Au même moment, dans le monde des moldus …

Harry Potter ouvrit les yeux, se réveillant de nouveau en sueur et haletant après ce cauchemar familier, Son cauchemar.

Il repoussa ses draps, s'assit au bord du lit avant de se prendre la tête entre les mains repensant aux deux dernières années de sa vie.

La mort du directeur de Poudlard l'avait plongé dans un état catatonique qu'il n'avait pas connu depuis le décès de Sirius.

Il s'était refermé dans son silence, sa douleur; ne prêtant pas attention au monde extérieur.

Qu'elle n'avait pas été sa surprise quand il avait appris la prise du ministère.

Puis avant qu'il n'ait le temps de gérer les nouvelles informations, il était trop tard; les mangemorts étaient déjà à la porte de Poudlard.

Ses mains agrippèrent ses cheveux, Harry se perdit dans sa douleur.

Les mangemorts n'avaient eu aucun mal à s'emparer de Poudlard, la désorganisation subie après la mort du directeur les avait grandement aidé.

Alors, n'ayant aucune chance, Harry avait fui sous le conseil d'Hermione.

Durant leur fuite les deux garçons avaient perdu leur amie.

Ils ne l'avaient jamais revue.

Chaque jours, Harry pensait à elle: comme Hermione lui manquait, elle et ses conseils avisés aurait su comment réagir à cette situation.

Tout était de sa faute: s'il avait été plus vigilant, il n'aurait pas perdu sa meilleur amie.

Harry soupira.

Il n'avait cessé d'envoyer des éclaireurs à sa recherche, mais il semblerait qu'Hermione Granger n'ai jamais existé.

Pourtant il continuait d'espérer un signe de la jeune fille.

Harry souffla un grand cou pour évacuer toute cette peine puis se leva, en essayant tant bien que mal de remettre ses idées en ordre.

Il s'habilla et mit ses lunettes.

L'élu regarda autours de lui.

Il dormait dans une petite chambre sur le pan de mur en face de lui se trouvait des photos de tout les bons moments passés en compagnie de ses amis, ici une du bal lors de leur quatrième année, là-bas Ron faisant le pite devant la cabane hurlante.

Si ce pan de mur représentait la partie heureuse de son passé les deux autres ne regroupaient que des affiches de disparitions de sorciers s'opposant à Voldemort.

Des sorciers en fuite qu'il essayait tant bien que mal de contacter.

On frappa à la porte le tirant de ces pensées taciturnes.

Il se recomposa rapidement un visage calme alors qu'il n'était que lassitude de ce combat qui lui semblait sans fin.

-Entrer!

Mr Weasley ouvrit doucement la porte:

-Harry tu es attendu au salon.

-Très bien Mr Weasley merci, j'arrive tout de suite.

Il hocha la tête avant de refermer la porte.

Harry termina de lacer ses chaussures puis descendit les nombreux escaliers branlants avant de pénétrer dans un petit salon aux papiers peints à fleurs décrépit.

Le canapé de cuir usé et les deux petits fauteuils entouraient une table en bois solide ou reposait une pile de journaux.

Sur l'un deux un jeune homme roux a l'air fatigué.

-Ron, s'exclama l'Élu pour une fois véritablement ravi.

Il enlaça chaleureusement son meilleur ami qui lui rendit son étreinte.

Ils s'installèrent l'un et l'autre dans les fauteuils de cuir:

-Depuis combien de temps es-tu arrivé? Qu'as-tu trouvé?

-Doucement Harry, avant de répondre a tes questions je ne serai pas contre un bon repas chaud!

-Bien sur, Neville peux tu aller chercher ce qu'il faut en cuisine s'il-te-plais? Puis se tournant vers son ami:

-Il me semble que ta mère a fait du ragout.

Pendant plusieurs minutes ils restèrent chacun silencieux, perdu dans leurs pensées.

L'allure de Ron avait bien changer depuis Poudlard, sa croissance achevée, il dépassait Harry de vingt bon centimètres, les nombreuses missions auxquelles il avait participé l'avait rendu fort, sur le terrain il restait leur meilleure élément.

Molly apparut accompagné de Neville qui portait en équilibre précaire une gigantesque assiette de ragout fumant.

Molly se jeta sur son fils qu'elle embrassa:

-Oh Dieu soit loué tu es vivant! Tu n'es pas blessé j'espère?

-Sa va maman.

Il lança un regard gêné à son ami qui détourna pudiquement la tête.

-Très bien je vais vous laisser discuté dans se cas, nourris toi bien Ron.

Harry laissa Ron se restaurer en compagnie de Neville pour rejoindre la cuisine ou les membres de l'ordre avaient pris place.

Il les parcourut lentement du regard, certains étaient en cours avec lui comme Olivier Dubois, Angelina Johnson, Luna Lovegood, Dean Thomas, Seamus Finnigan, Percy et d'autres faisaient partie de l'ancien ordre comme le professeur Mcgonagal, Chourave, Hagrid, Diggle.

Neville entra:

-Ron t'attends Harry.

Ce dernier le remercia d'un signe de tête avant de rejoindre son meilleur ami a présent affalé dans son fauteuil.

Harry s'installa en face et fit signe à son ami de commencer son récit:

-Comme tu me l'avais demandé Harry, j'ai cherché de nouveaux partisans pour notre cause, ça n'a pas été facile! Les mangemorts rodent partout maintenant et les gens ont peurs. Cependant certains en ont assez de tout ces interdits et sont près à nous rejoindre, ils n'attendent qu'un signe de ta part Harry.

-C'est génial Ron, tu as fait un excellent travail comme toujours. Et du côté d'Hermione?

Le visage décomposé de son ami répondit à sa place.

-Je suis certain qu'elle est quelque part, tu la connais elle est tellement intelligente que je suis sur que l'on ne cherche pas au bonne endroit!

-Je pris pour que tu es raison Harry...Mon frère a bien reçu le colis que tu attendais, je vais d'ailleurs le rejoindre si tu n'as plus besoin de moi?

-Oui vas-y et merci pour tout Ron.

Harry savait à quel point les membres de la famille Weasley veillaient les uns sur les autres surtout après la perte qu'ils avaient subie.

La sonnerie de la porte d'entrée interrompit les dernières recommandations qu' Harry transmettait à Ron.

Madame Weasley aussi surprise qu'eux alla ouvrir la porte:

-Entrer je vous en pris.

Très vite Madame Weasley les rejoignit en compagnie d'une silhouette vêtu d'une cape qui la cachait entièrement.

-Je vous laisse, fit la mère de Ron ne les laissant seuls tout les trois.

L'inconnu repoussa doucement son capuchon laissant apparaître ses cheveux blonds.

Harry prit rapidement la parole, il savait à quel point seul une urgence pouvait pousser cette femme à enter dans cette maison ou se trouvait tant de gens qu'elle haïssait:

-Que se passe t-il Narcissa?

Il avait beau ne pas lui accorder son entière confiance, ses informations étaient capital dans leur projet, une espionne dans l'antre même de Voldemort.

Aussi surprenant soit-il l'épouse de Malefoy n'avait pas hésité a demander de l'aide à ses ennemis de toujours pour sortir son fils des griffes du mage noir.

-J'ai de très mauvais nouvelles. Il y a quelques jours ils ont apportés un nouvel ennemi du nouvel ordre.

Voyant qu'elle avait toute l'attention des deux jeunes hommes elle continua:

-Votre amie, la sang-de-bourbe, Granger.

-Je t'interdis de l'appeler comme ça! hurla Ron en se précipitant vers elle.

Harry le retient de justesse:

-Que va t-il lui arriver?

Narcissa sourit devant l'ignorance de ces sauveurs:

-Le Seigneur des Ténèbres a lui-même commencer à la torturer.

Ils frémirent, Harry relâcha son ami.

-Tu es certaine de ce que tu avances?

-C'est mon fils qui me la rapporter, c'est lui qui la capturé sur le Chemin de Traverse.

Le silence envahit la pièce, Ron élaborait déjà un plan pour récupérer Hermione, Narcissa attendait qu'on la congédie et Harry ne pensait plus, mais pourquoi alors que la chance commençait à leur sourire tout s'écroulait de nouveau?

-Merci pour les risques que tu prends en venant nous avertir, la congédia Harry.

Sans se retourner Narcissa sortit en claquant la porte d'entrée derrière elle.

-Harry rassemble tout le monde il faut aller la chercher!

-Ron on ne peut pas s'y prendre de s'être façon réfléchis, il est hors de question que je risque la vie de tout ceux qui me font confiance pour sauver une seule personne même si il s'agit de ma meilleure amie! Nous ne sommes pas encore près Ron.

-Alors on ne va rien faire c'est ça! hurla Ron au bord du désespoir.

-Je n'ai pas dit ça, juste qu'il va falloir agir le plus discrètement possible...