Blabla de moi : bon alors je vient tout juste de revoir la fin d'Asuka (évangelion) et croyez moi c'est pas pour les lopettes quand on est déjà fan d'Akira et autre joyeusetés, mais bref sur le coup ça m'en a fichu un coup. Juste après j'ai revu « avez vous déjà vu un boys band de poussin » et mon moral est reviendu. Donc voici le dernier chapitre avant l'épilogue!!

Sans plus attendre, les RAR :

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Li-san : Merci! Voici la suite!!

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Pacifica-Hime : Tu aura la réponse huhu! Et encore plus dans l'épilogue. Merci pour ta review!

oOoOo

Mirage : Bien tenté!! huhu oui j'imaginais aussi Draco dans la politique... après tout un mec comme ça se présente, si en plus on a droit a des photos yaoi je vote oui direct! Merci pour ta review!! bisous!!

oOoOo

Tania-Sama : Tu as du t'en douter, mais voici la réponse dans ce chapitre! Merci d'être toujours là!

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Zaika : Merci! Je pensais pas qu'elle aurait du succès! Voici la suite, merci pour ta review!

oOoOo

Cleo McPhee : Ne t'en fais pas, c'est déjà génial que tu review! Voici la fin, j'espère qu'elle te plaira! Merci pour ta review, et bon courage!!

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Felinness : Je vais exploser mes chaussettes! Huhu merci beaucoup! J'ai répondu partiellement à ta review, donc je ne te retiens pas plus, enjoy, et merci pour ta review!

oOoOo

Calimero : Merci énormément! Ça fait vraiment plaisir!! voici la suite! Enjoy! Merci pour ta review!!

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Elleay Sahbel : Huhu j'adore tes review! Fight pour tes révisions! Faut foncer! J'ai lu kitty love, mais impatiente comme je suis j'ai fini par la lire en anglais huhu en tout cas concentre toi, ton avenir est important!! J'ai quelque chose pour toi, mais tu le saura à la note de fin... non ne va pas voir de suite, et on ne lit pas si les exams sont pas passés!! pas bien! Courage! Merci pour tes review!

oOoOo

À tous mes lecteurs, ENJOY!


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CHAPITRE III / L'affrontement du passé

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Harry se décida enfin à demander une crème apaisante à Drago, ne supportant plus le contact de la peau brûlée contre le cuir du canapé, et du se laisser faire pour que le jeune blond lui en mette dans le dos.

Drago et Harry étaient toujours en maillot de bain, et l'ex-Serpentard avait les mains qui tremblaient. Pourquoi, alors que ça n'était qu'un simple dos, une simple tâche à effectuer?

Le baume atterrit dans les mains de Drago, et il l'appliqua le plus lentement possible sur le dos de Harry.

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- C'est froid.

- Cesses de te plaindre tu est pire que moi. Tu aurais du mettre de la crème avant de sortir, on en serait pas là.

- C'est toujours froid.

- Crétin.

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Harry riait intérieurement.

Il adorait provoquer le côté protecteur et dominant de Drago, et de le voir s'énerver pour ce genre de broutilles.

Les doigts fins et parfaitement lisses du Serpentard glissaient le long de son dos, lui procurant de longs frissons, qui il l'espérait, passeraient pour des frissons de froid.

Il ne voulait pas que cet instant finisse, et savourait chaque passage de ces mains sur sa colonne vertébrale.

Lorsque ce fut terminé, Harry se retourna d'un seul coup, obligeant Drago rougissant à s'assoir promptement et à mettre un des coussins sur le bas de son torse, comme s'il s'en servait pour poser ses mains.

Il ne fallait PAS que le brun voie son état un peu trop optimiste...

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- Euh... Merci, Drago.

- Je t'en prie, Potter.

- Au fait, pourquoi tu ne m'appelles pas Harry, comme tout le monde? J'ai cessé de t'appeler Malefoy quand j'ai cessé de te détester.

- L'habitude, je pense, ça te gêne tant que ça?

- Non tant qu'il n'y à que toi qui le fait.

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Se ravisant, Harry se leva d'un bond pour aller dans sa chambre. « tant qu'il n'y a que toi qui le fait ».

Mais à quoi pensait-il?

Heureusement, le lendemain serait lundi, et ils ne partaient pas ensemble en cours à ce moment là.

Sauf que le repas du soir n'avait pas encore été donné, et qu'il faudrait bien redescendre.

Drago, enfin calmé sur le canapé, sourit. Alors il n'y aurait que lui qui l'appellerait ainsi. Et cela plaisait à Harry.

Il commençait à s'habituer à vouloir être proche de lui, à vouloir le posséder uniquement pour lui, en bon Serpentard qu'il était resté.

Bien sûr, il y avait des filles à l'école, parfois très jolies, et de très bonne famille, et Drago fréquentait de temps à autre l'une d'entre elles durant quelques jours avant de se lasser.

Aucune d'elle n'avait fait naître ce sentiment de possession total que Harry lui faisait ressentir.

Ils dînèrent finalement, le blond détendant l'atmosphère avec des sujets bénins tels les cours si ennuyeux, et son envie de pourvoir enfin sortir un peu.

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Harry avait encore l'esprit embrouillé lorsqu'il partit ce matin là, et laissa une bonne partie de ses cours sur la table, sans trop savoir pourquoi il ne les avait pas rangés dans son sac.

Il fallait dire que la nuit avait été agitée, et que dans ses rêves, Drago le ligotait pour lui parler de ses cours, tout en s'amusant joyeusement avec son corps.

Bien sûr il avait déjà fait toute sorte de rêves érotiques avant de rencontrer Drago, le plus souvent avec des filles rencontrées dans la journée, et il avait déjà appris à connaître son corps, mais là, il était réellement gêné.

Drago était un homme!

Certes vraiment parfait au niveau de son physique, mais un homme tout de même.

Le début d'après midi, très chaud arrivait, et Harry ne se rendit compte de l'absence de ses cours que lorsqu'il déjeuna, avec Morgana, une fille de sa promotion.

Ron et Hermione étaient bien sûr partis de leur côté, et Harry ne voulait surtout pas savoir pourquoi.

La jeune sorcière, rousse comme les Weasley, aux yeux marron, était assez grande, et plutôt jolie.

C'était une camarade de bonne compagnie, et ne le dit jamais, mais était devenue amie avec le groupe pour leur célébrité.

Ils marchaient côte à côte, cherchant un endroit où s'assoir et manger.

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- Oh, Harry, je n'ai pas pu suivre le cours de dissimulation, hier, par ce que j'étais un peu malade, tu pourrais me prêter le tien, j'essayerais de le refaire à la maison.

- Bien sûr, mais c'était un exercice d'extérieur, et il fallait parvenir à entrer dans un cercle tracé sans que le professeur nous voie. Seule, je ne sais pas si tu y arrivera.

- Alors tu pourrais m'aider à le réaliser?

- J'essayerais de trouver un temps, si tu veux.

- Oh! Merci Harry!

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La jeune fille sauta au cou de son ami, et le serra dans ses bras, comme elle le faisait avec tous ceux qui lui accordaient une faveur.

Harry, les mains dans les poches souriait.

Et s'il essayait de sortir avec elle? Après tout elle était plutôt jolie, et assez mature.

Il ressassait ses pensé, la jeune sorcière toujours autour de son cou, lorsqu'un tas de feuilles vint frapper l'arrière de sa tête.

Morgana s'éloigna rapidement sous le regard froid de l'individu.

Harry se retourna, vit Drago et lui sourit. Étrangement, il se sentait coupable. Mais de quoi?

Son colocataire lui tendit les cours qu'il avait toujours en main, sans prononcer une parole, et commença à partir.

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- Malefoy! Ça t'écorcherais d'être poli?

- Je ne voulait pas te déranger en pleine démonstration publique de tendresse, Potter.

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Drago reprit son balai, plein de haine. Harry l'avait appelé par son nom, comme autrefois.

Pire, il avait fait une scène de jalousie devant tout le monde, alors que Harry ne lui devait rien.

Morgana se tourna vers le jeune brun.

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- Tu as dit Malefoy? De la grande famille Malefoy?

- Oui, pourquoi?

- Il paraît que c'est une des familles de sorcier les plus riches! Tu en as de la chance de le connaître! En plus, il faut avouer que même la nature l'a gâté.

- Je suppose que tu as raison.

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Harry oublia immédiatement l'idée de sortir avec cette fille que ne faisait toutes ces démarches que par intérêt.

Et autant qu'il le put, regarda son compagnon s'éloigner sur son balai.

Il ne réussit pas à se concentrer en cours, se faisant constamment reprendre par Hermionne, elle-même un peu distraite par Ron, qui n'avait absolument rien suivit.

Le retour à la maison fut glacial.

Drago l'attendait, mine de rien, assit dans le fauteuil en cuir en lisant un manuel de lois. Il ne lui adressa pas le moindre mot quand Harry s'assit à côté de lui.

Le Gryffondor finit par parler pour briser la glace.

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- De quoi suis-je coupable?

- Mais de rien, Potter, tu fais ta vie comme tu l'entend, mais n'oublie pas de ne pas découcher trop longtemps, où le contrat serait rompu. Enfin si tu y accorde encore quelque importance.

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Le ton lent et de dédain avec lequel Drago avait prononcé ces mots mit Harry hors de lui.

Il ne comprit pas pourquoi il lui en voulait autant.

Il l'attrapa par son col de chemise en le regardant dans ses yeux froid et gris, dénués de tout sentiments.

Si Drago avait une copine, il ne ferait aucune scène, au contraire, il serait heureux, lui!

Si la situation avait été inversée, et qu'il aurai vu Drago enlacer une femme... Un éclair passa enfin dans son esprit, et il regarda alors enfin le visage de Drago, qui était loin d'être froid, mais plutôt gêné, et teinté d'un sentiment d'humiliation, qu'il tentait de cacher.

Harry se jeta sur lui, le renversa sur le fauteuil et l'embrassa à pleine bouche, n'écoutant pas les protestations du jeune blond.

Il s'accrocha à ses cheveux d'or, et soulevait son ventre contre le sien de l'autre main. Drago finit par répondre à ses baiser, bien plus qu'il n'aurait voulut en montrer, et maintient les lèvres de Harry par une main sur sa joue, appuyant les hanches du brun contre lui de l'autre.

Le baiser prit fin, et Harry, n'osant regarder Drago en face, posa sa tête dans le creux de son cou.

Cela avait été si brusque et si intense, qu'ils ne savait plus à présent comment se défaire de cette situation, chacun espérant que l'autre de verrait pas le reflet de leurs émotions au creux de leurs reins, qui n'était que trop exprimée.

...

Madame Weasley était assise sur le banc en bois du jardin, se reposant avec un bon livre, sous les rayons du soleil qui se faisaient de plus en plus faibles.

Un homme brun, qui la dépassait d'un tête, s'assit près d'elle sans qu'elle soit plus surprise que cela.

S'engagea alors une curieuse conversation.

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- Il faudra que vous lui donniez à l'heure dite sur le mot à l'intérieur, dit l'inconnu en tendant une boîte en bois à Molly.

- J'y veillerais. Il l'aura. Ainsi, plus tard, ce qui doit arriver, arrivera. Mais j'ai tant de peine de devoir...

- Ne vous en faites pas. Tout ira bien. Surtout n'en parlez à personne. Ils ne comprendraient pas.

- Oui, bien évidement. Je suis heureuse de t'avoir revu, tu sais?

- Moi aussi. Au revoir, Molly.

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Le jeune homme s'effaça comme un mirage.

Madame Weasley regarda la boîte, elle était assez grande, environ cinquante centimètres de long pour vingt de large, avec une épaisseur d'une demi main.

Elle n'ouvrit pas le coffret de suite, sachant qu'elle ne devrait le faire que demain près dix neuf heures afin d'éviter tout risque d'être découverte.

Juste après l'avoir mis dans son sac, Ron arriva derrière elle, et s'assit pour parler un peu.

Qu'elle était lourde la tâche qu'elle devait accomplir!

...

- C'est super grand chez toi.

- C'est tout ce que tu trouve à dire, Potter?

- Tu veut parler d'autre chose peut-être? Comme du fait que t'es un vrai loup quand tu embrasse? Je suis sûr que j'aurais des bleus au lèvres.

- Ok c'est bon. Tu me chatouille quand tu respire sur mon cou.

- Je refuse de me lever.

- Alors on va mourir de faim et de soif.

- Bon. On en parle plus alors. Disons que je suis... Tombé.

- Pas de problème. Tu est tombé.

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Ils se remirent péniblement assis, en ayant cette pénible impression au creux du ventre.

Harry était en colère contre lui même. Il n'étais PAS tombé!

Et comment Drago avait-il pu accepter ce fait?

Il ne voulait pas dîner, ou jouer aux cartes! Ses devoirs lui passaient à dix mètres au dessus de la tête, et il n'avait même pas envie de discuter avec Ron ou Hermione.

Il voulait juste se remettre le long du corps de Drago, respirer sa peau, mordre dedans et savoir que Lui aussi le voulait.

Il avait serré ses genoux sur ses mains jointes et regardait ses pieds encore chaussés. Il regarda le gauche, tomba sur le pied de Drago recroquevillé pour constater que le jeune blond était dans la même position.

Comment revenir à ces instants grisants d'il y à quelques minutes?

Qu'est-ce qui les empêchait de s'embrasser à nouveau, et d'enfin libérer ce qu'ils ressentaient?

Finalement, il abandonna la partie, se leva et se dirigea vers la salle de bains la plus proche pour prendre une douche froide.

Il allait ouvrir la porte quand une main se plaqua violemment dessus empêchant son ouverture.

Harry regarda cette main blanche dont la seule vue le mettait dans tous ses états.

Il tourna la tête, et vit Drago, le regard sombre, mais qui contenait un point de folie dans leur fond.

La main libre du blond quitta sa poche de pantalon pour saisir délicatement le menton de Harry, resté coi, et l'embrasser, d'une façon très douce.

Il ne lui mordit pas les lèvres, mais les lécha tendrement, pour réparer le mal qu'il lui avait fait tantôt.

Harry ne mit qu'une seconde avant d'enserrer la taille de son compagnon, trop heureux de pouvoir sentir son aura tout contre lui.

Il semblait vouloir déchirer son pull, tirant dessus avec rage tout en passant parfois une main en dessous pour sentir la délicatesse du grain de peau, la chaleur qui s'en dégageait.

Drago passa un bras sur le dos de Harry, et le pencha pour le coucher à même le plancher sans lui faire mal, et surtout sans s'en détacher d'un pouce.

Ils se séparèrent, et les yeux couleur perle, fous de désirs contenus, brillants d'une envie trop longtemps réfrénée, détaillaient chaque détail du visage face au sien.

Harry se mordit la lèvre inférieure, à la fois gêné et terriblement excité par le regard envoûtant et perçant qui le mettait nu d'un seul coup.

Il retira le pull de Drago, parfait, dont les muscles étaient contractés pour se maintenir au dessus du jeune brun.

Les cheveux d'or furent emmêlés et pendirent devant les yeux gris, et l'élu ne put s'empêcher de penser qu'il était si sexy, qu'il devrait se retenir pour ne pas le dévorer.

Il passa ses doigt le long du corps fin sans défaut, faisant frissonner Drago de plaisir.

Ils attendaient chacun ce moment depuis si longtemps que l'accomplissement de ces gestes étaient comme un nirvana chaque fois atteint.

Drago ne pu se retenir plus longtemps.

Il se jeta sur les lèvres pleines et rougies de Harry, s'appuya sur un de ses coudes, et de l'autre main, détacha les boutons du jean de celui qu'il avait tant attendu.

Totalement nus sur le parquets, l'un l'autre se posaient quand même a question que personne n'avait osé émettre jusqu'alors.

Qui dominerait l'autre?

Les caresses se faisaient de plus en plus osées et grisantes, et chacun avait une jambe au milieu de celles de l'autre.

Drago eut un sourire sadique.

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- Jusqu'à hier, je sortait avec une fille un peu plus jeune que moi. Elle avait des formes magnifiques. Harry le regarda, un instant déconcerté, presque blessé.

- Et tu me compares à elle?

- Ta petite rousse n'est pas mal non plus Harry. Je suis sûr que tu la voulais, n'est-ce pas?

- Pourquoi...?

- N'est-tu pas meilleur qu'elles? Il susurrait au creux de son oreille. Une vague de plaisir parcourra Harry. Drago cessa toute caresse, ne laissant que son regard transpercer le corps du Gryffondor.

- Bien sûr... Bien sûr que je suis meilleur...

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Harry n'en pouvait plus.

Les yeux clos, il voulait que Drago continue ces gestes, mais n'osait pas aller vers lui.

C'est à ce moment qu'il comprit.

Drago était bien meilleur dominant que lui, il savait comment augmenter le désir de son compagnon, alors que lui arrivait à peine à se contrôler.

Il sentait la caresse du regard de Drago, qui devait être au même point d'excitation que lui. Et pourtant il se retenait.

Rouge de honte, il dégagea une de ses jambes, de façon à entourer Drago de ses cuisses.

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- Détends-toi, je prendrais soin de toi, Harry.

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Harry eut un frisson lorsque les doigts humides commencèrent à palper sa chair.

C'était étrange et terriblement bon. Il fixa les yeux perle de Drago.

Jamais ces yeux ne devraient se détourner de lui.

En réalité, ni l'un ni l'autre n'avait eu d'expérience homosexuelle. Le blond regardait avec une certaine fascination le sexe veiné de mauve sous lui, encore recouvert de la peau fine, qui pulsait au rythme de la respiration de son futur amant.

Il avait en revanche une certaine avance. Il savait où cela faisait du bien.

Il empoigna la hampe en serrant au niveau du gland, et audacieux, mit sa propre érection contre l'autre avant de les masturber d'une seule main.

Merlin, jamais il n'aurait pensé avoir de telles sensations!

Il aurait bien continué jusqu'au bout ainsi, se noyant dans les yeux d'émeraude humides, se grisant des mains qui lui parcouraient le torse alors que lui même haletait. Mais il voulait plus.

Il lâcha les deux sexes, sous un grognement de désapprobation du survivant, et s'installa en pose nadu entre les cuisses de Harry.(1)

C'était assez déroutant de voir les deux globes de chair ouverts devant son abdomen, dans l'attente d'être empli.

Il lécha ses propres doigts, et les fit entrer sans plus de préliminaires dans l'anus brun.

Harry, perdu dans son plaisir, troublé, avait atteint un point de non-retour. Il avait oublié presque jusqu'à son nom. Il sentit l'intrusion, mais son état de détente l'empêchait d'avoir mal.

Après avoir fait jouer deux doigts, Drago fit jouer sa propre pré-semence sur son gland avant de se pencher sur son amant et de forcer doucement l'entrée.

C'était étroit, chaud, et terriblement jouissif. Il entendait vaguement les gémissements de Harry, et comprenait que ça devait être quand même un peu douloureux.

Au bout de quelques minutes de tâtonnements, ils trouvèrent le rythme, et un bassin en sueur se trouva à se soulever de lui même contre une verge tendue à son maximum.

C'était maladroit, haché, entrecoupé de baisers fougueux et humides, de caresses et d'étreintes désespérées.

L'un comme l'autre avait peur de se retrouver seul juste après. D'avoir passé ses propres limites, de s'être donné pour finir vide.

Le blond accéléra soudainement le rythme. Il ne tenait plus. L'anus se resserrait, et son peu d'expériences ne lui permettait pas un marathon du sexe pour le moment.

Et il faut le dire, les mains sur ses fesses se faisaient pressantes, et à son oreille, la voix rauque de Harry lui demandait toujours plus.

Il cru user du peu de voix qu'il lui restait pour hurler et se répandre dans l'antre chaude, mais reprenant ses esprits il continua jusqu'à sentir la semence du brun entre eux.

Alors leurs cerveaux revinrent de vacances, et il se permirent un baiser tendre et amoureux. Le Serpentard se coucha directement sur le côté, se retirant par la même occasion, et passa un bras possessif autour de la taille du brun.

Harry lui embrassa le front, et l'aida à se relever pour se diriger vers la chambre. Ils avaient posé les premières balises sur ce terrain inconnu, maintenant, il fallait l'apprivoiser.

C'était le premier enseignement pour lequel Harry mettait autant d'enthousiasme.

Harry se réveilla dans un grand lit dont les couvertures avaient subit une violente tornade.

Il se sentait incroyablement bien, quoi qu'ayant un peu mal dans le bas du dos, mais il s'y habituerais avec le temps. Il était entièrement nu, et seul un drap vert qui passait par là cachait son intimité.

Il s'étira, tout à fait heureux, se fichant tout à fait du fait qu'il manquait une journée de cours.

Drago apparut dans l'encadrement de la porte, une serviette passée autour du cou constituant son seul vêtement.

Sur un regard, Harry le suivit sous la douche.

La journée promettait d'être plaisante.

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Ils réussirent à se séparer vers midi, et décidèrent de se rendre en cours pour le restant de la journée.

Drago n'avait, de part son nom, aucune explication à fournir, et en signa donc un a Harry, dont l'excuse donnait à peu de choses près « resté pour affaires familiales urgentes ».

C'est en arrivant au cours de transformation sous le regard étonné d'Hermione et de Ron que Harry sentit qu'il devait leur dire.

Il ne savait pas encore comment, ni à quel moment, mais leur fit comprendre qu'ils devait leur parler. Il ne pouvait pas cacher ce genre de choses.

Il était seulement soucieux de savoir ce qu'il allait répondre à Ron quand sa question fatidique concernant celui qui « tenait le rôle de la femme ».

Dans son esprit cela sonnait un peu comme « Bon les amis, je suis un mec, j'aime un autre mec, et devinez? C'est Malefoy, et on à fait l'amour tellement de fois hier que je ne compte plus et en plus j'ai du mal à m'assoir! ».

Mais quelle tête allaient-il faire?

La fin des cours arriva trop vite pour qu'il ait le temps de tourner son monologue de façon à ce qu'il ait l'air de dire quelque chose de drôle, au pire, de banal, entre le temps qu'il faisait et les prochaines vacances.

Ils partirent s'assoir sur les bancs en pierre de la cours, et le regard interrogateur, presque scruteur de ses amis le mit mal à l'aise.

Hermione commença :

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- Alors Harry, il s'est passé quelque chose? Tout va bien?

- Oui, tout va pour le mieux, et justement... A propos...

- Eh bien?

- C'est difficile à dire, ce ne sont pas des choses qu'on lance comme ça.

- Tu peut tout nous dire Harry, continua Hermione, sur le point de se détacher la rétine à force de fixer son ami. On ne se moquera pas de toi, et on t'aidera s'il le faut.

- Je pense n'avoir besoin d'aucune aide sur ce coup là, commença-t-il en riant. J'aimeDragoetilm'aimeaussi, murmura-t-il.

- Quoi? Harry répète s'il te plaît, fit Ron, je crois que j'ai pas compris.

- Drago... moi... Tous les deux... Voilà.

- HARRY! Hermionne faisait des yeux rond. Tu SORT avec Drago?!

- Ne hurle pas Hermione s'il te plaît! Oui, voilà c'est dit.

- Harry, j'ai le droit d'être écœuré? Ron devenait vert.

- Je comprend. Je voulais simplement que vous le sachiez.

- Non, Harry! je... c'est très bien que tu aie trouvé celui qu'il te fallait, mais comprend nous c'est assez... Surprenant! Ron approuva en hochant énergiquement la tête.

- Laisse nous juste quelques instants pour nous y faire, Harry.

- Merci d'avoir accepté. Je doit y aller, je doit rentrer avant sept heures ce soir.

- À demain, lui cria Hermione alors que Harry volait au loin.

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Harry, et Drago. Étrange. Vraiment très étrange.

Juin finissait, et avec lui, le semestre. Les vacance d'été étaient déjà là, et sans qu'elle s'en était aperçue, depuis la première année à Poudlard, il s'était écoulé huit ans.

Voldemort était vaincu, Dumbledore à été tué, laissant Rogue directeur, et Harry sortait avec Drago.

La vie vous réserve parfois bien des surprises. Dans neuf jours, elle irait avec Ron en Roumanie rendre visite à Charlie, et accessoirement, être ensemble presque seuls durant deux semaines.

...

Molly avait ouvert la boite en bois.

Elle ne fit pas attention aux objets qui s'y trouvaient, et lut d'abord la lettre. L'écriture était plus ferme et plus rapide que celle qu'elle avait connu, et une larme d'émotion coula sur sa joue.

Elle lut les instructions, et vit la boule de verre que le papier jauni mentionnait.

Elle la prit, la jeta à terre pour la briser, et vit enfin le visage de la douleur.

Jamais il ne devrait apparaître.

...

Le jeune blond arriva en courant, la cape au vent dans la chambre de Harry, qui était devenue la sienne par la force des choses.

Ravi de sa nouvelle acquisition, sous le regard interrogateur du jeune homme, Drago sortit une main de derrière son dos, qui tenait une petite cage, elle même renfermant une jolie chouette des terriers grise et noire.

Il l'avait faite expédiée quelques jours plus tôt par porteur, après avoir mis des heures à en trouver une de cette race spécialement.

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- Je l'ai appelé Empereur! Il se tient toujours droit et fier! Tu le trouves comment?

- C'est... Pour moi?

- Évidement! Moi j'ai déjà Sabre! Alors?

- Merci, Drago. Je suis content que tu n'aie pas reprit la même race qu'Edwige.

- Je savais que ça t'aurait blessé, mon ange.

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Le petit hibou roucoula quand Harry lui caressa le jabot, et lui picora les doigts.

Il l'adorait.

Il laissa l'animal sortir de sa cage et voler à sa guise, en signe de confiance.

Empereur se percha sur un des montants du lit. Il sursauta quand une pierre brisa la vitre et atterrit aux pieds de Harry.

Il voulut se pencher pour la ramasser, mais Drago le repoussa vivement.

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- Ça n'est pas une pierre normale. J'ai déjà vu ça quelque part.

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Drago prit une serviette sur le lit, et la suspendit par une main au dessus de la chose grise, qui réagit en moins d'une seconde en ouvrant une large gueule et planta des crocs monstrueux dans le tissu.

Un flot verdâtre s'échappa de la gueule béante, et pendant qu'il coulait, la « pierre » se flétrit, vidée de sa substance, pour ensuite mourir et se détacher, laissant une rangée de dents jaunes plantées dans la serviette.

Harry tourna des yeux ronds vers Drago.

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- C'est une Trompeuse. Une boule de venin ambulant qui prend généralement l'apparence d'une pierre. On s'en servait beaucoup durant la grande guerre des sorciers. Si je n'avait pas été la, elle t'aurait tué à coup sûr. Je sais qui à fait ça.

- Il y à un papier accroché en dessous.

- Alors ils avaient prévu que j'y survive.

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Drago mis la serviette dans la poubelle, et détacha le bout de parchemin de la Trompeuse, qui ressemblait à un vieux ballon dégonflé et dur comme du cuir.

À peine quelques mots griffonnés : « Tu mourra de la même manière que tes parents ».

Drago partit rapidement de la pièce, le regard noir.

Harry allait le suivre, lorsque l'homme qu'il avait rencontré quelques jours avant se mit devant lui. Il avait couvert son visage d'un linge blanc, et portait le même anorak et le même feutre marron.

Sa voix avait quelque chose de familier, mais son enrouement empêchait de la reconnaître.

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- Harry n'oublie pas ce que je t'ai dit. Drago à plus que besoin de toi. Empêche le.

- Ça je le sais bien! Mais qui êtes vous d'abord?

- Quelqu'un qui veut que tu sois heureux. Et que Drago ne souffre pas. J'aimerais qu'il garde toujours ces yeux remplis de cet amour.

- Tu...! Harry faillit s'étrangler, et retint un cri. Les sons ne sortaient pas de sa bouche. Cet homme, il savait qui il était.

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Il courut dans les escalier, et rejoint son compagnon qui avait déjà prit ses bottes et sa cape de vol. sa baguette était mise à sa ceinture, et son balai l'attendait devant la porte.

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- Je t'accompagne.

- Non, ça va être dangereux, je ne veut pas qu'il t'arrive quelque chose.

- Tu n'a pas à décider pour moi, je vient.

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Il appela son balai par un sort d'attraction, et suivit Drago qui avait prit de l'avance. Il resta une longueur derrière lui, sachant exactement ce qu'il avait à faire.

Drago volait au dessus des nuages, et il se dirigeait vers son ancien manoir. Il savait qu'ils étaient là bas, à profaner le lieu où ses parents s'étaient sacrifiés pour lui.

Il atterrit après une bonne heure de vol dans le silence, laissa là son balai et s'arma de sa baguette.

Ils avancèrent vers la double porte en bois, et au moment de l'ouvrir, la main tremblante de Drago visait Harry avec sa baguette, au cas où un sort avait été jeté.

Ils entrebâillèrent la porte, Drago toujours en avant, et entrèrent.

La maison était plongée dans le noir, et tout semblait avoir été saccagé. Des papier trainaient partout, ainsi que des brisures de verre.

Ils avaient cherché des documents pour s'emparer de renseignements sur Drago, ou de la fortune de Lucius avant que Drago n'étrennes de son père.

Le hall avait été passé, et ils arrivaient dans le salon.

Les dix mangemorts qui s'étaient échappés le soir de la bataille étaient tous présents, assommés à terre.

Ils étaient attachés, et devant eux, leurs baguettes brisées, une devant chaque homme.

En regardant bien, un homme n'avait pas de baguette devant lui.

Drago s'avança, et marcha sur un cadre.

Allumant alors le bout de sa baguette, il reconnu la photo qu'il avait faite avec ses parents à l'obtention de son titre de préfet.

Au mur, une grande photo de Lucius était accrochée, et déchirée de coups de couteaux et de signes sataniques. L'intérieur de la photo était d'ailleurs vide, la photographie s'étant sûrement réfugiée dans un autre tableau de la maison.

Drago avait enfin retrouvé ceux qui avaient tué ses parents. Il allait leur faire payer leurs crimes.

Harry regarda le groupe d'homme, et su ce qu'il s'était passé.

Il avait allumé sa baguette de sorte à illuminer la pièce, et vit que les vitres étaient couvertes de papier noir. Un simple sort d'attraction suffit à l'enlever et à laisser la lumière naturelle entrer.

Il s'aperçut alors que Drago pointait sa baguette vers les hommes, le regard emplit de haine.

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- Drago non, il faut qu'ils aillent en prison!

- Il faut qu'ils payent de ma main. Je ne laisserais pas passer une occasion pareille deux fois.

- Ne t'abaisse pas à eux! Tu le regrettera toute ta vie ensuite!

- Je veut venger mon père et ma mère! Ils méritent ce geste, si peu que ce fusse!

- Tiens, Harry. Madame Weasley était arrivée juste à temps, surprenant les deux garçons.

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Elle tendait une baguette de bois blanc à Harry, qui la prit sans trop savoir ce qu'il se passait.

Au moment où il toucha le bois, une lumière vive illumina la pièce, et Drago, vaguement angoissé, n'avait toujours pas baissé la main.

Deux fantômes sortirent de la baguette blanche, Lucius et Narcissa. Ils entourèrent Drago, et lui parlèrent dans son esprit. Ils discutèrent un moment par télépathie, et finalement, en larmes, Drago baissa sa baguette, laissant repartir les deux fantômes d'où ils étaient venus.

Harry avait comprit pourquoi madame Weasley était là, et prit Drago dans ses bras, sans se soucier de sa présence.

Elle laissa un sac en plastique sur la table près d'elle et partit sans un mot. Ils devaient rester seuls un moment.

Harry fit assoir Drago sur une chaise, et regarda à l'intérieur du sac.

Une lettre et un paquet y étaient disposés.

Il lut la lettre, et vit tout ce qu'il s'attendait à y voir, avec beaucoup plus de précisions, qui lui firent comprendre l'importance de sa venue en ces lieux.

« Cher Harry,

Je t'écris de quelques années plus tard, où il ne fait pas bon vivre. Te souviens-tu lorsque tu as pensé pour la première fois, que Drago avait les yeux emplis d'amour? Ils sont vides à présent.

Il à tué les derniers membres actifs de Voldemort, et hier soir fut le dernier soir où je l'ai vu. Drago à (et l'écriture tremblait à cet endroit) été tué par deux aurors qui le pistaient depuis deux ans déjà, et que tu connais.

Il était devenu le nouveau Voldemort.

Il à tué des familles entières apparentés aux mangemorts, dont le professeur Rogue. S'il n'était pas devenu aussi doué en potions, cela aurait été impossible.

Et le pire, Harry, c'est que tu l'a aidé à faire ces poions de puissance.

Tout cela s'est passé si vite. Et si seulement j'avais été là le jour où il est retourné chez lui. Harry, donne nous une chance de voir encore cette symphonie danser dans ses yeux.

Reste auprès de Drago quoi qu'il arrive.

L'histoire se répètera, Harry, et il faut que tu accomplisse la tâche que j'ai moi même effectuée.

Voici, de Dumbledore, la formule qui t'aidera dans un an : « Enelerin taerenelith »

Tu sais déjà à quoi elle servira, je le sais.

JM »

Harry sourit. Il avait même utilisé le pseudonyme qu'il préférait.

Il n'ouvrit pas les paquets du sac, sachant déjà ce qu'il contenaient.

Drago, encore dans ses pensées, le suivit pour rentrer. Trois aurors arrivèrent au même instant, et Harry leur désigna les mangemorts.

Ils ne se laissa pas distraire, et partit avec son ami. Ce soir là, ce fut Drago qui eut besoin d'être réconforté par Harry, et il s'endormit dans ses bras, épuisé.

Molly savait qu'il lui restait une dernière tâche, et sûrement la plus difficile.

Drago risquait de ne pas accepter ce fait, et rejeter tout ce qu'il avait construit jusqu'alors en bloc.

Elle attendit quelques jours, ne donnant aucun signe d'inquiétude à ses enfants ou son mari, et partit vers le manoir où les deux garçon séjournaient.

Les mains moites, elle serrait le petit flacon que Rogue lui avait donné, mais ne put se résoudre à leur parler.

Elle sonna et partit en laissant la fiole juste devant la porte.

Drago ne devait pas savoir que d'autres personnes étaient au courant.

Harry était partit, appelé par madame Weasley à aller aider les jumeaux à la boutique car Fred s'était cassé le poignet.

Le majordome rapporta ce qu'il se trouvait devant la porte au jeune blond, allongé sur son lit à ne pas savoir quoi faire lorsque Harry n'était plus là.

Il reçut la bouteille avec surprise, donna congé à son serviteur, et retourna l'objet dans tous les sens.

Le liquide à l'intérieur lui faisait penser à celui qui était produit lorsque son père fabriquait ses propres pensines.

C'était peut être cela?

Il partit chercher un plat de service en argent, le monta dans sa chambre, et y versa le contenu de la fiole, qui se vida d'un trait, sans qu'aucune goutte ne restât sur le verre.

Drago pencha sa tête au dessus, et se sentit comme aspiré.

Il se retrouva dans le manoir Malefoy, dans le bureau de son père. Il ne vit que flou au début, puis reconnut Lucius, assit à son bureau, le visage dans les mains. Il semblait désemparé, et très anxieux.

Un homme se détacha d'un coin de la pièce, qui devait être là depuis un moment.

Ils continuèrent la conversation.

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- J'ai beaucoup de mal à vous croire, Monsieur Potter. Murmura Lucius. J'avais déjà décidé de quitter Voldemort il y à quelques temps. Cela devient trop dangereux pour ma femme, et surtout pour mon fils.

- Nous n'avons trouvé aucune autre solution. Si vous restez en vie, Drago deviendra une sorte de Voldemort à sa manière, et il sera tué. Nous ne pouvons vous sauver, vous et Narcissa, mais en ce qui concerne Drago, c'est différent. S'il s'attache à une personne, il peut revenir dans le droit chemin.

- Et c'est VOUS qui ferez ce sacrifice au nom de mon fils?

- Je ne considère pas cela comme un sacrifice. Je suis très lié à lui, tout simplement. Lucius se passa la main dans les cheveux.

- Un peu comme avec Severus, vous le saviez depuis le début, n'est-ce pas?

- Oui, je n'ai pas le droit de vous dire comment, mais Narcissa seule n'était pas apte à vous faire voir ce qu'était réellement être un mangemort. Le professeur Rogue vous connaissait mieux, même si cela à été plus difficile.

- Vous voulez dire... Qu'il ne m'a pas réellement aimé?

- Si. ce qui à été dur, c'est que pour la seconde fois, il va perdre quelqu'un qu'il aime, et ce, encore à cause de Voldemort.

- J'accepte. Les preuves que vous m'avez fournies ne sont pas discutables. S'il faut que nous mourrions pour que notre fils puisse vivre, et s'il est le seul Malefoy que nous puissions sauver, alors, nous le feront. Je ne dirais rien à Narcissa, elle risquerait de lui dire.

- Merci pour lui, monsieur Malefoy.

- Monsieur Potter?

- Oui?

- Faites moi penser à vous remercier d'avoir sauvé Drago. Ce que vous avez accompli est très dangereux, même pour votre passé.

- Je le risque pour lui. Il le mérite amplement.

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Le sorcier noble regarda à nouveau son bureau pour ne pas voir Harry s'éclipser.

La baguette de bois blanc y était déposée, et il commença à écrire ses lettres. L'une d'elle était adressée à Rogue.

Drago resta figé.

Harry savait que ses parents allaient mourir avant que tout cela commence. Quelle était cette histoire concernant les solutions?

C'était donc Harry qui était venu le secourir ce jour là? Harry à laissé ses parents mourir?

C'était donc pour cela que le fantôme de ses parents lui avait murmuré à plusieurs reprises que c'était la seule solution, qu'il devait pardonner, quoiqu'il arrive.

Il ferma les paupière hermétiquement, et laissa couler quelques larmes.

Il était prostré sur son lit, devant le plat d'argent, quand Harry entra, radieux.

Son sourire s'effaça sous le regard de haine que lui lança son compagnon.

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- Toi! Tout est de ta faute! C'est toi qui à demandé à mon père de mourir n'est-ce pas?

- Oui. J'ai compris quand mon futur est venu me dire de te suivre au manoir. Sans cela, tu aurait tué les mangemorts, et une catastrophe serait arrivée. Drago, un peu surpris, ne se laissa pas démonter.

- Pourquoi as tu laissé mes parents mourir, Harry? Pourquoi? Drago hurlait presque, le visage transformé par la colère. Harry avait gardé son calme, et baissa la tête.

- J'ai appris qu'ils devaient mourir. Si ce n'était de la main des mangemorts, c'eût été de la tienne.

- Je ne te crois pas!

- Alors regarde ça. Harry regarda le jeune blond avec une colère mêlée de tristesse.

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Il lui lança une seconde fiole. Elle était dans le sac que Molly lui avait donné. Il prit un bol plat décoratif qui se trouvait sur une table basse, et le plaça devant Drago, qui hésitait sur ce qu'il devait faire.

Finalement Harry s'assit sur le bord du lit face à Drago, prit la seconde pensine et la vida dans le bol de porcelaine.

Il obligea son ami à se pencher au dessus, et ils se trouvèrent à nouveau dans le bureau de Lucius. Drago tenta de se débattre, mais Harry lui tient la tête pour l'obliger à voir.

Le bureau était le même, mais était changé en certaines choses. Tout était poussiéreux, les carreaux des fenêtres avaient été brisés. Lucius se tenait debout au centre de la pièce, il était jeune, à peine trente ans.

Drago écarquilla les yeux. Ce n'était pas Lucius.

C'était lui.

Il avait les cheveux longs, et les mêmes habits que son père. Son regard était d'un noir profond.

Harry n'eut plus besoin de le tenir pour qu'il regardât. À ses pieds, les derniers mangemorts encore actifs.

Il les tua sans prononcer un seul mot, et se retourna comme s'il venait simplement de poster une lettre.

Un homme brun, fatigué entra dans la pièce. Le même qui avait aidé Drago, c'était Harry plus tard.

Il avait les cheveux plus longs, mais toujours en bataille.

Il avait beaucoup grandi, mais son regard exprimait une tristesse intense.

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- Drago, il faut que tu arrête ce massacre. Les aurors sont à tes trousses, Je n'en peut plus de fuir!

- Les mangemorts doivent payer ce qu'ils ont fait. Il regarda son bras, qu'il avait lui même mutilé pour faire disparaître la marque de Voldemort.

- Pas à ce prix! Tu as tué des sorciers qui n'avaient qu'un lien de parenté avec les mangemorts! Drago, je t'en prie arrêtes!

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Le sorcier blond s'approcha de Harry, et le prit par la taille. Un sourire à la fois tendre et cruel se dessina sur son visage. Harry, les bras ballants, le regard triste, se laissa faire.

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- Tu est bien incapable de me faire le moindre mal, Potter, pas vrai?

- Drago...

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Les yeux gris perles s'enfoncèrent dans la couleur émeraude, et il embrassa sauvagement Harry qui gémit sous les morsures.

Dès qu'ils se séparèrent, Drago lui fit boire d'une substance rose pâle.

Les lèvres de Harry étaient rougies, parfois teintées d'hématomes, et on devinait qu'elles ne souriaient plus depuis longtemps.

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- Voilà pour te récompenser d'être aussi gentil avec moi. Je refuse que mon seul pilier se rebelle contre moi. Sans cette potion, cela ferait longtemps que tu m'aurais livré malgré ton amour, Harry, n'est-ce pas?

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La scène changea peu à peu, et les deux garçons se retrouvèrent devant Poudlard.

Il faisait gris, et l'école était déserte. En regardant mieux, elle était délabrée, et le vent couvrait presque tous les sons.

Drago avait prit quelques rides de fatigue, et semblait fou. À ses pieds gisaient Rogue, Lucius et Narcissa.

Il hurlait en pleurant, ayant donné la mort aux dernières personnes qui croyaient en lui autrefois. Il prit la tête de son père sur ses genoux.

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- Père! Pourquoi a-t-il fallut que tu serves Voldemort? Je n'ai pas eu le choix, comprend moi, je t'en prie! Je te promet qu'après avoir tué tous les mangemorts, je me tuerais en l'honneur de toi!

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Le regard soudain vide, il sortit une fiole de sa ceinture, et l'observa, comme sous l'emprise d'une grande douleur, et but son contenu.

Aussitôt, ses yeux se remplirent d'un noir profond, et ses cheveux, déjà blonds, devinrent blancs.

Ses pouvoirs de sorciers étaient décuplés au-delà de ce qu'avait pu être la puissance de Voldemort.

Un rire puissant et sadique sortit de ses lèvres.

La scène changea à nouveau, et ils se retrouvèrent devant le terrier, sous une des fenêtres basses de la maison.

Harry, d'une trentaine d'année et désespéré, était dans la chambre devant la fenêtre ouverte et regardait Drago tout aussi perdu lui parler.

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- Je suis allé trop loin, Harry. Il faut que je parte. Ici, tu sera bien, et tu reprendra tes esprits dès que le philtre aura cessé son effet. J'espère que tu me pardonnera, et que tu m'aimera, au moins celui que j'étais avant, Harry.

- Drago, restes! Je t'en supplie!

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Le sorcier blond partit à balai sans écouter les supplications de son amant, pendant qu'Hermione approchait, et rassurait Harry.

Elle fit un signe vers les buissons, et laissant s'échapper quelques larmes, tourna la tête.

À ce moment, Tonks et Lupin lancèrent ensemble l'Avada sur Drago, qui tomba pour s'écraser au sol dans un bruit mat.

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- DRAGO!

- Harry, non! Drago savait! Lui cria Hermione en retenant son ami. Elle murmura. Il avait demandé à ce que ce soit nous qui le fassions, Harry.

- Drago...

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Hermione enlaça Harry, pleurant avec lui la perte d'un ami si cher. Ron arrivait pour le soutenir lorsque le souvenir redevint flou.

Harry avait les yeux rouges, incapable de rester de marbre devant la mort de Drago, même si elle n'avait pas eu lieu dans leur présent.

Le jeune blond laissa ses bras tomber, et serra les poings. Alors, il était même nécessaire que ses parents meurent? Pour le bien de tous, ils s'étaient sacrifiés? Et personne ne le saura jamais.

Il releva la tête, calmé. Si. Lui il saurait.

Il s'approcha de Harry, et embrassa ses lèvres avec une douceur encore plus grande qu'auparavant.

Jamais il ne laisserais les lèvres de Harry se tuméfier par sa faute.

oOoOoOo

Les vacances furent radieuses, et emplies de bonheur pour Harry et Drago, qui avaient revendu la maison pour s'installer dans une plus petite, proche du terrier, mais qui leur correspondait mieux.

Drago changeait toujours plus, en devenant toujours plus ouvert, mais en gardant son côté susceptible et fier, tandis que Harry gagnait toujours plus en taille.

L'anniversaire de Drago arriva, et la fête fut mémorable. Tous savaient pour sa liaison avec Harry, et l'acceptaient, après tout.

Seul Rogue se tenait à part, en serrant dans sa manche un morceau de papier jauni.

Le contrat avait été rempli, et la fortune plus que considérable de Lucius revint à Drago qui avait décidé, vu sa situation, que son héritage reviendrait aux petits enfants des Weasley, pourvu qu'ils portent le nom de Malefoy en plus du leur, ce que Molly accepta, non pas pour la richesse, mais par ce qu'elle était heureuse que Drago s'ouvre enfin à eux.

Harry, quand à lui fit don de sa fortune à Poudlard sur son testament.

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Et voilà, ne reste plus que l'épilogue pour boucler la boucle!!

Elleay Sahbel, je t'avais dit que j'avais quelque chose pour toi. Voila tu m'a toujours beaucoup reviewé (parfois menacée), je me demandais si ca te plairait de me demander une fic/os/ce que tu veux, avec rating/pairing au choix, je me charge de l'histoire... alors?

Pour mes autres revieweurs, si vous avez envie de voir un couple improbable se former dans une fic mais que vous avez la flemme, proposez, je verrais ce que je peux faire!

Merci de m'avoir lue rendez vous à l'épilogue!

Review?