Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Merci pour toutes vos reviews =)
Voici la suite avec le chapitre 2 j'espère que ça vous plaira.
Bonne lecture =)
Chapitre 2:
Mon réveil sonna à 7 heures, j'étais fatiguée. Après avoir quitté le café, j'avais pris la décision d'aller jusqu'à Seattle qui était à une centaine de kilomètres de Forks. J'allais à ma librairie préférée et déboursai près de cent dollars en livre et rentrai vers 23 heures. Je n'avais rien mangé depuis le midi et mon estomac criait famine. Je me fis une tartine de beurre de cacahuète que j'avalai avec un grand verre de lait. J'allais me changer, je troquai mon jean contre mon jogging et pris ma guitare pour la mettre dans la voiture. Je filai directement à la salle. C'était une vieille salle que je louais, l'une de mes maisons ces temps-ci, que je prêtais très peu aux filles. Je jouai quelques morceaux pour calmer et je commençai à danser pour évacuer toute cette colère que j'avais accumulé ces dernières heures.
Je me rendis compte du temps passé vers 3 heures du matin alors je rentrai et je me couchai, les filles étaient déjà rentrées et dormaient. Je m'écroulai comme une masse.
Donc ce matin à 7 heures, après à peine 4 heures de sommeil, j'arrivai à peine à tenir debout.
Je bus deux cafés et deux thés pour me remettre d'aplomb. Après une bonne douche, je m'habillai rapidement pour filer au café. Je ne commençais les cours qu'à 10 heures ce matin alors je bossais.
J'arrivais vers 7 heures 45 et je fus étonnée de constater qu'Edward était déjà là.
Je me demande comment j'allais faire pour le supporter celui là, enfin ce n'est pas lui le plus agaçant mais plutôt sa bande de potes. Je lui fis un signe de tête en guise de bonjour et filai jusque dans la cuisine pour enfiler mon tablier. Il n'y avait pas foule ce matin, résultat seulement trois clients au comptoir. Les élèvent avaient dû aller à cette fête hier soir et peu avaient réussi à se lever ce matin.
Le cuisinier n'arrivant qu'à 9 heures, c'était Edward qui cuisinait et moi je servais. Il semblait fatigué lui aussi comme s'il n'avait dormi à peine deux heures. Hier soir j'avais pris la bonne résolution d'être plus sociable avec les gens pour que les filles ne me fassent plus de reproches. Je savais que c'était gentiment qu'elles me les faisaient et qu'elle s'inquiétaient pour moi car ces derniers temps j'étais beaucoup trop repliée sur moi-même.
Je décidais donc de commencer cette bonne résolution avec Edward, après tout j'allais devoir le voir tous les jours et travailler avec lui alors autant être agréable et ouverte.
« - T'as l'air fatigué ! T'as été à la fête toi aussi hier ? Lui demandai-je.
- Je peux te retourner la question, t'as vu ta tête, on dirait que t'es passé sous un train ! »
Lui et les compliments ça devait faire deux.
« - Euh merci ! Mais j'ai juste pas vu le temps passer hier soir et avec ça la nuit à été courte du coup, lui répondis-je. »
Son regard se figea, il déglutit et dit :
« - Ah ! Tu devais être entre de bonnes mains pour ne pas avoir vu le temps passer.
- Pardon ! Non, j'étais seule, c'est juste que j'étais assez occupée pour ne pas voir le temps passer, lui dis-je étonnée. »
Je le vis se détendre et il me demanda :
« - Ah et à quoi as-tu passé ta soirée pour que ça t'occupe autant ?
- T'es bien curieux ! »
Je souris et il me rendit mon sourire alors je dis :
« - Bah ! J'ai été acheter quelques livres et j'ai fini à la salle de sport !
- Oh ! T'es ce genre de fille ! »
Je fus surprise et demandai :
« - Quel genre de fille ?
- Le genre à prendre soin d'elle autant physiquement qu'intellectuellement.
- Pas vraiment, je lis et je danse par plaisir, c'est tout. »
Il sourit et notre conversation pris fin quand un client débarqua et nous dûmes reprendre notre travail.
Je rentrai dans la salle de cours pile à l'heure. Commencer la journée par un cours de philosophie ce n'était pas vraiment agréable mais bon il fallait faire avec. Je m'installai à ma table et sortis mes affaire attendant l'arrivée du professeur et avec lui le début de la torture. J'appréciais plus ou moins les cours de philosophie, tout dépendait de mon humeur et aujourd'hui étant en grand manque de sommeil j'avais décidé de détester le cours de philosophie. Le professeur arriva, sourire aux lèvres comme à chacun de ses cours, heureux de mettre un peu de son savoir dans la tête de ses élèves. Mais quand le malheureux s'apprêtait à débuter son cours la porte s'ouvrit pour laisser place à un élève en retard. Pourtant j'avais cru avoir vu tout le monde présent. Et oui tout le monde était bien présent mais la personne qui venait d'entrer était un nouveau dans ce cours, Edward. Mais qu'est-ce qu'il faisait là. Il était parti une heure avant moi du café pour aller au lycée, mais je n'avais pas pensé au fait que l'on puisse avoir des cours en commun. Le professeur ne lui fit aucune remarque et lui dit de s'installer à la place libre qui restait. La place qui restait, il n'y avait plus qu'une seule place libre et c'était celle à côté de moi. En début d'année plusieurs fois on m'avait demandé si on pouvait s'asseoir à côté de moi et j'avais décliné à chaque fois peu désireuse de partager mes cours avec quelqu'un d'autre.
Edward s'avança alors vers ma table pour s'y asseoir et bien entendu il s'y assit. Que pouvais-je dire non vas t'en c'est mon espace vital et tu n'es pas autorisé à y pénétrer. J'aurais préféré m'asseoir au fond de la classe seule que de devoir partager mon espace. J'étais décidément vraiment une vieille rabat joie. Il s'installa sortit ses affaires et me sourit même au passage, c'était décidé je ne l'aimais pas, voilà qu'il me prenait mon espace vital au café maintenant en cours aussi mais c'est pas possible il ne pouvait donc pas rester en vacances avec sa bande de Bad boys et me foutre la paix une bonne fois pour toute. Edward je te hais, oui je te hais. Il se tourna vers moi et j'arborai mon plus beau sourire. Hypocrite. La fin du cours finit par arriver, je n'avais jamais connu une heure aussi longue que celle-ci, comment voulez vous vous concentrer en cours avec un voisin qui n'arrête pas de se remuer sur sa chaise, il ne peut pas rester figé pendant une heure c'est pas trop demander quand même. Moi j'avais le droit de bouger bien sûr mais pas lui parce qu'il me déconcentrait. Si je me plante dans mes études à cause de lui je lui fais la peau.
Je sortis du cours pressée de me retrouver loin de mon voisin de classe mais fut forcée d'y retourner devant assister aux autres cours de la journée.
La journée passa comme je l'avais présagé. Elle fut longue, très longue, interminable. Les seuls moments de bonheur furent les interclasses et le repas du midi. A chaque fin de journée je suis ravie d'aller au café commencer mon service mais pas aujourd'hui pas tant que j'aurais un collègue. J'étais dans ma bulle un monde parfait, je ne demandais pas grand chose juste de la solitude et là Edward a débarqué chamboulant tout mon petit monde si parfait.
Je suis arrivée au café et je sers comme d'habitude les tables de lycéens qui m'attendent et Edward lui sert ses tables de lycéennes. Bon j'ai peut-être été trop pessimiste à son propos. Après tout ce n'est pas de sa faute si mon monde a basculé. C'est plutôt moi qui ai renversé le sien en m'incrustant. Et qu'est-ce que j'ai dit ce matin, ma bonne résolution, être le plus agréable possible et enlever toutes ces idées noires de ma tête.
J'allai débarrasser la table et ramasser mes pourboires. J'avoue que sur ce terrain là Edward ne pouvait pas me battre, je ramassais toujours des plus gros pourboires que lui à croire que les garçons étaient bien plus généreux que la gent féminine. De plus il y aurait un groupe de filles qu'il n'arriverait jamais à avoir, mon groupe à moi, mes amies. Tiens en parlant du loup les voilà qui arrivaient et suivies de peu par les Bad boys, il faut que j'arrête de les appeler comme cela, les amis de Edward plutôt. Contrairement à hier Edward ne prit pas sa pause alors moi non plus, ses amis ne restèrent pas longtemps pourtant le café fermait à 22 heures ce soir, on était vendredi, ils auraient pu rester tout le long de la soirée, remarque ça m'arrangeait. Quant aux filles elles ne restèrent pas longtemps non plus ayant une fête de prévu, elles avaient renoncé à l'idée de me forcer à venir et j'en était très heureuse.
Vers 20 heures le café se vida ne laissant plus que moi et Edward, le cuisinier étant parti.
Même s'il n'y avait pas de client nous n'avions pas le droit de déserter alors je me débarrassai de mon tablier et m'installai à une table pour manger quelque chose, Edward fit de même et vint s'installer. On s'était à peine échangé quelques mots de toutes la journée pourtant on avait passé la majorité de celle ci ensemble. Je me décidai alors pour engager la conversation mais il me précéda.
« - Si tu veux tu peux y aller je fermerai le café on ne va plus avoir beaucoup de client, j'ai jamais compris pourquoi mes parents voulaient laisser le café ouvert jusqu'à 22 heures le vendredi.
- Non ça va aller mais toi tu peux y aller si tu veux, lui dis-je.
- Non je n'ai rien de mieux à faire. Tu ne devais pas aller à cette fête avec tes amies ? Me demanda t-il.
- Je n'en ai pas envie et faire croire aux filles que je travaille tard est une bonne excuse pour ne pas sortir. »
Je souris et il me rendit mon sourire.
« - Pourquoi t'aimes pas sortir ? Me demanda-t-il.
- C'est pas que j'aime pas sortir, c'est juste que je n'en vois pas l'intérêt. »
Il fronça les sourcils ne comprenant pas ce que je venais de dire.
« - Quand tu sors c'est pour t'amuser ou faire des nouvelles rencontres. Et bien moi je n'ai pas besoin de ça pour m'amuser et j'ai surtout pas envie de faire de nouvelles rencontres, lui expliquai-je.
- Tu sais que t'es étrange comme fille ?
- Comment ça je suis étrange, me frustrai-je.
- Et bien toutes les filles aiment sortir et surtout rencontrer des mecs.
- Voilà l'opinion négative tout de suite, juste parce que je suis différente je suis étrange, m'emportai-je.
- Oui, me dit-il sans remarquer ma frustration. »
Il me sourit et plongea ses grand yeux verts dans les miens.
« - Mais moi ça ne me dérange pas que tu sois différente, me dit-il.
- Peut être que dans le genre bizarre t'es pas mal non plus. »
Il se redressa surpris par ce que je venais de dire.
« - Je ne suis pas la seule à ne pas sortir et à être du genre à vouloir rester seule, j'ai entendu dire que beaucoup de filles mourraient d'envie de devenir ta copine, lui dis-je.
- Je sors, souvent même, mais je viens juste de rentrer et je n'ai pas encore eu le temps de me mettre au courant des fêtes organisées et quant aux filles, si je suis seul c'est uniquement parce que je n'ai pas trouvé la fille que je veux, m'avoua-t-il.
- Parmi les 1500 filles qu'il y a au lycée tu n'a pas trouvé celle qu'il te faut ?
- Et toi pourquoi es-tu seule ? Me questionna-t-il.
- On parlait de toi à l'instant pas de moi ?
- Peut-être que je l'ai trouvé mais que je n'ai pas encore eu l'occasion de le lui dire, me dit-il, maintenant à toi de répondre.
- Pardon ?
- Oui, j'ai répondu à ta question à toi de répondre à la mienne, pourquoi es-tu toujours célibataire alors qu'il y a plus de 1500 mecs au lycée qui feraient tout pour sortir avec toi ?
- Je crains que nous devions clore cette conversation elle devient trop…enfin je ne sais pas je préfère ne plus en parler, dis-je.
- Ah non ! C'est trop facile !
- Ce n'est pas facile, c'est personnel, le provoquai-je.
- Si je te dis qui est cette fille tu répondras à ma question ? Me demanda-t-il.
- Quel intérêt j'aurais de savoir qui et cette fille ?
- Peut-être parce que tu la connais, me répondit-il.
- Très bien, si je ne veux pas répondre à ta question c'est uniquement parce que je ne peux pas moi-même y répondre, je ne sais pas pourquoi.
- Qu'est-ce que tu veux dire, me demanda-t-il.
- Que si je suis seule c'est uniquement parce que je n'arrive plus à ressentir quelque chose pour quelqu'un et que je ne peux rien y faire.
- Sûrement parce que tu n'as pas trouvé la bonne personne, parlant plus pour lui-même que pour moi.
- Peut-être, dis-je hésitante. »
Il continuait de me fixer dans les yeux, j'avais du mal à respirer comme si plus rien ne comptait, juste l'instant présent.
« - Ou peut-être que je n'ai pas envie de le rencontrer, concluais-je.
- Et si tu l'avais rencontré mais que tu ne voulais pas admettre que c'était lui, me dit-il. »
Je connaissais ce type depuis à peine deux jours et voilà qu'il se décidait à régler tous mes problèmes d'un coup de baguette magique.
J'avais chaud tout à coup et mon cœur accélérait la cadence au fur et à mesure que la conversation progressait.
« - Bon à ton tour maintenant que tu as résolu mes mystères amoureux j'aimerai connaître les tiens surtout s'ils concernent mon entourage. »
La pendule sonna 22 heures je n'avais pas vu le temps passer. Je le vis sourire, se lever et se retourner pour me dire :
« - Si tu viens à la soirée demain soir sur la plage je te dirais ce que tu veux savoir, sinon tant pis. »
Il s'avança vers moi me prit la main et y déposa les clefs du café.
« - C'est à toi de fermer le café aujourd'hui, à demain j'espère, me dit-il. »
Mais qu'est-ce que ce mec venait de me faire. J'avais le cœur qui battait à cent à l'heure et la tête qui tournait. Je le vis se diriger vers la porte et je n'avais qu'une envie c'était de le suivre.
Ça y est, JE L'AI TROUVE !!
Je ne pouvais plus contrôler mes sentiments, mes sensations. Je me demandais comment je faisais pour conduire avec tout ce qui me trottait dans la tête. J'avais besoin de parler mais les filles ne seraient sûrement pas encore rentrées, il faudrait que je prenne mon mal en patience. J'essayais d'évacuer tout mon stress, de sortir toute ces questions qui me venaient à l'esprit. Je pensais à un mec et pour la première fois depuis des mois, je n'arrivais pas à chasser son visage de mon esprit. Son regard surtout que je n'arrivais pas à éloigner de mes pensées, m'obsédait complètement. Je finis par arriver jusqu'à la maison, c'est un miracle que je n'ai pas heurté un arbre durant le trajet. J'avalai un ou deux somnifères et me couchai plongeant dans un sommeil profond quelques minutes après.
Ouille ma tête, j'avais l'impression qu'un camion citerne m'avait roulé dessus, c'était abominable. C'était ça de se droguer de cachets avant de dormir. Et ce bruit infernal qui sonnait à répétition, mon réveil. Ce fut la première fois depuis mon arrivée à Forks que je rechignais à me lever. Je finis par trouver le bouton pour éteindre cette sonnerie abrutissante, il faut vraiment que je la change. Je replongeai ma tête sous mon oreiller quelques secondes et finis par me lever traînant des pieds. Tout à coup les images d'hier me revinrent en tête et avec toutes ces questions auxquelles je n'avais pas de réponses. Il fallait que je parle à quelqu'un c'était indispensable. Je filai dans chacune les chambres voisines et réveillai leurs propriétaires tour après tour, elles allaient me tuer. Je les fis toutes se réunir dans la cuisine, leur tête de déterré me fit peur et j'hésitai un instant avant de parler tout en préparant mon petit déjeuner.
« - Bon si je vous ai réveillé ce matin c'est parce que j'ai quelque chose d'important à vous dire, leur expliquai-je.
- Ça pouvais pas attendre deux heures le temps qu'on arrive au café là je sais même pas si j'arrive à réfléchir convenablement, me dit Angela.
- Non parce que c'est maintenant que j'ai besoin d'aide, dis-je.
- Comment ça besoin d'aide, me demanda Esmée, dans quel pétrin tu t'es encore fourrée ?
- Voilà vous vous souvenez votre jolie discours sur Bella il faut que tu trouves quelqu'un ?
- Bien sûr on te le répète chaque jour depuis notre arrivée, me dit Jessica.
- Et bien c'est fait, expliquai-je. »
Leur regard se figea d'abord puis je vis ensuite cette étincelle de curiosité dans leur yeux et leur sourire malicieux se former.
« - Avant que vous commenciez l'interrogatoire je vais vous expliquer la situation, dis-je. »
Je débitai tout sur Edward toutes nos conversations et celles que j'avais entendues l'autre jour. Les filles hochèrent la tête et posèrent certaines questions sur des moments précis, désirant plus de détails. Finissant mon histoire je me sentis soulagée d'en avoir parlé . Ça rendait les choses plus réelles et soudain une énorme vague d'angoisse me vint et une boule se forma dans mon estomac.
« - Il m'a demandé d'aller à la soirée sur la plage ce soir, annonçais-je, je dois y aller ou pas ?
- T'as plutôt intérêt, me dit Alice le sourire en coin.
- Et si c'était pas moi la fille dont il parlait hier ? Demandai-je.
- Bien sûr que c'est toi qui ça pourrais être d'autre, pourquoi t'en parler à toi alors que c'est une autre, me dit Rosalie. »
Je souris puis regardai l'heure, 8 heures, je suis en retard. Je quittai les filles, montai les escaliers quatre à quatre, fonçai prendre ma douche et m'habillai. Je partis de la maison à 8 heures 45 et je n'avais même pas déjeuné avec tout ça.
Les filles me souhaitèrent une bonne journée avant que je parte et dirent qu'elles passeraient me chercher pour le repas.
Durant tout le trajet pour aller jusqu'au café, j'avais cette énorme boule au ventre qui ne cessait de s'intensifier.
J'arrivai au café et je dus me reprendre à deux fois pour arriver à appuyer sur le bouton pour fermer la voiture à clef. Je soufflai un bon coup et arrivai à mettre un pas devant l'autre pour entrer dans le café mais une fois devant la porte j'eus comme un blocage. C'était pas le moment de craquer je ne suis pas stressée, ni angoissée. J'entrai dans le café l'air sûr de moi, alors que je ne l'étais nullement. J'allai jusque dans la cuisine enfiler mon tablier et adressai un sourire à Edward quand je passai devant lui, ce qu'il était beau. Non ne pas penser à ça, se concentrer uniquement sur le travail. Je suis forte et indépendante c'est pas un mec qui va me changer du jour au lendemain. Je réfléchissais tellement que je ne me rendis même plus compte de ce que je faisais et tout à coup je me heurtai contre lui.
« - Il va décidément falloir que tu regardes où tu mets les pieds ça fait trois fois cette semaine que tu me rentres dedans, non que ça me dérange mais si tu veux pas te retrouver pleine d'hématomes, me dit-il tout sourire. »
Je lui rendis son sourire, un peu trop longtemps que nécessaire et réussis enfin à me concentrer dans mon travail. Vers midi les filles arrivèrent enfin et décidèrent de rester manger avec moi au café, Edward mangea avec nous et ma boule d'angoisse reprit vite sa place. Les filles le questionnèrent beaucoup et il arrivait toujours à renvoyer les questions dans le sens inverse si bien que je n'avais rien appris de plus sur lui, la seule question à laquelle il avait répondu était celle sur sa situation, et il avait répondu tout sourire en me fixant bien sûr qu'il était célibataire. J'eus mon estomac qui fit un de ses vol plané à ce moment là.
Les filles finirent par partir et nous reprîmes notre service. Le samedi le café fermait à 15 heures 30, il ne restait plus que deux heures à tenir sans craquer. Je n'avais fait aucune boulette ce matin, pas de verre, d'assiette ou quoi que ce soit que j'aurais cassé, fendu ou ébréché. Mais le café se vida nous laissant à nouveau seuls comme hier soir.
Je m'assis à une table et il vint me rejoindre. Cette fois ci, ce fut moi qui engageai la conversation en première.
« - T'essaierais-tu à me dévoiler l'identité de la fille que tu veux, maintenant plutôt que ce soir ? Lui demandai-je.
- Pourquoi tu es pressée de le savoir ?Me demanda-t-il.
- Un peu j'aimerai savoir quelle personne de mon entourage tu as choisi.
- Et bien je préfèrerais attendre ce soir si cela ne t'ennuie pas, me dit-il. »
Je souris et plongeai mes yeux dans les siens.
« - Tu n'as pas été très bavarde ce midi, m'accusa-t-il.
- Oui, je préfère écouter que de parler.
- Que fais-tu cette après midi ? Me questionna-t-il.
- Je ne sais pas encore et toi ?
- Je ne sais pas non plus mais peut-être que si je trouvais une personne volontaire pour passer l'après midi en ma compagnie je pourrais l'emmenée au cinéma et même manger un morceau.
- Je suis sûr que si tu sors dehors et que tu le cris assez fort tu auras l'embarras du choix.
- Mais peut-être que j'ai déjà fait ce choix.
- Ah ! La fameuse fille mystère !
- Oui, je doute qu'il soit raisonnable de… »
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase parce que la clochette de la porte sonna et le groupe de Bad boys arriva. Je mourrais d'envie de savoir ce qu'il allait me dire. Je suis sûr qu'il était sur le point de dire que c'était moi la fille à qui il pensait, hélas ! Je devrais attendre ce soir la suite.
Je regardai l'heure et décidai de m'en aller. Je posai les clefs devant Edward et sortis du café. Je souris, je crois que je n'avais jamais été aussi heureuse.
Il est 19 heures et je ne suis toujours pas prête, ça fait au moins vingt fois que je change de tenue j'avais jamais pensé que choisir ses fringues serait si dur, heureusement voilà Alice qui arrive, elle va m'aider.
Il est 21 heures et je suis enfin prête, je suis dans ma voiture on a pris trois voitures au cas où l'une d'entre nous voudrait partir plus tôt. Quand Rosalie avait dit ça elle m'avait regardait et rigolait comme si j'allais quitter la fête plus tôt et pour quoi faire d'ailleurs, celle là alors toujours les idées mal placées. Bon comme je disais je suis prête, je suis habillée, j'ai mis un short, Alice voulait absolument que je mette une robe mais me faire mettre une robe c'est pas de si tôt alors elle a tranché pour le short en jean avec un débardeur, bien sur j'ai pris mon pull s'il fait froid, je me suis maquillée une première dans ma vie aussi courte est-elle et je me suis même lavé les cheveux. J'avais beau être sortie souvent ces derniers temps enfin je veux dire avant ces trois dernières semaines, je n'avais jamais pris soin de me préparer pendant plus de dix minutes. Mon angoisse était passée et je me sentais incroyablement heureuse et enthousiasme pour la première fois je n'avais pas établi d'heure à laquelle rentrée.
Quand on arriva, il y avait du monde, un grand feu était allumé au milieu de la plage et les gens dansaient leur verre à la main. Je respirai un bon coup et descendis de la voiture. Je me servis un verre de cocktail, j'allais en avoir besoin si je voulais aligner plus de deux mots.
Je le cherchais des yeux et pour ne pas avoir l'air de le chercher j'allai sur la piste de danse.
Il arriva enfin mais seul, je m'attendais à le voir arriver avec ses potes. J'attendis qu'il vienne me voir mais il passa d'abord se prendre un verre. Je le voyais me chercher du regard, quand il me vit il me sourit, je voulais aller le rejoindre mais un groupe de filles s'étaient déjà occupées de son accueil. N'étant pas avec son groupe d'amis, les filles en profitaient pour l'aborder. Je me remis à danser c'était pas tout de suite que je pourrais lui parler donc autant attendre. Mais j'eus à peine le temps de commencer à danser qu'il était derrière moi.
« - Ça t'ennuie si on va plus loin pour discuter ? Me demanda-t-il.
- Non, ok. »
Il m'emmena vers la mer alors je retirai mes chaussures et mis mes pieds dans l'eau. Lui s'assit sur le sable et m'observa. Je le rejoignis après quelques minutes.
« - Alors maintenant j'ai le droit de savoir ? Le questionnai-je.
- T'as pas déjà un idée ?
- Non, mentis-je.
- Et bien à vrai dire j'espérais que tu l'aurais deviné ça aurait été moins dur à avouer.
- Et si j'avais une idée mais que je ne voulais pas te dire à qui je pensais.
- Alors ce serait méchant de me faire galérer autant, me dit-il en souriant.
- Je suis donc méchante.
- Méchante et incroyablement belle ce soir.
- Merci alors je n'ai plus l'air d'être passée sous un train.
- Non tu n'y as jamais ressemblé, rit-il.
- Alors tu comptes tourner longtemps autour du pot ou tu vas me le dire, insistai-je.
- Si tu es aussi pressée de savoir c'est uniquement parce que tu sais qui c'est et que tu veux être certaine que c'est elle.
- Oui, peut-être.
- Et à ton avis cette fille elle pense quoi de moi ? Me demanda-t-il.
- Elle pense que tu es un mec arrogant et bien trop sur de lui. »
Il sourcilla, déglutit et plongea son regard intense dans le mien.
« - Pourquoi ? Me questionna-t-il.
- Sûrement parce que tu penses que cette fille va attendre indéfiniment que tu te déclares alors qu'elle aurait déjà pu aller voir ailleurs. »
Il rit, plongea de nouveau ses yeux dans les miens et se pencha vers moi pour m'embrasser.
J'avais jamais passé une soirée aussi parfaite. On a parlé pendant des heures jusqu'à s'apercevoir que tout le monde avait quitté la fête. Bien sûr, il avait toujours retourné les questions afin que ce soit moi qui réponde et pas lui, du coup je n'avais pas pu en apprendre vraiment plus sur lui. Mais je m'en moquais, j'étais bien et c'est tout ce qui comptait, le temps je l'avais pour en savoir plus sur lui.
Il finit par me raccompagner chez moi et c'est pleine de bonheur que je m'endormis ayant hâte d'être à demain pour me retrouver de nouveau à ses côtés.
Avis??
J'espère que ce chapitre vous a plu.
Malheureusement le chapitre suivant ne sera pas aussi gai mais sera aussi plein de révélations =)
Bisous =)
À bientôt.
