Voilà un nouveau chapitre !

Avant toute choses, j'aimerai dire un IMMENSE merci à mes quatre revieweuses : Malicia Malfoy, stormtrooper2, Lynou et moajackspa ! J'ai abandonné l'idée de vous répondre individuellement, c'est un peu compliqué avec ma messagerie (les liens qui ne marchent pas ... bref). En effet Stormtrooper2, elle niche bien au Tsar :) Et n'a bien sur pas très envie de réintégrer les pénates snapiens !

Ah oui, avant d'oublier : comment fait on pour avoir un(e) beta reader ? J'ai un peu de mal parfois avec les tournures de phrases, et puis avoir un premier avis est toujours intéressant avant de poster !

J'espère avoir des retours de ce chapitre ! =) =) =)


Chapitre 3 : Violente retrouvailles


Vingt et un … Vingt deux … Hep viens là toi ! Brittany se baissa pour ramasser une pièce qui venait de lui échapper. Elle avait beau compter et recompter, il ne lui restait pas assez de gallions pour se permettre des folies. Une nuit de plus à l'hôtel et elle devrait trouver une autre solution. Elle soupira bruyamment. La jeune femme regrettait maintenant de s'être emportée. Retourner chez son père était hors de question, et si elle revenait chez Rogue elle risquait de payer sa désinvolture. Outre le fait que le personnage était affreusement arrogant et grossier, elle le soupçonnait d'être violent. Tous ces livres de magie noire … Elle ne doutait d'ailleurs pas qu'il soit un partisan de Voldemort. A cette pensée, elle frissonna. Sa famille avait toujours été du côté sombre. Si son père n'avait pas été alcoolique, il se serait probablement engagé aux côtés du « Seigneur des Ténèbres ». Seigneur, tu parles … Il est surement aussi noble qu'un elfe de maison

Elle s'allongea sur le lit, regardant fixement le plafond. Elle ne savait pas exactement pourquoi elle s'était enfuie, mais une chose était sure : elle n'avait jamais voulu de ce mariage. Elle grimaça. Si je rentre … Il va me tuer. Si je vais voir mon père … que je lui fais comprendre que je n'aime pas ce type, qu'il est exécrable et qu'il me fait peur … Il va vider la première bouteille qui lui tombera sur la main … et me tuera ensuite. Je l'entends de là … « Tu es la honte de la famille ! » Un sourire triste étira ses lèvres. Il n'est pas mal dans son genre … Elle soupira une nouvelle fois. Dernière solution, je me trouve un travail ... Si ça se trouve mon très cher époux a déjà mis mon père au courant de ma fuite … Elle se releva brusquement. Cette hypothèse ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout.

Son estomac lui fit alors comprendre qu'il était temps d'arrêter de réfléchir et de s'occuper un peu de lui. Brittany soupira à nouveau, pris quelques gallions et descendit pour déjeuner. Elle s'installa sur une petite table et attendit que le serveur vienne prendre sa commande. Un homme bedonnant s'approcha d'elle timidement et la fixa intensément. Mal à l'aise, elle lui montra sur la carte qu'elle désirait un sandwich, mais l'homme resta planté devant elle, continuant à la dévisager. Au bout de quelques instants son regard s'illumina et il se retourna brusquement, faisant sursauter Brittany qui ne s'attendait plus à ce que l'homme bouge.

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Rogue sursauta. Un grand hibou tapait du bec la fenêtre devant laquelle il était assis. Après s'être débarrassé de l'oiseau qui refusait de partir sans avoir eu quelques graines, il ouvrit fébrilement un petit bout de parchemin :

Tsar, 4 allée des Moldus, sous son nom de jeune fille. LM.

Il serra le poing. Elle va me le payer ! Rogue ne prit même pas le temps d'emporter une cape et claqua la porte d'un geste rageur. L'allée des Moldus n'était pas très loin, aussi s'y rendit-il à pied. Sur le chemin il put envisager quel sort il réserverait à Madame Rogue : il hésitait entre un bon doloris ou l'enfermer à la cave pendant plusieurs jours. Au moins elle ne casserait plus rien et ne risquerait pas de s'enfuir. Mais au fur et à mesure qu'il avançait sa colère retombait : Et si elle refusait de revenir ? Pire : si elle lui demandait le divorce ? A cette dernière pensée le professeur ricana … Elle ne parle pas elle ne risque pas de te demander grand chose ! Mais elle peut toujours l'écrire … Il grimaça. Il avait encore besoin d'elle ! Plus pour très longtemps s'il était très optimiste et considérait que Potter pouvait réellement vaincre son fou de maître mais en attendant … Il avait eu du mal à trouver une femme, il n'avait pas vraiment envie de recommencer … Et avec un peu de chance la gamine se sera plainte à son père… qui risquait de réclamer ses gallions ainsi que le divorce … Bien qu'il avait plus l'air de se soucier du qu'en dira t-on que du bien être de sa fille, et là en l'occurrence le divorce risquait de faire mauvais genre, se rassura t-il.

Il s'arrêta un instant. Il se trouvait devant un fleuriste et se rappela alors les paroles de Lucius, juste avant qu'il ne parte de chez lui : « un bouquet de fleur et tout s'arrangera ! ». Rogue haussa les épaules en regardant avec dégout les étalages. Et puis quoi encore ? Un diner au chandelle tant qu'on y est ?Jamais, oh grand jamais, on ne me prendra à jouer les romantiques, parole de Severus ! Surtout avec cette … chose. Après tout je ne suis pas en tort dans cette histoire, j'ai toujours été correct ! J'aurai très bien pu l'obliger à coucher avec moi … c'est un devoir du mariage ! Bon c'est vrai que l'effort n'a pas été grandiose, vu sa tête lui proposer la chambre d'ami était … plus que naturel … Et elle est stupide avec ça, elle les accumule … Il regarda une dernière fois vers les bouquets de roses rouges que proposait le marchand. Une dernière grimace de dégout, et il continua son chemin.

C'est les mains vides qu'il arriva devant le Tsar. L'établissement semblait désert. Il s'avança vers le comptoir derrière lequel se tenait un homme d'une quarantaine d'années avec un ventre proéminent.

- Avez-vous une chambre au nom de Pearson ? demanda Rogue, chez qui la colère recommençait à monter.

L'homme le dévisagea un instant et, sans un mot, lui fit signe de le suivre. Ils montèrent un étage et lui désigna une porte, puis toujours en silence fit demi tours et regagna son comptoir.

Le maître des potions hésita quelques secondes puis frappa.

Brittany ne fit qu'un bond. Oh Merlin pourvu que ce ne soit pas lui ! Elle regardait, terrifiée, la porte comme si celle-ci allait s'ouvrir sur un monstre. Tremblante, elle s'approcha et après avec longuement considéré la poignée se décida à ouvrir. Le regard qu'elle vit la figea sur place. Son mari n'était pas, mais alors pas content du tout. Par reflexe la jeune femme recula.

- Vous ferai-je peur Miss ? lui dit-il d'un ton sadique, ne pouvant contenir plus longtemps sa colère.

Brittany recula un peu plus. Rogue l'empoigna par le col de sa robe et la souleva, menaçant.

- Est-ce que je vous fais peur ? répéta t-il en séparant bien tous les mots.

- Lachez moi !

Rogue, surprit, s'executa.

- … Depuis quand parlez vous ?

Cette question permit à la jeune femme de reprendre de sa contenance. Pour la première fois depuis qu'elle s'était mariée elle souriait, et le sourire qu'elle affichait était loin de plaire à son époux.

- Je n'étais pas bien vieille quand j'ai dis mon premier « papa ! » …

-

- Ca ne va pas chéri ?

Des éclairs passèrent dans les yeux dudit « chéri ». Il se jeta sur Brittany qui tomba sur le lit et la saisie par la gorge.

- Je n'ai pas l'habitude qu'on se moque de moi ! Qui êtes vous ?

- Je vous savais arrogant, vulgaire parfois, mais pas encore violent parvint-elle à répondre dans un souffle.

- Répondez !

- Vous êtes pitoyable …

Rogue sorti sa baguette et la pointa sur sa femme.

- Je n'hésiterais pas à vous tuer …

- Je n'en doute pas une seconde … Mais il vous faudra trouver une bonne explication pour mon père ou vous risquez de devoir lui rendre ses gallions …

-

-

- QUI êtes vous ?

- Brittany Rogue, née Pearson, 24 ans … future divorcée …

Le maître de potion devint livide. Il la fixa quelques instant puis, prenant conscience qu'il était toujours quasiment couché sur Brittany il se releva, dégouté. Celle-ci fit de même, se massant machinalement le cou. Réalisant les gestes qu'il avait eut envers elle quelques secondes auparavant, la jeune femme sentit monter en elle une colère sourde.

- DEHORS ! hurla t-elle, à la limite de l'hystérie.

Rogue bouillait littéralement. Il avait envie de la frapper, de lui faire mal. Elle lui avait menti, elle se moquait ouvertement de lui, elle osait lui donner des ordres et … Merlin elle voulait divorcer ! Avant de commettre l'irréparable il tourna les talons. Une fois de plus, il s'écrasait devant Brittany.

Il marcha sans se retourner, droit comme un piquet, jusqu'à une rue qu'il ne connaissait pas, les poings serrés. Il entra alors dans le premier bar venu et commanda un jus de citrouille. Il s'installa près d'une fenêtre, une main soutenant sa tête. Lui, l'impassible chauve souris des cachots, la terreur de tout Poudlard n'était plus que l'ombre de lui-même. Il arrivait de moins en moins à maitriser ses émotions. Devant Malefoy tout d'abord, ce qui était dangereux, et puis … il n'avait pas pu se retenir face à Brittany ! Il revoyait ses mains se serrer autour de son cou … Oui, il aurait pu la tuer. Il frissonna. Ce n'était pas spécialement un tendre à la base mais … Il avait toujours répugné s'attaquer à des femmes. L'image de sa mère battue par son père était encore bien trop présente dans son esprit. Le pire dans tout ça était qu'il n'arrivait pas à s'en vouloir, du moins pas comme il aurait du. Ce n'était pas Brittany qui aurait du signer à côté de son nom le jour de son mariage … Il avait l'impression qu'elle lui avait prit sa place et il avait du mal à le supporter. Il se mordit les lèvres. Penser à Lily était tout sauf ce qu'il y avait à faire. Elle est morte bon sang ! Et toi aussi mon vieux si cette peste met ses menaces à exécutions …Si on rajoute à cela que la rentrée approche …et que j'ai tout sauf envie de revoir ces cornichons … Je devrais peut-être songer au suicide finalement…

Il releva la tête et contempla son verre de jus de citrouille. Un whisky s'il vous plait … Pur feu … lança t-il au serveur qui passait à ce moment là.

oOoOoOoOoOo

Britanny, encore rouge de colère, fixait l'ouverture de la porte par laquelle son mari venait de disparaître. Elle s'assit sur le rebord du lit et posa une main sur son cou. J'y suis peut être allé un peu fort …