A/N : Je suis désolée pour le retard, ma famille a déménagé et je n'ai pas eu Internet pendant un sacré bout de temps. Même là c'est un peu difficile pour se connecter. Merci pour les reviews et voici le chapitre 3 ! J'ai plusieurs chapitres qui sont déjà prêts mais je vais les relire et les poster progressivement.
Bonne lecture !
(Skyrim appartient à Bethesda etc...)
Chapitre 3 : Rivebois, nous voilà.
Les trois survivants d'Helgen arrivèrent à l'extérieur de la grotte, et prirent quelques instants pour s'adapter au changement de luminosité et de température. Tous étaient rassurés et soulagés d'être enfin à l'extérieur. Le soleil était encore assez haut dans le ciel, il ne s'était probablement écoulé que quelques heures depuis l'attaque d'Helgen.
Un rugissement se fit entendre non loin d'eux et ils se précipitèrent tous à couvert, l'un préférant un rocher, les autres, les feuillages des arbres en guise de couverture.
Gaenor se redressa prudemment et examina la forme sombre du dragon qui s'éloignait au delà d'une montagne et de ses ruines nordiques. Niwen se laissa tomber sur le sol à côté de lui, épuisé aussi bien physiquement que psychologiquement. Un dragon et tuer des hommes était trop pour elle à cet instant. Dans un effort futile pour essayer de s'occuper l'esprit, elle enleva ses bottes humides et les essaya de les faire sécher. Mais cela ne retint pas son attention très longtemps. Ses pensées revenaient sans cesse à ces hommes qu'elle avait enflammé. Elle avait agit sous une impulsion et maintenant la réalité semblait l'écraser. Certes c'était tuer ou être tué, mais le vivre était souvent une expérience tramatisante la première fois.
Pendant que l'esprit de Niwen était en plein tumulte, Gaenor et Hadvar discutaient de la marche à suivre ensuite.
« La ville la plus proche est Rivebois, nous devrions y aller, mon oncle est le forgeron, il nous aidera. » Annonça Hadvar en montrant la direction du village, en contrebas de la montagne avec les ruines.
Gaenor acquieça et se retourna vers la mage Altmer et se rapprocha d'elle. Perdue dans ses pensées, elle ne l'avait pas vu arriver et elle sursauta lorsque l'ombre du Bosmer arriva sur elle. Elle leva la tête et fut brièvement éblouie parce il était en contre-jour. Il s'accroupit à côté d'elle et lui demanda :
« Est-ce que ça va ? Vous avez l'air troublée. »
Niwen le dévisagea quelques instants pour savoir savoir si il feignait ou si il était réellement inquiet. Au vu de son expression, elle supposa qu'il était sincère, mais elle ne savait pas trop comment formuler ce qui chamboulait son esprit, surtout à un inconnu.
Il sembla percevoir son hésitation et se douta que ce qui la troublait étaient les combats.
« Vous n'avez vraiment pas l'habitude de voir des gens se faire tuer semble-t-il, cela se voit à vos yeux, dit-il doucement. Malheureusement, ce n'est que le début étant donné que ce pays est en guerre civile. »
Elle poussa un soupir et posa une question qui lui tenait à cœur :
« Mais comment faire pour oublier ?
- On ne peut pas, on doit vivre avec ces souvenirs, aussi pénible soit-il, annonça le Bosmer avec tristesse. Il y a un village non loin, Hadvar a de la famille là bas et va nous guider. Relevez vous et nous allons continuer » Finit-il en se relevant.
Elle commença à remettre ses bottes mais le contact glacé des bottes humides sur sa peau la dérangeait. Pourtant elle n'avait pas le choix, si elle ne les mettaient pas, elle devrait y aller pieds nus et risquer de se blesser.
Hadvar les attendait un peu plus bas. Ensemble ils continuèrent donc leur chemin. Niwen les suivit sans trop faire attention à ce qu'ils disaient, elle repensait à ce que Gaenor lui avait dit et essayait de se faire à l'idée d'avoir tué des gens. Elle percuta presque Hadvar lorsque ce dernier s'arrêta et leur montra les ruines sur le flanc de la montagne en face d'eux.
« Vous voyez ces ruines ? C'est le Tertre des Chutes Tourmentées, quand j'étais petit j'en faisais des cauchemars.
- Pourquoi portent-t-elles ce nom ? » L'interrogea l'Altmer, haussant un sourcil.
Hadvar la regarda en clignant des yeux, comme si il venait de se rappeler de sa présence où de se rendre compte que c'était une question pertinente et qu'il n'en connaissait pas la réponse. Ou bien les deux.
« Je ne me suis jamais demandé, mais je suppose qu'il doit y avoir des chutes d'eau ou quelque chose... je ne m'y suis jamais aventuré. Des draugr rôdent dans ces ruines, déclara-t-il pris d'un soudain frisson.
- Des quoi ? Demanda Niwen, incertaine de ce qu'elle avait entendu
- Draugr, ce sont des guerriers nordiques morts depuis des siècles qui … je ne sais pas trop comment ça fonctionne .. il paraît qu'ils reviennent à la vie pour attaquer ceux qui s'aventurent dans leurs tertres.
- Ils étaient autrefois au service de prêtre-dragons si ma mémoire est bonne » intervint Gaenor et voyant l'air perdu de la Haute-Elfe, il ajouta :
« Les prêtre-dragons servaient les dragons, ils avaient de grand pouvoirs et étaient redoutables. Ils le sont certainement toujours.
- Ils sont encore en vie ?
- En vie, non, plutôt … mort-vivants ? Si les Draugrs peuvent revenir à la vie, il y a de forte chances pour que les prêtre-dragons le puissent aussi. Il paraît qu'ils protègent des trésors. »
Sans s'en rende compte, ils avaient avancé en discutant et arrivaient en vue de trois pierres dressées sur une espèce de socle de pierre. En s'approchant, ils s'aperçurent qu'un motif différent était gravé sur chacune d'elle. Sur celle de gauche, un personnage encapuchonné était représenté et plusieurs points perçaient la pierre. Sur celle du milieu, un homme en robe était visible, probablement un mage, les points n'étaient pas au mêmes emplacement que sur la première pierre. La dernière, celle de droite, avait un personnage armé et des points placés différemment.
« Voici les Pierres Gardiennes, trois des treize Pierres Dressées de Bordeciel, leur expliqua Hadvar. Chacune d'elle représente une voie. De gauche à droite, il y a celle du voleur, du mage et du guerrier.
- A quoi servent-elles ? Demanda Gaenor, fasciné par ses pierres et leurs gravures.
- Il paraît qu'elles aident la personne dans la voie qu'il a choisi, personnellement, je pense que c'est surtout symbolique. » Conclut Hadvar.
Ses deux camarades restèrent un moment silencieux, puis Gaenor s'approcha de la Pierre du Voleur et la toucha. Il retira vivement sa main lorsqu'une lueur sembla se déployer dans la gravure du voleur et dans les points. Des lignes relièrent ces derniers. Il s'agissait en fait d'une constellation et non de simples points. La lueur s'éteignit après quelques instants.
« Vous volez ?! Il n'est jamais trop tard pour prendre votre destinée en main vous savez...
- Je ne vole pas, je chasse. Avez vous déjà vu un chasseur attaquer un chevreuil avec un bouclier et une arme ? S'indigna Gaenor. La furtivité est de mise quand on chasse.
- Excusez moi. Qu'est ce qui vous fait dire que cela va vous aider ?
- Mon instinct. »
Ils interrompirent leur discussion lorsque Niwen passa entre eux et s'approcha de la Pierre du Mage, sans grande surprise pour ses deux compagnons d'infortune.
« Même si cela n'est que symbolique, cela ne coûte rien de l'activer. » Annonça-t-elle en activant celle qui l'intéressait. Elle se retourna et leur sourit.
« Ne devrions nous pas y aller ? Le soleil commence à descendre. »
L'homme et l'Elfe jetèrent un œil au soleil et se rendirent compte qu'elle avait raison. Ils reprirent donc la route. Niwen semblait un peu mieux, les divers sujets de discussion l'avaient un peu distraite de ses sombres pensées. Elle remarqua que Gaenor s'arrêtait régulièrement pour cueillir des plantes sur le bord de la route qu'il mettait ensuite dans le havresac qu'il avait récupéré … Mais quand l'avait il pris ? Niwen ne s'était pas rendue compte qu'elle ne le portait plus, elle réalisa à ce moment là à quel point elle avait été distraite et à quel point cela aurait pu être dangereux... Il faudra qu'elle soit plus prudente à l'avenir.
Le reste du trajet fut calme, hormis une attaque de loups, qui curieusement évitèrent Gaenor. Une fois tués, les trois compagnons durent faire un pause pour laisser le temps à Gaenor de les dépecer et ainsi de récupérer leur peaux.
Ils arrivèrent finalement à Rivebois alors que le soleil descendait derrière les montagnes et que le ciel rosissait. La fatigue et la faim commençaient à se faire sérieusement sentir, ils étaient donc bien heureux d'être arrivés en un seul morceau.
De la route, ils n'apercevaient que peu de chose de Rivebois. Le village se trouvait le long d'une rivière. Une enceinte de pierre couverte par un toit de bois semblait faire presque le tour de la petite ville et s'arrêtait à la rivière. Quelques bâtiments étaient visibles derrière. Quelques poules et villageois vagabondaient dans les rues.
Alors qu'ils s'approchaient de Rivebois, une odeur de métal chaud, de feu et de nourriture assaillit leurs narines. La perspective d'un repas chaud les revigora quelques instants et ils accélérèrent le pas. Les gardes saluèrent Hadvar, mais dévisagèrent ses compagnons, surtout Niwen. Leurs regardes sombres la mis mal à l'aise.
Hadvar finit par rompre le silence.
« Tout a l'air calme ici. Venez mon oncle est par là » dit-il en indiquant la forge proche de l'entrée du village.
Accolé à une maison se trouvait un petit porche sous lequel il y avait une forge, une enclume, un établi et une meule. Des braises encore bien rougeoyantes alimentait la forge et envoyaient des vagues de chaleurs aux alentours. Un homme blond et barbu, vêtu d'une chemise rouge sous un tablier de forgeron, y travaillait le métal. Il s'arrêta en voyant Hadvar s'avancer.
« Oncle Alvor, je vous salue ! S'exclama Hadvar.
- Hadvar, mon neveu, que faites vous ici ? Je vous croyais à Solitude ! »
Le reste de l'échange échappa à Niwen dont l'esprit était distrait par les villageois. Certains la dévisageait, pas ses compagnons, mais bien elle, d'un œil méfiant et distant. Conséquence de la guerre entre le Domaine Aldmeri et l'Empire, et du Traité de l'Or Blanc. Pourtant, aussi blessant que cela puisse être, ce n'était pas cela qui avait retenu le plus son attention. Ni celle de Gaenor semble-t-il d'ailleurs. En effet, une vieille femme non loin d'eux affirmait à qui veux l'entendre qu'elle avait vu un dragon... Son fils et les quelques habitants passant par là la prirent certainement pour une folle, mais ses affirmations ne tombèrent pas dans l'oreille de sourds.
Gaenor et Niwen échangèrent un regard, avant de se rendre compte qu'Hadvar avait commencé à avancer sous le porche de la maison du forgeron. Ils le suivirent donc à l'aveuglette, ne sachant ce qu'il venait de se dire.
Le forgeron rentra dans la bâtisse et annonça à son épouse :
« Sigrid nous avons de la compagnie ! »
Ladite Sigrid se détourna de ses occupations. Ils virent qu'elle avait des cheveux roux qui lui descendaient un peu plus bas que les épaules. Les mèches avant étaient attachées à l'arrière. Elle portait une robe de facture simple avec un tablier. Elle jeta un œil aux invités et reconnut Hadvar.
« Oh ! Hadvar ! Nous nous faisions du soucis pour vous ! Ah vous avez ramené des amis ? Vous devez être affamés ! Asseyez vous pendant que je prépare quelque chose à manger. »
Une fille se cachait à moitié derrière elle, elle avait les cheveux châtains clair. Sa cachette disparue lorsque sa mère entreprit de cuisiner quelques petits plats.
Les trois survivants d'Helgen s'installèrent à la table. Seules trois chaises s'y trouvaient, chacun en prit une et Alvor amena une chaise du sous sol pour s'installer avec eux. Niwen se trouvait dos au mur, tandis que le soldat et le chasseur se trouvaient dos au foyer. Le forgeron entreprit ensuite de questionner son neveu sur les événements qui l'amenaient ici.
Niwen pendant ce temps, commença à grignoter quelques morceau de pain et de fromage. Elle remercia poliment Sigrid lorsque celle-ci amena un bol de soupe chaude devant elle. Elle la bu et une fois sa faim et soif calmées, elle prêta un oreille plus attentive à la conversation.
« … Le Jarl doit savoir d'un dragon rôde dans la région. Vous devriez aller voir le Jarl Balgruuf à Blancherive, et lui expliquer la situation. »
Gaenor qui avait apparemment suivi la conversation, acquiesça en silence et finit sa soupe. La discussion dériva ensuite sur divers sujets. Mais Niwen sentit la fatigue la rattraper et elle finit par poser sa tête contre le mur derrière elle et le sommeil la gagna lentement.
Les autres ne se rendirent pas compte tout de suite que la Haute-Elfe s'était endormie sur sa chaise.
