Un chapitre chaque week-end. Chapitre centré sur Emma. Prochain sur Regina.
III : commencement.
Rumple était assis au chevet d'Emma. Il l'avait spécialement installé dans un lit, les êtres de l'espoir n'avaient pas besoin de dormir comme les êtres humains, ils avaient besoins d'énergie et ils se la procuraient des émotions humaines que ce soient la joie ou la tristesse. Plus ils étaient proches de leur protégé, plus ils gagnaient de l'énergie et cela n'influaient en rien sur la vie de leur 'ami'. Ils utilisaient seulement l'excédent sans nuire l'autre.
Certains les nommées de parasite mais ce n'était rien de tel. Ils pouvaient vivre sans rien mais pour survivre sur la terre des mortels, ils devaient se nourrir de leur façon sans blesser quelqu'un. Rumple passa une serviette humide sur le front de la blonde. Cela faisait déjà plus de deux jours qu'elle était inconsciente ou plutôt en berne. Son corps ne réagissait plus, elle était comme en pause. Elle ne respirait plus, son corps était extrêmement rigide, elle égalait la pâleur des morts. Il savait ce qui tourmentait son agent, son passé. Et il ne s'attendait pas à ce qu'être avec Regina puisse à ce point la détruire de l'intérieur. Il sentit qu'Emma appelait intérieurement la brune. C'était rare qu'un être de l'espoir soit si connecté à un humain. Certes, il y avait de la compassion, une profonde amitié, cependant partager physiquement les souffrances, ressentir de la colère, de la tristesse, se comporter comme une personne, c'était un danger qu'il ne fallait pas mettre de côté. L'exemple de Peter Pan fit serrer des dents Rumple. Il était hors de question qu'Emma devienne comme ce monstre sans cœur. Il ferait tout pour empêcher cela, même s'il devait se résoudre à supprimer par lui-même le problème.
Le ténébreux se rappela lorsqu'il avait rencontré la première fois cette âme perdue qui était devenu comme sa fille.
Flash-back.
1885. New York.
Le protagoniste se mit à errer dans les rues puantes de la grande ville américaine. Pollution visuelle et olfactive était devenue omniprésente. Il était à la recherche d'âme à corrompre. Les plus intéressants pour lui étaient ceux qui se croyaient supérieur et bon contrairement à leur confrère. Ceux qui donnait mais qui réalité était pourris à l'intérieur par les vices. Ils se nourrissaient de leur noirceur. On pouvait le nommer de corrompeur. Il avait le pouvoir de réaliser le souhait des mortels, en compensation, il prenait leur vie. Plus il devenait fou, plus il gagnait de pouvoir sur ses proies qui ne pouvait résister à l'appel du mal.
Sa dernière âme fut celle d'un banquier. De l'extérieur, il paraissait comme un bon saint Maritain. Il donnait aux plus pauvre, il avait œuvré à la construction d'hôpital. Toutefois ce généreux bienfaiteur cachait un vice sombre en lieu, il était un visiteur régulier de bordel. En soit ; ce n'était pas un problème à l'époque qu'était la prostitution, il était très violent avec les femmes. Parce qu'il avait de l'argent, il se croyait tout permis. Le corrompeur n'avait pas fait grand-chose pour faire tomber cet homme, l'alcool à flot, le sexe et la violence avaient fait un cocktail explosif. L'homme avait tué une femme lors de jeux. Et ce fut le déclic pour ce banquier, la soif du sang, de tuer. Rumple n'eut qu'à récolter les fruits des crimes mais surtout l'imprudence du tueur. Il allait être exécuté mais Rumple lui donna le choix de mettre lui-même fin à son histoire, le prix fut pire au final.
Voilà pourquoi Rumple n'aimait pas les êtres humains, ils étaient prévisibles, il ne souhaitait qu'une chose, le pouvoir sur les autres, que ce soit par l'argent, le travail, les sentiments.
L'homme remarqua qu'on lui tira le bas de son pantalon. Intrigué, il baissa son regard et vit une jeune enfant de huit/neuf ans. Son regard vert luisait d'innocence. Son visage était couvert de saleté de la ville. L'enfant portait de vieilles guenilles trouées par le temps, elle était squelettique, elle devait certainement souffrir de malnutrition. Sa chevelure était comme de la paille, terne, sèche et sale. Il s'attendait à ce qu'elle lui quémande de l'argent comme la plupart des pauvres. A la place, elle se mit à lui sourire, il était étonné de voir des dents bien alignées bien que jaunies.
« Monsieur, vous avez fait tombé ça. » La petite blonde montre une montre à gousset en or qui appartenait au corrompeur. De nouveau, il était hébété pat l'action de l'enfant. Normalement, personne ne lui aurait remis son bien, on aurait essayé de le vendre pour en avoir le plus de profit. De plus, les humains ne pouvaient vendre son bien, il avait un pouvoir de corruption, comme lui. Au final, il devenait fou car ils avaient peur de se faire déposséder de cette importante poignée de richesse.
« Merci. » L'homme allait rendre cette générosité inattendue avec des pièces d'or mais la fillette lui remit son bien et s'en alla en courant dans la foule compacte. Rumple se mit à sourire, ce fut une première pour lui, néanmoins pas désagréable. Il savait qu'un moment ou un autre il rencontrerait cette enfant.
Ce qui arriva mais dans des conditions différentes. Rumple était en mission d'âme pervertie, il trouva une intéressante, celle d'un directeur d'orphelinat : Lewis Farfeild. Comme les autres, d'un point de vue extérieur, il était irréprochable. Toutefois, ce n'était qu'une image, il était avide d'argent, il économisé sur tout et volé même l'orphelinat. Cet appât du gain se retournait sur les orphelins, ils vivaient dans des conditions insalubres, par de lit, pas de chauffage, de la nourriture avariée. Puis Rumple qui observait de loin les agissements de l'homme rencontra de nouveau la petite blonde à la cour extérieure de l'orphelinat, elle était en compagnie d'un garçon de son âge. Rumple s'approcha, de nouveau il fut intrigué par cette enfant.
« Neal, tiens, j'ai réussi à avoir ce morceau de pain en fouillant les poubelles de la boulangerie avec que d'autres arrivent, il est dur mais au moins on a quelque chose. »
« Emma prend en aussi, tu n'as rien mangé pendant plus d'une journée. » La nommée se mit à sourire et secoua la tête :
« Non, tu as plus besoin, je vais trouver autre chose. » Le ventre de la blonde se mit à gargouiller, elle se mit à rire.
« Ce n'est rien. Mange, je vais dehors pour voir s'il y a rien d'autre. » La petite fille donna le bout de pain et se mit à courir vers l'extérieur en faisant attention de ne pas se faire voir par personne.
Une semaine plus tard.
Rumple avait suivi de près les agissements d'Emma, il ne pouvait s'empêcher d'être attendrie par cette gamine. Elle n'avait aucune once de mal en elle, bien que sa condition de vie aurait la rendre en une adulte détestable mais amère. Cependant, il constata que cette orpheline avait pris d'affection un petit garçon du nom de Neal, il était plus chétif et fragile que sa comparse. Elle lui donnait toujours sa nourriture. Elle le protégeait continuellement, c'était comme si c'était son petit frère. Il appréciât grandement de voir l'interaction entre ses deux enfants, il n'y avait rien de mauvais. Cela l'apaisait de voir des personnes sans arrière-pensées. Mais quand il vit le directeur frapper Emma, il avait cette rage en lui qu'il crut impossible à avoir. Il devait regarder, seulement regarder.
Néanmoins, le corrupteur devait continuer sa mission, recueillir l'homme de ce directeur et le torturer à l'en rendre fou. Mais ses plans ne se déroula pas comme il le pensait, l'homme sur la sellette était en procès avec la ville pour maltraitance, bien sûr il nia tous les chefs d'accusation, il avait des proches qui ne croyaient pas aux accusations à son encontre.
« Ces types sont des parfaits idiots. Pour qui ils me prennent ? Un type comme eux ? Non, je suis beaucoup plus intelligent, ils veulent trouver des preuves ? Impossible, je me suis chargé de tout supprimer. Personne ne me mettra en prison, je gagne sur tout. » Déclama Lewis avec un immense sourire. Rumple était contre le mur, tapi dans l'ombre, il questionna :
« Tout supprimer ? »
« Oui ces maudits orphelins, ils ne pourront plus témoigner contre moi ainsi que les employés. On ne verra pas que les bâtiments sont insalubres si je les fais entièrement disparaître. »
« Disparaître ? »
« Oui, un petit incendie qui était accidentel, j'ai mis les poêles près des rideaux, je dois me préparer à être choqué des événements, de si nombreux morts. Comme c'est tragique. Tu vois les flammes, cela va te faire de nombreuses âmes à prendre, n'oublie pas ma participation. »
Rumple ne savait pas ce qui lui était passé par la tête, quand il avait entendu les rires fous de cet homme, il le décapita d'un mouvement de main, il avait perdu une âme. Mais ce n'était pas le souci, il était en colère que cette ordure ait fait brûlé volontairement l'orphelinat. Le ténébreux se dirigea vers le bâtiment qui était embrassé par les flammes, il entendit des hurlements des passants qui demandaient à l'aide. Il devait rester à ne rien faire mais il entendu la voix d'Emma. Il ne put se résoudre à fermer les yeux. Avec la magie il entra sans encombre dans le bâtiment, il regarda les alentours le paysage désolé, de nombreux corps dans vie gisaient, certains étaient en train de brûler d'autre était asphyxiés par la fumée. Les fondations de l'orphelinat commencèrent à s'effondre comme un château de carte. Rumple se pressa de rechercher Emma, il la vit le bras devant son regard et tousser grassement en hurlant le nom de son petit frère de cœur. Rumple se mit devant elle, alors qu'elle leva son regard rougi par les pleurs et la fumée.
« Sauvez mon ami, pitié, je vous donnerai n'importe quoi ! »
« Ta vie ? » Proposa le brun.
« Oui ma vie, mon âme, tout sauvez Neal. » Le ténébreux soupira, il pouvait sentir les âmes s'échapper des petits corps, il ne restait que celui de la blonde. L'homme s'accroupit vers elle et passa sa main devant son visage. La fillette s'évanouit puis il la prit dans ses bras.
« Je suis désolée Emma mais c'est le seul souhait que je ne peux rendre, donner la vie aux morts. Ton âme est mienne maintenant, je vais la mettre à bonne escient. Je ne peux te laisser vivre avec ses fardeaux. »
Fin du Flash-Back.
