Ce dont tu as besoin.
Note : Je vous présente aujourd'hui ma première vraie fiction originale se déroulant dans l'univers d'Harry Potter. L'œuvre se passe à l'époque des Maraudeurs. De très nombreux chapitres sont déjà écris et je m'engage à finir cette histoire, quitte à ce qu'elle soit moins longue que prévue si l'inspiration vient à manquer. J'espère que l'histoire vous plaira. Je suis ouverte aux critiques et aux conseils. Je n'ai pas de correcteur/trice, il y a peut-être des fautes de frappes.
Avertissement : Les personnages appartiennent à J. , je n'en tire aucun bénéfice. Rating M à venir / scène érotique entre deux hommes. Ne lisez pas si ça ne vous plait pas.
Chapitre II : Plus joueur
Remus posa le livre devant lui dans un soupir, se passant la main devant les yeux. Il n'avait pas vraiment envie d'en apprendre plus sur la vie sexuelle des loups-garous, mais il n'avait pas vraiment le choix. Il ne pouvait pas juste casser le bras de toutes les filles qui s'aventuraient un peu loin.
Peter lui avait dit que ce n'était pas si grave que ça, que peut être cette lune-là était plus mauvaise que les autres, ou bien que l'alcool eût empiré les choses. James lui avait simplement dit que ce n'était juste pas la bonne, que ce n'était pas celle qui lui convenait vraiment et qui saurait apaiser le loup. Or il doutait vraiment de l'existence de cette fille qui pouvait lui convenir. Il n'était peut-être juste pas fait pour ça. Sirius lui avait trouvé cette histoire géniale et après avoir finalement rit, avait rejoint le point de vue de James.
T'es pathétique… Sois tu vas crever étouffé par tes désirs bestiaux, sois tu vas crever les femmes qui pourront t'apaiser.
Il ouvrit finalement le livre au bon chapitre et parcouru les premiers lignes. « Les loups-garous peuvent être polygames et monogames. Dans ce dernier cas, ils ont tendance à trouver un partenaire pour la vie. » « Sous leur forme de loup, les loups-garous ne peuvent s'accoupler qu'avec des loups-garous. » Remus leva les yeux au ciel, bien ce dernier point semblait évident.
« Bien que ces cas fussent plutôt rares, nous savons que les enfants nés d'une telle union sont de véritables loups, dotés d'une intelligence remarquable » « Chez les nées Loups, la lycanthropie est de manière générale héréditaire, mais certaines exceptions sont à noter. Chez les mordus, la lycanthropie n'est pas forcement héréditaire. » « Les relations entre humains et Loups-garous sont tout à fait possible lorsque que le loup est sous sa forme humaine ». Eh bien, Remus commençait à en douter vue l'état de Mary.
Elle était revenue de l'infirmerie dans l'après-midi. Son bras était complètement rétabli et elle lui avait même adressé un sourire, partagé entre la gêne et le pardon. Il n'avait pas encore trouvé les mots pour aller s'excuser et préférer attendre la fin de la pleine lune, lorsqu'il se sentirait maître de lui-même.
« Cependant, les relations entre humains et loups-garous peuvent s'avérer plus compliqué pour le loup, notamment lorsqu'il se rapproche de la pleine lune. En effet, les légères pertes de contrôles des émotions peuvent aussi toucher le contrôle de leur force, notamment dans les instants d'égarement et d'abandon. L'esprit bestial a alors tendance à ressortir, mais rien qui ne puisse pas être contrôlé avec le temps chez l'adulte. Cependant chez les jeunes loups, les premières chaleurs (Cf. I.4 Les chaleurs et la lycanthropie) accroissent ce phénomène. Il leurs est alors plus difficile de gérer à la fois leurs chaleurs et leurs forces. C'est pourquoi il est recommandé aux jeunes loups-garous de ne s'accoupler qu'avec des loups-garous durant les premières années de leurs chaleurs, ou de trouver un partenaire capable de gérer cette situation. »
Remus leva les yeux une nouvelle fois et fixa le mur face à lui. Deux choses. Premièrement, cette perte de contrôle de sa force était normale lors de rapport charnelle pendant les jours précédents la pleine lune, cela passerait avec le temps. Secondement, il avait ses chaleurs. Il retient un rire nerveux en sachant d'avance que ce qu'il aillait lire sur ça n'allait pas lui plaire.
Il avança un peu dans le livre jusqu'à la partie qui leurs étaient consacrées, et se mordit la lèvre.
« Les premières chaleurs chez les loups-garous apparaissent vers la quinzième ou seizième année du jeune loup, juste après le dernier quartile. Les premières chaleurs sont particulièrement difficiles à gérer chez les jeunes loups, leur contrôle demande du temps. Elles se caractérisent par l'envie de s'accoupler, une hausse de la libido et une plus grande réceptivité sensuelle. Ces chaleurs affectent le contrôle que peut avoir le jeune loup sur ses émotions, et sa force, bien plus qu'avant que ces dernières ne se manifestent. Les chaleurs ne disparaissent qu'après un âge très avancé, mais le loup adulte arrive à les maitriser. »
Remus ferma alors le livre, ayant l'impression d'en savoir déjà assez et se pinça l'arête du nez. Il était vraiment une bête, rien de plus. Une bête dirigée par ses pulsions sauvages sur lesquelles il n'avait aucun contrôle. Il était vraiment pathétique.
Cette lune-là avait été différente des autres lui avait avoué Sirius, le lendemain, à l'infirmerie. Mais comme d'habitude Remus n'en avait aucun souvenir. Il se sentait juste fatigué et plus calme.
« C'est-à-dire différente ? Demanda le jeune loup en faisant de la place à son ami qui s'agit sur le bord du lit.
— Et bien, tu étais plus… »
Sirius marqua un temps d'arrêt comme s'il cherchait ses mots, pour retranscrire parfaitement ce qu'il avait ressentis durant la nuit.
« Joueur, je dirais, expliqua-t-il finalement.
— Plus joueur ?
— Ouais, tu t'amusais à tourner autour de James pour le faire chier, tu courais après tous les bruits… Tu n'arrêtais pas de me sauter dessus pour me mordre tu sais, comme tu fais des fois. Mais là c'était vraiment cool, lâcha-t-il.
— Cool ? Que je te morde ?
— Non mais tu ne comprends pas, on s'amusait vraiment ! C'était un jeu de domination, et tu ne voulais pas me laisser gagner mais moi je me laissais pas faire. Peter avait peur qu'on se fasse mal, mais moi je savais que non, c'était juste un jeu. Et c'était vraiment grisant ! Je me sentais vraiment accepté par le loup. C'était tellement génial ! »
Dans les yeux de Sirius brillait cette même lueur d'excitation qui s'allumait lorsqu'il venait de découvrir un nouveau moyen de s'amuser, une nouvelle idée pour embêter son monde. Remus le sentait si sincère et avait l'air si heureux qu'il regrettait presque de ne pas se souvenir de cette nuit.
C'est à ce moment là que James arriva dans l'infirmerie un sourire en coin.
« Blesser ta petite amie à vraiment excité ton loup, t'as dû chopper une dizaine de lapin, s'amusa-t-il en guise de bonjour, Peter sur ses pas.
— Mary n'est pas vraiment ma petite amie…
— En tout cas, elle veut te parler, et si elle te pardonne, reconsidère l'idée, expliqua James en lui lançant un clin d'œil. »
Une grimace se dessina sur le visage de Remus. Même si Mary lui pardonnait, il ne pouvait pas se permettre de la blesser de nouveau, et puisqu'il était clair qu'elle n'avait pas réussit à gérer le loup comme son livre l'avait expliqué, cet incident pouvait se reproduire.
« Au fait, désolé pour hier James, je crois que tu as raison, le loup s'est senti grisé, s'excusa-t-il un sourire mi amusé mi gêné aux lèvres.
— Tu n'inquiètes pas pour ça, répondit James en riant. Je n'ai pas peur du loup et il l'a vite compris, il s'est lassé de tourner autour du cerf en grognant, expliqua-t-il fier de lui. »
Le lendemain Mary était venu le voir lors du repas. Elle abordait un regard extrêmement doux et cela ne faisait que gêner un peu plus Remus. Elle ne disait rien, voulant sans doute le laisser se livrer un peu. Elle le connaissait bien, il n'était pas violent. Elle se doutait bien que l'incident d'hier avait dû bien plus le troubler lui qu'elle. L'idée de lui en vouloir ne lui avait même pas traverser l'esprit. En fait, elle estimait même que c'était de sa faute. Peut-être était-elle aller trop vite, ou trop loin pour le jeune homme. Mais elle en avait tant envie depuis si longtemps et lorsqu'il l'avait embrassé, elle avait cru que c'était le bon moment. A ce souvenir elle rougit doucement et plongea ses yeux dans ceux de Remus.
« Je ne t'en veux pas tu sais, murmura-t-elle, espérant qu'il l'eut entendu malgré le bruit.
— Tu devrais, suggéra le jeune loup en jouant avec un bout de toast.
— Ecoute, je sais que tu n'as jamais voulu me faire mal, c'était juste l'alcool, l'excitation du moment, ce genre de chose tu vois ? Et je suis allée trop vite peut être…
— Ce n'est pas de ta faute ! S'exclama-t-il un peu plus fort qu'il ne l'aurait voulu. »
Elle n'en tint pas rigueur et attrapa son verre, le regard un peu vide. Remus la jugeait effaré elle avait sincèrement l'air de ne pas lui en vouloir. Lui, au contraire, s'en voulait beaucoup.
« On devrait peut-être réessayait, finit-elle par lâcher, sans réussir à le regarder dans les yeux. »
Remus jeta un œil à ses amis qui n'avait pas l'air de s'intéresser à Mary et lui, ou qui du moins faisaient semblant.
« Enfin, je t'aime bien tu sais, avoua-t-elle à demi-mot en attrapant sa main. »
Il la regarda les yeux grands ouverts. Lui aussi il l'aimait bien, il appréciait sa compagnie, il la désirait d'une certaine façon, mais pas de la manière dont elle le voulait. Et puis, même si durant cette période il avait repris plus ou moins le contrôle rien ne certifiait qu'il puisse le garder lors d'un rapport plus intime. Et ses chaleurs allaient revenir dans quelques semaines.
Et puis… elle ne suffisait pas, elle n'arriverait pas à calmer le loup, le loup voulait plus.
Je veux plus…
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XOXO Whara
