Et hop, encore un !

C'est une fanfiction UA, crossover Supernatural/Teen wolf. C'est un Stean (Stiles/Dean)

MAIS c'est aussi une fanfiction qui reprend dans sa presque totalité le film Remember Me.

Pour ceux qui ont déjà vu Remember Me, merci, dans vos commentaires, merci de ne pas spoiler :) Ceux qui l'ont déjà vu et veulent poser de plus amples question, mettez un premier commentaire innocent, et je vous répondrais par la suite hahaha

Pour ceux qui ne l'ont pas vu, et bien... à vous de choisir : si vous regardez d'abord le film, vous vous spoilez en partie la fiction, et si vous lisez d'abord la fiction, vous vous spoilez pas mal de choses importantes du film...

J'attends avec impatience votre avis, car j'ai dû modifier mon écriture pour entrer dans l'ambiance de ce film absolument sublime, avec Robert Pattinson et Emilie De Ravin

Ni Supernatural, Teen Wolf, et encore moins la sublime histoire de Remember Me ne m'appartiennent.

Bonne lecture !


Chapitre 2 : Qu'est-ce que ça veut dire, aimer ?

Une journée a passé

Dean marchait avec Castiel vers leur université. Son ami souriait.

- Au fait, j'ai vendu une brosse à dents à ta copine !

Dean ouvrit son café et cligna des yeux. Il se tourna vers Castiel, les sourcils froncés.

- T'as vendu quoi ? A qui ?

Castiel était confus.

- Tu sais, ta copine. Cette… magnifique petite blonde que tu as laissé dans to lit, hier.

Dean sourit en coin.

- Eh ben je lui ai vendu une brosse à dents. J'ai gagné trois dollars !

Dean pouffa de rire et prit une cigarette. Cas arborait son immense sourire fier comme à chaque nouvelle réussite, quelle qu'elle soit.

- Félicitations.

Surtout, l'encourager.

- Ouais, merci. Alors ça m'a inspiré notre nouveau business : la PUTE. La Panoplie Universelle, Toujours Emportée.

Dean leva les yeux au ciel. Il avait vraiment une mauvaise influence sur son ami. Ou alors celui-ci était de toute façon un cas désespéré.

- C'est un kit de voyage féminin pour une nuit. Par exemple, on pourrait rajouter du maquillage, du parfum, un chargeur de portable, des numéros de taxi ! Et on vend ça 9 dollars 95. Un peu de publicité et hop ! Ça roule !

Dean tendit son café à Castiel pour pouvoir allumer sa cigarette.

- Et tu crois que les filles… vont acheter ça avec de l'argent réel ?

Il adressa un sourire malicieux à son ami. Castiel hocha la tête, les yeux légèrement plissés.

- Ah, je vois… C'est ça, sois cynique. Allez, on va être en retard en cours.

Dean et Castiel suivaient, pour certains, les mêmes cours. La psychologie, par exemple. Castiel suivait des cours de littérature et travaillait dans une bibliothèque. Il était content que Dean s'intéresse enfin un tant soit peu aux livres et à l'écriture. Dean, lui, travaillait dans un garage à mi-temps, et suivait quelques cours par ci, par là. Il ne savait pas encore vraiment ce qu'il voulait faire de sa vie, ou plus exactement, il ne savait plus. Il ne savait plus, depuis…

- Suite aux récents évènements terroristes, est-ce que vous pensez qu'il y a de la place pour une discussion sur l'éthique, alors qu'il est question des causes profondes du terrorisme ?

Dean fut sorti de ses pensées par la voix de son professeur de politique générale. C'était un sujet qui l'intéressait énormément. Il permettait à chacun de donner son opinion, de réagir selon le sujet donner, et Dean avait besoin de cette ouverture à la communication.

- N'est-ce pas une question de morale, plus qu'une question d'éthique ?

Il tourna sa tête sur la droite pour apercevoir l'élève qui venait d'intervenir. L'étudiant faisait plus jeune que lui, ses cheveux châtains étaient coiffés grâce à du gel. Ses yeux caramel étaient plissés, alors qu'il attendait une réponse du professeur, il semblait extrêmement concentré. Dean aurait presque juré voir ses méninges tourner. Il faisait tourner un stylo entre ses doigts et sa jambe tremblait.

- Développez, demanda le professeur, intéressé.

L'étudiant regarda ses notes.

- Eh bien, la morale définit le caractère individuel.

- Et l'éthique ?

- Les règles de conduite à adopter en société.

- Le caractère individuel est donc plus important ?

Le professeur le testait, mais l'élève était sûr de lui. Il hocha franchement la tête.

- Oui, absolument.

- C'est bien. Notre connaissance du passé est-elle un obstacle pour nous, ou un avantage ?

- Ce serait possible d'avoir une statue non-fumeur ?

Dean tourna à peine la tête au son de la voix désapprobatrice d'une mère de famille, emmenant avec elle ses enfants, comme si elle craignait que Dean les dévore.

- Oui, Dean, est-ce que ce serait possible d'avoir une statue non-fumeur ? se moqua gentiment Charlie en grimpant également sur la dite statue.

Elle s'assit à côté de lui et attacha rapidement ses cheveux en un chignon désordonné. Elle regarda la cigarette de son frère et ouvrit la bouche.

- Si tu veux me demander si tu peux tirer, ne serait-ce que pour goûter, grogna Dean, c'est non. Il est hors de question que tu te ruines la santé.

Charlie leva la tête, vexée.

- Et si je demande à quelqu'un qui n'est vraiment pas de confiance, et que je fume de la drogue ? le provoqua-t-elle.

- Tu ne ferais pas ça, ricana-t-il.

Elle sourit. Son frère la connaissait si bien. Elle se tourna à nouveau vers lui.

- Tu m'as promis que t'arrêterais.

- Ouais, je sais.

Il tira une dernière fois sur sa cigarette, avant de la jeter et d'échanger un sourire complice avec sa petite sœur. Charlie regarda les jeunes autour d'eux et perdit à nouveau son sourire. Elle pensa à Louisa, l'une de ses seules amies. Une des seules, d'ailleurs, hors son frère, sa mère, ou éventuellement Sacha, à l'écouter. Charlie ne comprenait pas pourquoi l'intérêt de sa famille comptait autant pour elle. Elle aurait pu être comme toutes les ados. Vouloir la paix et avoir des secrets. Des secrets, ça oui, elle en avait.

- Pourquoi papa ne m'écoute jamais ? murmura-t-elle.

Dean lui adressa un regard en coin.

- Il t'aime, papa.

Charlie ouvrit ses cheveux et passa ses mains dedans pour les démêler.

- C'est pas une réponse, ça. Aimer, ça ne veut rien dire. Papa et Maman s'aimaient, mais elle ne supportait plus de rester dans la même pièce qu'elle. Je n'avais que 9 ans, mais je m'en souviens.

- Tu marques un point constata-t-il simplement.

Elle n'était peut-être plus une gamine, mais Dean se restreignait à ne pas dire certaines choses devant elle. Charlie était la personne qui comptait le plus à ses yeux, avec sa mère.

- Autre exemple : Maman et tante Sarah. Elles ne peuvent pas rester ensemble dans la même pièce, sans risquer de se taper sur la figure. Elles n'ont pas arrêté de s'éviter

- Maman gère comme elle peut le fait que tante Sarah boit, répondit Dean, amusé.

Il se tourna vers sa sœur, la fixant d'un air suspicieux.

- Tu ne bois pas, toi ?

Charlie se tourna vers lui, leva les yeux au ciel et secoua la tête. Il n'était pas sérieux lorsqu'il posait cette question, de toute manière. Dean continua.

- Alors pour quelle raison on voudrait t'éviter ? Tu es belle, gentille, talentueuse…

Charlie poussa un soupir agacé afin qu'il se taise.

- Sam, lui…

- Sam ne buvait pas, l'arrêta Dean.

- Mais il évitait les gens. Toi, tu bois, répondit-elle d'une voix hésitante.

Il haussa les épaules et grogna.

- J'ai vingt-deux ans, cette année, tous les jeunes boivent.

Charlie se mordit la lèvre. C'était rare que Dean parle de son anniversaire. Il descendit de la statue et tendit sa main pour l'aider à descendre.

Castiel et Dean étaient à la bibliothèque. C'était la pause du meilleur ami des Winchester. Dean mangeait un hamburger avec appétit, assis sue une échelle pour voir les livres trop haut pour lui, Castiel se régalait d'un hot dog.

- Eh, ça te dirait qu'on aille à Atlantic City pour ton anniversaire, cette année ?

- Tu crois ? répondit le concerné tout en engloutissant la fin de son repas.

- Ouais, on se prendrait une suite.

Castiel sourit en coin.

- Tu pourrais inviter Miss Brosse à dents.

Dean pouffa de rire.

- J'aimerais encore mieux être sodomisé avec une brosse à dents, à choisir.

Il s'essuya les mains et prit quelques livres.

- C'est ton anniv', on peut se débrouiller.

Dean ne se tourna pas vers Castiel, pour voir s'il plaisantait. Son ami avait tendance à dire ce genre de choses très sérieusement. Il se mit debout sur l'échelle afin de ranger les livres et de regarder dans une autre catégorie. Castiel secoua la tête.

- C'est pour ça que ça marche, avec toi.

- De quoi tu parles ? murmura Dean, distraitement.

- Les deux sexes. Je travaille dans une bibliothèque, et pourtant t'as l'air d'un artiste depuis que tu t'es mis à écrire. Les filles, elles aiment ça. Et comme t'as une belle gueule et des yeux mystérieux, tu plais aux gars.

Dean sourit.

- Ah, s'exclama Castiel, la bouche pleine, j'ai vu Mégane hier. Elle bosse dans un bar, elle veut absolument qu'on passe.

Dean se contenta d'un « mmm ».

- Elle m'a presque supplié.

Dean trouva enfin un livre qui le branchait, il l'ouvrit et le feuilleta.

- Pauvre petite chose.

Castiel serra les dents. Il posa son repas et donna un violent coup dans l'échelle, faisant tomber Dean.

- T'es pas bien, non ? répliqua Dean avec colère.

Il repoussa Castiel.

- Eh, mais c'est quoi ton problème ?!

Un homme passa dans l'allée et leur fit signe d'être moins bruyant. Castiel essaya de se contenir.

- Ecoute. Depuis deux semaines, t'es un vrai fantôme. T'es déjà pas très gai comme ça, mais là, c'est de pire en pire. Tu fais plus rien, tu sors plus !

Dean gardait ses yeux plongés dans les siens.

- Ton côté blasé et introverti, ça commence à bien faire. C'est plus possible, là, il faut que j'intervienne, j'suis comme ton ange gardien !

Dean renifla, amusé.

- Quoi ? interrogea Castiel.

- T'es… T'es conscient qu'intervenir, ça n'implique pas forcément de se prendre une cuite ?

Une lumière malicieuse passa dans le regard de l'étudiant.

- Bon, un seul verre ok ?

De toute manière, Dean en avait envie, ou besoin. D'une certaine manière.

- Un seul, insista-t-il.

Dean sourit en coin.

- C'est quand la dernière fois que tu as bu un seul verre ?

Le regard de Castiel se vida alors qu'il réfléchissait à la réponse à donner.

- Ma communion.