Bonjour à Tous !

Je remercie PROFONDEMENT ceux qui me laissent des reviews, je vous envoie plein de bonheur et de chance, je veillerais à ce qu'il vous arrive plein de bonnes choses dans les jours qui suivent. P

Merci à ceux qui ont mis ma fiction en alerte et en favoris, en espérant qu'un jour, tous soit poussés d'une envie folle de laisser une petite trace de leur passage.

Merci aux Littles Ghosts qui se sont révélé à moi ! Que Dieu vous bénisse !

Maintenant réponse à quelque petite questions que l'on m'a posée.

La fréquence à laquelle je compte poster… Euh…je vais être honnête avec vous, je n'en ai aucune idée, tout dépend de l'inspiration, j'ai les grandes lignes, je sais comment va se dérouler l'histoire et comment elle va se finir, mais je n'ai pas ce qui lie le tout. J'écris au gré de mon inspiration. Mais je vous promets de la terminer, je l'ai postée sur ce site et je m'engage à vous livrer jusqu'au dernier chapitre !

D'où l'importance des reviews, croyez-moi, un auteur s'implique davantage dans ses écrits et se bouge un peu plus les fesses quand il sait qu'il est attendu au tournant.

Quant au point de vue, j'ai décidé de ne pas en prendre un en particulier, j'ai choisi le point de vue Omniscient, vous ne verrez jamais de « Je » autre part que dans les dialogues. Ce point de vue est objectif, c'est celui qui voit tout, ou du moins, celui qui verra ce que j'ai envie de vous montrer. De cette façon je peux traiter avec tous les personnages comme bon me semble.

Voilà, voilà.

Bonne Lecture…

Chapitre deux

Tout allait bien, c'était parfaitement calme, agréable et confortable, comme on pourrait se sentir en étant sur un nuage. Il aurait pu rester comme ça des heures entières. Rien n'aurait pu le sortir de son lit. Rien. Sauf peut-être…

-Edward ! Lève-toi, on part dans un quart d'heure ! Hurla une voix roque à son oreille.

Ce dernier encore dans les vapes n'eut pas le temps de poser la moindre question que l'agent Gordon avait déjà quitté la chambre.

Péniblement, il se leva tout de même pour enfiler ses habits. Devant la glace, il se rappela vaguement de la visite que Mr Swan devait effectuer en mode -je suis comme vous, je me promène le Samedi matin dans le parc pour me ressourcer de ma semaine épuisante comme un parfait citoyen, bien entendu j'aurais une horde de garde du corps à mes côtés et je ne sourirais que lorsque je serais sure que l'on me prendra en photo pour divers magasine d'opinion publique- en un seul mot, les élections approchent, se faire bien voir est le mot d'ordre, même pour Charlie Swan.

Une fois terminé de se préparer, il descendit rejoindre son collègue qui attendait déjà à l'extérieur. Il était adossé contre le mur et fumait une cigarette, appartenant à la marque Chesterfield qu'il chérissait tant, car depuis qu'il le connaît, Edward ne l'avait jamais vu fumer autre chose.

-Fumer tue, tu le savais ? Balança Edward à son collègue.

- Les flingues aussi, étant un homme qui aime le risque, j'ai donc décidé de me confronter à ces deux dangers ! Ironisa l'agent Gordon.

Ils restèrent silencieux un moment puis l'agent Gordon reprit la parole.

-Elle à l'air plutôt docile aujourd'hui.

Edward se retourna vers l'endroit que lui désignait son collègue. Il y vit Isabella Swan, debout contre un mur, les yeux fermés et des écouteurs dans les oreilles. Ses cheveux étaient attachés en queue de cheval, mais cela n'empêchait pas quelques mèches de tomber sur son visage. Elle n'ouvrit les yeux que lorsque son père arriva enfin dans le hall et elle croisa rapidement les yeux d'Edward qui la fixait.

-Je peux savoir pourquoi je dois venir au juste ? demanda Bella à son père.

-Je dois montrer aux gens que tu me soutiens, répondit Charlie.

-Comment ça ? Je dois voter pour toi en plus ? Se moqua-t-elle. J'avais plutôt dans l'intention de voter pour Black cette a…

-BLACK ! Tu te moques de moi ?! s'écria-t-il. Ce petit vaurien de Billy ! Non, je ne le permettrais pas ! Si ce sale type devenait président, je ne donnerais pas chère de ce pays !

Il était tellement remonté par ce que venait d'avancer Bella que sa moustache en frémissait. Dès que le nom de son concurrent direct, Billy Black, était évoqué, il se mettait dans tous ses états.

-Charlie ! Votre tension ! Stresse et campagne ne font pas bon ménage ! dit Alice qui arrivait derrière Charlie avec son attaché-case, toujours avec un grand sourire et pleine d'entrain.

Celui-ci se renfrogna et ne dit plus rien.

-Parfait ! Tout le monde est là, c'est parfait, s'exclama Alice.

Elle tourna les yeux vers Bella.

-Bella ! Tu es là ! C'est fantastique ! Tu vas voir, cette petite sortie va être géniale, dit Alice.

-Super ! répondit Bella en agitant les mains d'un air faussement enjoué.

Ce qu'Alice ne remarqua pas tout de fois. Mais de toute façon, son attention était déjà focalisée sur autre chose. Et cette chose n'était autre que le pauvre costume de Charlie Swan. Elle lissa quelques plis en ignorant les grognements de Charlie, et tacha de lui remettre la cravate droite et impeccable. Celui-ci réussi à s'extirper de son attaché de presse pour enfin se diriger vers sa voiture.

-Oh ! Bella, attend ! s'écria Alice.

Bella s'arrêta si vite qu'Edward qui la suivait de près ne put s'empêcher de lui rentrer dedans. Il s'excusa et s'écarta pour laisser passer l'attachée de presse qui sortait quelque chose de la poche de son tailleur. Sans qu'elle ne donne son accord, Alice lui fixa un badge sur la poitrine.

Bella se contorsionna pour pouvoir y lire ce qui était inscrit.

-« Voter Charlie Swan, un président qui vous ressemble ! », lu-elle. Quel slogan ! Et dis-moi Alice, quand les gens liront ce qu'il y a sur ce badge, auront-ils conscience que nous sommes arrivée en limousine, que le costume que mon père porte est fait sur mesure et que sur le poignet de la main qu'ils serrent se trouvent une Rolex à plus de dix mille euros ?acheva-t-elle d'une voix remplit de sarcasme.

Edward se mordit la joue pour ne pas sourire et Bella remarqua son air amusé.

-Bon, c'est l'heure d'y aller maintenant, dit Alice en ignorant ce que venait de dire Bella.

Elle la poussa dans la voiture et referma la portière derrière elle avant de retourner dans la résidence et regarda la limousine et la voiture de fonction qu'occupait l'agent Gordon et l'agent Cullen s'éloigner.

-o-o-o-o-o-

-Jimmy, par ici! Jimmy! Amène la caméra, vite ! s'exclama une petite blonde un tantinet sur les nerfs. Elle portait des lunettes à monture noir et semblait tenir plus que sa propre vie à avoir une interview du président, elle aurait même vendu son chien pour ça, et Dieu sait pourtant qu'elle adorait son bichon frisé !

Elle s'avança parmi les gens et jouait des coudes pour se faire un chemin. Rapidement elle arrivait au niveau du président et tendit au maximum son micro pour pouvoir interpeller le président.

-Monsieur le président ! Monsieur le président ! Pour le journal de Manhattan, s'il vous plait !

Elle attrapa le col de son pauvre cameraman et l'entraina avec elle pour se rapprocher de Charlie Swan. Et pour son plus grand bonheur le président les remarqua et s'approcha d'eux.

-Monsieur, pourriez-vous nous dire la raison de votre venue dans ce parc de si bon matin ?

-Eh bien, voyez-vous, je ne pensais pas ameuter les foules ainsi. Pour dire vrai, ma fille et moi voulions nous balader, et par un temps si beau, il aurait été dommage de rester enfermer, dit Charlie en adressant un grand sourire à la caméra.

-Votre fille ? Où est-elle, je ne la vois pas ? demanda la journaliste en regardant aux alentours pour tenter de l'apercevoir.

Charlie pâlit en constatant qu'il ne l'apercevait pas non plus. Mais la brune en question fit son apparition à ses côtés dans la seconde. Les agents Cullen et Gordon étaient postés quelques mètres derrière eux.

-Mais elle est ravissante ! S'enthousiasma la journaliste, elle ne remarqua pas qu'à ces mots, la brune leva les yeux au ciel exaspéré.

-Parlez-nous donc un peu de votre père ? reprit la blonde.

-Mon père ? répéta Bella en regardant Charlie qui s'était tendu en entendant la question. Je peux vous dire que c'est un homme qui sait où sont ses priorités. Il fait toujours passer sa famille avant tout, s'amusa-t-elle. Il est vrai qu'entre temps ma mère à fuit le navire mais vous savez ça n'a…

-Bon ça suffira ! La coupa Charlie. Je crois que nous allons reprendre notre chemin. Merci pour votre écoute.

Et il planta là la journaliste et son cameraman Jimmy. Quelques pas plus loin, il la prit en aparté.

-Tu ne peux vraiment pas t'en empêcher ?

-J'en ai marre, dit-elle.

-Essaye de bien te tenir pour une fois, j'en ai plus qu'assez d'avoir à faire à une gamine.

Il ne lui laissa pas le temps de répondre et partit un peu plus loin pour parler à d'autre journaliste.

Elle soupira et décida de s'éloigner un peu, sans penser une seconde à prévenir les gardes du corps.

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Edward était en train d'observer fasciné cette bande de journaliste prête à tout pour un mot du président. Tous les coups bas était permis. C'est donc tout naturellement qu'il vit deux journalistes livrer une bataille de micro, tel un combat d'escrime pour entendre ce que le président avait à dire.

Il lâcha même un rire en voyant une blonde frapper un cameraman avec ses feuilles de notes en répétant à intervalle régulier « Crétin ! » ou avec pour variante « Jimmy bouge-toi un peu ».

Puis il sentit un coup de coude dans ses cotes. Il se tourna vers l'agent Gordon, l'initiateur du coup avec un regard interrogateur, celui-ci lui montrait Isabella Swan qui s'éloignait. Ils s'élancèrent à sa poursuite.

Désormais il ne voyait plus qu'une masse de cheveu brun s'avancer dans la foule. Les deux agents la suivirent avec difficulté, si cette dernière arrivait à se faufiler aisément entre les gens, il en était tout autre pour eux, leur gabarie leur empêchait de progresser au même rythme qu'elle, mais cela ne les empêchait pas d'avancer.

La brune, une fois bien à l'écart de l'agitation qui régnait à cause de son père, s'arrêtât. Qu'elle détestait tout ça ! Le fait de s'afficher devant tous ces gens était tout ce qu'elle exécrait…

A peine eu t'elle le temps de souffler qu'elle senti quelqu'un lui tapoter l'épaule. Elle se retourna irritée vers l'inconnu qui venait de la déranger.

Celui-ci ne semblait pas remarquer l'irritation de la jeune femme puisqu'il affichait un sourire éclatant. Le teint halé, des yeux bleu délavés et des cheveux mi- longs, châtain clair, ternis sans doute à cause du soleil, le jeune homme se tenant devant elle était le stéréotype du surfeur australien, ou du moins, celui qui voulait s'en donner l'air.

Il ne lui laissa pas le temps de parler et s'adressa à un de ses potes un peu plus loin.

-Sam ! Hey Sam ! Viens par-là, il faut que tu prennes une photo, les mecs vont jamais le croire.

Bella essaya de s'esquiver le plus loin possible, mais l'abruti l'avait saisi par les épaules pour le rapprocher de lui dans le but de poser pour la photo.

-Moi c'est Jacques, lui dit-il toujours avec ce grand sourire, inconscient du fait que la jeune fille à ses coté venait de se tendre et abordait un air de plus en plus effrayant.

- Lâche-moi, tout de suite, dit-elle en détachant bien chaque mot sur un ton glacial.

-Quand je vais dire ça à Paul, il va halluciner ! s'exclama t'il en ignorant totalement ce qu'elle venait de dire.

-Pour la dernière fois. Ote tes sales pattes de moi, ou je le fais moi-même et ça risque de faire mal, crois-moi…

- Hey Sam, tu nous as bien cadrés là ? Je veux qu'on voie bien que c'est Isabella Swan ? cria-t-il à son pote.

Il fit alors descendre dangereusement ses mains des épaules de la jeune femme pour en poser une sur sa taille et l'autre sur ses fesses. Grossière erreur.

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-Gordon qu'est-ce que tu fais, je l'ai perdu de vue, elle est passée où ? Dit Edward, ses yeux balayant la foule, sa main droite dans sa veste et tenant son arme prête à être sortie.

- Là ! Je la vois, s'exclama l'agent Gordon après quelques minutes.

En effet, elle se trouvait à quelques mètres devant eux et au fur et à mesure qu'ils s'approchaient, ils virent qu'elle était en mauvaise posture avec un mec qui ne semblait pas vouloir la lâcher. Ils accélérèrent le pas puis se stoppèrent net.

Devant se déroulait une scène assez surprenante. Bella venait de retirer la main du blond qui se trouvait à l'instant sur ses fesses pour le tordre et le coincé derrière son dos, elle le projeta violemment contre le mur le plus proche. Ce dernier se retrouva démuni, le visage aplati contre le ciment froid et dur du mur contre lequel Bella le tenait toujours fermement, ce qui était assez surprenant pour une jeune femme de son gabarit.

Elle se pencha à son oreille et lui chuchota quelque chose que seul le mec pouvait entendre. Il eut un air tellement effrayé qu'il ne s'aperçu pas tout de suite qu'elle l'avait relâché. Mais une fois remit, il partit aussi vite qu'il put avec son pote Sam qui riait aux éclats, sans demander son reste.

Bella se tourna vers les gens qui avaient observé la scène, certain avait même sorti leur portable.

-Quelqu'un d'autre veux une photo ? lança t'elle sur un ton de défit, une lueur rebelle dans le regard.

-Je ne crois pas que ce soit nécessaire, dit l'agent Gordon qui venait de la rejoindre avec Edward à sa suite.

-Oui, on ferait mieux de retourner à la voiture. Où as-tu appris à te défendre comme ça ? demanda Edward curieux avec un air amusé.

-L'adrénaline, sans doute, répondit elle moqueuse en le fixant.

-…l'adrénaline, répéta Edward.

Il eut un petit rire bref face à sa réponse mais ne fit aucun commentaire. Ils se dirigèrent vers la limousine qui les attendait le long du trottoir. Edward ouvrit la porte à Bella et lui lança un regard compatissant. Son père était déjà installé. La mine impassible, mais les muscles de son visages étaient visiblement tendus. De toute évidence il avait suivi toute la scène. La jeune femme soupira en s'installant correctement sur le siège juste en face de son père pendant que l'on refermait la portière. Elle était prête à entendre ses sermons.

Mais cela n'arriva pas. Charlie Swan était resté silencieux durant tout le trajet. Il ne lui adressa même pas un regard. Il était resté assis, le regard fixe et lorsque la voiture s'arrêta, il sortit de la voiture sans un regard en arrière.

Bella ressentit comme un pincement au ventre devant l'attitude de son père.

-Papa, attends..., dit-elle en sortant de la voiture à son tour.

Mais le président ne se retourna pas et franchit les portes de la maison.

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Le soir venu, les portes claquaient, le personnel s'agitait et George entra en trombe dans le bureau de Charlie Swan.

-Les dossiers n'ont pas été retrouvés, monsieur.

Charlie Swan se remit à faire les cent pas, son esprit tournant à plein régime.

-C'est ce que je craignais…on est donc rentré par effraction, souffla t'il. Vous n'avez vu personne de suspect, vous êtes sûr ?

-Formel, monsieur, les gardes n'ont pas quitté leur poste, personnes d'extérieur à l'équipe de sécurité n'est rentré.

Le président s'assit sur son fauteuil, lasse. Il renvoya George à ses occupations et fit appeler les agents Gordon et Cullen. Ces derniers arrivèrent moins de cinq minutes plus tard.

-Messieurs, nous allons renforcer la sécurité, par conséquent, je compte sur vous pour être sur vos garde, quelqu'un est entré dans nos locaux les plus confidentielles et je ne permettrais pas que cela se reproduise, dit Charlie Swan aux deux hommes d'un ton grave.

-Quelque chose a-t-il été volé ? demanda Edward en avançant vers le bureau du président.

- Des documents de la plus haute importance, qui ne doivent pas se trouver dans les mains de mauvaises personnes. Ces derniers étaient enfermés dans un coffre dont seul moi-même et quelques personnes de confiance connaissaient le code, ce même coffre se trouvait dans une chambre forte gardé par des agents de sécurité vingt-quatre heure sur vingt-quatre. Et pourtant, aujourd'hui, ces documents ne s'y trouvent plus.

Charlie Swan se posta à sa fenêtre, dos aux deux agents, et resta silencieux un moment face à la nuit qui commençait à tomber. Quelques secondes plus tard, il rompit le silence.

-Qu'en est-il de ma fille ?

-Elle est restée dans sa chambre toute la journée, monsieur, dit l'agent Gordon.

-Bien, vous pouvez disposer.

Les deux hommes s'exécutèrent et marchèrent en direction du hall.

-Occupe-toi de de l'aile ouest, et veille à ce que notre folle furieuse ne quitte pas ses appartements. Moi je m'occupe de l'aile est, annonça l'agent Gordon.

Edward opina de la tête, et eu un sourire amusé quand il vit son coéquipier sortir une Chesterfield de son paquet, sans doute pour la fumer dehors, avant d'entamer son tour de garde. Celui-ci senti son regard moqueur.

-Trop de stresse, il faut que je décompresse. Tu rigoles pour le moment mais attend de voir, tu finiras par imploser à cause de la pression, ricana l'agent Gordon.

-Tu devrais plutôt essayer le sport, ça conserve mieux que les clopes, se moqua Edward.

Il partit vers l'aile ouest avant que l'agent Gordon ne mette à exécution quelconques représailles, celui-ci grommelait des paroles derrière lui, se plaignant de cette jeunesse qui ne respectait plus rien de nos jours.

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Cela faisait deux heures qu'il patrouillait dans les environs et rien à signaler. En fait, il s'ennuyait ferme. Et encore, c'était un euphémisme.

Puis il entendit un bruit sourd. Il s'empressa de se rendre sur les lieux d'où provenait ce son et s'aperçu bien vite qu'il venait de la chambre d'Isabella Swan. Il s'arrêta devant la porte, ne sachant pas quoi faire. Il attendit quelque seconde sans bouger, à l'écoute. Puis un grincement. Elle était en train de se barrer, il en était sure, c'est pourquoi il ouvrit la porte d'un coup pour pouvoir la prendre en flagrant délit…

Or ce ne fut pas le cas. Celle-ci était allongée dans son lit sous ses couvertures, les cheveux en bataille, les yeux ahuris et le regardait comme si c'était un psychopathe.

-Non, mais tu es cinglé ! s'écria-t-elle. Dégage tout de suite de ma chambre !

-Je suis désolé, j'ai cru que…peu importe, je sors.

Il se traita intérieurement d'imbécile et rejoignit rapidement la porte de la chambre, mais quand sa main se posa sur la poignée, il se figea.

Il avait un drôle de pressentiment. Il se retourna lentement vers elle et la regarda fixement. Bella avait abandonné son air ahuri pour un air méfiant.

-Qu'est-ce que tu fais ? lui demanda-t-elle en le voyant s'approcher du lit.

Il ne dit rien et empoigna les couvertures du lit.

-Non ! s'écria Bella en s'accrochant à celles-ci.

Ces tentatives furent veine, Edward fini par soulever d'un coup toutes les couvertures et, en constatant ce qu'il voyait, lâcha un rire moqueur.

-Pas si cinglé que ça on dirait.

Il regardait la jeune femme qui bien que couchée, portait un T-shirt et une veste bleu marine ainsi qu'un pantalon noir.

-J'avais trop froid pour me déshabiller, rétorqua-t-elle.

-Tellement froid que tu as gardé les chaussures aussi ? dit Edward ironique.

Elle jeta un regard à ses grosses chaussures noires qu'elle avait aux pieds et poussa un soupir de reddition.

-Ok, j'allais juste faire un tour, il y pas de mal à ça, non ?

-Si. Tu es au courant qu'il y a eu une effraction et que tout le monde est sur le qui-vive ?

-Bien évidemment que je suis au courant ! On ne parle que de ça depuis cette après-midi ici, il aurait été difficile de manquer l'information, dit-elle en se levant du lit.

-Personne ne sortira d'ici ce soir, toi encore moins.

-Même pas pour deux minutes, j'étouffe ici ? dit-elle exaspérée.

-Ne m'oblige pas à t'attacher, menaça Edward en lui montrant des menottes qu'il avait dans sa veste.

Bella se rassit sur son lit. Puis prit la parole après quelque instant.

-Bella, souris au journaliste ! Bella, comporte-toi bien ! Bella, reste dans ta chambre ! Bella, arrête de faire ci ! Bella, fais ça ! Tout le monde me dis quoi faire et je m'exécute, c'est ça ? Bon sang, mais je suis prise pour quoi au juste ? Un animal domestique qu'on sort une fois dans la semaine et qui dérange le reste du temps ?! dit-elle amer.

Edward s'installa à côté d'elle

-Tout ça c'est pour ta sécurité. Ton père ne cherche qu'à…

-Mon père ? Le coupa-t-elle les yeux dans le vague. Je suis sans doute la pire chose qui lui soit arrivée. Il est toujours occupé à autre chose. Je crois que la dernière conversation civilisée que j'ai pu avoir avec lui remonte à avant son mandat, quand tout était encore à peu près normal. En fait, il nous arrivait même de faire quelque uns de ces trucs normales ensemble. Il adore pêcher, enfin il adorait.

Elle eut un air nostalgique.

-Je détestais ça, reprit-t-elle. C'était l'activité la plus ennuyeuse qui puisse exister…mais j'adorais partir avec lui. On montait sur une barque et on restait sur l'eau toute l'après-midi, on parlait plus qu'on n'attrapait quelque chose. Il souriait beaucoup plus avant, les seuls sourires que l'on peut voir aujourd'hui sur son visage sont aussi froids que le papier des journaux et des magazines pour lesquels il pose. Je ne le reconnais même plus maintenant, conclu t'elle en redressant la tête vers Edward qui n'avait pas dit un mot.

Il constata que ses yeux bruns étaient embués, mais elle ne pleurait pas à son grand soulagement. Il n'avait jamais été à l'aise avec les gens qui pleuraient.

- Ecoute, ce n'est pas en agissant comme…

Edward s'était interrompu devant le regard de la brune qui avait changé du tout au tout. De l'émotion, elle était passée à un air triomphant. Il ne comprit malheureusement que trop tard.

Un bout de métal vint encercler son poignet et l'autre se referma autour de l'un des barreaux du lit. Il s'était fait piéger. Il la regarda se lever encore sous le choc. Elle s'empara du sac beige adossé à la chaise de bureau et se retourna.

-Tu ne m'as pas laissé le choix, dit-t-elle.

Elle ouvrit la fenêtre ignorant les protestations dans son dos, un air déterminé sur le visage. Définitivement envolé le moment d'émotion à se demander si tout ça avait bien été réel…

Elle monta sur les rebords de la fenêtre et Edward impuissant vit sa silhouette disparaitre dans la nuit.

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Merci d'avoir lu.

A vos claviers !

Et si vous souffrez d'une flemme-arthrose aigu, ce que je peux tout à fait comprendre, j'en suis moi-même régulièrement victime, vous pouvez toujours laisser un smiley reflétant votre impression sur le chapitre.

SURPRENEZ- MOI !

;D

Little Ghost, c'est à toi!

The Passionate Girl