Salut les alis, je suis désolée de ne pas avoir posté hier, petit souci de dernière minute. J'ai commencé le boulot plus tôt que prévu à cause de funérailles et en rentrant je n'ai pas eu le courage de poster. Mais je le fais aujourd'hui, comme on dit, mieux vaut tard que jamais, lol.
Le dernier chapitre sera en ligne demain, pas de souci cette fois puisque je suis de repos, normalement.
Merci à tout ceux qui me lise et encore plus à ceux qui me laissent des commentaires.
Donc un grand merci à Janeandteresa, Solealuna, LouiseMentalist (j'espère que tu vas mieux) et Totorsg.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Sweety
Séparation pesante
Jane tournait et se retournait dans son lit, ne trouvant pas le sommeil. Mais ça ce n'était pas une nouveauté. Il n'arrivait jamais à dormir, prit d'insomnie chaque nuit. Mais habituellement, il parvenait à dormir au moins une heure ou deux. Cela faisait déjà trois nuits qu'il avait plus de mal à avoir plus de quelques minutes, voir une demie heure. Et il connaissait la raison de cet état, malheureusement il ne pouvait rien y faire, bien qu'il l'aurait voulu.
Le mentaliste avait l'habitude d'obtenir tout ce qu'il voulait, mais pas cette fois, même avec toute la volonté du monde il ne pourrait l'avoir. La seule chose qu'il voulait été Teresa Lisbon et c'était la seule chose qu'il ne pourrait pas avoir. Il en était en partie responsable, il lui avait fait du mal, il lui avait fait peur, il avait bouleversé sa vie.
Trois jours déjà qu'il avait quitté le CBI, trois jours sans voir Lisbon, sans l'entendre rire, sans voir son sourire, sans sentir son parfum de cinnamone. Elle lui manquait, oh ça oui elle lui manquait, bien plus qu'il ne l'avait imaginé. Mais que pouvait-il y faire? Elle ne serait jamais à lui, jamais avec lui. Son cœur se fendait un peu plus à chaque fois qu'il repensait à la dernière fois qu'il avait vu Lisbon, dans les bras de Walter Mashburn. Il avait été ami avec le milliardaire, mais à présent il n'avait qu'une envie, lui balancer son poing dans la figure, lui faire regretter de lui avoir pris Lisbon.
Jane se tourna une fois de plus et se leva enfin. Puisqu'il n'arrivait pas à dormir, autant se rendre utile. Il avait commencé à faire les petites annonces dans l'espoir de se trouver un Job, quelque chose qui occuperait assez ses journées pour qu'il ne pense plus à la jeune femme. Mais pour le moment il n'y avait rien, du moins rien susceptible de l'intéresser. Il ne retrouverait jamais un travail comme celui qu'il avait au CBI.
Repoussant à plus tard sa recherche d'emploi, le mentaliste alla se faire un thé. Il en avait vraiment besoin, ça lui ferait le plus grand bien et peut-etre qu'il parviendrait ensuite à trouver le sommeil, quoi qu'il en doutait un peu.
Les heures passèrent, lentement, très lentement et Jane n'arriva à dormir que deux heures, c'était toujours plus que les trois dernières nuits. Il fini par se lever et alla prendre sa douche, l'eau chaude lui ferait du bien et permettrait peut-etre de soulager ses muscles douloureux ainsi que son épaule qui continuait de le faire souffrir. Mais pour ça il ne pouvait s'en prendre qu'à lui, c'était de sa faute et cette douleur était là chaque jour pour lui rappeler ce qu'il avait fait, pour lui rappeler qu'il était la cause de son malheur.
Le blond entra dans la douche et laissa l'eau brulante couler sur son corps, déliant ses muscles, soulageant son épaule, du moins un peu. Il alluma ensuite la télévision, histoire de se tenir au courant de ce qu'il se passait dans le reste du monde. Il tomba sur une page d'information sur l'arrestation d'un dangereux tueur, mis hors d'état de nuire par l'équipe de Teresa Lisbon. Malgré lui, un sourire naquit sur ses lèvres, heureux pour elle. Même s'il avait mal de la voir devant lui, dans le journal télévisé, il était fier de ce qu'elle faisait.
Il éteignit finalement la télé, ne supportant plus de la voir, ne supportant plus de l'entendre, même si c'était le plus beau rire du monde, même si elle était la plus belle femme du monde et qu'elle lui manquait. Il fallait qu'il se fasse à cette idée, qu'il ne la verrait plus qu'à travers les informations, le journal. C'était ainsi, il ne pourrait rien y faire.
- o -
Lisbon rentra dans son bureau et ferma la porte derrière elle, refusant de parler à qui que ce soit. Elle était fatiguée, ne parvenant plus à dormir depuis le dépars de Jane. Elle avait fini par se faire à l'idée qu'il ne reviendrait pas, mais c'était toujours aussi difficile pour elle. A chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle le voyait, se jetant sur elle pour la protéger, se relevant et retombant sur le sol, se tenant l'épaule. Elle frissonnait à chaque fois, c'était instinctif, elle n'arrivait pas à oublier. Il aurait pu mourir et il ne s'en était même pas rendu compte, il aurait pu y laisser sa vie mais il ne semblait pas s'en soucier. Et maintenant il n'était plus là, il avait préféré fuir que d'affronter la vérité. Mais c'était aussi un peu de sa faute à elle, si elle ne s'était pas tant énervée, si elle avait su se contrôler, si elle n'avait pas hurlé contre lui, alors il serait encore là, allongé sur son canapé, faisant semblant de dormir. Cette idée la fit sourire avant qu'elle ne s'installe sur son propre canapé pour se reposer un peu.
La jeune femme ferma les yeux et immédiatement, le visage inquiet de Jane fit son apparition. Elle ne l'avait jamais vu ainsi, sauf la fois ou Hardy l'avait menacé d'une arme et qu'il avait tiré pour la sauver. Lui qui n'aimait pas les armes avait quand même tué cet homme pour qu'elle vive. Cette pensée lui fit verser quelques larmes et elle remonta ses genoux contre son corps, les entourant de ses bras. Pourquoi lui en voulait-elle tellement? Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement être heureuse d'être en vie, être heureuse que Jane soit en vie?
Elle fini par s'allonger et laissa le sommeil prendre possession de son corps, la relaxant un peu. Mais là encore, Jane venait la hanter, lui renvoyant les souvenirs de ce qu'il s'était passé trois jours plus tôt.
Trois jours plus tôt:
Lisbon était au sol, Jane au dessus d'elle. Le poids de son corps sur le sien la mis mal à l'aise l'espace d'un instant mais, lorsqu'il se releva, elle voulu le retenir, l'empêcher de partir. Hélas, il fut plus rapide qu'elle et il fit de nouveau face à Tom, surement pour le dissuader de continuer. Mais là, un autre coup de feu retentit et Jane tomba au sol. Elle hurla, la peur au ventre, et rampa jusqu'à son consultant. Elle pria pour qu'il aille bien, pour qu'il ne soit pas blessé.
Elle arriva enfin près de lui et le retourna sur le dos, à la recherche de sang ou quoi que ce soit. Elle vit le trou dans sa chemise, il avait été touché. Sans plus de gêne, elle tira sur le tissu et le déchira, cherchant à voir si la blessure était grave. Mais à sa grande surprise, Jane avait mit un gilet sous sa chemise et ce dernier avait arrêté la balle.
Le consultant ouvrit les yeux et lui fit un clin d'œil. Lisbon ne pu se retenir et se jeta à son cou, trop heureuse qu'il aille bien.
"_ Hey, doucement femme," protesta-t-il, "je me suis fait mal à l'épaule en tombant."
"_ Bien fait pour vous," lui répondit-elle sans le relâcher pour autant.
Elle sentit les bras de Jane l'entourer et la serrer contre lui. Elle sourit et se laissa aller avant qu'une douleur dans le bras ne l'oblige à s'écarter. Jane se redressa immédiatement et vint voir l'étendu de la blessure, maintenant la pression pour empêcher le sang de couler.
"_ Ça va aller Lisbon?" S'enquit-il.
"_ Oui, ce n'est pas la première fois," souffla-t-elle en serrant les dents.
"_ Je suis désolé Lisbon," entendit-elle.
Et là, elle explosa. Fini le tendre moment, fini les embrassades, elle lui en voulait. Elle était blessée et c'était de sa faute, il n'en avait encore fait qu'à sa tête.
Elle se redressa, le repoussa et se leva pour se diriger vers le reste de l'équipe, laissant Jane à genoux sur le sol du salon de leur suspect devenu leur coupable.
Lisbon se réveilla en sursaut. Elle sécha vivement ses larmes avant de se lever. Elle n'en pouvait plus, c'était devenu impossible, elle ne pouvait pas continuer comme ça. La douleur de son bras se réveilla en même temps qu'elle et elle grimaça. Elle prit des antidouleurs dans son sac et en avala deux, histoire de faire disparaitre cette sensation plus vite. Elle savait qu'il fallait qu'elle fasse attention avec ça, mais elle n'en avait que faire.
Dans l'espace de travail, les trois agents observaient leur patronne et amie. Ils n'en pouvaient plus de la voir souffrir comme ça, et pas à cause de son épaule mais à cause de l'absence de Jane. Ils savaient bien que depuis son dépars, Lisbon allait de plus en plus mal, mais ils ne pouvaient rien y faire.
Grace avait tenté plusieurs fois de le joindre par téléphone mais il ne répondait jamais et elle savait pourquoi. Lisbon ne leur avait rien dit, mais ils se doutaient qu'il avait du y avoir une dispute et que c'était la raison du dépars soudain du mentaliste. Elle avait eu si peur qu'elle s'était emportée et voilà le résultat. Un mentaliste dans la nature et une chef d'équipe en dépression.
Il fallait absolument qu'ils le retrouvent et le plus vite possible.
- o -
Jane était installé à la terrasse d'un café, sirotant tranquillement une tasse de thé. Il tentait d'oublier Teresa Lisbon, ne plus penser à elle, à ses magnifiques yeux verts, à ses long cheveux ébène, à son sourire, sa gentillesse, le son de sa voix, son corps si fragile et pourtant si fort. Mais il fallait croire qu'il n'y arrivait pas.
A chaque fois qu'il voyait passer une femme brune de petite taille, il avait l'impression de voir Lisbon. Et à chaque fois son cœur se serrait un peu plus dans sa poitrine. Elle devait être au CBI, tapant des rapports, travaillant avec son équipe, le sourire aux lèvres car il n'était plus là pour la distraire, pour l'empêcher de faire son travail. Même s'il savait que c'était la meilleure chose à faire pour eux deux, il n'arrivait pas à se faire à l'idée de ne plus jamais la revoir.
"_ Patrick," appela une voix enjouée derrière lui.
Le mentaliste se retourna et fit face à la personne qu'il ne voulait certainement pas voir aujourd'hui, pas après ce qu'il avait vu trois sois plus tôt.
"_ Walter," siffla-t-il entre ses dents.
"_ Je suis ravie de vous voir," annonça le milliardaire en prenant place en face de Jane.
"_ Que voulez-vous?" Questionna le dit Jane.
"_ Je vous cherchais figurez-vous. Ça fait trois jours que je vous cherche et je vous ais enfin trouvé."
"_ Et pourquoi donc me cherchez-vous? Il ne vous suffit pas d'avoir enfin eu ce que vous vouliez, vous voulez en plus me narguer avec ça?" S'énerva le blond.
"_ Mais de quoi parlez-vous Patrick?" se demanda Walter. "Je vous cherchais car Teresa est au plus mal."
"_ Appelez donc un médecin."
"_ Elle n'est pas malade comme ça, elle… je crois qu'elle nous fait une dépression."
"_ Emmenez la faire un voyage, avec tout votre argent ce ne devrait pas poser de problèmes."
Walter voyait bien que Jane lui en voulait, mais de quoi? Il n'en avait aucune idée. Il savait ce qu'il s'était passé trois soirs plus tôt, il savait à quel point Teresa était mal pour s'être autant énervée après son ami. Elle l'avait appelé pour avoir du soutien et il était venu. Depuis leur fameuse nuit, ils avaient décidé d'être amis et cela leur convenait parfaitement à tous les deux. Ils n'étaient pas fait pour être ensemble, ce n'était que de l'attirance physique, il n'y avait pas de sentiments. D'autant que le cœur de la jeune femme était déjà prit, il le savait bien.
Le milliardaire fit de nouveau face au blond et pu voir à quel point lui aussi allait mal. Il n'était pas dans ses habitudes d'aider les gens comme ça, il était plus du genre à s'amuser. Mais depuis sa rencontre avec Patrick Jane et Teresa Lisbon, il avait lui-même changé, s'investissant un peu plus dans les relations humaines, et cela lui avait fait du bien. Patrick et Teresa étaient ses amis et il était de son devoir de les aider.
"_ Patrick écoutez-moi, si je suis là c'est pour vous demander de revenir."
"_ Pourquoi faire? Elle ne veut plus de moi alors à quoi bon?"
Les larmes brillaient aux yeux du mentaliste, bien qu'il fasse de son mieux pour ne pas les laisser couler. Mais malgré tout ses efforts, une petite glissa sur sa joue, venant se perdre dans son cou.
"_ Et je peux voir qu'elle vous manque autant que vous lui manquez."
"_ Je ne crois pas, elle a été très clair. De plus, vous êtes ensemble maintenant et je ne pourrais pas supporter de vous voir heureux. Même si le bonheur de Lisbon est très important pour moi."
"_ Vous ne comprenez décidément rien à rien Patrick," ria doucement le milliardaire. "Si je suis venu l'autre soir, c'est simplement parce que Teresa m'a appelé. Elle s'en voulait terriblement de s'être emportée et ne savait pas quoi faire. Vous étiez parti et elle s'en voulait. Je ne suis venu que pour la consoler."
"_ Alors vous n'êtes pas…"
"_ Nous ne sommes qu'amis et en tant qu'ami j'ai le devoir de vous ramener avant qu'elle ne fasse une bêtise."
Mashburn se leva, aussitôt imitait par Jane. Le mentaliste se sentait soudainement bien mieux, même si le plus dur n'était pas encore fait. Il allait encore devoir affronter Lisbon et il savait que ce ne serait pas une partie de plaisir, mais il était prêt à tout pour retrouver la jeune femme, elle lui manquait trop. Il n'était rien sans elle.
Mais alors que les deux hommes marchaient pour rejoindre la voiture de Walter, le téléphone de ce dernier sonna. Il décrocha et son visage se décomposa, la peur se lisant dans ses traits si joyeux la minute d'avant. Il raccrocha les mains tremblantes et Jane attendit de savoir ce qu'il se passait.
"_ C'est Teresa," souffla-t-il.
TBC…
