentif au moindre bruit provenant de la chambre à côté de la leur.
Et ce fut à l'aube que Rodolphus ouvrit les yeux avec une sensation étrange. Il reprit rapidement ses esprits et s'extirpa de son lit en douceur pour ne pas réveiller sa femme qui dormait encore. Il passa un peignoir et se dirigea sans même y réfléchir vers chambre de son fils. Les sorts n'avaient pas bougé et tout était calme mais il gardait cependant une impression étrange au fond de lui, comme un pressentiment qui ne lui plaisait pas. Il ouvrit la porte en silence de peur de troubler le repos de son enfant. Il commença par passer la tête dans la pièce et regarda directement vers le lit. Il eut bien du mal à repérer la frêle silhouette recroquevillée sur elle même au milieu de l'immense matelas.
Il remarqua immédiatement que l'adolescent tremblait de tout son corps. Il fronça les sourcils et entra pour de bon, se dirigeant d'un pas pressé vers son fils. Il perçut rapidement le bruit de la respiration sifflante et lourde d'Onyx. Il semblait sur le point de s'étouffer. Il s'approcha prestement et découvrit avec un pincement au cœur le visage de l'adolescent crispé par la douleur mais aussi par la peur. Il était pâle et il transpirait. Ses yeux cernés mi-clos étaient troubles et bien qu'il ne fut plus endormit, Rodolphus devina qu'il n'était pas vraiment réveillé non plus. Il s'assit au bord du lit, inquiet, et posa une main sur l'épaule du jeune sorcier pour tenter d'attirer son attention. Celui-ci sursauta violemment au contact, ferma les yeux avec force et trembla de plus belle, serrant les dents pour visiblement retenir ses gémissements. Il se mit soudain à murmurer, implorant d'une voix brisée par la panique qu'on ne lui fasse pas de mal, qu'il n'en pouvait plus, suppliant presque pour que la douleur cesse.
Un mélange de haine, de colère et d'inquiétude monta chez Rodolphus lorsqu'il entendit cela. Le jour où il verrait le vieux fou, il ferait un massacre mais pour le moment seul son fils en détresse retenait son attention. Il ne réfléchit même pas et prit délicatement l'adolescent dans ses bras, ayant remarqué ces derniers jours que se geste le rassurait. Le jeune homme se débattit d'abord faiblement mais rendit rapidement les armes face à son corps douloureux. L'homme le serra contre lui, l'installant sur ses genoux et il commença à l'appeler en caressant ses cheveux :
- Onyx. Onyx, réveilles toi. C'est papa Onyx. Réveilles toi, tout vas bien, tu es en sécurité, dit-il d'une voix douce et rassurante.
Il lui fallut cinq bonnes minutes pour réveiller vraiment son fils de tout évidence prit dans une vision de ce qu'il avait subi. Mais il posa finalement ses yeux de saphirs enfin revenus à la réalité sur son père. Celui-ci le regarda en souriant doucement, continuant à passer ses doigts dans les cheveux ébènes d'Onyx.
- Papa, bredouilla finalement le jeune sorcier d'un ton à la fois soulagé et douloureux.
- Je suis là. Tout vas bien maintenant, calmes toi, répondit Rodolphus en avisant la respiration erratique de l'adolescent.
Cependant, il comprit rapidement qu'il n'arrivait pas à se calmer de lui même, son corps tremblant violemment. Il tendit alors la main vers la table de chevet, ouvrit le tiroir et prit une potion calmante laissée par Severus pour ce genre de situation. Il pressa la fiole contre ses lèvres et l'adolescent but avec difficulté. L'homme attrapa ensuite une autre fiole qui dégagea une légère fumée blanche lorsqu'il l'ouvrit et la passa sous le nez d'Onyx dont la respiration se facilita doucement alors que la première potion faisait aussi son effet. Le père lui fit ensuite avaler sa première dose de potion pour la douleur de la journée avant de simplement le garder contre lui le temps qu'il retrouve ses esprits.
Onyx sentit progressivement la sérénité revenir lorsqu'il eut compris qu'il avait fait un cauchemar et que la douleur refluait. Il sentait les bras de son père autour de lui et voyait son visage inquiet au dessus de lui. Les derniers jours lui revinrent alors en mémoire et il se rappela qu'il était désormais en sécurité avec sa famille. Sa respiration se facilita progressivement et il se concentra sur la chaleur de son père. Sur la sensation de sécurité qu'il lui procurait. Il tourna son visage vers lui et nicha son nez dans le cou de l'homme avant de lever lourdement ses mains pour les accrocher à ses vêtements, voulant se rapprocher de lui, quémandant silencieusement cette protection que Rodolphus représentait pour lui. Le père n'hésita même pas à resserrer ses bras autour de son corps frêle, veillant à le couvrir soigneusement. Ils restèrent ainsi un moment en silence puis sentant la détente du jeune sorcier contre lui, l'homme repris la parole d'une voix calme et douce :
- Ça va mieux ? Demanda-t-il.
- Oui. Merci, murmura l'adolescent. Je suis désolé, bredouilla-t-il ensuite.
- Pourquoi t'excuses-tu ?
- Je te dérange encore, répondit-il en faisant mine de s'écarter malgré le fait qu'il arrivait à peine à bouger correctement.
- Mais enfin, tu ne me déranges pas Onyx, assura l'homme en le calant de nouveau contre lui l'empêchant de s'éloigner. Tu as fait un cauchemar ?
- Oui, avoua le jeune sorcier en se blottissant de nouveau contre lui profondément heureux de ne pas être rejeté.
- Et tu en as fait beaucoup cette nuit ?
Le jeune homme ne répondit pas, ne voulant pas embêter son père avec cela mais celui-ci insista doucement :
- Onyx ?
- Toute la nuit, finit-il par répondre.
- Tu aurais du nous appeler. J'aurais demandé une potion de sommeil sans rêves à Severus. Tu ne dois pas avoir peur de demander notre aide, expliqua-t-il avec calme. Il faut que tu comprennes que tu ne nous gênera jamais, que ce soit moi ou ta mère, dit Rodolphus.
S'il y avait bien une chose que lui et Bella avaient compris cette semaine, c'était que le jeune homme se laisserais mourir plutôt que d'appeler à l'aide. Il ne se plaignait pas et se faisait tout petit. Le couple espérait vraiment qu'il finirait par s'ouvrir au moins un peu. Ils avaient essayé à plusieurs reprises de le pousser à dire lui même ce qu'il ressentait mais c'était compliqué et même lorsque Severus lui posait des questions sur ce qu'il ressentait, il minimisait les choses. Il le faisait sans même s'en rendre compte. Chose qui avait d'abord choqué les adultes lorsque ceux-ci avaient constaté la différence entre les propos de l'adolescent, et ceux du maître des potions qui discutait en privé avec ses parents lorsqu'il en avait finit avec ses sorts de diagnostiques. Mais le fait était que Onyx n'osait pas réclamer d'aide de peur de subir des représailles.
- Si ça ne va pas, tu peux nous le dire et on trouvera une solution, assura l'homme. Je ne veux pas te retrouver dans cet état chaque matin et tu n'as pas besoin de subir ça. Sans compter que tu as besoin de repos. Ok ? Demanda tranquillement Rodolphus.
Onyx acquiesça silencieusement au bout de plusieurs secondes. Son père le garda dans ses bras encore un moment, puis d'un commun accord, ils décidèrent d'aller se laver, le jeune homme ayant beaucoup transpiré pendant sa nuit agitée. Rodolphus appela un elfe de maison pour faire changer les draps du lit alors qu'il se relevait délicatement avec son fils dans ses bras pour ensuite se diriger vers la salle d'eau. Ils se lavèrent tranquillement, l'eau chaude détendant le corps perclus de douleurs d'Onyx. Lorsqu'ils sortirent de la salle d'eau, Rodolphus était frais et dispos pour la journée et Onyx bien plus décontracté. Il était désormais vêtu d'un pyjama de soie blanche et nacrée, ses parents, et lui aussi d'ailleurs, trouvant que cette couleur lui allait très bien. Son père lui avait également fait mettre un chaud peignoir et il l'avait repris dans ses bras.
Sortant de la salle de bain, ils traversèrent les appartements et trouvèrent Bellatrix entrain de boire un thé, assise autour d'une table de bois ronde devant une fenêtre. Elle se leva en remarquant leur arrivée et vint déposer un baiser sur le front de son fils avec un sourire. Elle caressa sa joue avec inquiétude en observant son visage pâle et ses yeux cernés.
- Toi tu as mal dormi, constata-t-elle immédiatement.
Habituellement, le matin, au réveil, c'était le moment de la journée où Onyx avait l'air le plus en forme, ce qui n'était vraiment pas le cas aujourd'hui.
- Il a fait des cauchemars, renseigna Rodolphus doucement.
- Pourquoi ne nous as-tu pas appelé chéri ? Demanda-t-elle en caressant encore sa joue avec tendresse.
- Je... je ne voulais pas vous déranger, avoua-t-il tout bas en baissant les yeux.
Sa mère lui releva le menton pour qu'il la regarde :
- Tu ne nous dérangeras jamais, assura-t-elle alors qu'il lui offrait un sourire reconnaissant. Allons prendre un petit déjeuner, proposa-t-elle ensuite.
- Ça te dirait de manger avec nous à table pour une fois ? Demanda Rodolphus.
Onyx approuva avec joie, heureux de rester un peu plus longtemps en dehors de la chambre qu'il n'avait que rarement quitté depuis son réveil. Bellatrix conjura un confortable siège autour de la table et l'homme y déposa délicatement son fils avant de s'asseoir lui même en face de sa femme. Ils appelèrent des elfes de maison et bientôt, un succulent petit déjeuner fit son apparition. Ils mangèrent tranquillement, profitant de ce simple moment en famille auquel ils n'avaient jamais eu droit. Onyx se débrouillait seul à présent pour manger mais il avait encore des mouvements lents et maladroits à cause de ses douleurs et de ses difficultés à bouger. Mais comme toujours, il ne se plaignait pas. Bella et Rodolphus le surveillait constamment mais avec discrétion, prêt à l'aider si besoin. L'adolescent n'avala pas grand chose comme à son habitude mais le couple savait que c'était normal pour lui, qu'il avait besoin de temps pour retrouver des habitudes alimentaires ordinaires. Alors tant qu'il mangeait, ils ne le forçaient à rien et ne faisaient aucune remarque.
Ils venaient de terminer et les elfes de maison avaient débarrassé la table lorsque l'on toqua à la porte. Onyx sursauta violemment, comme souvent, mais il fut vite rassuré par la main de son père sur son épaule. S'il fuyait toujours les contacts brutalement et instinctivement, en tout cas autant que son corps lui permettait, il était parvenu rapidement à se faire aux gestes de ses parents. Il en avait tellement rêver et leur attitude à son égard était si douce, protectrice et dénuée de menace, qu'il ne ressentait aucune peur à leur approche. Au contraire, ça le rassurait et le réconfortait et il profitait pleinement de chaque attention. Cependant, n'importe quelle autre personne, n'importe quel geste un peu brusque ou bruit inattendu faisait irrémédiablement monter un sentiment de panique et de peur en lui. Il avait très vite commencé à réagir de la sorte après que Dumbledore ai bridé sa magie. Privé de tout moyen de fuite, de tout moyen de se protéger , il avait naturellement adopté cette attitude.
Ainsi, tous avaient put constater son extrême crainte des autres à l'exception de ses parents. Et tous comprenaient avec tristesse et colère. Severus qui venait l'examiner chaque jour avait très rapidement appris à ralentir ses gestes, à détailler chaque mouvement à tout instant pour que l'adolescent puisse suivre ce qu'il faisait. Et c'était encore plus vrai lorsqu'il lui lançait des sorts de diagnostiques, le jeune homme réagissant encore plus violemment à une baguette pointée sur lui et c'était compréhensible au vu du nombre de Doloris et de sorts en tout genre dont on s'était servi sur lui pour le torturer. Le maître des potions faisait toujours attention à ne jamais se montrer d'une quelconque menace pour lui et il se montrait toujours patient et compréhensif, laissant à Onyx tout le temps dont-il avait besoin.
De leur côté, Lucius, Rabastan et Regulus qui venaient souvent lui rendre visite se contentaient souvent de rester à une distance respectueuse pour ne pas mettre le jeune homme mal à l'aise. Ils avaient décidé de faire les choses en douceur et de prendre leur temps pour qu'Onyx s'habitue à eux. Narcissa avait elle bien moins de mal à se faire accepter de l'adolescent et il ne fallut pas longtemps aux autres pour en comprendre la raison : Onyx avait toujours été torturé par des hommes et non par des femmes. Les femmes, Pétunia Dursley, Molly Weasley, Minerva McGonagall et autres c'étaient contentées de paroles, de mépris, d'insultes, d'attitudes hautaines, supérieures et de trahisons. Il était moins difficile pour lui de contrôler ses réactions à leur égare. Sans compter le fait que Narcissa faisait preuve d'autant de douceur et de tendresse que Bella avec lui, contribuant à le détendre.
C'est donc sans étonnement que ses parents le virent sursauter lorsque quelqu'un toqua à la porte. Cette réaction leur faisait toujours mal au cœur et ils espéraient rapidement remettre en confiance leur fils. Rodolphus, s'empressa d'aller poser une main sur son épaule en un geste rassurant. En tant que père, il se faisait un devoir de protéger son fils et sa femme, de protéger sa famille, c'était son rôle et il s'était promit de ne plus faillir à cette tâche depuis que le Lord lui avait ramené son fils et qu'il avait enfin rassemblé sa famille. Il s'était donc efforcé de devenir ce protecteur pour Onyx, de lui procurer un sentiment sécurisant et il avait réussi. Son fils se détendait à présent facilement à son contact, lui faisant confiance pour veiller sur lui. L'homme était encore étonné de la facilité avec laquelle il y était parvenu au vu de l'état mental dans lequel ils avaient trouvé l'adolescent mais il s'en réjouissait. Et il comprenait à quel point Onyx avait du souhaiter trouvé quelqu'un pour le protéger, personne qu'il avait trouvé avec son père.
Rodolphus lui offrit un sourire rassurant alors que le jeune homme calmait les battements soudain erratiques de son cœur puis une fois sûr que son fils fut calmé, il se dirigea vers l'entrée. Bella assise juste à côté de son bébé pris l'une de ses mains entre ses doigts en un geste affectueux et tendre qui acheva de calmer le jeune homme qui lui sourit en remerciement. Rapidement, Rodolphus revenait accompagné de Severus qui venait comme chaque matin. L'homme salua Onyx et Bella mais il remarqua rapidement l'air épuisé de son patient. Il s'assit à côté de lui, à l'endroit où le père avait pris son petit déjeuner alors que celui-ci se tenait debout derrière son héritier.
- Vous avez passé une mauvaise nuit n'est-ce pas ? Demanda-t-il d'une voix neutre mais légèrement adoucit comme il en avait prit l'habitude avec lui.
- Oui, avoua-t-il de la voix basse qui lui était coutumière. J'ai mal dormi.
Si au début, il rechignait à dire ce qu'il ressentait à Severus et à ses parents de peur de se montrer faible et pleurnichard, il avait vite apprit que le maître des potions était de toute façon capable de le voir grâce à ses sorts. Il répondait donc à ses questions en évitant toutefois de se plaindre plus que de raison. Et puis, le professeur faisait de son mieux pour le soigner, il devait donc l'aider le plus possible pour lui faciliter la tâche et il s'efforçait donc de répondre avec précision à ses questions quotidiennes.
- Vous avez eu une crise ou autre chose ? Demanda ensuite le potionniste.
- Des cauchemars, répondit-il en baissant les yeux honteux de donner une raison aussi futile à ses yeux.
Severus regarda un instant ses parents qui avaient leurs regards tristes posés sur leur enfant. Il se doutait bien que ce problème finirait par se poser. Il avait immédiatement été évident pour lui que le jeune homme souffrirait ou peut-être même souffrait déjà depuis un certain temps d'un tel problème. Il s'agissait là d'une autre des blessures infligée par le traitement qu'il avait subi et peut-être une des pires. Il se demandait juste pourquoi il n'en avait pas encore été question depuis son réveil. Mais la réponse s'imposa à lui lorsqu'il se souvint qu'il venait de passer sa première nuit seul, ses parents ayant dormi avec lui cette dernière semaine. Le maître des potions savait que le sentiment de protection apporté par sa mère et son père avait du le préserver jusque là mais ce n'était plus le cas depuis que le jeune homme avait convaincu ses parents de le laisser dormir seul. Il allait falloir rapidement trouver une solution sinon le jeune homme allait rapidement s'épuiser et ce n'était pas une option dans son état.
- En faîtes vous depuis longtemps ? Demanda-t-il ensuite avec une certaine douceur alors qu'Onyx observait toujours ses jambes.
- Depuis aussi loin que je m'en souvienne, répondit l'adolescent après un long moment d'hésitation. Mais c'est de pire en pire depuis un an, depuis que...
Il ne termina pas sa phrase et se mit à trembler légèrement, s'enfermant dans ses bras en une tentative de protection. Repenser à tout ça avait le don de le terroriser. Et en même temps il se sentait honteux de se montrer aussi faible face à de simples rêves. Mais ses cauchemars le hantaient en permanence, ne lui laissant aucun moment de paix. Il ne pouvait même pas profiter du sommeil pour s'échapper un moment. Il se sentait repartir dans ses souvenirs sombres mais les deux mains fortes de son père se posant sur ses épaules, se mettant à les masser doucement, le ramenèrent à la réalité. Il se concentra sur le bien-être et le calme que le geste ramenait en lui, se détendant de nouveau. Il ferma les yeux un moment et un léger soupir apaisé lui échappa amenant un sourire satisfait sur le visage de son père. Onyx trouva finalement le courage de relever le regard vers celui de Severus et il fut un instant surpris de n'y trouver ni jugement ni exaspération.
- Vous en faites souvent ? Demanda-t-il ensuite. Je veux dire, combien de fois par semaine ?
- Euh... toutes les nuits, renseigna-t-il doucement. Sans arrêt quand j'essaye de dormir.
Les adultes restèrent un instant abasourdis par la fréquence. L'adolescent n'avait jamais du avoir une nuit convenable. Severus se reprit rapidement, bien décidé à trouver une solution :
- Je vais vous donner quelques jours de potions de sommeil sans rêves, commença-t-il. Vous ne pouvez pas vous permettre de manquer de sommeil, vous avez besoin de repos. Ça nous laissera quelques jours pour trouver une autre solution puisque je ne peux pas vous donner cette potion plus d'une poignée de jours à cause des risques qu'elle présente si elle est prise trop longtemps. Mais je trouverais quelque chose ne vous en faites pas Onyx.
L'adolescent le regarda avec une certaine surprise, ne s'attendant pas à ce qu'il prenne ses cauchemars avec tant de sérieux. Il s'attendait plutôt à se faire renvoyer sur les roses avec quelques moqueries pour ses enfantillages. Mais il était forcé de constater que jamais personne n'avait agit de la sorte avec lui depuis qu'il était arrivé au manoir du Lord. Au contraire, on prenait chacun des problèmes qu'il parvenait à leur avouer avec le plus grand des sérieux, sans moqueries d'aucune sorte. Et le maître des potions s'efforçait toujours de lui trouver des solutions. Onyx était gêné par tant d'attention, il avait terriblement peur qu'on finisse par le trouver encombrant et embêtant avec tout ses problèmes.
- Merci Severus mais vous n'êtes pas obligé de vous donner tant de mal, dit-il doucement.
- Et vous vous n'avez pas à subir tout ça. Je vous l'ai dit : je trouverais des solutions pour vous aider à retrouver une vie la plus normale possible. Et endiguer ces cauchemars en fait partit parce que vous n'avez pas à subir ça et qu'en plus cela pourrait vraiment faire du dégâts à court terme sur votre santé. Alors n'hésitez pas à me dire quand quelque chose ne va pas d'accord ?
Onyx acquiesça, véritablement reconnaissant. La vie dans ce manoir était bien différente de tout ce qu'il avait connu. Et les gens étaient bien différents. Il ne s'était jamais senti aussi important, aussi protégé. On s'inquiétait pour lui, on le soignait, on le laissait se reposer autant qu'il voulait, il pouvait enfin discuter tranquillement avec quelqu'un et surtout, il goûtait pour la première fois à la chaleur d'une famille. Ça faisait tellement de bien. Mais il avait peur que tout cela cesse, que tout le monde se lasse de lui et de sa présence. Il avait peur de ressentir de nouveau la douleur de la trahison et du rejet. Il avait peur de retomber en enfer et de redevenir un simple jouet, un objet. Mais il ne pouvait croire au retour de cette époque en enfer, il ne voulait y croire et les mains douces de son père massant doucement ses épaules, le regard tendre et protecteur de sa mère et la détermination de Severus à lui apporter son aide lui disaient que toutes ces années de souffrances étaient révolues. Il avait cependant beaucoup de mal à accepter l'information de peur que tout s'écroule. Il avait besoin de temps mais ici on lui laissait ce temps. Alors il prenait les choses comme elles venaient.
Le maître des potions lui adressa un simple signe de tête puis il reprit la parole :
- En tout cas, j'ai trouvé une solution à l'un de vos autres problèmes, expliqua-t-il ensuite. Pour votre respiration, annonça-il.
Et c'était là l'un des problème principal du jeune homme. Il était constamment gêné pour respirer et il lui était arrivé fréquemment de presque s'étouffer parce que ses voies respiratoire de fermaient brusquement et presque totalement. Severus n'avait pu s'empêcher de remarquer chaque jour que le jeune homme devait faire plus d'efforts qu'une personne normale pour trouver l'air dont-il avait besoin. Sa respiration sifflait toujours légèrement et elle était souvent lourde. Le maître des potions s'était rapidement penché sur ce problème et il avait pour cela ressortit de vieux travaux qu'il n'avait jamais eu le temps d'achever mais qui lui semblaient être la meilleure façon d'aborder le problème du jeune homme. D'un coup de baguette prudent, il fit apparaître trois objets sur la table, attirant l'attention des trois autres dessus. Il y avait tout d'abord deux petites pochettes de cuir noir toutes simples et un autre ustensile que Severus prit entre ses doigts.
- Ceci est une Kiseru, annonça l'homme. Savez vous ce que c'est ? Demanda-t-il d'un ton professoral.
Onyx regarda l'objet. Il s'agissait d'un long et fin tube de bois noir, d'environ une trentaine de centimètres. Chaque extrémité était ornée d'un embout de métal argenté. Il y avait d'un côté une sorte de bec et de l'autre l'embout était coudé et formait une sorte de petit bol. Mais l'adolescent n'avait jamais vu une telle chose.
- Non, je ne sais pas, répondit-il.
- C'est une pipe japonaise, expliqua le maître des potions. Contrairement aux pipes occidentales elle permettent de fumer un tabac plus fin et en plus petite quantité.
- Et je peux savoir en quoi fumer pourrait améliorer sa respiration Severus ? Demanda Rodolphus un sourcils élégamment relevé.
- En théorie ça ne fera qu'aggraver les choses, renchérit Bella dubitative.
- S'il fumait du tabac, il est sûr qu'il aurait de gros problèmes. Mais ce n'est pas du tabac que je lui propose. En faites, ceci est un vieux projet que je n'avais jamais achevé, expliqua-t-il en déposant la pipe dans les mains d'Onyx et en prenant l'une des petites pochettes. Il y a quelques années, alors que je faisais des recherches sur de nouvelles potions, j'ai constaté que certaines plantes magiques étaient plus efficaces ou offraient d'autres propriétés en les brûlant. Les fumées qu'elles dégagent alors peuvent avoir divers effets. J'avais commencé à étudier ça mais finalement j'ai du me résoudre à mettre le projet de côté par manque de temps mais j'avais déjà bien avancé dans mes recherches. Je les ai ressorti en étudiant votre problème en me rendant compte que se serait sûrement la meilleure manière de l'aborder.
Il ouvrit la pochette et en sorti ce qui ressemblait à un très fin tabac mais qui n'en avait pas la couleur. Les fines fibres étaient d'un doux vert pâle.
- Ça a l'apparence du tabac mais ça n'en est pas, expliqua Severus. Ou bien c'est une nouvelle sorte de tabac si vous préférez. Ceci est fait à partir de diverses plantes magiques qui en brûlant produisent des substances curatives. Ici, ce sont des plantes agissant sur la respiration comme vous vous en doutez. Mais je vous rassure tout de suite, ça n'a en aucun cas les effets négatifs du tabac. Ce n'est en aucun cas une drogue et ça ne provoquera pas d'addiction, tout comme ça n'aura pas d'effets nocifs sur votre corps. Je m'en suis assuré. Il s'agit vraiment d'un médicament, sous une autre forme. En passant directement dans vos poumons il sera bien plus efficace que n'importe quelle potion. La Kiseru est tout à fait adaptée au fumage de ce tabac. J'en ai préparé deux sortes, dit-il en pointant la deuxième pochette, une que vous pourrez utiliser à titre préventif pour faciliter votre respiration et pour éviter des crises et une autre, plus forte, justement prévu pour rapidement vous aider en cas de crise.
- Et tu es sûr que ça n'aura pas d'effets négatifs Severus ? Demanda Rodolphus.
- Certain. Je l'ai testé dans tout les sens et plusieurs fois, affirma le maître de potions.
- C'est une sacrée trouvaille que tu as la, remarqua Bella.
- C'est une première, remarqua le professeur. Je crois même pouvoir créer d'autres tabacs avec d'autres effets suivant les plantes. Je vais me remettre sur la question, c'est un projet plutôt fascinant. J'ai découvert que beaucoup de plantes avaient des effets bien différents utilisées ainsi, ça pourrait donner des résultats intéressants. En attendant, je pense vraiment que vous devriez essayer ça Onyx, je suis sûr que ça vous aidera.
- Je veux bien, mais je ne sais pas fumer, dit-il en observant la Kiseru qu'il tenait.
Severus eu un léger sourire amusé, comme Bellatrix et Rodolphus. Il passa quelques minutes à lui expliquer comment former la petite boule de tabac qu'il fallait placer dans le bol de la pipe, comment tenir l'élégant objet. Puis il lui expliqua comment fumer avec puis il lui montra comment l'allumer et lui dit d'essayer. Onyx prit une première bouffée, très curieux d'essayer cette nouvelle chose. Une agréable odeur de plantes s'élevait dans l'air et la fumée lui laissa un goût sucré un peu acidulé dans la bouche qu'il trouva tout à fait agréable. Lui qui s'attendait à l'horrible goût des potions était agréablement surpris. Mais ce qui le surprit le plus fut la soudaine bouffée d'air qu'il put enfin prendre lorsqu'il inspira après avoir rejeté la fumée blanche une première fois. Il eut l'impression qu'un poids s'envolait de sa poitrine. Sa respiration n'était pas aussi libre qu'une personne normale mais c'était déjà beaucoup mieux que l'impression constante d'être au bord de l'étouffement. Il soupira de bien être alors que les trois adultes attendaient son verdict en silence.
- Une bouffée d'air ça fait vraiment du bien. Merci Severus, ça fonctionne à la perfection, dit-il avec un léger sourire plein de reconnaissance.
- C'est très bien alors, se réjouit Severus. Je vous préparerez plusieurs pochettes comme celle-ci, comme ça vous aurez de la réserve. Le tabac clair est le plus léger et le plus foncé est celui qui vous servira en cas de crise. Il est bien plus fort et dégagera rapidement vos voies respiratoires en cas de besoins mais ne l'utilisez qu'en cas de crise. Il serait trop fort dans une autre situation et pourrait paralyser votre respiration, expliqua le maître des potions. Pour ce qui est du plus léger, vous pouvez l'utiliser comme bon vous semble. Je ne peux pas vous dire combien de temps les effets dureront après avoir fumé une dose. Ce sera à vous de voir mais vous pouvez en reprendre quand les effets se seront estompés, il n'y a pas de risques avec celui là. Mais s'il y a le moindre problème prévenez moi.
- D'accord. Merci Severus, remercia Onyx avec sincérité. Ça fait vraiment du bien, assura-t-il une nouvelle fois avant de reprendre une bouffée. Et ça a bon goût en plus, sourit-il.
- Tant mieux, se réjouit le professeur sans vraiment le montrer même si cela s'entendait légèrement dans sa voix. Comment vous sentez vous aujourd'hui ? Est-ce que votre magie c'est calmée ?
- Non, pas encore, répondit-il avec un brin de tristesse.
- Et la douleur ?
- Toujours pareil, avoua-t-il d'une petite voix.
- Vous avez déjà prit une potion ce matin ?
- Oui, répondit Rodolphus. Je lui en ai fait prendre une en le réveillant ce matin. Son cauchemar avait fait du dégât, expliqua-t-il en continuant ses légers massages sur les épaules contractées de son fils.
- Bon, je vais lancer les sorts habituels Onyx pour vérifier votre état, expliqua Severus avant de ressortir lentement sa baguette et de la pointer sur le jeune sorcier.
Geste qui immanquablement, provoqua une montée de peur et de stress chez lui. Il se tendit à vu d'oeil et se figea instantanément malgré l'absence de toute menace venant du professeur. Il ferma les yeux d'appréhension et se concentra plutôt sur les mains de son père sur ses épaules et bientôt sur celle de sa mère qu'il senti se poser délicatement sur son avant bras. Severus lança rapidement ses sorts avant de signaler qu'il avait terminé. Onyx rouvrit alors les yeux mais il resta tendu.
- Rien n'a vraiment bougé pour le moment, constat-il. Et vous avez toujours cette légère fièvre alors n'oubliez pas de boire beaucoup, rappela-t-il. N'oubliez pas aussi de bien prendre chaque jour vos potions pour combler vos carences, vous en avez encore énormément besoin. Vous devez vous reposer mais si vous vous en sentez l'envie, vous pouvez commencer à essayer de marcher un peu, avec de l'aide et pas plus de quelques minutes. Vous allez sûrement avoir du mal à bouger au début. Il va falloir du temps et une canne aussi, dit-il doucement. Dés que vous serez en forme, que votre magie ce sera calmée et que vous n'aurez plus de douleurs, un peu d'exercice léger permettra de renforcer un peu vos muscles pour vous faciliter les choses. Je disais donc que vous pouvez commencer à essayer de bouger un peu plus mais ne forcez pas et arrêtez vous tout de suite si ça ne va pas. C'est compris ?
- C'est compris, confirma l'adolescent.
Le professeur fit apparaître quelques fioles qu'il laissa sur la table.
- Je vous laisse quelques potions de sommeil sans rêves. Prenez en une avant de dormir et vous aurez droit à une bonne dizaine d'heures de sommeil sans cauchemars. Vous ne pouvez en prendre qu'une seule par jour et seulement pendant une semaine mais j'aurais trouvé une solution d'ici là, assura-t-il. Essayez de vous aérer un peu en vous installant sur le balcon dans l'après midi, en vous couvrant, de l'air et de la lumière vous feront du bien.
Le jeune homme approuva comme ses parents puis le maître des potions prit congé. L'adolescent termina de fumer sa pipe en quelques bouffées, savourant la sensation de pouvoir respirer de nouveau. Rodolphus proposa ensuite qu'ils s'installent tout les trois au salon pour changer un peu de la chambre d'Onyx qui accepta avec un sourire tout comme Bella. La petite famille discuta tranquillement quelques heures de tout et de rien, chacun savourant simplement. À midi, ils mangèrent ensembles, se réinstallant à table puis Rodolphus amena son fils sur la terrasse, l'asseyant dans un confortable fauteuil et couvrant ses jambes d'une couverture malgré les température agréables. Ce n'était tout de même pas la canicule en été dans le nord de l'écosse. Sa mère vint rapidement lui tenir compagnie. Elle fit apparaître un guéridon et un service à thé qu'elle prépara en silence. Le jeune sorcier la regarda faire. Observer sa mère avait le don de le calmer complètement. Ça le détendait.
Elle lui tendit une tasse, il la saisi d'une main un peu tremblante de fatigue et la remercia avec chaleur. Il bu une gorgée avant de la reposer. Bella, assise près de lui prit délicatement l'une de ses mains dans les siennes.
- Comment te sens tu chéri ? Demanda-t-elle. Tu as l'air vraiment épuisé.
- Je suis un peu fatigué c'est vrai, avoua-t-il avec toutefois un sourire rassurant. Ça ira mieux demain.
- Tu sais si tu as envie de parler de tes cauchemars où de n'importe quoi d'autre, ton père et moi on est là pour t'écouter. Ou si tu préfères Narcissa, Rabastan et Regulus t'écouteront aussi. N'oublies pas que nous sommes tous là pour toi si tu as besoin de nous. N'hésites pas à nous demander, c'est le principe d'une famille d'accord ?
Onyx montra qu'il avait comprit d'un signe de tête et il reçut un sourire en réponse. Cependant, il ne savait pas s'il arriverait à parler de tout ça un jour, il supportait à peine de s'en souvenir, alors en parler. Et puis il avait peur qu'on le trouve ridicule. N'ayant jamais rien connu d'autre, il ne réalisait pas vraiment à quel point il aurait eu le droit de se plaindre, de pleurer, de crier, de hurler. Lorsqu'il avait osé montrer un peu de sa souffrance et de sa peur par le passé, ça n'avait fait que provoquer des moqueries de la part de ceux qui l'avaient vu. On l'avait appelé « faible », « pleurnichard », « monstre »,… il ne voulait pas inspirer la même chose à sa famille retrouvée et qu'il aimait déjà plus que tout. Alors il préférait se taire et faire comme s'il ne se sentait pas aussi mal qu'il l'était vraiment.
Il termina son thé alors que sa mère tenait toujours l'une de ses mains. Ils savouraient tout deux leurs boissons et profitaient du soleil. Onyx alluma ensuite sa pipe pour la troisième fois de la journée ayant constaté qu'il avait environ trois heures avant que les effets ne s'estompent et qu'il ne recommence à sentir une gêne dans sa respiration comme s'était le cas maintenant. Cela ne faisait que quelques heures qu'il utilisait cette pipe mais il remerciait déjà intérieurement Severus à chaque inspiration plus libre qu'il pouvait désormais prendre. Il se sentait mieux rien qu'avec cela, plus léger et plus alerte.
Quelqu'un toqua soudain à la porte des appartements et Bella se leva pour aller ouvrir, Rodolphus étant parti voir son frère. Onyx resta donc seul un moment, profitant simplement du soleil et du léger vent chaud d'été. Il entendit des pas se rapprochant de nouveau de lui et il sut d'instinct que ce n'était ni sa mère, ni son père, ni aucun de ceux qui venaient lui rendre régulièrement visite. Il se tendit violemment à cette constatation mais il se figea de surprise en découvrant qui était le nouvel arrivant. Celui-ci s'installa simplement en face de lui, dans le siège de Bella qu'il écarta néanmoins à une distance respectueuse.
- Salut, dit-il alors en l'observant de ses yeux gris.
- Salut Draco, répondit Onyx complètement pris au dépourvus par cette visite.
Il savait bien sûr depuis longtemps que Draco était son cousin. Leurs rapports à Poudlard avaient toujours été plutôt froids. Ils s'envoyaient régulièrement des piques et des insultes. Onyx ne l'avait jamais fait par plaisir ou par envie, mais juste pour tenir son rôle de parfait Gryffondor et ce même avant de tout savoir sur la vérité. Il n'avait jamais rien eu contre le blond mise à part le fait qu'il le trouvait vraiment hautain et parfois méprisable. Mais il savait aussi qu'il ne le connaissait pas vraiment. Alors il ne voulait pas le juger. Il savait qu'il allait finir par le revoir maintenant qu'il était avec sa véritable famille, mais il ne s'attendait pas à ce que cela arrive si vite. Qu'allait-il lui dire ? Il commença à se poser une tonne de question, paniquant presque. Il n'était pas préparé à ça et il ne savait pas vraiment comment réagir face à l'héritier des Malfoy.
Celui-ci lui facilita rapidement la tâche en prenant la direction de la discussion. Cela faisait deux semaines maintenant que sa mère lui avait annoncé qu'on avait retrouvé son cousin. Il avait bondit de joie en l'apprenant. Il avait toujours voulut rencontrer ce cousin de son âge. Sa mère lui en avait parlé pour la première fois lorsqu'il avait dix ans et qu'il fut en âge de comprendre ce qui était arrivé. Il avait été horrifié d'apprendre qu'on avait ainsi enlevé un membre de sa famille, le filleul de sa mère et son cousin dont-il aurait sûrement été très proche s'ils avaient grandis ensemble comme cela aurait du se passer. Il savait que les recherches n'avaient jamais été abandonnées et il avait gardé l'espoir qu'on le retrouve même s'il ne se souvenait pas de lui. Alors il avait sauté en l'air en apprenant qu'on l'avait retrouvé et qu'il était au manoir du Lord avec sa tante et son oncle.
Lucius et Narcissa l'avaient cependant rapidement calmé, lui disant qu'ils avaient des choses importantes à lui dire. L'air grave de ses parents l'avait immédiatement angoissé. Et il avait passé ensuite un long moment à écouter le récit de sa mère qui lui raconta dans les grandes lignes ce qui était arrivé à son cousin. Il en resta complètement abasourdi. Alors comme ça, ça faisait cinq ans qu'il avait son cousin à côté de lui et qu'il 'avait rien vu. Et c'était Harry Potter en plus. Il y avait réfléchi pendant une bonne heure pour remettre en place ses idées.
Il comprenait désormais mieux les racontars qu'il avait entendu sur le Survivant et l'état déplorable dans lequel il avait été cette dernière année. Personne n'avait été dupe à l'école. Il était clair que le jeune homme dépérissait à vu d'oeil. Draco avait d'ailleurs été choqué de constater que personne dans sa maison, parmi les professeurs ou même le directeur ne semblaient s'en inquiéter. Il avait constater l'isolement net en cinquième année du rouge et or. Cela avait fait l'objet de pas mal de discussions chez les Serpentard qui n'avaient pas compris ce qu'il se passait. Draco avait maintenant la réponse.
Il avait enragé en apprenant ce qu'avait été la vie de son cousin. Il avait rapidement dissocié Onyx de Harry Potter pour ensuite effacer définitivement le deuxième de son esprit. Ce n'était pas Harry Potter, c'était Onyx Lestrange, son cousin disparut. Un membre de sa famille qui avait vécu l'enfer. Il avait écouté avec minutie chaque parole de sa mère. Celle-ci l'avait ensuite prié de faire table rase du passé et d'essayer de faire connaissance avec son cousin. Elle lui avait expliqué l'état dans lequel l'adolescent se trouvait désormais, lui disant qu'il aurait sûrement besoin d'un ami de son âge.
Draco n'avait pas eu de mal à rassurer sa mère. Il avait déjà décidé de prendre un nouveau départ avec Onyx. Il avait rêvé de retrouver son cousin et ce qu'il avait été forcé de vivre ne l'empêcherait pas d'apprendre à le connaître comme il se devait. Il avait beau souvent passer pour un connard arrogant, il n'était pas véritablement ainsi et il savait que dans cette situation, il devait être là pour sa famille et en occurrence pour son cousin. Alors il avait rapidement décidé d'aller lui parler mais on lui avait interdit pendant ces deux dernières semaines en lui expliquant que Onyx avait besoin de repos. Il avait donc attendu et aujourd'hui, il pouvait enfin aller le voir. Il avait bien réfléchit et il avait discuté avec sa mère et son père de la bonne façon de se comporter avec Onyx. Parce que Narcissa avait été clair avec lui sur le fait qu'il ne fallait pas le brusquer, ne pas dire n'importe quoi, ne pas faire n'importe quoi pour ne pas effrayer l'adolescent déjà très renfermé. Et il avait bien compris.
C'est détendu qu'il frappa à la porte de sa tante qui vint lui ouvrir. Elle l'avait salué et laissé entrer. Il avait demandé s'il pouvait voir Onyx et elle avait accepté, lui disant toutefois de faire attention. Elle le prévint aussi que le jeune homme était fatigué et qu'il ne fallait pas le stresser. Il avait promit à sa tante de faire attention. Bella l'avait alors dirigé vers le grand balcon et elle resta appuyée dans l'encadrement de la porte fenêtre pour surveillé de loin tout en laissant un peu d'intimité aux adolescents qui lui tournaient le dos. Draco s'était alors approché, un sourire engageant aux lèvres, s'était installé avec nonchalance et l'avait salué. Il avait ensuite observé rapidement son cousin, véritablement excité de le découvrir enfin.
Il ressemblait beaucoup à son père, il n'y avait pas de doute là dessus. Il était très beau et androgyne. Mais le blond constata rapidement que son état de santé était déplorable, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Son teint était dramatiquement pâle et maladif, des cernes marquées soulignaient ses yeux ternes, il était affreusement maigre, une fine pellicule de sueur sur son front témoignait de sa fièvre et il était évident qu'il manquait cruellement d'énergie. Le blond resta un moment choqué. Il l'avait imaginé, mais voir l'état de faiblesse d'Onyx était autre chose et il réalisa un peu plus le calvaire qui avait du être le sien. Il remarqua aussi très rapidement que le jeune homme était très tendu en réaction à son arrivée mais aussi qu'il ne savait pas comment réagir. Il se mit même à trembler légèrement. Draco décida alors de prendre les choses en mains, espérant qu'il parviendrait rapidement à le mettre à l'aise :
- Tu sais, commença-t-il d'une voix douce, mes parents m'ont raconté dans les grandes lignes ce qui t'était arrivé. Ils ne sont pas entrés dans les détails mais ils m'en ont dit assez pour que je comprenne. Je ne sais pas si on te l'a dit mais depuis que je connais ton existence, j'ai toujours voulut te rencontrer. En tant que cousin. J'ai espéré pendant longtemps qu'on te retrouve, avoua-t-il.
Pour une fois, il s'était dit qu'il pouvait bien exposer ses sentiments. Le masque de froideur ne marcherait pas avec Onyx et de toute façon, il ne se servait jamais de cette image fabriquée avec sa famille. Et puis, l'honnêteté était à ses yeux la meilleure approche pour abordé Onyx qui l'écoutait avec attention.
- J'ai sauté de joie la semaine dernière quand ma mère m'a dit qu'on t'avait trouvé. Je sais ce que Dumbledore à fait, ce qu'il t'a fait subir. Je suis désolé de ne pas avoir pu te venir en aide, si j'avais sut...
- Tu ne pouvais pas savoir, souligna Onyx d'une voix basse après quelques secondes d'hésitations. Tu n'y pouvais rien. Je me suis souvent demandé ce qu'il se serait produit si j'avais prit la main que tu m'avais tendu à la rentrée de notre première année. Je me suis demandé, si je l'avais fait, si j'aurais eut un véritable ami, dit-il dans un murmure en baissant le regard.
Il s'était en effet mainte fois posé la question mais on ne revenait pas en arrière alors il ne saurait jamais. Draco ne semblait pourtant pas être d'accord avec ceci :
- Tu l'aurais eu, affirma-t-il avec détermination. Et tu vas l'avoir même si c'est à retardement, continua-t-il en lui tendant une main une nouvelle fois. On peut tout reprendre à zéro si tu le veux bien. Nos relations jusque ici n'ont été que le fruit des manipulations du vieux fou, alors ça ne compte pas. Je te propose de tout reprendre depuis le début, dit-il avec un sourire.
Onyx releva le regard vers lui, soulagé d'avoir entendu ce discours. Il se détendit un peu, rassuré et offrit un sourire reconnaissant au blond. Il se sentait heureux, heureux de ne pas être repoussé par son cousin et mieux, celui-ci lui proposait d'oublier le passé. Au moins le vieux fou n'aurait jamais réussi à lui enlever son cousin, comme sa famille qui avait vite mit le masque de Harry Potter qu'on l'avait forcé à mettre et à subir à la poubelle. Il leva lourdement une main et serra comme il put celle qui lui était tendue, comme il s'était reproché de ne pas l'avoir fait cinq ans plutôt. Draco tint ses doigts froids dans les siens plus chauds avec précaution et planta ses yeux dans les siens :
- Draco Malfoy, enchanté, dit-il avec légèreté.
- Onyx Lestrange, répondit-il avec un sourire sincère, enchanté moi aussi.
Et c'est ainsi que les deux adolescents avaient entamé la discussion. Ils parlèrent un long moment, faisant connaissance proprement. Draco évita avec soins les sujet douloureux et préféra parler de futilités qui l'aidèrent cependant à mieux cerner ce qu'aimait son cousin. Il resta attentif à chaque de ses réactions et le surveilla constamment, guettant un signe de faiblesse qui lui dirait s'il avait imposé sa présence trop longtemps. Bella les avaient observé un long moment, très ému de les voir s'entendre rapidement. Elle espéra que Draco pourrait devenir un bon ami pour son fils qui en avait cruellement besoin. Lorsque Rodolphus la rejoignit et qu'il remarqua la présence du blond et le léger sourire de son fils qui discutait calmement avec lui, elle lui raconta ce qu'il s'était produit et l'homme s'en réjouit à son tour. Le couple s'installa au salon, décidant de laisser les adolescents entre eux.
Onyx et Draco profitèrent tout deux, découvrant qu'ils s'entendaient facilement et trouvant dans l'autre une compagnie agréable. Le jeune Lestrange se détendit relativement rapidement, la chose étant plus facile pour lui avec quelqu'un de son âge. Il appréciait déjà Draco, le vrai Draco qu'il voyait pour la première fois avec son sourire sincère et sans ses faux semblants et ses masques. Le blond lui, se rendait compte de la faiblesse de son cousin, aussi bien physique que mentale et il maudit le vieux citronné de toute son âme. Le jeune homme était vraiment dans un état déplorable et il s'efforça de lui changer les idées se promettant qu'il le soutiendrait et qu'il le protégerait parce qu'il savait qu'il l'appréciait déjà énormément.
Ils ne virent pas le temps passer mais Draco put soudain voir un léger changement chez Onyx. Depuis quelques minutes, son corps se tendait doucement et il semblait se crisper. Le blond ne savait pas ce qu'il se passait mais il n'aimait pas ça. La respiration de son cousin se fit un peu plus lourde et une furtive expression de douleur passa sur ses traits n'échappant toutefois pas à l'héritier Malfoy. Onyx avait prit sa deuxième potion pour la douleur avant le repas du midi et ces effets commençaient à s'estomper. Il pouvait supporter lorsque la potion diminuait sa souffrance mais lorsque ses effets disparaissaient, il n'arrivait plus à cacher complètement la douleur engendrée par sa magie déchirée. Il ne sut pas s'il se sentit honteux ou soulagé lorsque son cousin s'en rendit compte.
Le blond sut très rapidement que quelque chose n'allait pas. Il était doué pour voir le moindre détail de l'attitude de quelqu'un et il ne faisait aucun doute pour lui que Onyx n'allait pas bien à cet instant. Il se redressa et n'hésita qu'un moment avant de poser délicatement une main sur l'avant bras de son vis à vis. Celui-ci sursauta mais Draco ne recula pas :
- Onyx, tu ne te sens pas bien ? Demanda-t-il avec inquiétude.
- Si, ça va, tenta-t-il d'assurer par automatisme d'une voix où transparaissait toutefois sa douleur.
- Non, ça ne va pas. C'est évident. Je vais chercher tes parents, annonça-t-il.
Il se leva, ne lui laissant pas le temps de protester et rentra prestement pour rapidement trouver son oncle et sa tante au salon.
- Mon oncle, ma tante, appela-t-il avec anxiété. Onyx ne va pas bien, dit-il.
Aussitôt, les deux adultes bondirent sur leur pieds et accoururent vers la terrasse suivi de leur neveu qui avait réellement peur pour son cousin. Bella s'accroupit devant son fils et Rodolphus se tint près d'elle, Draco se postant près de son oncle.
- Chéri, qu'est-ce qui ne va pas ? Demanda sa mère en caressant sa joue pour attirer son attention défaillante.
- La potion ne fait plus effet, expliqua-t-il d'une petite voix douloureuse.
Immédiatement, son père fit apparaître une fiole.
- Tiens, dit-il en la portant à ses lèvres. Bois doucement.
L'adolescent s'exécuta et Draco qui observait avec inquiétude fut rassuré de le voir se détendre de nouveau alors que le breuvage faisait effet. Il n'osait même pas imaginer ce que devait être la douleur d'une magie déchirée. Ça devait être affreux. L'expression de souffrance quitta finalement les traits d'Onyx et les trois autres soupirèrent de soulagement à cette constatation. Le jeune sorcier semblait toutefois épuisé.
- Je pense qu'il est temps que tu retournes dans ton lit pour aujourd'hui, remarqua doucement Rodolphus.
Onyx acquiesça faiblement et Draco observa le père prendre délicatement son fils dans ses bras. Il n'avait jamais vu son oncle et sa tante agir avec tant de prévenance et de douceur. Il n'avait jamais vu l'amour et l'inquiétude sur leurs traits. Il fut ému de les découvrir de nouveau, véritablement cette fois-ci. Sa mère lui avait expliqué que le couple avait changé à la disparition de leur fils et donc Draco les avaient seulement connu froids et distant. Mais maintenant, ils redevaient eux même. Il suivi Rodolphus et Bellatrix qui gagnèrent la chambre. Onyx fut installé dans son lit avec précaution et le blond vit sa tante s'installer avec lui alors que son oncle s'asseyait au bord du lit. Il s'approcha à son tour, soulagé de voir que son cousin allait mieux mais triste de voir qu'il était complètement épuisé.
- Je vais y aller, dit-il en s'adressant à Onyx avec douceur.
- Désolé, s'excusa celui-ci d'une voix faible.
- Tu n'as pas à t'excuser voyons, ce n'est rien, assura Draco un peu confus. Si ça te dit, je reviendrais te voir. Je pourrais aussi peut-être amené Pansy, Blaise et Théodore avec moi si tu es d'accords ? Ça te fera de la compagnie et comme tu ne peux pas encore bouger de ton lit on pourra faire des parties d'échecs ou de batailles explosives ou je ne sais quoi encore, dit-il avec un sourire. Comme ça tu pourras t'amuser un peu et nous aussi. Je suis sûr qu'ils seront ravis de faire ta connaissance.
- D'accord, bredouilla Onyx qui se sentait pourtant heureux à la perspective d'avoir des amis. Mais est-ce qu'ils savent ? Pour moi ? Demanda-t-il anxieusement et n'ayant pas vraiment envi que trop de gens soit au courant.
- Non, répondit Bella pour le rassurer. Il n'y a que le Lord, le premier cercle et Draco et Narcissa parce qu'ils sont de la famille qui savent tout.
- Je vais juste leur dire que que tu es le fils de ma tante et mon oncle, que tu avais été enlevé mais que l'on vient de te retrouver et je leur expliquerais aussi que tu as des problèmes de santé à cause ceux qui t'avaient kidnappé pour pas qu'ils ne fassent de bêtises en venant te voir. Mais ils n'en sauront pas plus, c'est promit. Est-ce que ça t'irait ? Demanda Draco.
Onyx acquiesça avec un léger sourire fatigué. Le blond le salua alors. Puis il en fit de même avec Bella et Rodolphus qui le remercièrent d'un signe de tête et d'un regard éloquent pour la façon dont il s'était comporté avec Onyx. L'héritier des Malfoy leur demanda la permission de venir avec ses amis le lendemain dans l'après midi et le couple accepta, le prévenant toutefois qu'il ne faudrait pas trop fatiguer le jeune sorcier convalescent. Il leur assura qu'il préviendrait ses amis d'être calme puis il s'en alla vraiment heureux d'avoir enfin put rencontrer son cousin qu'il aimait déjà.
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Alors qu'en avez vous pensé ? Une petite review please (demande-t-elle avec ses yeux de dragonneau larmoyant) et à dans deux semaines pour la suite !
