Disclamer: Les personnages appartiennent à l'auteur de Vampire Knight, sauf le domestique.

Dsl pour le retard, disons que j'ai eu quelques ennuis personnels (mon cheval est MELADEUUHHHHHH) et que j'avais pas la tête à écrire. Maissss je sens l'inspiration revenir peut à peu.

Ce chapitre est un peu comme une introduction dans la 'vraie' histoire... d'ou le pourquoi qu'elle est moins longue. Et dsl pour les fautes...

**S'il y a une âme généreuse qui voudrait devenir ma (ou mon) beta reader officiel(le)... je dirai pas non. Des fois je bloque sur des niaiseries et ca m'énerve!**

Une journée entière. Une journée à attendre que ce salaud revienne. Plus le temps passe, plus la colère du prisonnier augmente. Il fixe la porte, surveillant la future apparition de son gardien. Il a pu observer maintes et maintes fois les moindres détails de la pièce. La chambre est immense. Les murs sont de couleur ivoire et le plafond sur lequel est suspendu un lustre imposant est d'un brun chocolat. De ce qu'il peut voir du plancher, celui-ci semble en bois. À sa droite, collée sur le lit, une table de chevet fabriquée avec le même design que le reste du mobilier, le sépare d'immenses fenêtres cachées par de lourds rideaux bourgognes. Plus loin, sur le mur perpendiculaire à celui de la tête du meuble où il est allongé, il y a une armoire massive. Une porte est entrouverte sur ce qu'il croit deviner être une salle de bain. Entre celle-ci et celle d'une penderie, deux causeuses de la même teinte que le plafond sont installées en coin, avec une table entre elles. Un verre et une bouteille d'eau vide trône sur celle-ci. L'ensemble fait très masculin. Bizarrement, il n'y a aucun mobilier à gauche. Pas de tapis, aucun ornement. Pourtant il y avait de la place pour mettre un autre lit. Pourquoi laisser cette espace? Seul un foyer en pierre noir démesurément grand est incorporé dans le mur. La porte par laquelle est disparu le Sang Pur se trouve en face d'autres rideaux identiques à ceux de droite. Ils sont eux aussi fermés. Il ne semble pas y avoir de fenêtres car aucune lumière ne filtre en dessous. Que cachent ses voilures? Un autre mystère. En regardant pour la Xième fois la pièce, il réalise qu'il a oublié de regarder au pied du lit. En soulevant la tête pour regarder ce qu'il y a, il remarque qu'il est… QUOI! IL EST NU! Mais qu'est-ce qui s'est….? Comment a-t-il fini….! C'EST QUOI LE BORDEL! Il sert des dents et grogne. Le Kuran va vraiment avoir des comptes à rendre. Oser toucher à sa pudeur… non mais quel… ENFOIRÉ!

Il entend des murmures derrière la porte et se met à hurler :

-HEILLLLEEEE … SORTEZ-MOI D'ICI! YOUHOUUUUU YA QUELQU'UN! JE VEUX SORTIR!

Les murmures s'arrêtent et des pas rapides s'éloignent. Au moins, maintenant il sait qu'il n'est pas seul. Mais pourquoi ces gens sont-ils partis? Qu'est-ce qui se passe? Que manigance cette ordure de Sang Pur?

Il lui faut un plan pour sortir d'ici. Jouer contre Kaname allait être dur mais il faut gagner. Si non, il n'est pas sur de ce qu'il pourrait perdre. Pour l'instant, il va falloir qu'il se situe, qu'il étudie la place, mais le plus dure, qu'il devine le jeu de son rival.

Il n'a pas le temps de réfléchir plus à son plan qu'il perçoit d'autres pas se diriger vers la chambre. Un temps d'arrêt. La porte finit par s'ouvrir. Il y entre l'être qu'il hait le plus au monde. Kaname. Ce monstre. Son caractère enflammé l'emporte.

-SALAUD! MAIS QU'EST-CE QUI SE …

D'un air ennuyé, Kaname le coupe :

-Tu te répète. Change de qualificatif, je t'en prie.

-Tu préfère quoi? Ordure? Sale vampire de mes deux? Connard? Gronde l'homme enchainé. La rage bouille en lui. Il tire sur les chaines, essayant de les arracher pour pouvoir lui sauter à la gorge. 10 ans. Cela fait 10 ans qu'il n'a pas vu ce visage maudit. Il aurait pu passer cent ans sans le revoir. Il aurait voulu passer cent ans sans le revoir. Il remarque qu'il n'a pas changé. Même coupe de cheveux, mi-longue, mi- courte; même regard arrogant et fier de celui qui a la puissance du monde entre ses doigts; même nonchalance feinte cachant un esprit analytique et corrompu. Seul son uniforme blanc de la Night Class a été remplacé par un confortable pantalon et une chemise ouverte sur son torse découpé.

Le puissant vampire ne répond pas, s'approchant d'un pas détendu, le regard dans le vague. Il finit sur le coté gauche du lit. Il admire la hanche dénudée de son prisonnier, tend la main et la caresse du bout des doigts. L'argenté sursaute au contact. Il se tasse le plus loin possible de la main tendue. L'homme à la chevelure brune fronce des sourcils. Il s'assoit sur le bord du lit, accotant sa hanche contre celle de son prisonnier. Il avance la main vers ses cotes et glisse ses doigts le long de ceux-ci. L'homme enchainé suffoque de colère et d'autre chose qu'il ne veut pas identifier.

-Ne me touche pas. Et répond à mes questions!

Agacé, Kaname lui lance :

- Pour se faire il faudrait que tu les finisses.

Zero tente de se soustraire du toucher de l'homme qui le dégoute. Mais que veut dire cette caresse. Car c'en est bien une. Pourquoi son geôlier fait-il ca? C'est une nouvelle forme de torture? Oui ca doit être ca. Sans qu'il ne puisse le retenir, un frisson lui parcoure l'échine. Kaname lui lance un regard surpris. Zero lui retourne un regard de braise.

-Très bien si tu veux jouer à ca. Qu'est-ce que je fais ici? Pourquoi ne pas m'avoir tué quand il le fallait? À quoi joues-tu? Et pourquoi cette… cette… ( il ne peut se résoudre à dire caresse) ce toucher répugnant?

-Tu vas le découvrir bien assez tôt, pour l'instant, profite de ta paix. Je ne joue pas voyons… j'ai pour ainsi dire comme seul projet celui de te soumettre à moi.

Kaname sourit cruellement.

-Tu n'as pas aimé que je te caresse? Hmmmm dommage car j'ai bien l'intention de recommencé.

-Sale connard. Si tu recommence, je te fais bouffer les couilles. Tu n'as pas répondu à ma question. Pour ne pas m'avoir tué?

-Je ne pouvais pas, murmure si bas l'homme aux cheveux brun que Zero dut tendre l'oreille pour bien entendre. L'espace d'un instant, Zero croit apercevoir un éclair de tristesse dans les yeux de son interlocuteur. Non c'est impossible. Ce démon ne peut rien ressentir d'autres que du plaisir quand il torture les gens qui l'entoure. La tristesse? Non jamais. Il observe attentivement son visage, cherchant une preuve de ce qu'il a cru apercevoir. Mais déjà le puissant vampire se referme. Il a du rêver. Oui c'est ca. Une illusion.

Dans un soupir, Kaname se relève et recule de quelques pas. Il détaille sans vergogne la nudité de l'homme couché. Même dans cette position, son prisonnier dégage une férocité, une fierté insoumise. Il semble que rien ne peut le briser. Rien ne peut le dompter. Cette image lui donne le gout de le combattre, de le provoquer pour voir encore et encore son regard s'embraser. Pour le faire enrager encore plus, il lui dit :

-Très joli, quoique tu as perdu du muscle. Va falloir travailler ca. Je n'aime pas la façon dont tu me regardes, tu n'as pas à me haïr, je t'ai sauvé. Je te l'ai dit, tu es mon esclave et il va falloir m'obéir. Il y a certains points qu'il va falloir mettre au clair. En voici quelques uns.

D'un geste élégant, il tend sa main vers le lit. Les anneaux des chaines s'ouvrent, libérant son esclave. Ce dernier bondit hors du lit, rendu fou de rage par les paroles suffisantes du démon debout face à lui.

-Premièrement, je veux que tu saches que je suis le plus puissant de nous deux.

Zero s'élance vers cet être haïssable. Celui-ci a la drôle impression de revivre la même scène que précédemment. Il esquive le coup de son attaquant. En deux rapides coups de poing dans le ventre et sur les côtes, Kaname le projette au sol. L'argenté s'écroule à genou, se tenant l'abdomen. Le souffle coupé par la douleur, il tousse et crache du sang, les poumons perforés par ses côtes brisées. Ses pouvoirs de vampire lui ressoudent déjà les cotés et reconstituent la partie endommagée de ses organes. L'homme au dessus de lui se penche et lui empoigne les cheveux, relevant sa tête. Cette position oblige le blessé à le regarder.

-Deuxièmement, tu es libre d'aller ou bon te semble, sauf dans mon bureau, mais ne t'inquiète pas, celui-ci est inaccessible. Ne suis-je pas généreux? Dit-il d'un ton faussement humble comme s'il lui faisait vraiment une faveur.

L'ancien hunter tente de se débattre contre la poigne de son ennemi. Le puissant vampire semble s'impatienter et le repoussant, il continue :

-Troisièmement, tu n'as pas le droit d'attaquer les domestiques. Si tu oses, tu vas réaliser que ce que t'a fait subir Monsieur Fang n'est rien comparé à ce que je vais te faire endurer. Ce sont pour l'instant les trois seuls points mais d'autres vont surement s'ajouter au fur et à mesure.

D'un pas tranquille, Kaname quitte de la pièce, laissant la porte ouverte. Il y est allé un peu fort, mais il sait qu'avec Zero il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds. La faiblesse n'existe pas.

Se dirigeant vers le rez-de-chaussée, il se remémore quand la domestique est venue l'avertir que son prisonnier étant enfin éveillé. Il écoutait de la musique dans un petit salon du premier étage. D'un geste de la main, il l'a renvoyé et a continué à admirer son jardin au travers la fenêtre. Il avait gardé un visage stoïque, mais son cœur battait la chamade. Comment allait se passer cette rencontre? Pourra-t-il se retenir? Sans qu'il ne s'en soit aperçu, ses pas l'avaient immédiatement conduit vers l'entrée de la chambre de son esclave. Il avait fermé les yeux et avait du se concentrer pour se détendre et donner l'apparence qu'il contrôlait la situation. À peine était-il entré que son animal s'était mis à l'injurier, l'amusant plus qu'autres choses. Il ne s'était pas retenu pour le provoquer un peu, alimentant sa colère. Il avait eu le souffle coupé par la beauté flamboyante de l'homme enchainé sur le lit. Il n'avait pas pu s'empêcher d'admirer les courbes de ses cuisses, le plat de son ventre. Hypnotisé, il s'était avancé pour le caresser. Quand celui-ci s'était débattu il était revenu à la réalité. Cette réalité qui lui disait qu'un jeu cruel commençait et qu'il fallait en être le maitre pour ne pas perdre la partie. Il fallait qu'il s'impose et c'est ce qu'il a fait. Un fois arrivé au rez-de-chaussée, il s'installe confortablement sur un fauteuil, attendant l'arrivée de son esclave.

Pendant ce temps, l'argenté reste abasourdi. Libre? Est-il vraiment libre? À quoi jouait Kaname? Quel était le piège? Car connaissant le prince des vampires, c'est sur qu'il ne met pas toutes ses cartes sur table. Il prépare quelque chose… mais quoi? Il se relève lentement, tous ses sens en alerte. Il se dirige vers l'armoire et prend un pantalon de toile ainsi qu'un t-shirt. Ils sont à sa taille. Le démon a vraiment pensé à tout à ce que je vois, se dit-il.

Il remarque finalement qu'il y a, au pied du lit, un coffret de bois et d'argent. Peut-être y a-t-il une arme? Il tente de l'ouvrir, mais même avec sa force vampirique il n'y arrive pas. C'est sans importance. De toute façon, son ennemi n'est pas assez stupide pour laisser trainer de l'équipement qu'il pourrait utiliser pour se battre. Tous les muscles tendus, il se dirige silencieusement vers la porte et jette un coup d'œil dans l'entrebâillement. Personne en vue. Parfait. Collé contre le mur, il sort de la chambre. Il se retrouve dans une petite salle de repos. En face une autre porte est complètement ouverte. Il traverse la pièce et s'arrête au beau milieu, surpris de ce qu'il voit. Accroché sur le mur à sa droite, il y a une collection de petites dagues. Il les observe attentivement, les prenant une à une dans sa main pour arrêter son choix sur celle en argent, bien équilibre quoiqu'elle aurait besoin d'un aiguisage. Elle mesure 30 centimètres et sa poigne est faite de lanières de cuir entrelacées. Tout ce qu'il y a de plus simple et de plus discret. Il réalise soudain que ces dagues n'auraient pas du être là. Pourquoi les placer à la porter de la main d'un prisonnier? Un autre jeu dans lequel son bourreau l'embarque? Il réalise que c'est un message qui lui dit : même armé, tu n'es pas un danger pour moi. Il connait ce vampire, mais il s'attend à n'importe quoi et pas question d'aller au delà du danger sans être armé. Il va tout faire pour déjouer les pièges et sortir pour être libre. Il sort de la pièce d'un pas confiant, conquérant. Il observe tout, analyse toutes les situations dangereuses. À chaque porte, il regarde. À chaque intersection il inspecte. Son ouïe fine détecte de légers chuchotements. Il se dirige vers eux aussi silencieusement d'un chat. Un domestique tourne le coin. Zero le plaque contre le mur, une main sur la bouche et la lame de la dague sous sa gorge. Il se souvient de la règle numéro trois : ne pas faire mal aux domestiques. Et puis quoi encore.

-Ne crie pas. J'ai seulement une question à te poser. Ou est la sortie?

Le domestique effrayé pointe le corridor de droite. D'un coup de poing sur le menton, il assomme le valet. Il continue son chemin, suivant les indications de l'homme maintenant inconscient. Quelques mètres plus loin, il se retrouve devant un escalier immense. Il regarde autour et sous la rampe. Personne. Avec précaution, il entame la descente. Mais rien ne se passe. Il traverse le couloir vers les doubles portes de sortie. Comment se fait-il qu'il n'ait rencontré personne autre qu'un seul valet? Ou est le piège?

-Il n'y en a pas. Aucun piège à l'intérieur du manoir… ni à l'extérieur.

Zero se retourne en sursautant. Il se retrouve alors face à son ennemi. Kaname l'observe avec indifférence, notant la présence de l'arme dans ses mains. Il s'était douté que son esclave allait porter son choix sur celui-ci. Au travers ceux qui étaient plus décoratifs, sa sélection avait été pour le plus pratique. En plaçant les armes dans cette pièce, il voulait faire comprendre à son prisonnier que même armé, il ne le craignait pas et il sait que le jeune homme en a compris la signification. Les mains dans les poches de son pantalon, il avance vers l'ancien hunter, sans crainte.

-Si tu veux on va profiter des derniers rayons de soleil ensemble.

Sur ces mots, il passe à coté du jeune vampire et ouvre les portes pour descendre les marches extérieures. Une fois en bas, il se retourne et attend patiemment son captif. Celui-ci est sur ses gardes. Il se met en position de défense et suit son hôte à l'extérieur. Le soleil l'éblouit quelques instants. Ils font quelques pas en silence et arrivent aux grillages délimitant la propriété. Kaname s'arrête avant. Zero réfléchit et observe les environs. Ca ne peut pas être aussi facile. Il décide de faire un pas en arrière.

-Non. Je veux savoir. Quel est le piège?

-Il n'y en a pas. Seulement un champ magnétique interdisant les sorties et les entrées non autorisées. Une décharge de 1500 volts électrocute quiconque tentant de le traverser. Pour un humain, c'est fatal, mais pour un vampire comme toi… disons que tu vas survivre.

L'ancien hunter se retourne. Ses yeux pâles détaillent son geôlier, froid comme un glaçon.

-Et je suppose que JE ne suis pas une personne autorisée à sortir.

Le puissant vampire lui sourit, un sourire qui n'atteint pas ses yeux.

-Essais, tu vas voir. Je ne t'en empêche pas.

Le jeune homme aux cheveux d'argent fixe attentivement son interlocuteur. Celui-ci lui cache quelque chose, mais quoi? Il finit par conclure que toutes les cartes ne sont pas sur table et qu'il ne faut pas tenter la chance sans savoir ce que prépare votre adversaire.

-Sache que je vais découvrir ton petit jeu et y mettre un terme.

Sur ces mots, il retourne dans le manoir, sentant le regard de son ennemi dans son dos.

Tu as eu ta chance, Zero, et tu l'as laissé passer. Maintenant, je vais pouvoir en profiter pleinement, pense le puissant vampire avant le suivre dans le manoir.