Salut, tout le monde!

Encore une fois, merci à vous pour toutes ces reviews! Un tel retour de remarques et de commentaires pour deux minuscules drabbles, c'est un véritable bonheur! Je n'ai, hélas, pas eu le temps de vous répondre à tous et sachez que j'en suis sincèrement navrée! Néanmoins, je vais tacher de me rattraper avec les non-inscrits :

manganiark : Je suis contente d'avoir réussi à garder le suspense! ^^ Et oui, Saga risque d'avoir du mal à refaire surface après ça! Encore merci d'avoir commenter!

nanake7884 : Dois-je en conclure que tu es Taureau? XD Sinon, ravie d'apprendre que la chute t'a autant plu! Quant à la tête de Kanon... Je pense que ton imagination a bien fait le travail! XD Merci pour la review!

Bon, au troisième, maintenant! Petites notes avant de commencer :

-Saint Seiya et ses personnages appartiennent (encore et toujours) à Kurumada-sama.

-C'est la première fois, depuis la fin de The Price of Freedom, que je réécris un "vrai" truc sur Rhad' et Kanon... J'espère que le résultat ne sera pas déplorable.

-Non, non, je vous assure que j'apprécie Minos et Eaque... Mais je n'aimerais vraiment pas les rencontrer un jour, c'est tout.

Ceci étant dit, bonne lecture à tou(te)s!

La subtilité :

-Eh bien, qu'est-ce que tu attends? Vas-y!

-...Non, on oublie. Tout ceci est parfaitement ridicule!

-Tu es parfaitement ridicule. Qu'est-ce que tu risques, franchement?

-A part une humiliation publique et l'anéantissement d'un rêve merveilleux? Pas grand chose, en effet.

Minos et Eaque lâchèrent tous deux un soupir, et suivirent le regard de Rhadamanthe, braqué depuis le début de la soirée sur Kanon des Gémeaux, qui riait un peu plus loin, au milieu d'un groupe de chevaliers et de spectres.

Le Garuda et le Griffon devaient bien l'admettre : cette première tentative de soirée organisée au Sanctuaire par Hadès, Poséidon et Athéna pour fêter le retour de la Paix Universelle était une véritable réussite, et chevaliers, marinas et spectres s'étaient tous mis d'accord pour enterrer la hache de guerre avec une rapidité déconcertante (lassés de devoir risquer leur peau jour après jour, sans doute...). Et cela avait fourni à Rhadamanthe sa première, et probablement unique, occasion de revoir le second Chevalier des Gémeaux, qui lui avait étrangement tapé dans l'œil lors de leur affrontement.

Rien de tel qu'un petit combat à mort pour faire de nouvelles rencontres, c'était bien connu!

Et cela allait bientôt faire une heure que la Whyvern se retournait toutes les trente secondes pour observer l'ex-Marina, sans pour autant trouver le courage d'aller lui parler ou de lui laisser un quelconque indice de l'intérêt qu'il suscitait chez lui. Inutile de dire que ses frères commençaient à en avoir franchement ras le bol.

Aussi décidèrent-ils de prendre les devants, avant qu'ils ne cèdent à l'envie de l'étriper. Ce qui les poussa à empoigner chacun un bras du blond, le traînant avec eux jusqu'au groupe de guerriers :

-Qu'est-ce que vous faîtes? !

-Bon, tu ne nous laisses pas le choix.

-Comment ça?

-On va t'arranger le coup. Suis-nous.

-Hors de question! Se récria le blond en faisant un pas en arrière. Vous seriez capables de rendre les choses encore pires qu'elles ne le sont déjà... Et ce n'était pas un compliment.

-Ne sois pas idiot, comment pourrait-on empirer des choses qui n'existent même pas encore?

-Alors, maintenant, tu nous suis, tu observes et surtout, tu te tais jusqu'à ce qu'on soit partis!

-Je vous interdis de faire ça! Vous m'entendez? Lâchez-moi tout de suite, bande de...

-Oh, Kanon des Gémeaux! Quelle surprise!

Trop tard. L'interpellé cessa la conversation qu'il avait entamé avec son frère, tourna la tête vers eux puis, après avoir écourté son argumentation avec Saga, se dirigea vers eux, les fixant avec une méfiance qu'il ne chercha pas à cacher :

-Oui?

-Tu te rappelles de nous? Minos du Griffon et Eaque du Garuda! Tu sais, on a essayé de te tuer et tu te tordais de douleur sous nos attaques!

L'ex-Dragon des Mers fit la grimace et se retint de grincer des dents. Rhadamanthe fut pris d'une urgente envie de se pendre.

-J'aurais eu du mal à oublier. Quel plaisir de vous revoir.

-Et tu te souviens sans doute de notre frère Rhadamanthe? Celui à cause duquel tu es mort!

La grimace s'accentua et Kanon se mit à serrer les poings, résistant probablement à l'envie de leur coller une baffe. Rhadamanthe n'avait aucun mal à le deviner : cela lui arrivait relativement souvent.

-En effet. Ravi de te revoir également.

Désormais, les yeux turquoise le fixaient, leur propriétaire attendant certainement une réponse de sa part. Mais le «ravi», et ce bien qu'il sache qu'il fut forcé, lui fit oublier toutes les réponses qu'il avait envisagées. Il se contenta donc de le fixer, la bouche entrouverte, avec l'air d'être un parfait imbécile.

Au cours d'un combat contre lui, il avait pu paraître au sommet de sa gloire et dans une discussion ordinaire, il n'était même pas capable de décrocher un mot. Génial.

-...Tout va bien? S'enquit l'ancien Général de Poséidon.

-Oh, ne t'en formalise pas, le relationnel n'a jamais été son fort! Intervint Minos avant que son cadet ne puisse faire la moindre remarque.

-Oui, enchaîna Eaque. Surtout lorsque la conversation a pour but une invitation à diverses parties de jambes en l'air. Ce qui est le cas actuellement.

Le silence s'abattit si violemment entre les quatre hommes que Rhadamanthe désira mourir sur place, à l'instant même, peu importe les circonstances une fois dans l'Autre Monde. Sa seule consolation face à cette situation désastreuse fut de voir que Kanon, tétanisé, avait l'air davantage ahuri que dégoûté :

-...Pardon?

-Bien évidemment, il pourrait tout à fait s'offrir les services d'une professionnelle qui accepterait de coïter contre rémunération. Mais il semblerait qu'il ait des principes.

-Et il est apparemment très sensible aux phéromones que tu dois dégager.

-Donc voilà, on aimerait qu'il évite de faire une fixation sur un fantasme inassouvi...

-Et qu'il passe le reste de sa vie avec comme seule compagnie un magazine playboy, trois DVDs pornographiques et une boîte de mouchoirs.

-Bon, on va vous laisser discuter maintenant, en espérant que tu prendras nos propos en considération!

-Même si c'est par pitié, je suis sûr qu'il appréciera le geste!

-Ceci étant dit, passez une bonne soirée!

-Au passage, Rhad', ce que j'ai glissé dans la poche de ton pantalon à l'instant est une pilule de GHB. Amusez-vous bien!

Paroles sur lesquelles les deux compères les abandonnèrent, surement déjà à la recherche d'une nouvelle victime. Pour la première fois de sa vie, Rhadamanthe souhaita (sincèrement) la mort de ses collègues : il n'avait même plus la volonté de les définir comme ses frères après une telle trahison.

Que faire, désormais? Complètement paniqué, il était à l'affut de la moindre réaction du Gémeau, s'attendant à tout instant à le voir partir avec une mine écœurée. Au lieu de ça, le Grec vida son verre d'une traite, comme pour se redonner contenance, puis se remit à fixer la Whyvern avec un calme étonnant :

-Bon, la situation étant déjà suffisamment gênante, je peux me permettre d'être direct?

-...Je t'en prie, se résigna-t-il avec un soupir.

-Tu vas essayer me draguer, c'est ça?

-Non! S'écria aussitôt Rhadamanthe, empêchant son corps de lui hurler de le contraire. Non, pas du tout! Juste... discuter et repartir sur de bonnes bases.

-Aucun sous-entendu là-dedans, donc?

-Pas le moindre.

-Alors, poursuivit Kanon avec un sourire particulièrement moqueur, tu n'as pas l'intention de me faire finir la soirée dans le même lit que toi, n'est-ce pas?

-Absolument pas, mentit de nouveau le Britannique, mortifié.

-Vraiment?

-Vraiment!

-...Dommage.

Là dessus, Kanon lui accorda un bref sourire, mais d'une toute autre signification, avant de lui adresser un petit signe de tête pour l'inciter à le suivre, alors qu'il se dirigeait vers l'une des chambres inoccupées du palais du Grand Pope.

Laissant derrière lui un spectre pantois, bouche grande ouverte, ses bras pendant mollement de chaque côté de son corps... l'espace de dix secondes : le temps qu'il réalise tout ce qu'un simple mot pouvait sous-entendre et qu'il se décide à suivre le Gémeau en vitesse avant qu'il ne change d'avis, fermant la porte derrière eux.

Il fallait au moins reconnaître ça à Eaque et Minos : si ses frères étaient, à n'en pas douter, de parfaits enfoirés, leur manque de subtilité demeurerait à jamais un véritable don du Ciel.