Bonjour à tous ! Désolée pour le chapitre qui arrive un peu tard mais je n'étais pas chez moi aujourd'hui et j'ai eu des difficultés à poster ce chapitre... Bonne lecture !


Chapitre 3

-Tu es réellement obligée d'y aller ? soupira-t-il.
-Bien sûr que oui. Je n'y suis pas allée depuis longtemps, ils me manquent tous.
-Laisse moi venir avec toi…
-Ce n'est pas une bonne idée, je dois d'abord leur annoncer nos fiançailles.

Il soupira de nouveau, il détestait quand elle partait là-bas, loin de lui. Il avait toujours peur qu'elle ne revienne pas. Bien sûr, il savait que c'était totalement absurde, ils étaient fiancés maintenant. Dans quelques mois, ils seraient mariés et il n'y avait que ça qui comptait.

-La prochaine fois, je te promets que tu viendras pour que je puisse tous te les présenter.
-Hm…
-Aller Wells ne fais pas la tête, dit Clarke avec une moue sur le visage.

Il ne put s'empêcher de sourire face à son visage d'ange. Il était totalement incapable de lui résister, depuis le tout premier jour.

Elle passa ses bras autour de son cou et s'approcha de lui. Ses bras l'enlacèrent à la taille et il déposa tendrement ses lèvres sur les siennes. Elle se sépara rapidement de lui et partit en prenant son sac de voyage avec elle.

Elle venait à peine de passer la porte qu'elle lui manquait déjà. Ils ne se reverront que dans une semaine mais il sait qu'ils s'appelleront tous les jours.


Clarke Griffin : « Je suis bien arrivée. Je t'appelle dans la soirée. Je t'aime. »

Elle envoya un message à Wells au moment même où elle quittait l'aéroport, enfin arrivée à Lewiston, sa ville natale. Elle prit un taxi et lui donna l'adresse de chez Raven.

Lewiston était une petite ville dans la région du Maine. Clarke aimait réellement l'atmosphère de cet endroit. Maintenant qu'elle était là, elle se sentait enfin chez elle.

Elle aimait beaucoup Los Angeles mais elle préférait le calme de Lewiston. Elle avait hâte de terminer ses études et revenir vivre ici. Enfin ça c'est ce qu'elle espérait, car elle savait que Wells n'allait pas se laisser convaincre facilement mais elle savait aussi qu'il ne savait pas lui dire non.

Les choses allaient juste être un peu plus compliquées qu'à l'accoutumée.

Elle se dépêcha de payer le taxi et récupéra son sac avant d'aller sonner à l'appartement de Raven. Elle avait vraiment hâte de la revoir et la prendre dans ses bras. Sa meilleure amie lui manquait énormément.

Mais contrairement à ce qu'elle aurait pensé, ce n'est pas la même brune qui ouvrit la porte : c'était Octavia. C'est vrai que les deux jeunes femmes vivaient en colocation depuis plusieurs années.

Elles se prirent dans les bras. Clarke était heureuse de revoir Octavia après ces dernières semaines. Après tout, elles étaient amies maintenant.

-Raven ! Arrêtes ton sport, Clarke est là ! s'écria Octavia.

Elle avait crié alors qu'elle tenait toujours la blonde contre elle, qui grimaça. Elle était prête à parier qu'elle avait été à deux doigts de perdre un tympan. Elle se frotta l'oreille en entrant dans l'appartement.

Puis finalement elle vit enfin sa meilleure amie apparaître, complètement recouverte de sueur. Avant que Clarke n'ait pu faire un seul geste, la brune lui sauta dans les bras, la serrant contre elle et la recouvrant de sa sueur.

-Beurk Rav' t'es toute transpirante c'est dégueulasse.
-J'en ai rien à foutre Clarke tu m'as beaucoup trop manqué.
-Tu m'as manqué aussi.

Elle la serra contre elle, tant pis pour la transpiration, Raven avait raison ça faisait trop longtemps. Sans comprendre pourquoi, elle sentit une larme rouler le long de sa joue. Larme qu'elle s'empressa d'essuyer avant que quiconque ne puisse la voir.

Elles finirent par se séparer après un long moment, plantées dans l'entrée, dans les bras l'une de l'autre. Puis Raven courut prendre une douche. Pendant ce temps, Clarke déposa son sac dans la deuxième chambre.

Depuis qu'elle et Bellamy n'étaient plus ensemble, à chaque fois qu'elle venait ici, elle dormait chez Raven et Octavia. Elles n'avaient pourtant pas assez de lits mais elles lui laissaient de la place. Et Clarke les remerciait pour ça : elle n'avait aucune envie de payer un hôtel, ni d'aller chez sa mère mais surtout de partager la maison de Bellamy.

Elle savait que ce serait beaucoup trop douloureux pour lui. Même s'ils n'étaient plus ensemble, elle avait toujours un énorme respect envers lui et elle refusait de le faire souffrir plus qu'elle ne le faisait déjà.

Pourtant elle savait qu'elle lui en ferait ce soir-là : elle avait décidé d'annoncer ses fiançailles.

Elle avait peur de sa réaction. Allait-il devenir violent ? La supplierait-il de ne pas se marier ? Non, il ne le ferait pas devant sa petite sœur.

Elle venait à peine d'arriver à Lewiston et pourtant elle n'arrêtait déjà pas de penser à lui. C'était ça à chaque fois mais elle continuait quand même de venir. Encore et encore. Et elle le ferait toujours.

C'était là qu'était sa vie. Et puis elle ne détestait pas tant que ça de penser à lui. Après tout c'était comme ça depuis qu'elle l'avait vu pour la première fois.

C'était comme ça depuis qu'il lui avait apporté ce plateau de nourriture, ce qui avait tout démarré entre eux. Leur rencontre avait été totalement atypique, alors qu'elle s'était retrouvée en prison, suspectée de meurtre.

Et depuis le début, il avait cru en son innocence. Depuis le début il avait été là pour elle alors qu'il ne lui devait rien. Après tout, il était gardien et elle n'était qu'une détenue parmi d'autres.

Enfin ça c'est ce qu'elle aurait dû être mais depuis le début, elle avait été plus que ça. C'était ce qu'il lui avait raconté des milliers de fois.

Elle l'avait tellement aimé. Des fois elle se demandait comment ça pouvait être autrement, puis l'image de Wells faisait surface dans son esprit. L'amour en avait remplacé un autre.

C'était comme ça que les choses marchaient. Ils avaient essayé de survivre à cette relation à distance mais ça n'avait pas marché. Tout ce qui en était ressorti c'était des disputes, de la jalousie et des larmes. Des larmes et de la douleur.

C'était Wells qui lui avait fait oublier Bellamy. C'était grâce à lui qu'elle était passée à autre chose.

Mais avait-elle vraiment eu envie de passer à autre chose ?

-Les filles ce soir c'est moi qui prépare le repas. Invitez Bellamy j'ai une grande annonce à faire, annonça Clarke sans préambule, bien trop pressée de sortir de ses pensées.
-Cool ! Vous seriez vous remis ensemble ? demanda Octavia, heureuse.
-O, ton frère et moi c'est finit. Je suis avec Wells maintenant.
-On en reparlera dans quelques mois.

Clarke ne répondit pas et alla dans la cuisine pour commencer à préparer le repas. Maintenant, elle appréhendait encore plus son annonce, elle avait peur de les décevoir.

Et Clarke savait que si Raven ne montrerait pas un minimum d'entrain, elle aurait toutes les peines du monde à être finalement heureuse.


Le repas était prêt, la table mise, et Clarke venait de terminer de se préparer. Elle se regardait dans le miroir de sa chambre provisoire, le ventre complètement tordu par la peur.

Jamais elle n'avait ressenti un aussi grand stress. Et ce stress amenait d'autres interrogations : était-ce normal d'être aussi stressée ? Etait-ce une manière de son corps de refuser ces fiançailles ?

Elle allait finir par devenir folle à force de se poser toutes ces questions. Elle ressentit tout à coup une violente douleur dans le ventre qui la plia en deux. Voilà qu'elle allait faire une crise d'angoisse.

Elle s'assit sur le lit et respira plusieurs fois, fermant les yeux, pour se calmer au mieux. La douleur passa rapidement et Clarke finit par rouvrir les yeux à l'instant même où la sonnette retentit. Il était là, il était temps d'y aller.

Clarke se releva, inspira une dernière fois et rejoignit le salon.

Elle n'avait mit qu'un pied dans le salon qu'elle croisa son regard. Le temps s'arrêta à cet instant. Tout était suspendu. Elle n'arrivait pas à détacher son regard bleuté du sien si sombre.

Elle ne savait pas ce qu'il lui prenait et elle n'aimait pas ça. Elle secoua la tête et se racla la gorge. Des souvenirs de la dernière fois qu'ils s'étaient vus remontèrent à la surface et Clarke se sentit tout à coup mal à l'aise.

Les choses semblaient être les mêmes du côté de Bellamy comme pouvait le montrer sa main qui passait dans ses cheveux fraîchement coupés.

Clarke se mordilla la lèvre, le regard dans le vide. Elle n'arrivait plus à esquisser le moindre mouvement. Elle essayait de se reprendre en main mais elle n'y arrivait pas. Heureusement, ou malheureusement, l'intervention de Raven la sortit enfin de sa transe :

-Et bien ! On dirait qu'il y a de la tension dans l'air ! Dis donc il vous arrive quoi les deux ?
-Rien du tout, répondirent Bellamy et Clarke au même instant, augmentant leur sentiment de malaise.
-Ok ce n'est pas bizarre du tout. On va aller boire un peu ça vous détendra hein ?

Tous s'assirent sur le canapé tandis qu'Octavia servait les boissons. Clarke but pratiquement son mojito cul sec.

-Clarke tu es sûre que ça va ? Tu es bizarre depuis que tu as passé la porte de l'appartement, s'inquiéta Raven.
-Tout va bien Rav' je suis juste un peu inquiète, par rapport à l'annonce.
-Tu n'as qu'à la faire maintenant, ça te détendra pour le repas.
-Non je préfère le faire lors du dessert.

Le reste de l'apéro se passa dans une ambiance un peu moins froide, Clarke et Bellamy se détendaient petit à petit et finirent même par rire ensemble. Raven et Octavia se lançaient des regards chaque fois qu'un petit rapprochement avait lieu entre les deux.

Ils finirent par passer à table et c'est Clarke qui servit cette fois-ci. Le problème, c'est qu'au moment où Bellamy lui faisait passer son assiette, leurs mains se frôlèrent et elle faillit tout renverser. Son toucher l'avait complètement déstabilisée.

Heureusement personne ne remarqua son trouble et le repas se passa dans une bonne ambiance, beaucoup plus chaleureuse qu'au début.

Mais quand Clarke sortit le dessert : de merveilleux fondants au chocolat, l'ambiance s'assombrit de nouveau. La blonde avait le don de faire ressentir son stress aux autres.

Ils avaient tous hâte qu'elle dise enfin ce qu'elle avait sur le cœur, même si Bellamy avait peur de ce qu'il allait entendre. Peut-être allait-elle leur dire qu'elle restait finalement à Los Angeles aux côtés de son petit ami.

-Ok, Clarke prit enfin la parole tremblante de la tête aux pieds, c'est parti.

L'attente dura encore quelques secondes, le temps pour la blonde de trouver ses mots.

-Wells et moi sommes fiancés, énonça-t-elle si rapidement que personne n'était sûr d'avoir entendu la bonne phrase.
-Quoi ?! s'exclama finalement Octavia.
-Wells et moi allons nous marier, répéta Clarke plus doucement, finalement heureuse de prononcer ces mots.

Un bruit de verre brisé se fit entendre et trois têtes se tournèrent vers Bellamy qui en avait lâché son verre de champagne qui avait terminé son chemin sur le carrelage.

Son regard était bloqué sur Clarke, il n'en croyait pas ses oreilles. Elle était fiancée. Fiancée à un autre homme que lui. Et elle lui annonçait comme ça, face à sa sœur et son amie.

Il se passa une main sur le visage, ne sachant que dire ou faire face à ces trois paires d'yeux qui le fixaient.

-Clarke… souffla-t-il finalement, son désespoir se faisant largement entendre.

La blonde détourna les yeux, soudainement honteuse, sans même savoir pourquoi. Enfin si, elle savait très bien, mais elle ne voulait pas en parler. Jamais.

-Je l'aime Bellamy, je suis désolée mais il me rend heureuse. Je t'en prie ne gâche pas tout.
-Ne gâche pas tout ?! Tu te moques de moi ? s'écria-t-il. C'est TOI qui as tout gâché !

Il se leva finalement, déposa un baiser dans les cheveux de sa sœur et quitta la maison, non sans oublier de claquer la porte sur son passage.

Un silence s'instaura dans l'appartement. Personne ne savait quoi dire. Et c'est les larmes aux yeux que Clarke se servit une coupe de champagne.

-Et bien, félicitations Clarke, se dit-elle à elle-même.

Cette soirée avait été un véritable fiasco.


C'est sur une note pas très heureuse que se termine ce chapitre, et le repas ! Alors, qu'en avez-vous pensé ? Comment auriez-vous voulu que Bellamy réagisse ? Dites moi tout !

Je vous souhaite une bonne semaine,

Laurine