Suite et fin

Merci Nourann et Jade181184 pour vos commentaires

Et bien sur Merci à Paige0703 pour ses encouragements !

Bonne lecture !

Celui qui passait pour être le chef donna ses ordres pour que les caissiers leur remettent l'argent en leur possession. Les deux autres remplissaient les sacs.

A cet instant Reese avisa l'agent de sécurité allongé près du dernier guichet. Il suivait attentivement les gestes du braqueur le plus proche.

-« Finch » chuchota Reese « Je pense que le garde va tenter de maîtriser l'un des braqueurs ».

-« C'est de la folie John ! » sous la panique Finch s'emporta.

L'ex agent se surprit à penser que les moments de panique de son partenaire étaient les seules où il entendait son prénom. Il regretta de ne pas pouvoir le lui faire remarquer, mais le moment était particulièrement mal choisi…

-« Pas si sur » répondit-il « si j'interviens en même temps que lui sur le chef qui est plus près de moi. En étant suffisamment rapide je pourrais le neutraliser et gérer le troisième, le plus facile… »

-« Facile » s'étrangla Finch.

-« Tellement confiant qu'il a rengainé son arme pour tenir le sac, l'imbécile » commenta John

-« John ne faites rien d'inconsidéré, la police… ».

-« Va intervenir en force et il risque d'y avoir des victimes » le coupa Reese. « Alors que ma solution pourrait tout régler en douceur ».

Finch ferma les yeux « c'est de la folie » souffla t-il

Mais il était trop tard, aux sons lui parvenant il comprit que la lutte avait commencé.

A l'instant précis où l'agent de sécurité avait bondi sur le braqueur, Reese s'était jeté sur le chef. Celui ci, surpris, lâcha son arme, mais il retrouva vite sa combativité et John découvrit qu'il savait se battre. L'agent de sécurité était aux prises avec le troisième braqueur et semblait prendre le dessus. Restait le second braqueur qui après un moment de flottement lâcha le sac pour saisir son arme. C'est alors que l'un des clients, peut être inspiré par le courage des deux combattants, s'élança à son tour appelant le caissier du guichet à la rescousse. Celui-ci réagit et à deux contre un réussirent à plaquer le braqueur au sol, tandis que l'agent de sécurité venait à bout de son vis-à-vis et que Reese immobilisait le chef d'une prise bien placée.

Les défenseurs n'eurent guère le temps de se réjouir. Une voix claire et glaciale s'éleva alors, figeant les assaillants :

-« Lâchez les !, lâchez les immédiatement ou je tire »

Un quatrième braqueur se tenait en retrait près de la porte, maintenant une jeune femme terrorisée agenouillée devant lui, son arme braquée sur sa tempe.

A l'autre bout du fil, Finch qui attendait anxieusement l'issu du combat sentit sa respiration se bloquer dans sa gorge.

Reese relâcha le chef qui tituba, en se massant le bras, vers le quatrième comparse.

L'agent, le client et le caissier avait aussi relâché leurs proies à contre cœur. Le troisième braqueur en profita pour frapper l'agent qui se cogna comme la caisse et tomba à moitié assommé.

Reese fixait le quatrième braqueur les sourcils froncés. Cette voix, cette silhouette. « Ce n'est pas un homme » songea t-il. Un doute pointa dans son esprit.

-« Bien joué » commenta le chef, il voulu poser une main sur l'épaule de son complice mais celui-ci s'écarta.

-« Mieux que vous bande d'imbécile. Vous voulez tout faire rater ? Vous laissez maîtriser par cette bande de plouc ».

-« Du calme, c'est bon, on se reprend » plaida le chef. Il se tourna vers les deux autres.

-« Ramassez les sacs, allez vite ! ».

Reese croisa le regard affolé de Miss Ortega, il y lu une frayeur infinie et quelque chose d'autre…

C'est alors qu'il comprit que ses doutes étaient justes, c'était presque trop évident.

-« Caroline » constata t-il.

Finch sursauta « Caroline ? »

Miss Ortega gardait les yeux obstinément fixés sur le quatrième braqueur, celui-ci la fixait en retour, puis brusquement ôta la cagoule qui dissimulait son visage.

Le chef protesta

-« Hé, qu'es ce que tu fais ? On devait rester anonyme ! ».

-« Mais elle m'a reconnu » grinça Caroline les yeux toujours fixés sur sa mère.

-« Tu es devenue perspicace ma chère maman ? ».

-« Caroline pourquoi fait tu cela ? » demanda la pauvre femme désespérée.

-« L'argent bien sur. Commencer une nouvelle vie loin d'ici, loin de toi surtout ! ».

Elle se rapprocha.

-« Et maintenant tu vas ouvrir le coffre pour mes amis sans résister. Je sais que tu as la clé en ce moment ».

-« Arrête ça Caroline, je t'en prie » supplia Luisa.

-« Oublie ça maman. T'as plus de conseil à me donner depuis que t'as viré papa ».

-« C'est lui qui est parti tu le sais bien et… ».

-« Parce que tu étais trop stupide pour le garder » l'interrompit Caroline exaspérée

Reese nota que la jeune femme commençait à perdre son calme, ce qui augmentait les risques de voir déraper la situation. Il se tenait toujours à proximité de Luisa cherchant le moyen d'intervenir.

Le chef intervint

-« Caro c'est pas le moment de régler les comptes, la police ne va plus tarder ».

La jeune fille l'observa, furieuse, mais se rendit à ses arguments.

Le chef empoigna Miss Ortega par le bras et l'entraina sans ménagements vers la salle des coffres.

Le troisième braqueur avait réuni les sacs et fit signe au second de surveiller les otages tandis qu'il disparaissait dans l'arrière salle, dont il ne revint pas…

Au bout de quelques minutes son complice s'inquiéta :

-« Jim ? Qu'es ce que tu fou ? » Il ajouta, mal à l'aise, « Tu ne viens pas chercher les autres sacs ?

Il était de plus en plus nerveux et ne vit pas John qui s'était glissé derrière les comptoirs et se rapprochait lentement de lui par derrière.

Lorsqu'il s'en aperçut, il était trop tard, Reese le maîtrisa d'une pression et l'allongea sur le sol.

Il aperçut alors Fusco à l'entrée du couloir menant à l'arrière salle.

-« C'est bon l'autre est ko » souffla t-il « Notre ami commun a trouvé les plans de la banque et neutralisé le système de verrouillage de la porte arrière pour que je puisse entrer discrètement » ajouta t'il avec un sourire goguenard.

-« Excellent » commenta Reese. « Maintenant allons maîtriser ceux de la salle des coffres ».

John se glisse vers la salle des coffres souple comme un chat, Fusco sur les talons.

A l'intérieur de la salle désormais ouverte Rick s'occupait de vider les coffres avec un pass spécial trouvé sur place, une sorte de double conçu par le directeur, pendant que Caroline tenait sa mère en respect le regard dur.

Mais Miss Ortega n'était pas une menace. Elle se contentait de pleurer en silence fixant sa fille d'un regard désespéré.

-« Si tu m'avais parlé » murmura t-elle

-« Tais-toi. Tu n'aurais rien compris de toute façon. Et maintenant c'est fini ».

-« Fini » souffla la pauvre femme effrayée.

-« Dans quelques heures nous serons loin » affirma alors Rick avec suffisance.

-« Et j'ai bien l'intention de t'oublier dans cette salle en partant » ajouta Caroline en fixant sa mère avec un sourire mauvais.

-« Hé, c'était pas dans le scénario ça » s'exclama Rick soudain inquiet « on avait dit pas de blessé ! ».

-« Mais c'est le cas Rick, on ne tire sur personne. On ne fait qu'enfermer un otage. Nous ne sommes pas responsable du manque d'oxygène dans cette pièce, ni du temps que mettra la police pour l'ouvrir… ».

-« Ah ok » hasarda t-il, impressionné par la détermination de sa petite amie.

Ce fut à cet instant précis que John et Lionel lancèrent l'assaut.

Caroline réagit aussitôt pressant la détente, mais John s'était élancé en avant, bousculant Miss Ortega et lui évitant le tir. La balle lui effleura le bras.

Il ne laissa pas le temps à l'apprentie braqueuse de tirer à nouveau, l'assommant d'un coup sur la tête. Il se tourna vers Lionel qui n'avait eu aucun mal à maitriser Rick trop surpris par l'attaque et peu désireux de tester l'arme brandit par l'inspecteur.

-« Touché ? » questionna l'inspecteur

-« Rien d'important » Répondit Reese avec un haussement d'épaule.

A l'autre bout de la ligne, Finch se laissa aller dans son fauteuil, à nouveau ils avaient frôlé le pire.

Des agents entrèrent dans la pièce pour maîtriser les braqueurs.

-« Ils avaient prévus de fuir par un ancien tunnel menant au égouts. Ils n'étaient pas si stupides que ça pour des débutants » constata Fusco « Leur plan n'était pas mauvais, juste un peu maladroit ».

-« Oui. Et Caroline avait choisi ce jour pour être certaine que sa mère serait en première ligne » constata Reese

-« Elle était bien renseignée et finalement ce n'était pas Rick qui la manipulait mais bien elle qui manipulait son petit ami. En fait cette fille était le véritable cerveau de l'affaire » affirma Lionel

-« J'avais dit que c'était l'âge des bêtises mais cette donzelle est plutôt imaginative ! » ajouta t-il perplexe.

-« Ces deux là ont quelques comptes à régler » commenta Reese en observant Miss Ortega qui tentait d'approcher sa fille qui la repoussa durement, avant d'être emmenée par un agent.

-« Manque de communication » trancha Fusco.

-« De l'importance d'exprimer ce que l'on ressent quand on le peut » murmura Reese.

« Mais ca ne marche pas toujours » songea t-il repensant à cet instant où il avait osé laisser s'exprimer ses sentiments pour son employeur et à ce qui en avait résulté. « Peut-être aurais-je du insister ? » Une nouvelle fois la sensation de rejet qui l'habitait depuis cette scène l'envahit, le blessa.

OoooooooooO

Reese entra dans la bibliothèque d'un pas lourd, le visage las, il avertit immédiatement :

-« Je vais bien Finch, la balle m'a juste effleurée le bras, ce sera sans conséquence… »

Il ne termina pas sa phrase, Finch s'était précipité vers lui et saisissant son col il l'embrassa éperdument.

John eu un mouvement de recul qui ne dura qu'un instant avant de répondre au baiser.

-« Encore une démonstration Harold ? » questionna t-il haletant.

-« Non. Une mise au point » murmura Finch. « Je vous ai menti, malgré ma promesse. Je pensais que c'était indispensable pour préserver notre amitié, nos missions, mais j'avais tort. Et tout à l'heure j'ai compris que je ne pouvais plus me taire et risquer de vous perdre sans avoir rien dit ».

Il scruta le visage de son partenaire.

-« Je vous aime John » ajouta t-il.

-« Alors ce baiser, c'était réel ? ».

-« Oui ».

-« Je vous aime Harold » murmura John en posant son front contre celui de son partenaire.

-« Et je vous promet que cela ne fera que me rendre plus fort ».

Finch sourit. Ils restèrent un instant silencieux savourant ce moment, le début d'un nouveau chapitre de leur histoire. Puis Finch fini par réagir :

-« Bien, maintenant voyons cette blessure. Je vais chercher la trousse de soin ».

Il s'écarta mais John resserra son étreinte le ramenant contre lui.

-« Je pense que j'aimerai d'abord quelques anti-douleurs » Il sourit « Une douzaine de baisers suffiront ».

-« M Reese vous êtes …vraiment immature » ironisa Finch.

John l'embrassa puis murmura :

-« Non juste…vraiment amoureux ».