Finalement le noir me va bien
J'entrai doucement dans le bain, sentant l'eau chaude et la mousse sur ma peau. Une fois que fus toute entière dans le bain, je soupirai de plaisir, l'odeur de la cerise me calmait, et toutes les questions que j'avais pu me poser avant, s'évanouir.
Chapitre
3 Préparation et sortie
Je
commençais à poser le shampoing qui fallait laisser agir dix
minutes, puis je pris le gel douche à la senteur de la cerise, et
j'eus un frisson quand le savon toucha ma peau, car le liquide
était froid. Puis je me rappelai que la bille magique mise dans le
bain avait le même effet qu'un gel douche, et alors, je me mis à
rire. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ri, je me sentais
bien, là, dans l'eau, dans cette maison. Je rinçai mes cheveux,
puis me séchais.
J'étais détendue, mes mouvements étaient devenus lents et gracieux. Je m'habillai, et me regardai dans une des glaces. Je portais une robe courte et assez moulante, la robe se composait d'un décolleté plongeant, de fines bretelles de couleur argent et d'une ceinture de même couleur, le reste de la robe était de couleur verte.
Je m'avançais vers le placard du lavabo pour prendre des magazines et les feuilleter dans sa chambre. Je m'assis sur le lit et regarda les couvertures pour pouvoir voir lequel serait le plus intéressant, et se ne fut pas compliqué car sur un des magazines, il y avait en gros titre « Comment se relooker complètement, maquillage, cheveux, corps » Je regardai à l'intérieur du magazine il n'y avait qu'une seule page ( ndA : UNE SEULE FEUILLE ! Ils sont fort ces sorciers.).
Je compris rapidement le mystère du magazine, il fallait lancer un sort, et on serait relooker selon les idées des plus grands experts. J'avais un peu peur de le faire mais quelque chose me rassurais, en bas de la page, à gauche, il y avait un tout petit texte informant les lecteurs que si leur changement ne leur plaisait pas, il y avait une contre formule à réciter dans la demi-heure qui suit le sort de « relookage ».
Je pris alors ma baguette, et récitai la formule, je ne sentis rien, je croyais que rien ne s'était passé, mais quand je me regardai dans une des glaces, j'eus une agréable surprise. La couleur de mes cheveux ne changea pas mais il devinrent plus lisses tout en gardant du volume. Mon maquillage comprenait surtout trois couleurs vertes et argent sur mes yeux, et rose sur mes lèvres, mon corps lui était plus bronzé. Et mes yeux avaient pris une teinte violette.
Les cloches d'une église annonçaient 1h30. UNE HEURE ET DEMIE! Je me mis à paniquer, on devait me chercher à 1h30, je n'avais pas encore mis mes chaussures. « Holalalala », ce n'était pas possible on m'avait apporté quatre paires de chaussures différentes.
On frappa à la porte, j'étais prise de panique, qu'elle paire fallait-il que je mette ? Elles étaient toutes magnifiques. J'en pris une au hasard, c'était des chaussures à talon vert clair avec un lacet vert foncé qui monté un peu sur la cheville. On frappa de nouveau à la porte, je mis la main sur la poignée de la porte, tourna celle-ci. :
-« Il était temps !
- Malfoy ? C'était la même voix que j'avais entendue dans la chambre
- Appelle-moi Drago, dit-il
- ...
- Euh ... ça va ?
- Tu...tu étais dans ma...ma chambre ? Ma voix tremblait
- Comment ? De quoi parles-tu ? Sa voix était fausse, il savait très bien ce que je voulais dire.
- Non, rien, alors qu'est-ce qu'on est sensé faire aujourd'hui ? J'avais décidai de changer de conversation
- Il se trouve que le maître veut que tu reste avec nous, Il venait de prononcer le mot maître avec respect, pas avec crainte comme je l'aurais cru, mais avec respect
- Le maître ? Pourquoi veut-il que je reste avec vous ?
- J'en sais rien, mais tout ce que je sais, c'est qu'il veut que je t'amène dans l'allée des Embrumes et après sur le chemin de traverse pour que tu puisses acheter tes nouvelles affaires.
- Est-ce que je suis portée disparue ? J'avais peur de sortir du manoir, je voulais retarder ma sortie de cette maison, j'avais peur de ce que je trouverai une fois dehors
- Evidemment, on n'est pas oubliée si vite quand on est l'ami du survivant et du rouquin
- Et je vais pouvoir me promener comme ça, sans que rien m'arrive ?
- Tu devrais dire « nous » arrive, n'oublie pas que je suis avec toi, et puis, ils ne te veulent pas de mal, par contre quand ils te verront avec moi, c'est à moi qu'ils en voudront... »
Cette conversation s'arrêta là, Drago me fit signe de sortir, il ferma la porte de ma chambre, me sourit, puis marcha dans le manoir comme s'il le connaissait par coeur. Les couloirs du manoir était assez sombre, beaucoup de tableaux étaient accrochés sur les murs, les personnages peints, me regardaient, les yeux grands ouverts.
Une fois sortis du manoir, un chauffeur devant une voiture noire nous attendait, m'ouvrit la porte, et fit de même avec Drago. Le voyage se fit en silence, on s'observait l'un l'autre. Drago était musclé, sûrement grâce au entraînement de quidditch, ses yeux, couleur acier, me transpercer la peau, je le sentais qui me dévisageait, il avait un petit sourire narquois, je n'étais pas sur de l'origine de ce sourire, mais de toute façon je ne préférais pas le savoir.
Quand la voiture s'arrêta, ce fut Drago qui m'ouvrit la porte et qui me tendit la main que je pris avec plaisir. Il me regarda dans les yeux, j'avais l'impression de fondre, je dus d'ailleurs détourner mon regard pour essayer de reprendre contenance, mais ce que je vis quand je le regardai de nouveau me fit rougir : il fixait mon décolleté. Quand il s'aperçut que je le regardais à nouveau, il me sourit, me mit la main au niveau du dos pour m'inviter à avancer. J'essayais tant bien que mal de reprendre mon souffle, mais je n'y arrivais pas.
Quand nous arrivions dans l'allée des Embrumes sa main était descendue au niveau de mes hanches, je pouvais sentir son parfum qui m'enivrais. Nous allâmes manger dans un restaurant, puis firent quelques magasins de vêtements, puis nous entrâmes dans une bibliothèque. Il alla directement voir le vendeur qui lui donna une poche. Puis nous sirotâmes une boisson qui venait de sortir dans le nouveau bar dans le chemin de Traverse.
C'était la première fois depuis que j'avais été enlevée que je me trouvais au chemin de Traverse, beaucoup de personnes me regardaient bizarrement, et chuchotaient entre eux. Je regardais Drago qui me lança un sourire charmeur qui me fit oublier mes craintes, je lui rendis son sourire. Peu de temps après, il mit sa main sur la mienne. Je sentais les battements de mon coeur s'accélérer. On se regardait dans les yeux, j'étais si bien en ce moment, j'aurais voulu que le temps s'arrête, mais se ne fut pas le cas.
« Hermione ! » Ce cri me sortis de mon bonheur, je détournais mon regard avec regret pour regarder à qui appartenait la voix. Fred ou George Weasley me sauta dessus, et me prit dans ses bras. Je me détachais péniblement de ses bras, et je le regardai avec antipathie :
-« Qu'est-ce qui t'arrive, ma voix était dure
-Ce qui m'arrive ? Il semblait étonné, Hermione ça fait environ une semaine et demie que tout le monde te recherche, je te retrouve, et toi tu me demandes ce qui m'arrive
-Ecoute Weasley, Hermione est chez moi, elle habite dans mon manoir et elle en a marre de devoir supporter des personnes dans ton genre
-Mais comment fais-tu pour rester avec elle c'est une sang de bourbe, Weasley comprit la faute qu'il avait commise, il n'avait pas voulu l'insulté, mais c'était trop tard
-tu oses la traiter de sang de bourbe, ne l'insulte plus jamais, c'est compris ?
-C'est toi qui me dis ça Malfoy ? Toi qui l'insulté avant
-Tu te ... Drago n'eut pas le temps de finir sa phrase car je le coupai
-C'est bon je vais régler cette affaire, dis-je à Drago, quand à toi, je me retournai vivement vers Weasley, ne m'insulte plus jamais, oublie moi, je n'ai plus rien à faire de ta famille et de Potter...
-Tu ne l'appelles plus par son prénom !
-Ne me coupe pas la parole ! Ne me touches pas, et ne m'approche plus, je ne veux plus entendre parler ni de toi ni de ta famille, est-ce que c'est clair ? Ce n'était même pas une question, qu'il le veuille ou non je ne voulais plus le voir, je me sentais maintenant étrangère à ces gens.
-Hermione, il t'as ensorcelé »
C'était trop, j'en avais marre, je pris la main de Drago, et nous nous apprêtions à partir, quand cet imbécile de Weasley me toucha l'épaule. Je me retournai, je voulais lui lancer un sort mais j'avais oublié ma baguette dans la chambre. J'en avais marre, il m'avait poussé à bout, il fallait à tout prix que je fasse sortir ma colère, j'en pouvais plus je fermai les yeux, « pourquoi j'avais oublié ma baguette, j'aurais pu lui lancer le sort de suplicium ! ». Et c'est ce qui arriva, Weasley fut projeté au sol et se mit à crier. J'étais déboussolée, je ne comprenais pas ce qui venait de se passer.
Drago et moi partîmes assez vite, un chauffeur nous attendait déjà, la voiture démarra rapidement. Drago comprenant mon trouble m'attira vers lui, je posai doucement ma tête contre son épaule, pendant que lui me caressait tendrement les cheveux. Je me décidai de me retourner vers lui, on se regarda dans les yeux. Une larme coula le long de ma joue et il passa délicatement son pouce sur celle-ci pour l'effacer, puis il me sourit et m'enlaça doucement.
Fin du chapitre
Le prochain chapitre s'appellera : consolation, surprise et agréable soirée
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