Bonjour !
Voici le second chapitre de WL. Il arrive avec un peu de retard parce que j'esperais pouvoir publié également un chapitre de Nothing.
J'espère qu'il vous plaira et que vous prendrez plaisir à le lire.
Promis le prochain chapitre arrivera en temps et en heure.
Les personnages ne m'appartiennent pas.
Il s'agit d'une fanfiction yaoi. Donc Relation BxB.
Pardonnez moi pour les fautes d'orthographes sa à toujours été la guerre entre nous.
Sur ce.
Bonne lecture.
Chapitres deux : Première Lune.
Une fois de plus il courait. Une fois de plus il se retrouvait perdue au beau milieu d'une forêt, courant à perdre haleine fuyant un danger invisible. Une fois de plus il s'écorchait les bras, les buissons épineux le frôlant à son passage. Une fois de plus ses pieds frôlaient le sol terreux du bois, le portant loin de la chose qui le chassait.
Tout c'était passé très vite. Trop vite pour qu'il comprenne ce qui lui arrivait. Quelques minutes plus tôt, il attendait Drago, assis sur un tronc d'arbre, angoissant pour rien, déblatérant sur le culot du blond, se plaignant de sa mère, de sa vie et un craquement plus tard cette chose se trouvait devant lui.
La bête était apparue.
Même en cherchant il n'aurait su comment la décrire. Sa peau était flasque, noirci. La bête avait une silhouette humanoïde mais pourtant ses jambes était arqué, comme celle d'un animal. De long crocs sortaient de sa bouche ruisselant de bave alors que tout son corps embaumait l'air de la forêt, semant une odeur de pourriture sur son passage. Ses yeux le fixaient sans discontinuité. Sa peau semblait distendue, totalement morte. On pouvait lire de la condescendante dans son regard bleu, brillant d'une folie meurtrière dans la nuit.
Devant son regard menaçant, le brun s'était senti inférieur. Et si Harry n'avait pas eu si peur, s'il n'avait pas été si terrifie de finir dans l'estomac de cette chose indescriptible il aurait fait attention à la lueur présente dans ce regard. Une lueur d'envie.
Quand elle avait fait un pas dans sa direction, quand ses pattes avaient avancé vers lui, sans réfléchir il s'était mis à courir. Il avait fui, espérant sauver sa peau. Puis il avait eu une pensée pour Drago, inconscient du danger imminent, inconscient du danger mortel.
Espérant à présent éloigner la bête avant que Drago ne revienne, il avait redoublé d'ardeur. Avec le recul, il réalisera peut-être que ce n'était pas la chose à faire. Après tout à courir devant un prédateur, ne lui donne-t-on pas envie de chasser ? Pour la bête, n'était-ce pas un jeu ?
L'espoir le quitta petit à petit quand il réalisa qu'elle n'avait rien fait pour le rattraper ce qu'elle aurait pu aisément faire.
Il courait, ne faisant même pas attention à l'air qui s'échappait de ses poumons le forçant à prendre de plus grande goulée d'air. Il regardait autour de lui avec frénésie, cherchant une échappatoire, un moyen de s'en sortir indemne. La respiration haletante, il sauta au-dessus d'un tronc d'arbre mal scié, évitant les buissons.
Alors qu'il slalomait entre les arbres il pensa que sa vie ressemblait réellement à un téléfilm. Dans quel monde se faisait-on courser par un monstre dans le bois juste derrière chez soi ?
La noirceur de la nuit réduisait considérablement sa vitesse et sa vue, l'empêchant de voir ou il se dirigeait.
Au centre de sa peur il se fit la réflexion qu'on ne retrouverait probablement jamais son corps. Sa mère resterait seul à le pleurer. Il ne voulait pas détruire sa vie, il l'aimait sa mère... Pour une fois qu'on aurait dû l'écouter. Pour une fois, dès le départ il le savait que cette expédition était une mauvaise idée, qu'ils auraient dû rester tranquillement installer devant la télévision à manger du popcorn caramel-nutella.
Alors qu'il luttait contre ses poumons se démenant pour ne pas ralentir, un caillou plus imposant que les autres le fit chuter. Alors qu'il tombait il s'érafla le genou. Il essaya de se relever mais une douleur sourde à la cheville droite rendit sa mission impossible.
Sérieusement pourquoi choisissait-il aussi mal son moment ? Pouvait-on faire plus cliché que ça ?
Avec une détermination qu'il ne pensait pas avoir, il se mit à ramper. Les larmes de rage et d'impuissance ravageaient son visage. Son souffle était court, ses poumons en feu et bientôt reprendre sa respiration se fit plus laborieux, hésitant.
Sincèrement comment avait-il pu se mettre dans ce genre de situation ?
Heureusement qu'au stade ou il en était, ça ne pouvait plus empirer.
Il n'y avait que lui pour se tordre la cheville alors qu'un monstre lu poursuivait dans l'espoir de le dévorer.
Il se demanda ou était Drago, s'il était en sécurité.
Les pensées du brun étaient désordonnées, confuse. Il espérait trouver une solution aussi risible soit elle.
Harry finit par se cacher difficilement à travers des buissons eux même dissimulé aux abords d'un rocher. Les mains sur la bouche, il tentait de rendre sa respiration aussi silencieuse que possible, bien que ce soit plus facile à dire qu'à faire. Les larmes roulaient toujours le long de ses joues, terminant leur course dans le creux de son cou.
Son corps tremblait. Ses jambes étaient douloureuses et ses pieds écorchés demandaient grâce. Sa cheville hurlait lançant des pics de douleur le long de sa jambe. Il n'arrivait pas à se calmer, il n'arrivait pas à reprendre pied avec la réalité il avait l'impression que dans quelques minutes il perdrait connaissance.
Il hoquetait, terrifié de ne savoir ce qui allait lui arriver.
Des frissons remontèrent le long de ses bras. Décidément, la crise de panique aurait sa peau si ce n'était pas la bête.
Il essaya vainement de réfléchir posément malgré le fait que ses poumons refusaient de laisser l'air passé, mais tout un tas de chose insignifiante défilait dans son esprit malmené. Son cerveau semblait être en ébullition alors même que des points noirs apparaissait devant ses yeux.
Les paupières closes, il espérait que sa vue arrêterait de lui faire défaut. Il ne se rendit compte que trop tard que la bête se trouvait devant lui.
L'animal se dirigeait inexorablement dans sa direction, quelques pas les séparait l'un de l'autre, et Harry pensa qu'un seul saut suffirait probablement à la bête pour l'atteindre.
La panique grimpa d'un cran alors que l'angoisse et la terreur lui serrait les entrailles.
Il entendit quelqu'un crier son nom. Blême, il ne répondit pas, la voix traversant à peine le brouillard cotonneux qui entourait son esprit. Une nouvelle fois, la voix retentit brisant l'état de choc dans lequel il se trouvait alors que l'hybride continuait sa marche.
Il tenta d'hurler pour indiquer sa position à cette voix qui résonnait à ses oreilles. Il tenta de crier, l'espoir de nouveau présent en lui, il essaya de toute ses forces mais seul un couinement difforme sortit de sa gorge avant que d'un coup de griffe, le monstre ne lui transperce l'abdomen.
Aussitôt la douleur le paralysa. Fébrile il faillit tourner de l'œil. Les larmes ne finissaient plus de rouler sur ses joues alors qu'il luttait à présent pour ne pas mourir. Il sentait le liquide vital s'écouler lentement de son corps, emportant à chaque seconde son essence vitale.
Une patte, velue, griffue écrasa soudainement son poignet, gauche, broyant les os alors que de ses dents il transperçait sa chair. Il se dit que s'il s'en sortait, il n'approcherait plus jamais de foret pour le restant de sa probable courte vie. Un véritable gémissement de terreur passa la barrière de ses lèvres, avant qu'il ne plonge inexorablement vers les délices de l'inconscience.
De son côté, Drago n'avait cessé de chercher le brun. Il l'avait laissé près de la tente moins d'une demi-heure plus tôt mais à son retour les lieux étaient vides, sans dessus dessous. La tente était trouée. Il avait senti une odeur âcre, pestilentielle qui n'appartenait ni à lui, ni à Harry. De suite il s'était mis à sa recherche, suivant les odeurs, parcourant les bois.
Sautant par-dessus quelques branches, évitant quelques buissons et réfléchissant en même temps, le blond s'appliquait à ne pas paniquer. S'il voulait retrouver son brun, il valait mieux garder la tête froide. Prendre de la distance. Seul son cœur qui battait de manière frénétique contredisait sa façon de penser. Ses yeux se tintèrent progressivement de rouge alors que le brun occupait toutes ses pensées. Il courait, suivant la piste du brun tout en criant son nom.
Une dizaine de minutes plus tard, il arriva à l'abord d'une petite clairière, entouré de gros rochers et de buissons eux même noyer sous les arbres. L'air était saturé par l'odeur de sang si bien qu'il dut se concentrer pour en faire abstraction. Le lieu aurait dans d'autre condition pu lui paraitre magnifique.
Fouillant la clairière du regard, cherchant son compagnon il hoqueta quand le vit finalement. Allongé sur le sol parmi les feuillages et les roches, baignant dans une marre de pourpre, le corps de l'adolescent semblait dépourvu de vie. Son bras prenait une forme étrange et il semblait désarticuler.
Il pria pour ne pas arriver trop tard.
Il pria pour ne pas le perdre alors qu'il l'avait finalement retrouvé après tant de temps.
Il pria pour ne pas devoir abandonner la seule personne qu'il serait jamais capable d'aimer.
La vision qui l'accueillit lui serra le cœur. Le brun était extrêmement pales, presque blanc. Ses vêtements avaient été arraché, il n'en restait presque rien. Sa peau était parsemée de bleu, de coupure mais il était difficile s'évaluer leur degré avec tout le sang qui le recouvrait Quelques coupures barraient son visage et il espérait qu'elles ne laisseraient pas de cicatrices.
En l'entendant arriver, la bête s'était retourné. Drago prit une posture de combat, crocs et griffes sortit.
Il reconnut sans peine la chose qui se tenait en face de lui. Une goule. Un monstre. Agacé et furieuse de voir son repas être interrompu, elle se dirigea dans sa direction avec la ferme intention de lui faire payer ce qu'elle considérait comme un affront.
Malheureusement ne sachant pas à qui elle avait à faire l'histoire fut régler en quelques secondes. D'un coup de griffes, Drago détacha sa tête de son corps. Vengeur, le blond s'acharna sur elle jusqu'à ce qu'il n'en reste que quelques morceaux éparpillé ici et là.
Un gémissement douloureux de Harru le ramena à la réalité et sans plus perdre de temps il se hâta dans sa direction. Avec délicatesse il le prit entre ses bras. De sa main libre, il chercha un pouls craignant au fil des secondes de ne pas en trouver. Il respira fortement, pour se calmer. Puis reprit le pouls. Un soupir de soulagement passa la barrière de ses lèvres alors qu'il sentait lentement le cœur battre sous ses doigts. Il était faible, faible mais bien présent.
Il passa un bras au-dessous des genoux du blessé tandis que l'autre se logeait dans le creux de son dos.
Sans perdre une seconde il se releva, et commença à courir sachant parfaitement où il allait. Il fallait qu'il y arrive très vite, il ne savait pas si son brun tiendrait encore longtemps. La lune éclairait son chemin, guidant ses pas d'une façon presque bienveillante. Malgré sa vitesse presque surnaturelle sa course dura une vingtaine de minutes.
Chaque seconde qui passait l'éloignait de son brun. Chaque seconde lui était précieuse. Son cœur battait vite, fort, dangereusement dans sa poitrine menaçant d'exploser sous la crainte qu'il ressentait, quand enfin il arriva en face d'un lac. La lune se reflétait dans l'immense étendue d'eau.
Sans aucune peur il fit quelques pas dans l'eau, continuant jusqu'à ce qu'il soit presque complètement immergé. Doucement il murmura "Unlock". Et quelques secondes plus tard il prit une grande bouffé d'air avant de poser ses lèvres sur celle du brun il répéta l'opération trois fois avant de sembler satisfait.
Il refit un pas et posa à nouveau ses lèvres sur celle du brun. Sans relâcher la pression ne serait-ce qu'une seconde, il se laissa couler. Le sol se déroba sous ses pieds. Ils tombèrent tout au fond du lac, la chute sembla durer une éternité avant qu'ils n'atteignent le fond.
Quand ils eurent atteint le fond du lac, un passage s'ouvrit et ils tombèrent de nouveau. Une poignée de seconde plus tard, ils atterrirent avec douceur sur un sol carrelé. Drago, prit appui avec ses jambes et se remit debout. Il courut rapidement au couloir de cette demeure qu'il connait si bien. Qu'il connaissait par cœur. Les portes défilèrent, les couloirs se succédaient. Les quelques personnes qu'il croisa le regardèrent d'abord en souriant, ravi de le revoir avant de froncer les sourcils au vu de sa charge.
Finalement il arriva à destination et d'un coup de pied ouvrit une porte blanche, pénétrant avec fracas dans la pièce.
-Scorpius !
Des pas précipité se dirigèrent vers lui.
-Scorpius dépêche-toi s'il te plait. Il va mourir.
Un homme, blond aux yeux argent d'une vingtaine d'années arriva devant lui en courant. Il portait un chemisier noir qui moulait parfaitement son torse. Sa peau semblait plus clair que celle du blond. Des airs de ressemblance entre les deux homme étaient impossible à nier. Un jean noir taille baisse, finissait de le mettre en valeurs, alors que quelques bijoux élégamment disposés lui donnaient un air de poupée. Avisant du blessé il indiqua au blond ou posé le brun.
Drago s'exécuta rapidement et le dénommé Scorpius commença à soigner son patient.
Les questions gênantes seraient pour plus tard.
Le soignant se dirigea vers une armoire ou il prit une seringue contenant un liquide rosé, presque transparent qu'il injecta rapidement dans la première veine qu'il trouva.
-Ne t'inquiète pas Dray. Avec sa il devrait tenir le temps que je le soigne correctement il stabilisera son cœur. Puis il injecta un deuxième liquide bleu.
-Celui la réparera les tissus et lésions interne déchirer tandis que je m'occupe de l'extérieur.
Il sortit un tube de pommade, une bouteille de whisky et plusieurs bandages qu'il posa sur la table.
-Tient lui la main, ça va piquer.
Il versa coup à coup le whisky sur tout le torse du brun cherchant visiblement à désinfecter les plaies. Même évanouie, le brun grimaçait, les larmes perlant derrière ses paupières closes. Une fois sa tache terminer il appliqua la pommade sur son poignet, sa cheville, son abdomen et son épaule.
Pour finir il le banda avant de déclaré :
-Quelques jours de repos et il devrait être sur pieds. Sa cheville est juste foulée, par contre son poignet doit être cassé les os ont été sévèrement touché donc je lui mettrais un plâtre demain matin. Il a quelques côtes cassées et les lacérations sont très profondes. Pour ses côtes ce que je lui ai injecté devrait faire l'affaire. Qu'est-ce qui la griffé et apparemment mordu ?
-Une goule. Je l'ai tué.
Il sourit devant l'euphémisme.
-Je vais lui injecter de la morphine, pour savoir s'il va se transformer en goule faudra attendre son réveil. Pour les possibles dommage au cerveau également. Je ne sais pas s'il s'est cogné ou s'il a été frappé à la tête. Il est possible qu'il ait une commotion cérébrale légère donc nous aviserons demain. Prie pour qu'il ne se transforme pas, car tu sais que le conseil le tuera. Tu peux rester avec lui cette nuit la chambre est libre. Bonne nuit petit frère.
-Bonne nuit Scorp'.
Draco veilla son protégé une bonne partie de la nuit. Ce n'est qu'a 5 heure du matin qu'il se laissa emporté par le sommeil, sa main enlacée à celle du brun.
Ce n'était pas censé ce passé comme ça. Le jeu lui avait échappé et il ne se le pardonnerait jamais s'il perdait Harry à cause de sa pensa-t-il avant de fermer les yeux.
