Deuxième série de "farces"... Ça va de pire en pire. ~

Bonne lecture !


Chaleur de Juin

Bao avait bien réfléchit à sa vengeance. Comment ce petit enfoiré avait-il osé le chercher, non, le chauffer à ce point, et le refroidir aussi vite, l'autre jour ? Son ego avait été touché. Non pas qu'il soit aussi surdimensionné que ceux de Max ou de Sunny, mais il avait tout de même une certaine fierté, comme tout homme. Une idée lui était venue cette nuit. Il allait calmer les ardeurs de son jeune amant…

Yi se réveilla assez tard ce matin. Du moins, il était le dernier levé de sa chambre, comme d'habitude. Il faisait chaud dès le matin. Il ne supportait pas les fortes chaleurs. Il se leva du lit, décollant ses vêtements de sa peau humide. Une douche. Maintenant. La chambre était un four, le couloir était plus frais. Soif. De l'eau, maintenant. Comment pouvait-il faire aussi chaud en juin dans un dortoir sensé être climatisé ?

« Fais chier que la clim soit en panne… » grommela Jiro dans le salon.

La question ne se posait plus. Yi se sentit comme un sim en détresse. WC. Maintenant. Par quoi commencer ? Petits besoins, hygiène ou faim ? Il imaginait déjà un cristal orange flotter au-dessus de sa tête. Pourquoi avait-il dormi aussi longtemps ? Il était 10:00 passé. Quelle chaleur… Dieu, si tu existes, pourquoi ? POURQUOI LA VIE ? Il se sentait sale, ses cheveux lui collaient au front, son t-shirt à son torse, son slip à son entrejambe… Le papier qui colle au bonbon, comme dirait Si. Quelle affreuse sensation. Où était-il ? Pourquoi ce dortoir était-il aussi grand ? Ah oui, vers la cuisine. De l'eau. Ses pieds nus foulaient le parquet chaud. Il faillit jouir en sentant le carrelage frais de la cuisine sous ses orteils. Il tendit le bras vers un placard, attrapant un verre qui faillit glisser de sa main moite. Il ouvrit à fond le robinet de l'évier, fit déborder l'eau dans son verre. Le liquide fut happé dans sa gorge, il n'eut pas le temps de le sentir sur sa langue. Un autre verre…

« Bonjour, Yi-ah… »

Il reconnut la voix enjôleuse de Bao. Il termina son second verre et le claqua sur le plan de travail, reprenant son souffle.

« Il fait chaud, hm ? »

Yi se retourna. Trop lentement apparemment. Il sentit un éclair de froid dans son short. Il écarquilla les yeux, alors que Bao lâchait l'élastique de son vêtement.

« AAAAAAHHHH ! »

Bao secoua sa main, des gouttes d'eau éclaboussèrent le visage de Yi. Des glaçons…

« La vengeance est un plat qui se mange froid, YunJi-ah… »

Et il s'éclipsa. La différence de température donna mal au ventre à son dongsaeng. Son cristal devait être rouge à présent… Les petits cubes glacés brûlaient ses parties génitales.

« BAO-HYUNG ! » hurla-t-il.

Il était tellement chaud ici-bas que les glaçons fondaient à une vitesse fulgurante. Il mit un instant avant de prendre l'initiative de les retirer. Il en garda quelques un et se mit à poursuivre son hyung sadique. Une poignée de glaçons dans le slip… de quoi refroidir n'importe qui pour un moment… D'un côté, il avait déjà moins chaud, mais son envie pressante se fit plus pressante. Tant pis. Il rattrapait Bao qui n'avait pas eu le temps de fermer la porte de sa chambre. Il se jeta sur lui, le poussant sur son lit, l'écrasant.

« Tu croyais que c'était le bon moment pour ça ?!

- Pas meilleurs moment pour t'énerver au plus haut point, chéri. »

Cette appellation ne fit rougir Yi qu'une demi-seconde. Il lui flanqua la poignée de glaçons presque fondus qui lui restaient sous son T-shirt. Bao jeta la tête en arrière.

« Aaahh, Yi-ah ! »

Cela semblait plus l'amuser et l'arranger qu'autre chose. Il fallait jouer des mains. Il commença à les frapper au hasard. Le plus âgé gémit de douleur et d'inconfort.

« Stop ! Stop ! Aïe ! Oooh, excuses-moi, YunJi-ah ! »

Yi s'arrêta presque immédiatement, s'affalant sur Bao. Il n'en pouvait plus, il avait à nouveau trop chaud. On n'entendait plus que leurs respirations entremêlées. Yi, la tête sur la poitrine de son ami, pouvait entendre son cœur battre la chamade, tout comme le sien.

« Vous faites un câlin ? » fit la petite voix de Sunny.

Bao sourit et serra encore plus contre lui la tête de son jeune ami.

« Oui.

- Non ! gémit l'autre.

- Ohh, Yaoi time, s'exclama Sunny tout content !

- NON ! »

Yi se leva d'un bond. La tête lui tourna. Il marmonna le premier mot qui lui venait à l'esprit.

« Pipi.

- Beh… Tu l'as pas déjà fait, demanda le panda ? »

Yi baissa les yeux, voyant la magnifique tâche d'eau entre ses cuisses.

« TROIS FOIS NON ! »

Et il alla s'enfermer dans la salle de bain.

Alors que son cristal de Yi-sim redevenait vert, prenant une bonne douche fraîche, il réfléchit à sa vengeance. Ce ne sera pas Bao qui aura le dernier mot, puisque c'est lui qui avait commencé l'autre jour en répétitions. Que faire ? Les glaçons n'avaient aucun effet sur lui. Alors pourquoi ne pas profiter de cette chaleur ? Son idée était d'un extrême sadisme, mais elle lui plaisait.

« Merde. »

Il se rendit compte qu'il avait oublié ses vêtements. En sortant de la salle de bain avec pour unique vêtement sa serviette autour des hanches, il pria pour que sa première blague à Sunny ne se retourne pas contre lui… Il avait dû penser trop fort.

« Bouh ! » s'écria le grand blond agenouillé au coin d'un cadre de porte.

Il tira sur la serviette. Yi eut juste le temps de la rattraper avant de se retrouver complètement à poil au milieu du couloir.

« Jolies fesses, Yi. » fit DongHae du salon.

C'était un complot… Sunny lui tira la langue, Yi se précipita dans sa chambre. De toute façon, il avait un plan à préparer.

Le soleil était au zénith. C'était l'heure de la sieste. Les managers avaient dit qu'il faisait trop chaud en ce jour pour s'entraîner, de toute façon. Alors se reposer était ce qu'il y avait de plus judicieux à faire. Tout le monde avait fait tomber le T-shirt : le tissu leur collait trop à la peau.

Les trois canapés et le fauteuil du salon étaient tous pris, par Max, Chen, D., Bao et Goan. Un ventilateur tournait, posé sur la table basse au centre.

« Tss, bande d'exhib' » fit Jiro.

Tout aussi sans-chemise, il partit à la recherche d'un autre coin frais dans le dortoir. SangHee et YongWoon occupaient la cuisine, discutant de tout et de rien. Sunny était en train de prendre un bain frais, et il risquait d'y rester l'après-midi. Il restait donc la troll-line des KM, avec le troll en devenir, Reo.

« Ca vous dit, on se fout tous à poil et on va se mettre sous la douche de la deuxième salle de bain ? » proposa le rappeur japonais.

Si ne lâchait pas sa PSP du regard. Yi et Reo agonisaient, étalés sur le parquet.

« Vas-y tout seul, hyung, marmonna le premier des trois.

- Il reste pas des glaces, demanda le maknae ?

- Oh, c'est pas bête ça, fit Jiro ! »

Ils se traînèrent tous à la cuisine. Les deux occupants les dévisagèrent comme des envahisseurs.

« C'est mal de grignoter entre les repas. » dit YongWoon.

Ils le dévisagèrent à leur tour, un peu surpris en même temps de le voir sans T-shirt, ce qui était très très rare…

« C'est pour la bonne cause, Woon-san.

- Dans ce cas, vous irez en racheter. Je pense que tout le monde en voudra ce soir en dessert.

- En voilà une idée, s'exclama Reo ! Il fait frais dans les magasins !

- Ouaaais, allons acheter des glaces, renchérit SiYeol !

- Ok, on va pour ça, conclut Jiro. »

Ils retournèrent dans leurs chambres pour enfiler un T-shirt, une casquette et des lunettes noires. Il fallait passer inaperçu… Yi resta sur le pas de la porte, sans T-shirt.

« Tu viens pas, Yi-kun ?

- Nan. J'ai pas envie de sortir.

- Comme tu voudras. »

Une fois ses 3 compères sortis, Yi mit son plan à exécution. Il alla dans le salon et regarda ses hyungs un à un : Max prenait son fauteuil habituel pour ronfler la bouche grande ouverte, les cheveux tirés en arrière. Goan était étalé sur un canapé biplace, comme une poupée désarticulée, les cheveux attachés en une disgracieuse couette sur le haut de la tête. Chen dormait assis, les bras étendus sur le haut d'une banquette, la tête en arrière, DongHae la tête posée sur ses cuisses. Bao était retourné face au dossier, exposant la musculature de son dos. Sexy, pensa Yi. Ils dormaient tous à poings fermés. Mais il vérifia quand même : il claqua des doigts, recherchant le moindre spasme montrant l'éveil des hyungs. Rien. Il s'assit sur le bord du canapé que Bao occupait. Il effleura ses côtes du bout de ses doigts, et le roux couina dans son sommeil. Trop mignon… Yi fit glisser ses doigts de la joue au nombril de son ami, en passant par sa gorge, son torse, sa ligne abdominale.

« Goan… » marmonna-t-il.

Yi écarquilla les yeux, vexé. Même dans ses songes il se trompait de prénom ? Foutu petit chanteur aux yeux de biche… Il se mordit la lèvre, insérant lentement deux doigts sous le jean de Bao. Alors qu'il pouvait sentir ses poils pubiens sous ses ongles, le plus âgé couina à nouveau.

« YunJi-ah… »

Ce prénom était plus mélodieux à entendre. Il le fit rouler lentement pour le mettre sur le ventre et déposa son T-shirt, qu'il avait laissé par-terre, sur son dos. Ce fut un miracle qu'il ne soit pas encore réveillé. Yi regarda autour de lui : aucun œil curieux à l'horizon. Il crevait d'envie de l'embrasser, mais son visage était inaccessible. Alors, tout doucement, ses lèvres parcoururent sa nuque. Bao eut un spasme dans l'épaule, Yi fit un bond en arrière. Il ne se réveilla pas. Il avait une chance de fou cet après-midi, en contraste avec ce matin. Lentement, il s'allongea sur son ami, entourant son corps étendu de ses bras. Il pouvait sentir l'odeur de son cou, un mélange de son déodorant et de sa transpiration. Un mélange agréable pour les narines du plus jeune. Il ferma mes yeux, bercé par la respiration de son amant.

Il faillit s'endormir.

« Hn… Yi-ah… »

Il parlait d'une voix assez claire pour quelqu'un qui dormait…

« YunJi… Qu'est-ce que tu fais ? »

Zut. Il était réveillé, probablement par le poids de son ami et par la chaleur qu'il dégageait.

« Je te fais un câlin, hyung.

- C'est pas le moment… Descends de là…

- Non.

- S'il te plaît… J'ai chaud…

- C'est le but. »

Yi regarda à nouveau autour de lui. Ils dormaient encore. Il se pencha vers le cou de Bao et l'y embrassa.

« Je me doute que tu m'aimes, mais il fait trop chaud là…

- Il n'y a pas de température pour aimer quelqu'un, hyung. »

Bao tenta de se redresser. Yi se souleva et se rabattit sur lui, l'encerclant de ses bras et de ses jambes.

« Ah ! YunJi-ah…

- Je ne te lâcherai pas. »

Le plus âgé grogna. Trop chaud… Il n'était jamais contre un câlin, mais là, ce n'était vraiment pas le moment. Il retomba dans le cuir bouillant du canapé, attendant que le ventilateur ne daigne de se tourner vers lui. Yi aussi mourrait de chaud, mais ça valait de coup. Bao ferma les yeux et ne bougea plus.

« Hyung ? »

Pas de réponse. Non, il ne s'était tout de même pas rendormi… Yi enfonça son nez dans le cou de son ami, comme le ferait un bébé animal à sa maman blessée.

« Bao-hyung ? »

Il lui déposa un baiser sur la mâchoire, fit bouger ses bras pour décoller leurs peaux moites. Il commençait à avoir soif, mais il ne laisserait pas Bao s'échapper… Mais qu'essayait-il de faire ? Pourquoi ne bougeait-il plus ? Venait-il de faire un malaise sous tant de chaleur ? Non, il se moquait de lui. Eh bien, il lui dormirait dessus. Telle était la punition qu'il lui attribuait pour lui faire peur ainsi. Il posa la tête sur l'omoplate musclé de son hyung et ferma les yeux à son tour. Même si leurs corps étaient collés par leurs transpirations, même s'ils commençaient à sentir le fauve, Yi se sentait bien, là où il était.

« Je t'aime. »

Il soupira ces mots avant de se rendormir, jouissant du ventilateur qui passait par-là.

Bao attendit un moment avant de rouvrir les yeux.

« Moi aussi, YunJi-ah. »

Et il se releva d'un bond, envoyant valser son dongsaeng au sol. Quel réveil brutal.

« Maaais, hyung… »

Ils se frottèrent les yeux en même temps. Bao, assis, tapota sur la place à côté de lui. Yi, docilement, prit cette place, laissant son ami entourer ses épaules de son bras.

« Tu veux m'empêcher de dormir maintenant ?

- Je voulais juste te réchauffer, je trouve qu'il commence à faire frais, hyung. »

Bao arqua un sourcil.

« Quelle ironie.

- D'ailleurs, tu es très confortable.

- Merci… On me l'avait jamais dit, dit Bao en riant.

- Je peux t'embrasser, demanda le danseur à voix basse ? »

Ils regardèrent les 4 autres membres, miraculeusement encore en train de dormir. Bao sourit et hocha la tête. Le baiser leur donna encore plus chaud, mais c'était si agréable, et ce goût du risque le rendait plus excitant. Par la suite, Yi dévia sur le coin des lèvres de Bao, sur sa joue, sa tempe, pour s'arrêter sur son oreille. Du bout de sa langue, il joua avec le faux diamant ornant le lobe, puis remonta le long du bord. Bao ne s'était jamais vu subir ça, malgré toute son expérience, et il se rendit compte comme c'était excitant, et comme cet endroit était, de façon incongrue, assez sensible. Son bras glissa le long de celui de son jeune ami, tandis que son autre main cherchait un endroit où s'accrocher : elle décida que la ceinture du jean de Yi était assez confortable. Il se voyait béat puis se mordait la lèvre inférieure, tour à tour… Yi sourit avant de prononcer cette phrase :

« Hyung est à croquer. »

Et ses dents se rabattirent violement sur l'oreille de Bao. Il le mordait comme il mordrait une chips aux crevettes. Bao écarquilla les yeux. Aucun son ne sortit de sa bouche, à part un couinement presque inaudible. La douleur fut vive. Son oreille chauffait tellement qu'il crut qu'elle était en sang. Lui avait-il brisé le cartilage ? Non, il ne serait pas allé jusque-là, même avec sa connerie habituelle. Une chaleur désagréable et des fourmillements se propagèrent dans son visage, jusqu'à ses orteils. Inconsciemment, il lui griffa le bras, marque de leur bataille silencieuse.

Le bruit de la porte retentit. Yi se leva d'un bond du canapé.

« Des glaaaaces ! »

Il laissa Bao s'effondrer sur le canapé, se tenant son oreille rougie. Il l'avait bien eu… Le potin que fit la troll-squad en rentrant réveilla les endormis du salon.

« Ouah, j'ai trop bien dormi, fit Max en s'étirant.

- Ouais, malgré la chaleur, c'était une bonne sieste, renchérit Goan en se frottant la joue marquée par le cuir du canapé. Ça va pas Bao-hyung ? »

Il ne répondit pas, les yeux toujours ébahis. Chen s'étira lentement et caressa les cheveux blonds de DongHae, qui se réveilla en gémissant comme un chaton. Le brun ne put se retenir de rire en voyant son ami avec la marque du jean sur la tempe.

« Très drôle, Chen-ah. Très drôle. Tu auras un souvenir de moi sur ton jean, dit-il en pointant du doigt une petite flaque de bave.

- Ah non, hyung… Il était propre… »

D. lui tapota la joue.

« Stupide… dongsaeng. »

Il ne dit pas sa phrase habituelle, puisqu'il y avait deux autres dits chinois dans la pièce. Il se releva et s'étira, avant de se rendre compte de l'état de Bao.

« KyungHwan-hyung ? Tu fais une tête bizarre…

- … A-Aïe. »


Yi : Hm, tu m'as donné faim avec ton histoire de chips aux crevettes.

Morfale.

Bao : Tu veux pas venir me croquer moi, plutôt ? x3

Yi : Oh oui...

Mais arrêtez, nomdidious. ç_ç J'en ai assez d'avoir une bande de mecs en train de forniquer dans ma tête...

Yi : C'est ça, c'est ça. T'adores ça en vrai.

... :3