Alors voilà le deuxième chapitre...Je publie rapidement pour l'instant, mais je ne peux vous promettre que ce sera toujours comme...Enfin j'espère que vous allez apprécier. Bonne Lecture!
Chez les Malefoy
Hier, alors que le chemin de traverse était bondé à quelques jours de la rentrée, le professeur Severus Rogue a été aperçu faisant ses achats pour l'année avec une jeune femme qui semblerait, à première vue, n'avoir que 16 ans. Oh scandale, ces deux personnes ont été aperçues plus tard dans la journée la jeune fille dans les bras du professeur. La question que tout le monde se pose : Mais qui est donc cette jeune fille? Le célèbre professeur de potion s'adonnerait-il à des fréquentations illégales? Bien sûr, nous ne laisserons pas ces questions sans réponse. Je m'engage personnellement à éclaircir le sujet pour vous chers lecteurs.
Rita Skeeter.
L'article de Rita Skeeter avait fait scandale dans le monde sorcier. En lisant l'article Severus avait recraché le café qu'il buvait en guise de petit déjeuner. Sa fille n'étant toujours pas réveillée, il profitait du calme qu'elle lui laissait chaque matin. Pas qu'elle était dérangeante, mais il y avait quelque chose dans son caractère qui avait le don de l'enrager. Elle avait cette manie de répondre à tout avec détachement comme si elle n'en avait rien à faire. Jamais il n'avait pensé que devoir surveiller Élizabeth lui demanderai plus d'effort que de surveiller ses élèves. Alors qu'il passait généralement son été enfermé dans son laboratoire à préparer des potions quelconques et à préparer ses cours pour la rentrée, il s'était forcé pour sortir avec sa fille ou simplement passer du temps avec elle dans la maison. Cependant, Élizabeth ne semblait pas avoir envie de faire tout ça. Quand ils étaient ensemble dans le salon, elle s'assoyait sur le rebord de la fenêtre et gardait les yeux fixés vers l'extérieur comme si elle pouvait y voir un signe lointain de ses États-Unis. Elle avait accepté tout ce que lui proposait son père avec résignation, sauf la chambre qu'il lui avait donné. En une semaine, il avait tout changé : son horaire, ses sorties, son caractère. En réalité, il s'était efforcé à redevenir celui qu'il était il y avait 10 ans de cela, ce qui était beaucoup moins aisé qu'il l'aurait cru surtout que sa fille ne semblait même pas remarquer les efforts qu'il faisait et l'ignorait totalement. Dans la dernière semaine, il avait amené sa fille dans toutes sortes d'endroits, il avait voulu apprendre à la connaître; rattraper le temps perdu, mais ses efforts étaient vain. Malgré tous ses efforts à la considérer comme elle était maintenant, Severus la revoyait sans cesse à ses six ans, angélique et souriante. Il ne comprenait pas où était passé cette petite fille, mais Élizabeth n'était plus la même c'était une certitude. En général, leur cohabitation se passait bien si on considérait le fait qu'il ne s'adresse pratiquement pas la parole. Il avait fallu mettre les choses au point lorsqu'Élizabeth était allé fouiller dans son bureau à la recherche, disait-elle, d'un livre, mais sinon tout allait bien.
Alors qu'il se remémorait la dernière semaine, un hibou grand-duc cogna à la grande baie vitrée de la salle à manger. Severus se leva pour lui ouvrir et lui prit la lettre qu'il tendait. Reconnaissant l'écriture de son vieil ami, il l'ouvrit sur-le-champ.
Cher ami,
J'ai lu, ce matin, dans la gazette, un article fort fâcheux à ton sujet. Je crois pourtant reconnaître celle qui t'accompagnait, mais ne suis pas certain de mes conclusions. Si tu pouvais venir nous rendre visite aujourd'hui, avec la jeune fille si possible, je t'en serais reconnaissant. Je sais que tu peux te sentir seul par moment, mais s'il s'avère que cet article est vrai, j'ai bien peur que tu te retrouves avec le ministère sur le dos. J'espère que tu sais ce que tu fais et que tu viendras me rassurer à ce sujet.
Ton vieil ami,
Lucius Malefoy
Sans perdre un instant, Severus alla réveiller sa fille.
Un doux rayon de soleil, s'étant glissé entre les épais rideaux de la chambre, vint caresser le visage de la jeune fille endormie. Réveillée par la nouvelle lumière, Élizabeth s'enfonça dans son matelas recouvrant son visage des couvertures. Cela ne faisait que quelques heures qu'elle était rentrée en silence afin de ne pas réveiller son père. À pas de velours, elle avait monté les escaliers, pour s'enfermer dans son sanctuaire décoré de blanc et d'ébène. Repensé à la réaction de son père lorsqu'elle lui avait annoncé qu'elle voulait tout changer dans sa chambre, la fit rire sous les couvertures. Lorsqu'elle était arrivée sa chambre était rose complètement rose. Elle avait aussitôt pris la fuite pour aller chercher de quoi adapter sa chambre à sa personne. Maintenant des draps noirs aux anneaux blancs remplaçaient les magentas choisis au départ par son père. Ses murs d'un blanc cassé venaient contraster avec les meubles et ses rideaux ébène comme ses cheveux. Sa chambre respirait sobriété et calme.
— Élizabeth, je sais qu'il est encore tôt, mais debout et prépare toi. Nous partons dans 20 minutes.
— Quoi? cria-t-elle se découvrant de sous les couvertures, mais son père était déjà parti.
Elle regarda sa montre, seul lien qui la rattachait encore à Salem, et grommela, sortant lentement du lit.
Quinze minutes plus tard, elle était fraîche et dispo, malgré ses trois heures de sommeil. Toutefois, comme le dicton le dit « On ne réveille pas un loup qui dort », Élizabeth était de forte mauvaise humeur ce matin-là et pestait que ce n'était pas une heure convenable pour donner rendez-vous et surtout pas lorsqu'on est prévenu à la dernière minute. C'est que se lever, lorsqu'on ne possède même pas ses huit heures de sommeil, est loin d'être facile. Arrivant enfin dans le bas de l'escalier pour rejoindre son père, elle se cogna les orteils sur le buffet de l'entrée.
— Merde, mais depuis quand il est là ce meuble à la con, et puis merde, pourquoi on doit se lever aussi tôt? C'est criminel!
— Pour ton information ma chérie, ce meuble était déjà là à ta naissance. Et finalement, il est 7 h du matin, avec toute celle que tu dors d'habitude, tu devrais sûrement pouvoir t'en sortir. Allez viens, je ne tiens pas du tout à être en retard.
Sur ce, il tourna les talons direction le salon où attendais une cheminée de marbre.
— Euh… Dis-moi tu as l'intention de me dire où nous allons avant ou après que nous y soyons?
— Ah oui, pardon. Tu te rappelles des Malefoy? Devant l'œil interrogateur de sa fille, il fût soudain pris d'un doute. Rassure-moi, tu t'en souviens non?
— Ça dépend… Cheveux blonds, longs? Severus hocha de la tête. Oui, mais que vaguement.
— Merci Merlin! Soit. Tu n'as qu'à prononcer Manoir Malefoy et tu y seras. Je t'attends là-bas.
— Donc tu n'oublies pas Lucius demain tu dois aller au chemin de traverse pour les costumes… Lucius, tu m'écoutes au moins?
Lucius restait de marbre, perdu dans ses pensées. Narcissia insultée par ce manque d'attention perdit contenance. Elle poussa l'épaule de son mari, le sortant ainsi de sa torpeur. Quand celui-ci la regarda incompréhensible, cela l'enragea encore plus.
— Lucius, cela fait près de vingt minutes que je te parle de la réception et tu n'écoutes pas un traitre mot de ce que je te dis. Si tu veux avoir l'air ridicule c'est ton choix, mais dis-le moi, car j'en ai plus que marre de me fendre en quatre alors que personne ici n'en est reconnaissant!
Sur ces mots, Narcissia alla pour quitter le salon, mais une main lui reteint le poignet. Elle se retourna le regard froid sur son mari.
— Ne fais pas ses yeux avec moi, ça n'a aucun impact. Ne t'en fais pas je n'oublierai pas d'aller voir les costumes demain. Et si je ne t'ai pas écouté c'est parce que Severus me tracasse.
— Tu ne crois pas que Severus est assez grand pour savoir qu'il y a des conséquences à ses actes.
— Tu ne comprends pas Cici… tu imagines ce que ça implique?
— Oui ça implique que Severus est rendu fou et qu'il n'est plus apte à enseigner dans une école. Tu imagines s'il osait s'approcher d'une de ses élèves… Merlin! Je ne veux même pas imaginer le scandale.
— Tu divagues complètement chérie, attend qu'il soit là et tu comprendras.
— Quoi? Tu lui as dit de venir ici?
— Oui… Avec la fameuse inconnue.
— Merlin seigneur, il faut que je sorte…
Des flammes vertes s'allumèrent dans la cheminée et un homme en sortit.
— Lucius! Narcissia! s'exclama Severus avec joie.
À peine eut-il avancé de quelques pas que les flammes redevinrent vertes. En sortant des flammes, la jeune fille trébucha pestant contre le rebord de cheminée.
— Oh seigneur! Elle doit avoir l'âge de ton fils, Lucius, enfin fait quelque chose.
Mais Lucius était figée, la jeune fille maintenant relevée regardait autour d'elle les sourcils froncés comme si elle cherchait une information au fond d'elle-même. Soudain, il revit, il y avait près de douze ou treize ans de cela, la première fois que la petite famille était venue.
Alors que Narcissia accueillait chaleureusement ses invités, Lucius derrière le minibar se servait un verre de whisky. Préoccupé par le ministère qui se méfiait de lui depuis quelques années, il n'écoutait pas vraiment la conversation que sa femme avait avec le couple. Pourtant, un mouvement attira son attention.
Une petite fille, les cheveux noirs attachés d'un ruban de satin blanc s'agençant à sa petite robe blanche et rose, tournait sur elle-même, regardant la pièce les yeux brillants. Quand celle-ci se tourna devant lui et l'aperçu, elle s'arrêta d'un coup, tellement gênée que ses joues tournèrent au rosé et qu'elle se mit à regarder le sol. Lucius sourit devant cette tendre innocence, attirant son attention, il lui fit signe de s'approcher.
— Dis-moi, tu dois être Élizabeth, c'est ça?
La petite hocha la tête ne quittant pas sa gêne.
— Dis-moi, Élizabeth. Quel âge as-tu?
Cette fois l'enfant sortit une main de son dos et montra cinq doigts.
— Cinq ans? Wow, tu es grande!
— Seulement dans comme ça de dodo, dit-elle en montrant de ses deux mains six petits doigts légèrement potelés.
— Alors, Élizabeth, tu veux peut-être visiter ma maison…
— Ce n'est pas une maison, c'est beaucoup trop grand, dit-elle en insistant sur les derniers mots.
— Ah bon… mais si ce n'est pas une maison qu'est-ce que c'est?
— Moi, je crois que c'est un château, il y a des princes et des dragons ici? Parce que sinon ce château il est nul.
Lucius ne put s'empêcher de rire devant cette grande naïveté
Depuis cette journée, Lucius n'avait jamais ressenti autant de joie sans que le petit rayon de soleil qu'était Élizabeth en soit la cause. Après que Severus et Éliane se soient quittés, un vent froid s'était glissé dans le manoir et y avait élu domicile. Plus jamais la joie ne s'était fait ressentir dans les couloirs. Seules les petites réceptions que donnait Narcissia permettaient temporairement d'alléger l'atmosphère.
Il ne pouvait se tromper. C'était bien elle. En plus vieille soit, mais elle avait encore tout de la gamine qu'il avait connue… Enfin presque tout.
Voilà! Alors comment vous avez trouvez cela? Envi d'un autre chapitre? J'attend vos commentaires!
-xxx- Darky
