Monado glissa par terre. Laze vola en arrière sur plusieurs mètres avant de tomber au sol, une grande entaille du torse au menton. Touchant presque la lèvre. Il saignait abondamment. Hime n'eut pas le temps de crier son nom qu'un Mékon l'attaqua. Jina le stoppa d'un coup de nunchaku dans la tête, le faisant tomber.
- Ne te relâche pas.
- Mais... Laze...
- Te retourne pas et avance !
Fin des origines
Chapitre 3 :
Décision
Feuilletant son livre, elle chercha un sort utile tandis que Jina contenait les six Mékons. Le Mékon à visage se dirigeait vers Laze, mais impossible de se détourner de son livre ! Il fallait d'abord tuer les modèles en série ! Les pages défilaient dans sa tête. Elle pensait à voix haute :
« Chapitre... Chapitre... Du feu ! Vite vite ! La formule qui aide à la concentration de... dededededeeeee... Je sais pas moi ! Pointe de feu ! Ça c'est cool ! Pour aider à la concentration... Nous vous conseillons de dire... Ah ! Voilà ! Incinera calcentum ponita... Poney ? Euh... »
Ayant récité n'importe quoi et s'étant déconcentrée... Le sort suivi sa pensée : Une espèce de petit cheval fait de flammes apparut aux côtés de Jina. Elle craqua. Arrachant à mains nues l'œil mécanique du Mékon face à elle, sa colère s'exprima :
- Bordel Hime, si j'avais besoin d'un foutu de steak en feu je te le demanderais !
- Mais...
- Pas de mais !
- L'est trop mignooooooooon ! Dit elle avec une tête abrutie.
- Non mais hé... Tu me retransforme cette horreur de suite !
- Mais je me sens fatiguée...
Hime s'assit en tailleur et commença à s'endormir sur sa main en disant :
- Trop crevée... Vais... ZZZzzzzzzzzZzZZ
- Je me suis toujours demandé si elle était pas un peu narco. Enfin. Je suis toute seule. Avec ce... truc. Qui disparaît tiens.
Et elle reprit son combat. Tandis que le poney de feu s'évaporait doucement...
Le Mékon à visage poussa Monado du pied. Elle glissa encore mais cette fois à l'autre bout de la cour. Au milieu du champ de bataille. Il saisit Laze par la tête et le réveilla, lui cassant des côtes en l'écrasant avec l'autre main. Le jeune homme éveillé, il montra du doigt son œil droit, une grande estafilade de métal fondu avait désactivé cette partie du visage.
- Ilnas m'a fait ça. Avant de se faire tuer. Depuis j'ai juré de détruire sa stupide colonie ! Ce jour est enfin à ma portée. Tout se passe bien... Et te voilà...
- J'ai toujours été insolent.
- Te fous pas de moi !
Le Mékon jeta Laze contre un pilier. Il toucha mollement le sol et cracha du sang. Il se mit à rire d'une façon presque psychédélique avant de dire, entre deux rires :
« Tu croyais vraiment que ce serait si simple ?! Que les simples humains bien équilibrés se laisseraient faire ?! »
Plus loin, Monado vibra, elle s'illumina, le combat stoppa. Les humains comme les Mékons regardaient l'arme légendaire s'animer. Elle fendit les airs en direction de Laze qui l'attrapa. Il sauta vers le Mékon et lui trancha l'avant bras droit. Avant de s'approcher de son visage et de dire :
« Il y a aussi des déséquilibrés par chez nous. »
Le Mékon au visage paniqua. Hime s'éveilla et bailla tout en poursuivant :
« J'ai pu réfléchir. Je me suis reposée. L'enchantement dope ma résistance, mais le fait que tu t'en prenne à mon foyer, c'est la meilleure des motivations ! Je crois que la foudre te siérait tout à fait ! Luminos Inazuma ! »
Un éclair foudroya le Mékon, qui convulsa dans un cri de rage. Il tomba à genoux. Jina, qui avait réduit en pièces les unités de base. Elle souriait et son regard noir signifiait bien des choses.
- Je vais t'apprendre à m'humilier.
- Espèce de...
Elle ne lui laissa pas le plaisir de terminer. Lui assénant un coup de talon et un enchaînement au nunchaku. L'aura noire autour d'elle déferlait sur chacun de ses coups.
Amputé, électrisé, cabossé, le Mékon hurla de colère et s'envola grâce à des réacteurs cachés dans ses pieds et des ailes façon avion de chasse qui se déplièrent de son dos. Les autres Mékons se désactivèrent sur le coup. L'aura disparut. Monado se désactiva. Laze s'évanouit. Suivit de Hime puis de Jina. Les survivants de la colonie 7 hurlèrent de joie et crièrent leurs noms en cœur. Brandissant leurs armes.
La salle était blanche, les meubles simples. Quelques instruments médicaux autour du lit de base. Pas très confortable. Monado était posée contre le coin de la pièce. L'entaille commençait à cicatriser. Laze se leva, ses blessures n'étaient pas refermées. Il arracha les perfusions. Saisit Monado et alla dans le couloir en titubant. Une des infirmières le croisa et ne sut quoi dire, elle balbutia quelques sons et poursuivit son chemin. Il chercha salle par salle, personne n'osa l'arrêter. Jusqu'à trouver celle où Hime et Jina étaient soignées. Jina n'avait plus de marque noire. Hime n'avait aucune trace apparente, à part une marque rouge vive sur le bras droit. Laze paniqua et le saisit pour l'inspecter. Il ne comprit pas.
« Calme toi. C'est juste des restes d'Ether mal condensés dans son corps. Ça va passer. »
Il se retourna immédiatement, prêt à se défendre.
« Ey. Du calme. »
L'inconnu était là, il lui expliqua brièvement sa rencontre avec Jina. En excluant l'aura noire. Laze se méfiait toujours de lui. Il garda Monado dans la main pendant que l'inconnu tenta d'engager un semblant de conversation :
- Monado hein...
- Mh.
- Je la connais un peu...
- Hin hun.
- Tu as eu des visions pas vrai ?
L'intérêt de Laze fut réanimé immédiatement. Il s'enquit auprès de l'inconnu, comme remit à neuf et l'œil vif :
- Que sais tu à propos de Monado ?
- Pas mal de trucs. Déjà, elle évolue avec son porteur. Quand tu as coupé le bras du Mékon, je pense que tu ne te contrôlais pas non ?
- Effectivement. Je n'ai rien vu venir... Comme si on possédait mon corps.
- Je crois que Monado est animée de sa propre volonté. Et elle a voulu venger la mort d'Ilnas. C'est aussi simple que ça. Elle a aussi du posséder ta sœur pour se venger encore plus fort.
- Et pour Jina ?
- Elle ? Elle se contrôlait. Mais son aura noire... Je me demande d'où elle peut la tenir...
- Nous lui demanderons.
- Si tu le souhaites.
Ils attentèrent ainsi plusieurs heures. L'inconnu avait fait un écart entre les bandes de tissus qui cachaient son visage. On voyait désormais son œil gauche. D'un pourpre profond. Sa double naginata toujours dans son dos. Laze regardait ce dernier du coin de l'œil. Le fait qu'il en sache autant était suspect. Il saisit Monado et se concentra. Rien ne lui apparut.
« Cherche pas. Les visions viennent quand Monado l'estime nécessaire. Et ça n'a pas l'air d'être le cas. Plus la vision est floue, plus elle est située loin dans le temps. Mais à force de la manier tu pourras voir loin et nettement. »
Jina ouvrit les yeux, elle bailla un coup et vit Laze et l'inconnu. Un Nopon médecin se précipita dans la pièce et donna des médicaments à la guerrière, en lui disant :
« Dame Jina fatiguée ! Doit se reposer ! Pas bon du tout de trop bouger ! Aviez trucs nocifs dans corps ! »
Jina acquiesça d'un mouvement de tête. Le Nopon partit. Elle salua Laze d'un geste de main. Hime s'éveilla aussi. La marque d'Ether avait disparu. Elle demanda qui était cet homme en pointant du doigt l'inconnu. Son manque évident de sommeil et sa non-envie d'articuler donner quelque chose comme :
« Cquismsieur ? »
Jina lui présenta, sans parler de l'aura noire. Quand Laze lui demanda, elle parut désorientée et dit :
« Je... D'où vient elle... Aucune idée... J'ai... Comme un vide... »
Le manieur de Monado se retourna vers l'inconnu, qui l'avertit immédiatement :
- Hé ! Ce n'est en aucunement ma faute ! Je l'ai perdue de vue à un moment car elle courrait trop vite. Et quand je l'ai revue elle était comme ça.
- Certes...
- Écoute donc. Je ne vous veux en aucun cas du mal ! Sinon pourquoi serais-je là ?
Les couleurs se ternirent. Plus de son.
Laze était au bord d'un ravin dont on ne voyait pas le fond. Monado à la main. Ses vêtements étaient flous. Impossible de les deviner. Devant lui, l'inconnu, arme dégainée, visage flouté aussi. Il ne voyait distinctement que son menton et sa bouche. Ils semblaient discuter, l'inconnu posa ensuite sa main sur l'épaule de Laze. Puis le transperça avec son arme et le jeta lui et Monado dans le ravin. Étrangement, il entendit la dernière phrase de l'inconnu, au moment où tout se floutait totalement :
« Retourne rejoindre Hime et Jina. »
Les couleurs et le son revinrent.
Par réflexe, Laze saisit l'inconnu par le col, avant de le lâcher immédiatement. Ce dernier ne réagit pas et laissa le jeune homme quitter la pièce en colère.
Un homme. Le chef de la colonie 7, un grand gaillard endurci mais au grand cœur. Un homme du peuple pour le peuple. Adorant tous les habitants. Il avait facilement accédé au poste de commandant sans que personne ne s'y oppose. Les bras croisés il attendait Laze dans le couloir, quand il l'aperçut, il lui dit :
- Mon petit, comme tu vois, tu possèdes Monado. L'arme ultime contre les Mékons. Nous avons reçu des messages de détresse d'autres colonies elles aussi attaquées. Que comptez vous faire ?
- Cette question. Tuer le grand Mékon, détruire Galahad pour éviter de nouvelles attaques, et enfin parvenir à explorer Umbrus.
- Galahad. L'usine principale de Mékons. Le temps qu'ils la remplacent, nous pourrions développer de nouvelles armes. Cependant, Galahad est aussi incroyablement dangereuse...
- Alors nous allons procéder autrement. Nous partirons chercher les autres colonies, afin de voir leur état et de nous rassembler en cas de nouvelle guerre. Il nous faut de nouvelles armes. De nouveaux alliés. Reconstruisez la colonie. Dès que possible, nous reviendrons vous avertir de nos avancées. Certains peuples et certaines colonies ont de quoi se déplacer vite.
- Mmmmh... C'est d'accord. Revenez nous vite. Nous vous équiperons avant votre départ. Surtout toi en fait, ta tenue simple tâchée de sang et déchirée de toute part ne convient pas vraiment.
Laze acquiesça et alla s'équiper à la caserne. Jina et Hime, elles, étaient prêtes à partir. Elles avaient eu vent du plan par le chef et patientaient. Laze revint, un pantalon noir avec des jambières en cuir. Un plastron souple de cuir teint en rouge sombre, quelques objets à la ceinture. Jina l'interpella :
- Hé ! Que nous ramènes tu ?
- Plan. Carnet pour noter monstre et découvertes. Ainsi que tenir un journal d'aventure juste « au cas où ». De la poudre d'Ether car, ça peut servir et un cylindre d'Ether pour une machine, sait on jamais.
- Tu as pris un peu en vrac donc. Je vois... On y va ?
- Il n'y a plus que ça à faire.
Ils commencèrent à se diriger vers le pont, mais le chef arriva et hurla :
« Attendez ! »
Laze, Hime et Jina se retournèrent : L'inconnu se dirigea vers eux. Laze protesta :
- Il vient avec nous ?!
- Exactement ! Dis l'intéressé
- Il n'en est pas question !
- On ne te demande pas ton avis. Je vous suis juste pour une raison qui ne vous regarde pas. Appelez moi Saem. Les soldats m'ont surnommé le guerrier des ombres. Allez savoir pourquoi.
- Mmmmh... Ok. Tu m'approche à moins de trois mètres je te tue.
- Avec Monado ?
Laze ne releva pas et commença sa marche. Ils quittèrent la colonie sous les adieux des habitants, tous, sans exception leurs souhaitaient bon voyage et bonne fortune. Hime versa une petite larme, Jina pensait à où installer son empire, égale à elle même. Les deux garçons, eux, se fusillaient du regard.
Quelques minutes plus tard, le manieur de Monado consulta le plan. Sous le regard attentif des autres, il expliqua :
« Ok. On passe cette plaine, on traverse les grottes de Zertina, en faisant gaffe à la grande créature maître des lieux. On arrivera ensuite sur la jambe de Bionis. A partir de là, on accèdera à la colonie 6. On aura ensuite le choix entre passer par les marais ou les montagnes. »
Après un silence, les autres demandèrent :
- Et ?
- Ben ma carte va pas plus loin.
- Ah.
Jina le gratifia d'une gifle. Ils le poussèrent à l'avant. Disant :
- Si on se fait attaquer par une grosse bête, tu prends, on court.
- Merci les amis. On voit qui manie Monado. Ça fait si plaisir.
- Tais toi esclaaaaaaaaave ! Rétorquèrent en cœur Saem et Jina, façon Louis XIV.
- Un jour je vous jetterais dans un bassin rempli de coléoptères...
Ils continuèrent ainsi un moment. Aucun monstre ne les attaqua. Ils parvinrent à l'entrée des grottes de Zertina. Jina cria, attrapant Laze par le col et l'étranglant :
« Stop ! »
Devant la grotte, une Zerta. Géante cette fois. Elle faisait bien deux mètres de haut et un mètre de large. Elle émettait une sorte d'aura ostentatoire autour d'elle. Jina expliqua :
- C'est Zersia la faucheuse.
- Pardon ? Demanda Laze, a demi étouffé.
- C'est comme ça que l'on surnomme la Zerta la plus puissante du nid. C'est elle qui protège l'entrée de la grotte.
- Et tu nous arrête pour ça ?! Tu veux pas la tuer ?! Grande première !
Le foudroyant du regard, elle expliqua :
« Et le Nopon, il met le chocolat dans le papier allu' ! Mais non clampin ! C'est pour tester les petits nouveaux... Tu as la Monado et les visions, donc ça va. Mais Hime et Saem... La première a besoin d'entraînement avant de tous nous tuer par erreur et on ne connaît rien du second. »
Hime tenta de protester mais Saem dégaina et ricana en regardant le monstre. Lui et la petite sorcière s'avancèrent jusqu'à ce que le monstre les remarque. Il fit un petit bruit semblable à un grognement. Hime s'enquit :
- Tu pense pouvoir le tuer ?
- Tu crois que ça s'bouffe ?
- Hein ?!
- Tu lance tes sorts les plus puissants. T'occupe pas de moi je gère.
Saem fit tournoyer sa double naginata et fonça vers la bête. Hime, de son côté, feuilleta son livre à la recherche d'un sort de quelconque intérêt. Plus qu'un poney.
Le guerrier des ombres arrêta le premier coup de pince de la bête et contre attaqua avec un coup de genou dans la tête. Avant de reculer. Zersa, un poil irritée, se retourna et tenta de le transpercer avec son crochet arrière géant. Il para le coup, le crochet entre lui et son arme, mais le monstre, un poil plus intelligent que les Zertas communes, avança et fit tomber l'arme du guerrier par terre avant de se mettre dessus. Saem serra les poings, prêt à se débrouiller à mains nues. Il hurla en direction de Hime :
« Bon ! Lance ton sort entre le monstre et moi ! J'ai mon idée ! »
Hime, sous la surprise, obéit et dirigea son éthérisme entre Saem et Zersa. Un éclair pas tellement grand fendit l'air, ni une, ni deux, le guerrier sortit de sous son manteau une capsule d'une demi-dizaine de centimètres de large et vingt centimètres de long, remplie de cristaux blancs. Il la mit sur la trajectoire de l'éclair. Elle absorba ce dernier dans un flash. Les cristaux à l'intérieur étaient désormais jaunes. La Zersa, effrayée par de la foudre venue de nulle part, recula de quelques pas, laissant l'arme de Saem à portée. Il plongea dessus, fit une roulade et se retrouva donc directement face au monstre, évitant le tranchant de la pince dans la seconde qui suivit d'un bond en arrière. Le monstre était assez lent pour l'esquiver sans trop de soucis.
Saem prit son arme dans la main gauche, la capsule dans la main droite, et ouvrit le manche de son arme avant d'y insérer l'objet dans un compartiment prévu à cet effet. Les deux lames de l'arme s'illuminèrent et se parsemèrent de petits éclairs. Il adressa à Hime :
« Laisse moi faire. Que je montre à ton incapable de frère qui est le maître. »
Saem chargea la bête, et, d'un seul et unique geste rapide et précis, lui amputa la pince gauche. L'insecte éructa une sorte de grognement enragé par la douleur. Sa vision agitée reflétait son agresseur qui s'apprêtait à poursuivre son assaut farouche. Dans un dernier espoir, Zersa frappa le plus rapidement possible Saem aux pieds, le faisant trébucher, puis enchaîna avec une attaque au visage.
Les bandelettes sur le visage du guerrier tombèrent. Son front ornait une entaille superficielle. Mais tout son masque de tissu était tranché. Ses cheveux, qui descendaient jusqu'aux oreilles et étaient en bataille, colorés d'un noir assez profond reflétaient la foudre sur son arme. Son visage fin montrait un homme d'une rare beauté. Il retira son manteau, irrité par l'affront que lui faisait cette créature. Il possédait une armure complète en plates noires qui le protégeait efficacement. La colère se lisait dans ses yeux, il fixa ardemment le monstre. Saisit son arme à pleines mains, et s'exalta :
« Voyons si la foudre peut suffire à te faire expier cette faute ! »
Les lames de sa naginata vibrèrent et s'illuminèrent, pulsant une énergie folle. Il se lança à toutes vitesse, sauta dans les airs sous les yeux effarés de Zesta, avant de la trancher littéralement et nettement en deux.
Un long silence s'ensuivit. Saem rangea son arme et vida la capsule d'éther. Il la garda. « Même vide ça peux servir », se disait il. Jina, sensiblement impressionnée, je trouva rien d'autre à dire :
« LUI. J'l'engage en première ligne ! »
Hime applaudit en bondissant de joie. Laze, sans dire un mot, passa à côté de lui, se dirigea vers l'entrée de Zertina et grogna :
« Vous avancez oui ?! On perd du temps là ! »
Saem s'amusa de sa mauvaise foi et arracha au cadavre des bouts de chair juteux. Sous le regard dégoûté de Hime :
- Beark ! Tu fais quoi là ?!
- Ben quoi ? Ça se mange non ?
- Je vais jeuner un moment j'ai l'impression...
Jina proposa de rentrer à l'intérieur prudemment, et de monter un campement dès qu'une ouverture vers l'extérieur pourrait aérer la salle. Son avis était soutenu par celui de Saem, qui, simultanément, rangeait la chair de scorpion dans des sortes de pochettes hermétiques qu'il avait à la ceinture, en plus de cinq autres capsules d'éthers blanches et d'une pochette noire. Hime ne se prononça pas et laissa son frère s'exprimer :
- Mais vous êtes allumés ! Un feu ! Comme ça toutes les bestioles du coin nous tombent sur la théière !
- J'tranche tout moi.
- Et mon talon n'a aucune pitié.
- Oh misère... Bon. Adjugé vendu mais vous vous débrouillerez, j'ai toujours des fractures mineures moi.
Sur cette discussion emplie de bon sens et de finesse, ils pénétrèrent les grottes de Zertinas !
