Journal de rêves d'Usagi
Rêve n°3
Ces rêves me laissent sur ma faim. La première fois que je lui ai parlé il ne m'a pas répondu et la deuxième fois il a à peine prononcé une phrase. Quel genre d'ami imaginaire est aussi morose ? Pourtant en le voyant allongé les yeux clos au milieu de l'île entourée de pâquerettes il semblait engageant, il n'avait pas le froncement de sourcils qu'il avait la première fois ni l'air choqué de la seconde fois.
"Pourquoi es-tu toujours là ?"sa voix était curieuse et il s'était redressé pour me regarder. Je fis la moue "C'est toi qui est toujours là !"
"Tu avais dit "je suis foutue" " rétorqua-t-il faisant lui même la moue. J'ai pensé qu'il semblait socialement retardé et employait uniquement une sorte de mécanisme de copie pour faire la conversation.
Je testai ma théorie en employant mon arme fatale, l'ironie "Enchantée Foutu. Mais je pense que la Noix te convient mieux quand même."
Son visage perdu toute expression et ses yeux prirent l'apparence de grosses boules exorbitées. Il n'était visiblement pas habitué à l'humour, son mécanisme de copie n'a absolument pas marché. Il fallait avouer que son visage était tordant.
"Je rigole détend toi ! Tu vas gober des mouches"
Il s'était laissé retombé dans l'herbe et avait mis ses bras en croix, comme pour dire 'enterrez moi'. Je me suis approchée de lui pour mieux observer sa réaction. Quand il reprit la parole, j'étais presque penchée au dessus de son visage. "Rigolais-tu la première fois que tu es venue ?". J'ai soufflé et répliqué " Arrête de parler comme un adulte, c'est bizarre pour un petit garçon. Sinon...c'est vrai je vais mourir"
Sa voix était neutre et cela me mis mal à l'aise "Cela ne te fais rien ?"
J'ai beaucoup réfléchi à sa question.
"Mes parents disent souvent que j'ai tendance à tout exagérer. Avant, je disais que j'étais en train mourir dès que je me cognai un orteil, maintenant je sais que c'est vrai. Peu importe ce que je fais je suis en train de mourir, mais c'est pareil pour tout le monde non ?
Chaque heure, chaque minute, chaque seconde nous rapproche de la mort.
La seule différence entre nous, c'est que je sais que j'ai une date d'expiration proche." Je souris mélancoliquement "Quand je serai morte je ne ressentirai plus rien, je suis juste triste pour ma famille. Si j'avais su avant, je ne les aurai pas aimé et il ne m'aurai pas aimé en retour, ça aurait été plus simple au moment de dire au revoir. Je ne peux pas changer ce que j'ai fait, mais maintenant je peux m'éloigner de ceux que je connaissais et faire en sorte de ne jamais avoir d'amis ! Comme ça personne ne souffrira quand je mourrai. Je ne pourrai pas ne plus aimer mes parents mais je pourrai faire semblant. Comme ça à ma mort ils seront seront moins tristes puisqu'ils auront eu une mauvaise fille."
Ses yeux ne m'avaient pas quitté depuis le début de mon discours, il avait l'air en extrême réflexion. Ses sourcils étaient si froncés que s'en étaient comique.
Quand il vit que j'analysais sa réaction, il détourna le regard et sembla mettre un masque sur ses émotions.
Point de vue de ?
Haletant, il se leva pour se servir un verre d'eau. Tremblant de colère, il frappa le mur de sa cuisine, laissant un profond cratère dans sa mosaïque. Il maudissait sa fatigue, il venait de rentrer d'une mission et n'avait pas encore eu le temps de prendre sa douche qu'il s'était endormi, ce faisant il avait baissé sa garde et ne pouvait plus distinguer le rêve de la réalité. Il avait eu l'impression de l'avoir aperçue, et cela ne lui était pas arrivé depuis six ans.
L'eau ne chassa pas le goût amer de sa bouche. Il s'était résigné à ce qu'il ne la revît jamais.
Pour son bien, il ne pensait plus à elle, même si il la voyait dans chaque femme qui lui souriait…
Sa disparition à l'époque, ne pouvait signifier que deux choses, soit elle était morte comme elle l'avait promis à leur première rencontre, soit elle n'était qu'un produit de son désir de ne plus être seul et n'avait jamais existée. Les deux aboutissements lui causeraient une douleur insupportable si il y pensait, alors, il s'était jeté à corps perdu dans sa carrière. Lorsqu'il mettait son masque, il n'était plus la Noix , il était un soldat, une arme, sans volonté propre. Dans ces missions où il devenait une abîme d'oubli, il ne réfléchissait plus.
Ce semblant de paix, le retenait de sombrer dans un typhon de solitude,de regrets et d'amertume. Avant leur rencontre, il s'était promis de ne laisser personne entrer dans sa coquille. Sous ses yeux, il avait vu tous les êtres qui composaient son monde dépérir et s'éteindre.
Il était le dernier...Seul.
Point de vue d'Usagi
" La Noix !" , cria Usagi qui avait aperçu son ami avant de ressentir une douleur à la poitrine.
Le réveil brutal la plongea dans un état de confusion profonde, elle ne se rappelait plus où elle était et sa chair lui semblait ...oppressante . Elle n'arrivait plus à reprendre son souffle.
Après plusieurs minutes où sa respiration pantelante s'apaisa, Usagi se rappela qu'elle n'était plus à l'hôpital mais dans son appartement à konoha, "chez moi" pensa Usagi.
Un gémissement s'échappa des lèvres de la jeune fille lorsqu'elle se leva, son corps était excessivement pesant. Ses muscles endoloris ne se coordonnaient pas aux messages nerveux que transmettait son cerveau. les quelques pas chancelants qui séparait son lit de sa fenêtre furent une torture, les yeux d'Usagi voyaient très peu et elle se cogna plusieurs fois dans divers objets.
Une fois arrivée à la fenêtre, la jeune fille reprit son souffle et s'appuya contre le mur. Sa main hésitante ouvrit l'ouverture, " Je ne sais pas si j'aurai eu la force de tirer les rideaux. C'est une bonne chose que je sois trop paresseuse pour être retournée en chercher."
Sous ses yeux s'étendait un village endormi.
Les boutiques étaient fermées par des grilles métalliques et le silence régnait dans les rues. Seul le vent sifflait en fouettant les façades des immeubles du quartier dans lequel habitait Usagi. En se penchant légèrement, Usagi apercevait les têtes des hokages veillant sur Konoha.
Cette vue apaisa les dernières sensations de malaise parcourant la jeune fille qui pu se redresser, désormais stable sur ses jambes.
"Ce rêve, c'est ce qui m'a mis dans cet état. Je ne comprends pas comment ni pourquoi cela a prit fin si abruptement…Je n'ai même pas pu lui parler." Tout en réfléchissant, Usagi se frottait la poitrine, lieu d'émanation de la souffrance qu'elle a ressentie en se réveillant. En s'étirant d'abord prudemment, puis plus vigoureusement, elle constata la disparitions de toutes douleurs y compris celle des courbatures qu'elle ressentait la veille.
"Je suppose que je devrai aller courir puisque je n'arriverai probablement pas à me rendormir. Je suis libre aujourd'hui , je profiterai de ce temps généreusement accordé par ce merveilleux dimanche pour cuisiner et lire tranquillement. Donc cela n'a pas d'importance si j'ai des courbatures après ma course. En parlant de courses, je devrai par ailleurs penser à remplir le frigo sinon je vais mourir de faim...Et avec ma chance les magasins seront fermés, on est dimanche après tout."
"Je n'aime pas courir" , décida Usagi après avoir franchie les portes de Konoha et s'être dirigée vers la forêt en haletant déjà du faible effort effectué.
"Ils nous laissent passer comme dans un moulin finalement, après m'être enregistrée hier, les gardes de me demandent même plus mon nom. Je deviens célèbre" Ironisa la jeune fille, essayant de se détourner de la douleur qui commençait à germer dans ses muscles.
L'aube ne tardera pas à se lever, néanmoins, le sentier qu'avait emprunté Usagi n'était encore qu'illuminé par la faible clarté lunaire. Des frissons glacés remontèrent le long de la colonne de la jeune fille, quelle idée avait eu-t-elle de partir aussi tôt. Les arbres démesurément hauts projetaient des ombres menaçantes aux pieds d'Usagi qui regrettait désormais de tout son être d'être partie seule dans la nuit. Ses foulées s'accéléraient et sans s'en être rendue compte, la jeune fille avait déviée du chemin et s'enfonçait au coeur d'une sylve sauvage.
Des branches fouettaient les joues d'Usagi gonflées par le besoin désespéré d'air qu'elle ressentait face à l'effort et à l'oppression angoissante de sa situation.
Elle ne reconnaissait rien, devant elle s'étendait un dédale de ramures aux branchages identiques, les feuilles ne se distinguaient les unes des autres que par le nuancier que créait le faible souffle les soulevant .
Une présence semblait moduler l'atmosphère de la forêt et mener Usagi pour l'enfoncer au plus profond du labyrinthe, tel un prédateur rabattant sa proie. Les pieds d'Usagi envoyaient de fines brindilles s'entrechoquer à des troncs massifs, ce son l'effrayait, lui rappelant qu'elle n'était rien qu'un fragile lapin entouré par des loups dans ce monde.
Usagi ne pouvait continuer à courir plus longtemps, sa poitrine enflammée et ses narines désormais bouchées par l'humidité coulant de ses yeux ne lui permettaient plus de fuir.
"Je suis foutue" Usagi pleurait de sa bêtise, sortir seule, sans arme et se perdre. Elle ne voulait pas mourir une seconde fois mais son entraînement lui semblait tellement important…elle était sortie sans aucune précaution. La jeune fille sanglotante serra les poings, enfonçant ses ongles dans sa chair tout en espérant se réveiller de ce cauchemar . La vision brouillée par les larmes, Usagi n'avait aucune idée à quelle distance elle se trouvait de Konoha et l'épuisement l'avait rattrapée. Sa courte nuit se ressentait dans la manière qu'avait son imagination de transformer les ombres gigantesques en créatures cauchemardesques.
Ses jambes raides, ne la portèrent pas loin. Elle s'écroula sur un plateau mousseux, ses mains tremblantes essayant de chasser l'humidité de ses yeux pour retrouver sa vision. Lorsqu'elle y parvint enfin, une averse se déclara. Elle pouvait désormais apercevoir ce qui se trouvait devant elle mais pas ce qui se trouvait à plus de cinq mètres. "Une tombe ? Non, c'est le mémorial pour les soldats morts en mission… Je ne suis pas loin de Konoha !" L'enthousiasme avait emporté Usagi, avant qu'il ne disparaisse complètement sous la réalisation "Je ne sais pas où se trouve le village par rapport au mémorial. Cela ne m'avance à rien" .
Se fichant de la pluie, Kakashi était parti de chez lui pour rendre visite à son ancien camarade, Obito. Il se faisait le devoir de passer du temps devant la pierre commémorative lorsqu'il n'était pas en mission, malgré sa nouvelle team il ne pourrait jamais remplacer celle qu'il avait perdue.
La culpabilité ressortait dès qu'il y pensait, Kakashi, le tueur d'ami, c'est ainsi qu'on l'appelait lorsqu'il était encore membre de l'ANBU dans son adolescence.
Aujourd'hui, chaque membre de sa nouvelle team avait trouvé un meilleur professeur et il avait réintégré honorairement l'ANBU. Son image de sensei super cool s'était un peu ternie… Enfin bon, il avait du temps à perdre alors, il venait se recueillir sur le mémorial de Konoha presque quotidiennement et réfléchissait au sens de la vie, et, aux prochaines excuses pour ses retards qu'il donnerait à sa team dans deux ans, lorsque Naruto reviendra. Il s'amusait à se lever tôt pour y aller tout en imaginant ses gentils petits élèves penser qu'il était encore dans son lit à dormir tandis qu'eux étaient sur un joli terrain d'entraînement à regarder les mouches voler. "Le pouvoir d'un sensei est sans limite" s'amusa mentalement Kakashi.
Au vu de l'heure et du temps qu'il faisait, Kakashi ne s'attendait vraiment pas à trouver une petite fille repliée sur elle même et trempée jusqu'au os devant la pierre commémorative.
Il souffla "je pensais que je pourrai être tranquille ce matin… Si je m'éclipse discrètement, personne ne m'en tiendra rigueur." Un sanglot venant de la boule le retint, "Maah, je devrai faire ma bonne action du jour".
Il s'approcha et lui secoua doucement l'épaule. La petite fille sursauta et se retourna immédiatement, un air apeuré sur le visage. Kakashi fut surpris, il pensait qu'elle était beaucoup plus jeune vue de loin, sa petite stature ne payait pas de mine. De près, elle semblait plus âgée. Mais, ses joues n'avaient pas perdues leurs rondeurs enfantines, elle devait avoir au alentour de onze ans et non cinq ans comme il l'avait pensé.
Son oeil visible plissé dans un sourire pour ne pas l'effrayer, il demanda à la fille de la même voix qu'il aurait fait pour un bambin: " Tu es perdues, tu cherches tes parents ?"
Après s'être remise de la peur que lui avait provoquée la surprise de voir quelqu'un, Usagi avait eu un élan de bonheur en voyant Kakashi devant elle. Un gentil ! Elle n'allait pas se faire tuer tout de suite. Son coeur avait commencé à palpiter et elle avait eu envie de répondre au sourire de l'homme, cependant le charme fut bien vite brisé.
"Tu es perdues, tu cherches tes parents ?"
Le sourcil gauche d'Usagi s'arqua légèrement lorsqu'un tic nerveux prit la jeune fille "pourquoi il me parle comme si j'avais deux ans ? Je ne fais quand même pas si jeune..."
Usagi était embarrassée, comment répondre à un de ses personnages préféré quand il vous traite comme un bébé ? Il ne fallait pas qu'elle utilise son arme fatale l'ironie, sinon il n'allait jamais l'aider. Elle devrait se montrer polie comme avec toutes les personnes qu'elle avait rencontrées jusqu'à présent. Cependant… Si il ne savait pas son âge, il ne saurait pas qu'elle se moque de lui. "Cela ne peut pas faire de mal, après la peur que j'ai ressentie cette nuit, je peux bien me détendre un peu"
Usagi prit une voix plus aiguë que d'habitude et accompagna sa réponse d'un joli sourire "Oui je me suis perdue, Jiji-san, vous voulez bien me dire ou est Konoha ? "
Une goutte de sueur froide coula du front de Kakashi "Jiji-San ? Je ne fais quand même pas si vieux…" En se grattant la nuque, embarrassé, Kakashi indiqua " Mah appelle moi Kakashi, je ne suis pas si vieux." Puis il pointa la direction de Konoha " Par là, à trois kilomètres"
Le visage de la jeune fille se décomposa, et Kakashi remarqua les éraflures présentes sur les joues et les bras nus d'Usagi. "Je pensais que ça serait plus facile, je vais sans doute devoir la porter, ça m'apprendra à vouloir aider." gémit intérieurement Kakashi.
"Tu es blessée ?"
Usagi se leva courageusement mais ses jambes flageolaient et Kakashi dut la rattraper par le coude. Son "doucement, doucement" ressemblait étrangement à celui qu'il aurait employé pour parler à un cheval fougueux… "Je vais le tuer… Il mérite totalement que je continue ma comédie juste pour l'embêter. Je me demande si il serait prêt à me porter si je feins d'accentuer ma fatigue. Il n'a pas l'air très enthousiaste mais c'est dur à dire avec son masque, il est sans doute complètement ennuyé d'avoir à aider ce qu'il pense une enfant de huit ans. J'ai bien fait de bander ma poitrine, même si mes joues me donne l'air plus jeune, il exagère. Il me traite comme si j'avais trois ans." le regard expectatif de Kakashi rappela à Usagi qu'il lui avait posé une question. Elle baissa son regard vers ses bras, les branches ne lui avaient pas fait de cadeau, ses deux membres étaient zébrés de petites coupures. La pluie réhumidifiant ses plaies, le sang continuait de couler doucement mais surement.
En analysant son état, il est vrai qu'Usagi trouvait sa tête un peu légère…
Kakashi parut s'en rendre compte et proposa, ce qui semblait beaucoup lui coûter, " Ecoute petite, dis moi où tu habites, je te raccompagne"
Usagi malgré son état, ne put s'empêcher de jouer avec les nerfs du ninja masqué, elle lui annonça donc innocemment " Ma maman m'a dit de ne jamais parler aux inconnus et de ne surtout pas leur dire où j'habite"
Kakashi essaya de ne pas faire ressentir sa frustration dans sa voix "Mais non, regarde mon bandeau" Il joignit le geste à la parole " Je suis un ninja de Konoha, je ne ferai pas du mal à une lilliputienne, civile en plus. Et puis si je voulais savoir où tu habites je pourrais te suivre sans même que tu le sache."
Usagi satisfaite, savait qu'elle tenait Kakashi "Ah ! Je le savais, vous avouez la possibilité que vous aviez pensé à me suivre ? Et puis votre bandeau, vous auriez pu l'acheter à un vrai ninja"
kakashi mis ses mains en évidences l'air de dire 'je n'ai rien fait' "Quelle méfiance ! Je n'ai pas l'air si suspect pourtant. " Usagi ricanna " Non pas du tout, un vieil homme parlant à une petite fille dans un lieu désert, et puis ce n'est pas comme si vous aviez les trois quart du visage masqué." Kakashi baissa les mains " Eh bien tu vois, dis moi où tu habites maintenant" puis réalisant, ajouta d'une voix scandalisée en se tenant la poitrine " Ah petite tu me blesses, je ne me cache que parce que des femmes me poursuivent. Allez monte je te ramène"
"Kakashi me propose de monter sur son dos pour une ballade qui serait épuisante autrement ? Je ne vais certainement pas dire non." Usagi sauta littéralement sur le dos de Kakashi qui dut prendre un temps pour se stabiliser avant de se mettre en route vers Konoha.
Kakashi était assez confortable, la veste molletonnée devait y être pour une grande partie. Usagi appréciait la chaleur que diffusait le corps du ninja, elle lui permettait de se réchauffer un peu malgré la pluie qui continuait de tomber. Les cheveux de Kakashi, défiant la gravité au début de leur rencontre semblait perdre le combat face à l'humidité et commençaient à redescendre sur Terre. Usagi sentait un doux état de somnolence prendre le dessus et ses yeux papillonaient.
La voix de Kakashi la réveilla lorsqu'ils passèrent les portes du village, " Tu es plus légère que tu en à l'air"
"Ah, merci, enfin je crois ?" Répliqua Usagi, ne sachant pas trop comment prendre la déclaration.
" Mah c'est un plaisir " Usagi ne pouvait pas voir le visage de Kakashi, sa tête reposant au niveau de sa nuque mais sentait la satisfaction dégouliner de son être.
" Tu ne m'as toujours pas dit où tu habitais" rappela-t-il
Une idée traversa l'esprit d'Usagi, "Qui ne tente rien n'a rien"
"Vous pourriez m'emmener chez-vous Jiji-san" Sa monture se figea.
"Je ne suis plus louche maintenant ? Allez petite, dis moi où tu habites tes parents vont s'inquiéter."
"D'accord, d'accord. J'habite en face du salon de thé 'Akimichi's' "
"Je ne connais pas, c'est où ?" Son ton était parfaitement neutre.
"c'est connu pourtant. C'est à côté d'Ichiraku ramen"
" Je vois."
Usagi se réjouit de voir que les rues de Konoha étaient encore vide "Même si j'adore Kakashi, se voir porter comme une enfant par toute la population locale, c'est un non merci"
Néanmoins Usagi profita des derniers instants de proximité avec le ninja avant d'arriver à destination, ce qui arriva bien trop vite à son goût.
"Ah c'est ce salon de thé. Je le connais bien." Sourit Kakashi, à la vue de la façade de l'établissement où Usagi travaillait.
"Il se moque de moi ? C'est le seul salon de thé Akimichi du village. Il savait parfaitement duquel je lui parlais tout à l'heure." pensa Usagi agacée.
Kakashi la déposa sur ses jambes et la jeune fille regretta la perte de son chauffage ambulant.
Maintenant qu'Usagi était en sécurité et presque devant la porte de chez elle, elle observa plus attentivement le ninja. Physiquement, sa ressemblance avec l'animé était stupéfiante. Ses cheveux sous la pluie semblaient gris foncé, son visage néanmoins était plus masculin et son oeil visible n'avait pas l'air ennuyé mais une forme définie, lui donnant un l'air attentif. "Il analyse son environnement j'ai l'impression. Il doit avoir senti qu'il n'y avait personne dans la dépendance et donc que c'était étrange que mes parents ne soit pas là. De plus il doit être en train de réfléchir à pourquoi il m'a retrouvée toute éraflée, seule et loin de chez moi. La situation est incroyablement suspecte, à vrai dire."
Il devait avoir senti son regard car il tourna la tête dans sa direction et demanda " tout va bien petite ?"
Usagi hocha vivement la tête dans l'espoir de ne pas avoir l'air suspect mais à la vue de l'expression non impressionnée de Kakashi, c'était raté.
" je cherche mes clés" Balbutia Usagi, remuant désespérément ses poches.
Usagi poussa un soupir de soulagement lorsqu'elle trouva le petit bout de métal, qu'elle introduit dans la serrure et ouvrit sa porte.
Kakashi s'enquit d'une voix neutre" Tes parents ne sont pas chez toi ?"
Usagi en rentrant et enlevant ses chaussures, observa le ninja resté dehors. Il n'avait pas l'air alerté du tout, cependant Usagi sentait une tension sous jacente. "Si je dis qu'il y a une homme étrange sous mon lit, je suis sûre qu'il va bondir vérifier qu'il n'y a pas d'ennemis. Cela pourrait être drôle mais ce n'est peut être pas une bonne idée, on peut s'amuser un peu mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin, il reste un ninja après tout. Il est temps de mettre fin à la farce"
Usagi leva les yeux malicieusement vers Kakashi " Je crois qu'à seize ans, on peut très bien vivre seule Kakashi-san. Je vous remercie de m'avoir raccompagnée, j'étais un peu...complètement perdue à vrai dire. Pour vous remercier, je vous ferai des cookies de remerciements. Passez au salon de thé un de ces jours, je vous les donnerai, je travaille là-bas."
Kakashi avait un air éberlué " sei...seize ans ?"
Avec un clin d'œil Usagi répondit d'un ton léger " Vous êtes le premier à me traiter comme une complète enfant. J'espère que j'étais la première à vous traiter comme un complet papy, Kakashi- san. Et aussi, avant que j'oublie je m'appelle Usagi."
Kakashi regarda la porte se fermer doucement, sous le choc "Je ne sais pas ce qui est le pire entre le fait qu'elle ait seize ans ou le fait que ce n'est pas la première à me traiter de papy." Au moins il réalisa qu'il avait gagné des cookies dans cette histoire, "Mais qu'est-ce que des cookies ?" S'interrogea Kakashi.
Usagi était polie avec les gens qu'elle rencontrait la première fois. Néanmoins, sous cette politesse, se cachait un vrai esprit espiègle. Ne voulant pas se faire d'amis dans son ancien monde pour ne pas les faire souffrir. Usagi n'avait partagé son côté spontané et taquin qu'avec la Noix ."Cette arachide me manque" . Il était le seul avec lequel elle s'était autorisée à être soi-même, car elle ne pensait pas qu'il était quelqu'un de vivant. Elle avait toujours un espoir que par n'importe quel miracle la téléportation d'esprit existe, après tout elle était bien venue à Konoha mais le fait qu'elle ne le voyait plus maintenant et qu'elle avait commencé à rêver de lui sur Terre, il n'y avait presque aucune chance qu'il soit réel. Un ami imaginaire ne survit pas sans son créateur. Il n'aurait pas été seul à sa mort. Néanmoins, maintenant qu'elle était vivante, il pourrait faire un effort pour venir la voir, cette noix. Usagi monologuait tout en réfléchissant à ce qu'elle allait pouvoir faire.
En regardant la trainée d'eau sale qu'elle avait laissée dans son entrée, Usagi se convainquit qu'une douche ne serait pas de trop. Quelques minutes plus tard elle regretta son impatience.
Ses coupures brûlaient sous l'eau chaude, néanmoins elle devait les nettoyer sinon elles risqueraient de s'infecter. Après avoir passé de longues minutes de souffrances, Usagi se félicita d'avoir acheté des bandages le jour de son arrivée."Dans un monde de ninjas, les bandages sont le minimum vital à avoir dans sa trousse de premiers secours. Et puis, on ne sait jamais si je me coupe en cuisinant. Je devrai peut être acheter des crèmes anti-courbatures, l'eau chaude n'aide pas du tout mes muscles douloureux."
Usagi ne voulait pas sortir de chez elle, seulement, son frigo était désespérément vide. Sur ses joues, une myriade de pansements multicolores égayaient son teint plus pâle que d'habitude causé par la perte de sang. "Je n'ai pourtant pas perdu tant de sang que ça. Je désespère, c'est la preuve que je suis encore plus une larve que je ne le pensais."
Usagi n'entendant plus le tapement des gouttes d'eau contre sa fenêtre conclut que l'averse s'était arrêtée. Le moment était donc venu de quitter son foyer pour remplir ses placards.
En enfilant cette fois-ci un imperméable au cas où les gouttes retomberaient, Usagi sortit en traînant des pieds, peu enthousiaste et les muscles douloureux.
"Je devrai commencer à gérer mon budget, même si il est normal que j'ai dépensé beaucoup plus la première semaine car j'avais besoin de nouvelles affaires, je ne tiendrai pas la fin du mois à ce rythme." pensa Usagi, optant pour des aubergines plutôt que des poivrons, plus chers.
La jeune fille avait été agréablement surprise de constater que la plupart des magasins étaient des stands ouverts sur la rue.
Il y avait toujours des vendeurs faisaient pousser ou transformant eux-même leurs produits. Usagi n'avait pas à se préoccuper de choisir des aliments sans substances cancérigènes puisqu'ils étaient tous issus d'agricultures biologiques et sans ajout d'additifs ou de conservateurs. Ce genre de choses simples qu'une habitante urbaine du XXIème siècles ne pouvait plus envisager. C'était une des raisons pour lesquelles Usagi admirait l'univers de Naruto, la technologie et la pollution n'avait pas pris le dessus la vie.
"Le bruit des klaxons et la puanteur des pots d'échappement est une des choses que je regrettent le moins. Et puis, les supermarchés bien qu'ils soient très pratiques, nous ont fait perdre tout l'aspect social gratifiant d'acheter un produit fabriqué par quelqu'un." décida fermement Usagi en souriant au producteur qui lui remettait son sac de légumes.
Une fois qu'elle eut compris comment étaient organisées les étales, Usagi n'eut plus de mal à trouver ce qu'elle cherchait. Enfaite, les légumes et les fruits se trouvaient dans la même rue, les produits non transformés comme le sucre, la farine et les épices à côté. Dans une rue parallèle accessible par des couloirs il y avaient les boucheries et les poissonneries. Enfin de l'autre côté se trouvait le quartier d'Usagi avec des restaurants, des salons de thé et des boulangeries.
En achetant de la farine et du sucre, Usagi fut ravie de constater qu'il y avait des pépites de chocolat et des noix, ses cookies ne seront pas natures. Une réalisation frappa Usagi "Kakashi n'aime pas les choses sucrées !" Usagi maudit sa bêtise, elle était foutue, Kakashi ne reviendra jamais la voir, elle ne pourra plus jamais s'amuser. Le claquement de ses mains sur ses joues lui fit reprendre ses esprits et attira l'attention de quelques passants, qui lui lancèrent des regards curieux en la fixant de haut en bas. Usagi s'examina elle même et s'aperçut que sa tenue était peut être un peu trop colorée et originale pour les habitants de Konoha.
"Bah, ils n'ont jamais vu une fille avec un imperméable jaune et un legging à bandes colorées multicolores ? Quelle honte pour eux…Ils sont trop habitués à voir des ninjas portant exactement la même tenue jours après jours. Sans jamais se laver. Sans jamais rien changer. Alors qu'ils transpirent tous les jours en s'entraînant comme des forcenés. J'exagère légèrement, ils doivent se laver, mais quand même, ils devraient au moins avoir des tenues différentes." songea la jeune fille.
En passant devant la boucherie, Usagi eut une idée, pourquoi ne ferait-elle pas des cookies salés ? Ce serait une expérience mais le parfum du jambon et de la noix se marieraient bien. Ainsi, elle ferait cet après midi des cookies salés pour Kakashi et d'autre sucrés pour elle. L'esprit désormais tranquille, elle ne pensait qu'à la tache d'eau laissée par de la boue sur ses chaussures lorsqu'elle se cogna contre un torse musclé.
"Aie ! Désolée, désolée. Veuillez m'excusez." balbutia honteusement Usagi en relevant la tête.
"Encore toi. Tu me suis ?" Interrogea Neji, baissant la tête pour se mettre à la hauteur de l'imperméable.
Usagi en comprenant qu'elle était rentrée dans Neji soupira et regretta de s'être excusée avec profusion. Une simple pardon aurait suffi pour lui. Elle ne le déteste pas, mais elle le trouve hautain. De plus il avait un an de moins qu'elle, il devrait la respecter un peu plus. Et puis, c'est lui le ninja avec des yeux qui pouvant voir à trois cent soixante degrés "il n'aurait pas pu se pousser en me voyant arriver ?" elle ne passait pourtant pas inaperçue dans son accoutrement coloré.
"Bonjour Ne-inja" Il ne lui avait jamais dit son nom après tout. "Je vous rassure, je ne vous suis pas, j'ai des choses plus importantes à faire. Bonne journée " Usagi s'éloigna sans ajouter un mot, indifférente à ce que pourrait dire le ninja puisqu'il n'avait aucune raison de s'intéresser à elle sinon pour lui faire avouer d'infâmes crimes qu'elle n'a jamais commis.
Neji pour la première fois de sa vie bafouilla "He-Hey, attend !" d'habitude les gens ne s'en vont pas comme ça.
Usagi se retourna "Oui ?" Neji la fixait de ses yeux sans pupilles "Je n'ai pas de pupilles non plus. C'est possible de développer un complexe car on est des sans pupilles ? Je veux dire, il existe peut être des gens qui n'aiment pas les gens sans pupilles et qui les persécutent. C'est horrible. "
Neji toussa pour cacher sa gêne, il trouvait cette fille de plus en plus suspecte. Dès qu'il lui parlait elle réagissait de manière étrange ou semblait se déconnecter du monde réel. Il était content que sa team ne soit pas là car ils n'auraient pas autorisés Neji à questionner la fille sur ses activités. Cette fille était peut être un espion et personne ne s'en inquiétait. Sauf lui. Cependant, c'était lui qui l'avait fait entrer à Konoha en la repérant inintentionnellement donc cette histoire était de sa responsabilité. En quelque sorte. Il ne savait pas non plus pourquoi elle avait des pansements sur ses joues de lapin ni portait une tenue si ...extravagante.
"Tu as obtenu les papier d'entrés ?" demanda Neji, impassible.
"Oui"
"C'est bien" marmonna t-il, ne sachant que dire de plus.
"Je suppose que ça l'est" dit Usagi, classant déjà la conversation dans son top des plus gênantes et inutiles.
"Tu es installée à Konoha ?"
"Oui" Usagi ne voyait vraiment pas pourquoi il continuait la conversation. Ils étaient en plein milieux d'une rue et les gens devaient les contourner pour passer, alors Usagi s'approcha du mur le plus proche pour éviter de gêner la circulation et pour fuir le ninja. Etrangement Neji la suivit. Les sourcils d'Usagi se soulevèrent "Il ne me poursuit pas quand même ? Je lui ai dit que j'avais été autorisée à rester, il peut me laisser tranquille maintenant."
"Pourquoi tu essaies d'éviter mes questions ?" interrogea Neji
"Pourquoi tu me poses des questions ? J'ai déjà été interrogée ! Tu ne te donnes que l'air d'un stalker en ce moment même." s'indigna la fille.
Neji s'étouffa avec sa salive " Un stalker, qu'est-ce donc ? Et puis je veux être sûr que tu as bien été interrogée. Tu réagis bizarrement à tout ce que je dis."
Usagi pouffa " C'est tout ce que tu dis qui est suspect. Un stalker est quelqu'un qui suit quelqu'un d'autre et étudies sa vie, c'est assez anormal. ."
En regardant le comportement du garçon en face d'elle, Usagi réalisa ce qui ne passait pas entre Neji et elle, Neji était le pur produit d'une vieille éducation traditionnelle japonaise tandis qu'elle était le produit d'une éducation bien plus moderne que ce que n'importe quel habitant de Konoha pourrait imaginer. Pas étonnant qu'il y ait des problèmes de communications.
" Ecoute, oublie ce que je viens de te dire. Non, en réalité il vaut mieux que tu m'effaces complètement de ta mémoire. Je ne suis pas une menace pour Konoha et je ne le serai jamais, alors ce n'est pas la peine de me surveiller. Un ninja a beaucoup de choses plus productives à faire non ? Ce genre de conversation est pénible et gênante pour nous deux. Donc il vaut mieux se dire adieux , Ninja-san." Proposa Usagi
"C'est Neji"
Usagi soupira." Qu'est-ce que ça peut bien faire que tu t'appelles tourbillon ou poisson ?" Marmonna Usagi en quittant la rue le plus vite possible. En jetant un oeil derrière son épaule, elle fut rassurée de voir que Neji ne la suivait pas.
Neji était resté dans la rue et regardait la jeune fille s'éloigner, abasourdi "Je ne comprends absolument pas ce qu'il vient de se passer."
Malgré les sacs de courses qu'elle portait, Usagi décida d'emprunter un livre sur l'histoire de Konoha et sur les bases du chakra à la bibliothèque. Ce serait tout ce qui pourrait lui permettre d'éliminer la tension qu'avait provoqué Neji.
Elle rentra chez elle épuisée, les bras pleins. Elle mit les livres sur son bureau et les courses dans ses placards. Après avoir passée quelques minutes à contempler son plafond allongée sur son canapé, Usagi se mit en cuisine.
La pâte crémeuse diffusait une odeur agréable de noix. Les fins cubes de jambons agrémentaient le dessus de la préparation mise au four pour douze minutes. "Ce n'est qu'un essai mais je suis optimiste. Et puis au pire, je lui ai promis des cookies de remerciements. Je n'ai jamais dit qu'ils seraient bons. Je pourrai le laisser s'étouffer avec si ils sont immangeables" s'amusa Usagi en regardant la pâte gonfler.
Elle les laissa refroidir sur la plaque tranquillement tandis qu'elle passa à la préparation des cookies sucrés, noix-chocolat. "Je prends beaucoup trop de plaisir à exploser les coques, désolée la Noix".
Une fois tous les cookies prêts et mis en boîtes, Usagi opta pour aller lire dehors avec les gâteaux. Si elle croisait Kakashi elle pourrait les lui donner, sinon elle mangerait tous les sucrés qu'elle venait de faire.
Une après-midi lecture et un ventre gonflé plus tard Usagi rentra chez elle.
Journal de rêves d'Usagi
Rêve n°69
"hey la Noix ! Tu sais ce que j'ai fait aujourd'hui ?"
"Non."
"Ohh, tu n'es pas content, tu as tes règles ?" J'essayais de faire des blagues pour lui apprendre à se comporter normalement...
"Non."
"C'était une blague."
"D'accord."
Mais en plus de deux mois, il n'avait toujours pas compris une seule de mes blagues...désespérant.
Point de vue de Kakashi
Kakashi s'ennuyait ferme. Pas d'élève à torturer, pas de mission ni de défi à relever. Son entraînement quotidien avait déjà été réalisé trois fois. Il en venait presque à envier son 'éternel rival', parti en mission avec sa team.
Il déambulait dans les rues de Konoha en lisant une centième...une millième fois Le paradis de la drague, observant paresseusement les habitants de Konoha aller et venir de toutes directions, pour effectuer leurs tâches quotidiennes. La vue d'une petite fille s'amusant à taper celui qui devait de toute évidence être son père, rappela à Kakashi que la veille une jeune rousse s'était moquée de lui... "Mah je prendrai bien un thé"
Kakashi était chanceux, ce jour là presque personne n'était présent au salon. Il put s'asseoir dans le fond sans que personne ne le remarque et lire en attendant qu'on vienne prendre sa commande. Sa place n'étant pas loin de la caisse, il pouvait entendre la conversation de deux serveuses qui papotaient. Bien sûr, cette conversation ne l'intéressait pas…
"Et c'est pour ça que je ne pouvais pas rester avec lui, il n'était jamais là. Ne sort jamais avec un ninja Usagi" à l'évocation de ce nom, Kakashi jeta un coup d'oeil aux deux femmes. Il y avait en effet la petite qu'il avait aidé hier. Kakashi ricanna en remarquant que ses joues étaient couvertes de pansements multicolores,si cela était possible, elle avait encore l'air plus jeune qu'hier.
"Je ne vois toujours pas ce que vous avez contre les ninjas, Emiko-senpai."
"Ah ah, Usagi-chan aurait un faible pour les petits ninjas ?"
L'oeil de kakashi fut presque involontairement attiré par la poitrine imposante de la jeune femme. Il comprenait désormais l'empressement de ses collègues pour venir boire des thés et manger des pâtisseries dans cet établissement.
"Ce n'est pas moi qui passe mes journées à parler de mes ex ninjas, senpai" s'indigna la jeune fille.
"J'aurai touché un point sensible ? Ne t'en fait pas Usagi-chan, des dizaines de ninjas avec des abdominaux d'acier nous attendent en salle." Ronronna la brune plantureuse.
"Senpaiiiii ! Je vais en cuisine, dites moi lorsqu'ils seront partis. Je pourrai enfin commencer mon service."
"Tu n'es pas drôle Usagi. Et Attend un peu, je ne t'ai toujours pas raconté comment la soirée avec Gen-machin s'est terminée."
"Vous ne vous souvenez même plus de son nom ? Mais vous êtes quand même allés jusqu'au bout. Comment vous pouvez importer si peu d'importance aux hommes que vous fréquentez ?"
Kakashi essayait de se concentrer sur son livre et de ne pas écouter la conversation mais les ragots étaient toujours intéressants…
La serveuse pouffa et tapota l'épaule de son kohai " Usagi, Usagi, tu comprendras lorsque tu toucheras leurs abdominaux. Il n'y a que ça de vrai chez un homme. Pas leurs noms ni leurs paroles, non, seulement leur abdos."
En tournant bien sa nuque, Kakashi apercevait parfaitement l'expression dégoutée d'Usagi.
"Je ne suis absolument pas d'accord, les paroles et les actes sont bien plus importants. On n'aime pas quelqu'un parce qu'il a une apparence définie."
"Ohh je sens là une histoire, dis moi Usagi-chan, il y a t'il quelqu'un que tu aimes bien ?"
"Non. Je pensais à un ami." La voix de la jeune fille paraissait triste.
"Est-ce pour ça qu'elle était devant la pierre commémorative hier, elle aurait visité cet ami ?
C'est fort probable à vrai dire, beaucoup de ninjas sont morts en missions ces dernières années. Comme il n'y a plus de guerre, l'académie est bien plus laxiste sur l'entraînement. Je devrai peut être en parler à Tsunade. Maah pas la peine, ce n'est pas mon rôle de toute faç doit déjà l'avoir remarqué depuis longtemps."
L'ainée ne semblait pas avoir remarqué le changement d'humeur sa cadette " Un beau ninja parti en mission, te promettant son amour. Mais n'étant jamais rentré car il a trouvé une prostituée à Kumo ? "
"Ninja ? Non, enfin je n'en suis pas sûre." La jeune fille avait retrouvé son aplomb et semblait même avoir réalisé quelque chose qui la rendait vraiment heureuse.
" Il existe des ninjas pouvant voyager dans les rêves ?" S'exclama Usagi
