Titre: Hallucinations
Résumé: « Quand la vie vous a fait don d'un rêve qui a dépassé toutes vos espérances, il serait déraisonnable de pleurer sur sa fin ». Missing Moment New Moon. Edward POV.
Auteur: Musings of a Shaken Mind
Trad': Nouni
Rating: K+
Disclam': Rien n'est à moi ici, l'histoire est à l'auteur de talent Becky qui a emprunté les personnages de S.M.
Voilà la suite d'Hallucinations!
J'espère qu'elle vous plaira!
N'oubliez pas de me laisser un petit mot à la fin!
Enjoy!
HALLUCINATIONS
Chapitre II: Motos, 27 Janvier
Ca n'arriva de nouveau que quelques semaines plus tard. Je croyais pourtant avoir arrêté ça...
J'étais loin, aujourd'hui, des scintillantes plaines arctiques. Je ne savais pas pourquoi ça avait été si long. Peut-être que ça fonctionnait lorsque l'agenda de Bella était vide. Peut-être que ma Bella hallucinatoire s'amusait à me torturer quand elle trouvait le temps trop long...
Peu importe la raison, de toute façon. C'était la fin du mois de Janvier. Le 27, je pense. J'étais revenu en Grande-Bretagne, en Ecosse cette fois. Il faisait assez froid et humide pour moi, et assez chaud pour que des animaux choisissent de vivre ici; au contraire des ours au Pôle qui étaient plus au goût d'Emmett. Les Highlands étaient mon terrain de chasse favori, foisonnant d'animaux sauvages et d'une beauté incomparable, bien sûr.
Je chassais -malgrè que j'avais plutôt envie de me rouler en boule dans un coin et puis attendre de mourir... Mais j'avais appris grâce à Carlisle que la famine n'était pas une solution... donc je chassais quand ça se produisit de nouveau.
J'avais voyagé loin de mon lieu de réisdence -petit hôtel miteux parfait pour me morfondre-, Edimbourg, pour me nourrir. J'étais au milieu d'une vallée glaciale, entourée de bruyère et de fougères folles. De l'autre côté, les montagnes plongeaient vers d'immenses falaises verticales jusqu'à l'Océan.
L'endroit était spectaculaire. Mais il sortit de mon esprit quand je la vis.
Bella...
Elle était assise sur un vélo... Non, c'était autre chose... Une moto?! Bon sang! Qu'est-ce qu'elle pensait faire avec ça?! Et sa promesse?
Je devais sans cesse me rappeler que ce n'était que le fruit de mon imagination; même si tout était incroyablement réaliste! Mais, en fait, peu importe cette torture -j'en paiera le prix plus tard-, si ça signifiait voir ma Bella de nouveau...
Ce Jacob Black -traître à son clan- fit démarrer l'engin et recula d'un pas.
« Tu veux que je balance la grenade? » Je réprimai un sourire à ces mots. C'était tellement... tellement Bella. Juste comme elle.
Mais elle semblait terrifiée... Si j'avais vraiment perdu l'esprit, j'aurais pu jurer que tout était vrai: qu'elle était la vraie Bella. Ma Bella
Si ce n'était pas elle, ça aurait pu l'être, en tout cas... Mais je n'avais aucune idée d'où cette soudaine soudaine et suicidaire préférence pour les véhicules à deux roues provenait...
De mon imagination, sûrement.
« C'est comme ça que ça marche, Bella. Veille seulement à y aller mollo... »
Je ne pouvais pas croire que ce stupide gamin la laissait faire ça! L'encourageait même! Ne réalisait-il pas combien sa vie était précieuse?! Etait-il vraiment, comme je l'avais toujours supposé, un parfait imbécile?!
Elle commença à relacher la poignée, et je commençais sérieusement à m'énerver. Quoi, était-elle suicidaire, maintenant?!
« Tu es en train de te comporter de façon téméraire, puérile et idiote, Bella. »
Elle m'entendait maintenant, et le son de ma voix lui fit lâcher tout à fait la poignée, la propulsant comme un boulet de canon au sol. J'hurlais mais apparemment, elle ne m'entendait plus. Etait-ce complètement aléatoire? Ne pouvais-je briser la barrière qui nous séparait qu'occasionnellement? Ca devait certainenement être ça.
« Bella, tu n'as rien? »
Je n'aimais pas les pensées de Jacob Black. Comme lors de la précédente hallucination, je pouvais lire dans les esprits comme si j'étais là. Le seul qui m'échappait encore était celui de Bella, bien sûr.
Le garçon me rendait malade, personne ne devait penser à Bella de cette façon. Personne sauf moi.
Il l'aimait.
Mais n'était-ce pas ce que je voulais? Ne désirais-je pas justement qu'elle avance? La réponse était facile: non. J'étais assez égoïste pour dire ça. Je la voulais pour moi, uniquement. Et ce serait toujours comme ça, probablement. Je serais toujours fou de jalousie pour celui qu'elle aura choisi.
Rien qu'à énoncer un possible autre homme -quelqu'un comme Jacob Black la serrant dans ses bras, la tenant par la main, venant la voir dans sa chambre que je connaissais par coeur- me mit à l'agonie.
Le gouffre en moi s'ouvrit plus largement, labourant ma poitrine. A cet instant, j'aurais pu jurer avoir un coeur. Mais quand je posai ma main sur mon torse, je ne sentis rien, pas le moindre frémissement.
Agonie. Je n'étais pas humain, et c'est pour ça que j'était parti... Elle méritait tellement mieux qu'un vampire qui la désirait autant que son sang...
Puis elle essaya encore.
« Vas-y doucement avec l'embrayage... » la prévint-il.
Ca aurait dû être moi. Ca aurait du être moi en train de l'aider, courant à ses côtés. Je ne lui aurais pas refusé ça, si c'était vraiment ce qu'elle voulait. Elle n'aurait jamais été en danger, parce que je ne l'aurais jamais autorisé. Si c'était l'adrénaline qu'elle voulait, je le lui aurais donné...
Mais ça? C'était dangereux, et téméraire, et complètement stupide...
« Tu as vraiment envie de te tuer? C'est le but de la manoeuvre? »
Cette pensée me pétrifia. Qu'avais-je fait? Que lui avais-je fait? Quels dommages lui avais-je infligé? Mais je ne pouvais pas penser à ça. Pas maintenant, en tout cas. Je devais d'abord sauver sa vie.
« Rentre chez toi! »
« Doucement, Bella. »
Il allait la tuer, ce crétin. Et quand il le ferait, je le tuerai. Sans merci, il souffrirait beaucoup. Puis, je me tuerai.
Mais NON! Ce n'était pas réel! A quoi pensais-je?! Ca semblait tellement improbable... impossible... si peu , le réalisme de mon imagination n'était pas à nier...
« T'inquiète. »
Je n'étais pas sûr de saisir à qui elle parlait vraiment; peut-être à nous deux. Mais sa réponse n'était pas la bonne. Et je ne pus m'en empêcher: mes instincts sauvages ressurgirent et je sentis le tremblement familier dans ma poitrine, concurrençant le rugissement du moteur de la Honda.
Elle relacha la poignée, et soudain elle bougeait à une vitesse terrifiante; presque aussi vite que je courais...
Ca ne pouvait pas arriver. Si j'avais été capable de dormir, ça aurait été mon pire cauchemar. Et j'en savais assez sur les motos pour savoir que tout allait mal se terminer. Elle allait trop vite, et ne semblait pas vouloir ralentir...
« Non Bella! Regarde devant toi! »
Mon cri sembla la faire revenir à la réalité: je pouvais entendre ses murmures paniqués: « Freine, freine »
Mais elle fit une erreur. Je gémissais alors que je regardais sa chute au ralenti. Si j'avais été physiquement avec elle, dans mon rêve éveillé, j'aurais été capable de la stopper. Mais j'étais collé ici, comme un vulgaire spectateur. Emprisonné dans mon propre esprit fou à lier.
J'hurlais, aussi fort que l'engin, devenant fou. Ma vision se troublait, je voulais tant être là bas, avec elle.
Je cessai enfin de lutter et courai aussi vite que je pouvais. Mais, alors que je rejoignais enfin les falaises, je m'arrêtai.
D'où venaient-elles? Ces hallucinations, qui semblaient si vraies?!
Je ne méritais pas ça... personne ne méritait cette souffrance innommable.
Je tombais à genoux, ma tête entre les mains. Si j'avais été humain, j'aurais agonisé de douleur mais j'étais loin d'être humain, comme des yeux chocolats embués de larmes me le rappelaient constamment.
Dans un effort énorme, je luttais pour revenir dans le présent. Mais je ne pouvais pas; ça me faisait trop mal, comme si je tombais en pièces. Comme si je m'éparpillais sous le vent glacial d'Ecosse.
Je voulais mourir.
Ca me prit un long moment pour me rappeler la raison de ma venue ici. J'étais si tenté de retourner à Forks. A elle.
Peut-être pourrais-je traverser l'Atlantique? C'était faisable, après tout. Je ne serais jamais fatigué, je n'aurais jamais besoin de respirer. Je n'aurais jamais froid, et grâce à ma vitesse surnaturelle, je serais là-bas avant même d'avoir besoin de chasser de nouveau.
Mais rester loin était impératif. Malgrè ce que je venais de voir, malgrè que je crevais d'envie de retrouver ses bras. Je ne devais pas lui faire ça.
Elle devait vivre, sans moi. Agonie, encore.
N'y avait-il pas d'échappatoire à ce dangereux piège?
Malheureusement, il n'y en avait qu'un.
Et il se trouvait à Forks.
Voilà!
Je voudrais votre avis, bien sûr. Review!
Nouni.
